On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Boissier demande un référendum sur le Palais

Membre de la majorité municipale, le délégué à la participation citoyenne propose à Veunac de mettre ses actes en accord avec ses idées en organisant une consultation des Biarrots. Pas de réponse !

Le plus rageant dans cette équipe municipale qui tire désormais à hue et à dia, c’est qu’il y a d’authentiques talents catastrophés par la façon dont est gérée cette ville ! Hervé Boissier est un de ceux-là. Depuis 2014, bien que membre de la majorité municipale, il n’a jamais hésité à s’opposer à Michel Veunac, et a toujours démontré un grand souci des Biarrots. Décidé à ne pas se représenter en 2020, l’homme libre Boissier, pas convaincu par le montage financier voulu par la Ville, a écrit à Michel Veunac pour lui demander d’organiser un référendum d’intérêt local. Et devinez ce qui s’est passé ? Michel Veunac s’est bien gardé de répondre. Excédé par ce silence, à la veille de la décision à prendre la plus importante de la mandature, Hervé Boissier s’est donc tourné vers Bisque, Bisque, Basque !

Biarritz le 6 octobre 2018

Lettre à monsieur le Maire de Biarritz

 

Objet : l’hôtel du Palais

Monsieur le Maire,

 

Nous voici confrontés à la deuxième étape que vous avez décidé de mettre en œuvre concernant l’hôtel du Palais. Après le bail emphytéotique que vous avez fait voter le 30 juillet de justesse, grâce entre autres à l’appui inattendu d’une partie de l’opposition municipale, vous allez nous demander d’approuver le transfert du fonds de commerce du Palais à la SOCOMIX.  Cela, en dépit de toutes les incertitudes qui pèsent sur l’option que vous avez choisie, et tous les risques qui pourraient en découler.

Le sujet de l’hôtel du Palais est l’un des plus importants que nous ayons eu à traiter pendant cette mandature. Plusieurs options pouvaient être envisagées, y compris la vente de cet établissement. Vous n’avez jamais accepté de débattre sur les diverses possibilités envisageables. Vous avez sans cesse refusé de livrer aux élus municipaux les éléments de ce dossier jusqu’à ces derniers jours. Le contenu des documents récemment dévoilés, ne sont aucunement convaincants, et au contraire, même inquiétants, ainsi que l’ont démontré certains de nos collègues plus compétents que moi en termes d’hôtellerie de luxe et de contrats commerciaux.

 Vous avez choisi de vous orienter vers la formule que vous nous présentez aujourd’hui comme étant la seule possible. C’est votre avis et celui de quelques uns de nos collègues, mais ce point de vue est loin d’être partagé massivement. Cette option, votre option, fait courir des risques, et ceux-ci, pèsent non pas sur une entreprise commerciale privée et des fonds privés, mais sur le devenir de la ville c’est-à-dire des Biarrots, de tous nos concitoyens et par conséquent sur des fonds publics.

Actuellement, dans notre ville, ce sujet est au centre des discussions et des interrogations de nombreux Biarrots qui considèrent avoir leur mot à dire sur le devenir du Palais.

Vous avez depuis longtemps fait état de votre réel intérêt pour l’expression citoyenne et l’exercice de la démocratie participative à Biarritz. Récemment vous m’avez donné mission de faire vivre et favoriser cette démarche. Aussi à ce titre, aujourd’hui je vous le dis haut et fort : ce sujet qui a fracturé notre majorité, mérite de recueillir l’avis de l’ensemble de nos concitoyens.

Vous avez refusé de porter le débat au sein de notre majorité. Erreur manifeste, si on veut bien objectivement constater les dégâts occasionnés au sein de celle-ci. Il en sera de même pour les Biarrots si vous ne les consultez pas. Vous avez l’occasion unique de valoriser votre image et celle de votre mandature, de poser un acte fort en termes de démocratie locale. Je vous en conjure réfléchissez bien au conseil que j’ose vous donner car il est fondé et il est objectif.

Objectif car, vous le savez, je n’aspire à rien, dans la confrontation électorale qui se prépare, je n’attends donc aucun « bénéfice personnel » a quelque titre que ce soit, ni de qui que ce soit.

Vous avez choisi une option pour l’hôtel du Palais et c’est votre droit, mais vous avez voulu imposer ce choix sans aucun débat sur la pertinence de votre choix et sans écouter ceux qui préconisent d’examiner les autres options existantes, et ça, en démocratie c’est une erreur et une faute pour ne pas dire une tentative d’abus de pouvoir.

 Puisque, comme vous l’affirmez si souvent, les Biarrots veulent que la ville reste propriétaire de ce Palace alors vous devriez accepter sans crainte de les consulter. Suspendez la décision arrachée le 30 juillet, organisez des réunions d’informations et des débats contradictoires, des rencontres largement ouvertes aux Biarrots, portant sur les diverses solutions crédibles et sécurisées, pouvant être envisagées.

Mercredi 10 octobre à 17 heures, la consultation organisée par Sud Ouest était édifiante : des avis très partagés sur la vente ou la conservation du Palais mais une unanimité des Biarrots pour demander un référendum sur le sujet.

J’en vois au moins trois :

  • Vente du Palais à un groupe Hôtelier de haut niveau,
  • Vente du fonds de commerce à sa vraie valeur avec un loyer conséquent pour les murs, à charge de l’exploitant.
  • Poursuite de la gestion actuelle en y apportant des aménagements nécessaires en termes de gestion, de modalité de gouvernance, accompagné d’un plan de financement adapté et progressif, permettant d’effectuer les travaux indispensables et, à terme son embellissement.  

Procédez ensuite à une large consultation par un référendum d’intérêt local afin d’avoir une base solide pour conduire à bien le projet répondant au choix prioritaire de nos concitoyens. Aucune contestation ne serait ensuite légitime et on peut estimer que les tensions actuelles s’apaiseraient à défaut de disparaître.

J’ose espérer une réponse de votre part.

Je vous prie de croire, monsieur le Maire, à l’expression de ma considération.

Hervé BOISSIER

Conseiller Municipal

Délégué à la Participation Citoyenne

PS : Puisqu’il a été question de déloyauté et de LOYAUTÉ, je veux affirmer que cette dernière n’est absolument pas synonyme d’obéissance aveugle, de soumission craintive, ou de veulerie courtisane. La LOYAUTÉ implique d’être « vrai », droit, franc, sans calcul intéressé, ni crainte de déplaire.

Être loyal, c’est tenter de préserver celui ou ceux à qui elle s’applique avec sincérité, même au risque de ne pas être compris.

C’est ce que je crois faire à votre égard et ce que je fais et ferai à l’égard des Biarrots.

Copie : Mesdames et messieurs les Membres du Conseil Municipal

Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com

 

 

 

Rupture de jeunes

Grâce à d’étranges retournements de veste dans l’opposition, l’avenir de Biarritz vient d’être assombri pour… 75 ans ! Heureusement la jeune garde politique a montré plus de dignité que les anciens.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après tout, on ne voit pas pourquoi le Jean-Benoît Saint-Cricq barbu qui s’est présenté au conseil municipal le 30 juillet 2018, une date parfaite pour planquer une forfaiture absolue sous le tapis, aurait quoi que ce soit à voir avec le Saint-Cricq Jean-Benoît, glabre et combatif qui le 14 juillet 2017 estimait dans ce blog que « la vente des murs et du fonds de L’Hôtel du Palais semble la plus raisonnable » plutôt que « d’emprunter de 50 à 70 millions (Via la Socomix) faire les travaux et risquer de tout perdre dans un dépôt de bilan ». Et pour que le changement de look et de rôle soit bien clair, le brillant avocat est devenu une sorte de maître de cérémonie lors de cet étrange conseil, encensant l’idée de donner l’Hôtel du Palais à la Socomix via un bail emphytéotique de 75 ans, défendant bec et ongles Michel Veunac et tartinant du vernis juridique à chaque fois que celui-ci s’est retrouvé en difficulté, c’est-à-dire à peu près tout le temps.

https://jeanyvesviollier.com/2017/07/14/hotel-du-palais-saint-cricq-a-les-idees-claires/

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et pour une fois, l’adepte du « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », Guillaume Barucq sort la panoplie de guerrier pour dénoncer cette décision scandaleuse qui plombe durablement l’avenir des Biarrots pour « une durée astronomique qui engagera les douze maires à venir dont certains ne sont pas encore nés ». Et l’élu, très brillant lundi soir, de rappeler que L’Hôtel du Palais acheté pour 120 millions de Francs en 1955 vaut, si l’on actualise la somme, 261 millions d’euros et qu’on ne peut continuer de mener « une vie à crédit » pour L’Hôtel du Palais alors que le réseau d’assainissement, vétuste et dépassé et source de pollution régulière de l’océan aura « un siècle en 2022 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. L’adjointe à l’urbanisme Nathalie Motsch enfonce le clou au terme d’une charge dévastatrice et édifiante. La Ville s’apprête à louer « une pépite de 16776 mètres carrés, vue mer imprenable et on lâche le tout pour la somme ridicule de 920 000 euros annuels ». Tandis que la Socomix, qui ne possède rien, se lance dans un emprunt de 64 millions d’euros (qui finiront à cent millions, on prend les paris !) pour mettre aux normes le palace. Poursuivant sa démonstration, l’adjointe calcule qu’on loue ce bien exceptionnel « au prix de 4,57 le mètre carré mensuel » alors que le moindre logement, forcément plus ordinaire, dans ce quartier se loue 80 euros le mètre carré. Avant de s’interroger : « Où est l’intérêt de la Ville financièrement ? Je cherche mais ne trouve pas » Et de conclure, tandis que Veunac se tortille sur sa chaise : « Je ne verserai pas dans un Bigueyrie 2 ».

 

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Après l’acte d’allégeance de Saint-Cricq, Frédéric Domège et Alain Puyau se sentent obligés à leur tour d’encenser ce projet de fou furieux, justifiant toutes les rumeurs qui annoncent qu’un accord électoral a déjà été trouvé pour 2020 et que Veunac, Saint-Cricq et Brisson feraient aventure commune.

Heureusement pour les Biarrots, certains opposants comme François Amigorena, Maïder Arosteguy et Richard Tardits démontrent l’inanité de cette décision. Des élus de la majorité, refusant de se comporter en godillots, se joignent à eux et redonnent eux aussi leurs lettres de noblesse à la politique. Virginie Lannevère, Anne Pinatel, Hervé Boissier font preuve de beaucoup de courage en expliquant qu’il n’est pas possible de voter une décision aussi lourde sans disposer du moindre chiffre précis et soulignent que la décision de démarrer les travaux le 18 octobre, G7 oblige, va faire de nous les proies idéales des entrepreneurs qui vont nous faire payer au prix fort notre précipitation.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et c’est pour cette raison que Bisque, Bisque, Basque ! qui avait prévu de garder les doigts de pied en éventail quelques mois, s’offre cette rupture de jeûne médiatique. Michel Veunac étant à l’évidence le plus grand accident industriel jamais vécu par Biarritz, le passionné de vie publique doit à un moment ne plus se soucier de sa santé personnelle et se décider au combat. D’autant plus que ce n’est pas dans Sud Ouest que vous trouverez le récit des coulisses de ce conseil municipal surréaliste qui a vu finalement la victoire par 18 voix contre 17 du projet Veunac. À 20h15, ce lundi, peu avant le vote à bulletins secrets, un des conseillers politiques de Veunac, qui adore se parer des atours de La Marquise, avait fait le compte des voix et l’annonçait perdant. Mais quand il y va de sa survie politique, Veunac fait le job. Coups de fils d’intimidation tout l’après-midi, poursuite jusque dans les toilettes des récalcitrants, admonestation de tous. C’est ainsi que Sylvie Claracq, totalement rétive à cet engagement pour 75 ans, aurait été malmenée par Veunac au point de modifier son vote au dernier moment, selon des sources de la majorité qui affirme qu’elle en aurait pleuré.

Autre anecdote édifiante au sujet de Frédéric Domège, qui appelle, peu avant le conseil pour dire qu’il sera en retard car il n’a pas fini avec ses patients. « Hors de question, lui rétorque Veunac. Tes patients on s’en fout ! » Deux heures plus tard, Domège lève la main en plein conseil pour demander à intervenir « car des patients l’attendent » Et notre bon Mimi, tout miel, de décréter : « Ah oui, les malades, c’est important »

Voilà à quel degré zéro de la vie municipale on en est et pourquoi Bisque Bisque Basque ! va modérément reprendre un peu de service.

Enfin, il y a les imbéciles qui ne changeront jamais d’avis, et l’on passera sous silence les pitoyables et courtisanesques interventions des Destizon, Poueyts ou Louis Vial qui depuis qu’il a obtenu son titre d’adjoint ne mord plus la main qui l’a nourri. A la sortie du conseil, alors qu’une spectatrice prenait à parti un Jean-Benoît Saint-Cricq un peu gêné aux entournures, Jacques Pons de Radio France photographiait ce moment de complicité entre les deux conspirateurs de la soirée. Michel Veunac, qui rêve pour 2020 d’avoir l’investiture La République en Marche est bien décidé à cajoler Macron dans le sens du poil lors du G7 et se moque éperdument de savoir s’il va ruiner les Biarrots avec cette décision. Mais cette victoire du maire pourrait bien être une victoire à la Pyrrhus.

D’abord le courage et la fermeté de tous ceux qui au sein de la majorité se sont opposés à sa décision ont obligé tous les protagonistes du pacte électoral qui se dessine à sortir du bois beaucoup plus tôt que prévu. Ensuite, on a assisté à une rupture entre les pratiques de la vieille politique politicienne où l’on habille de grands mots les petits intérêts personnels et les stratégies pour se maintenir à son poste, et une relève responsable qui croit aux idées, a envie de faire de la politique autrement et se soucie des intérêts des Biarrots.

Auréolé par le prestige du G7, un ticket Veunac, Saint-Cricq, Brisson sera difficile à battre en 2020, si les copains du jour sont encore les coquins de demain, mais la rupture de jeunes, cette ligne de fracture très nette entre les sexagénaires et les quadragénaires, laisse quelques espoirs.

Si les jeunes talents de demain, dont Biarritz a bien besoin, les Amigorena, Chazouillères, Barucq, Motsch, Pinatel, Lannevère, mais aussi Darrigade, Tardits ou Arosteguy, sont capables de laisser leurs egos de côté, d’oublier leurs désirs d’être têtes de liste pour s’unir dans un projet commun de salut public face au pire maire jamais connu à Biarritz, alors oui un espoir est possible.

Lundi soir, tous les protagonistes étaient d’accord pour estimer que ce conseil municipal était le plus important de la mandature.

Avec sa décision qui obère l’avenir de Biarritz, Veunac a commis un authentique crime contre la communauté. Passez-vous en boucle ce conseil, écoutez, notez et décidez-vous à effectuer un grand coup de balai de tous ces politiciens opportunistes qui n’ont plus leur place qu’à la maison de retraite.

II.- Veunac stationne et papillonne

Un plan « aberrant » pour calmer la fronde contre le stationnement, va encore coûter 45 000 euros supplémentaires aux Biarrots. Merci qui ? Merci Mimi !

45 000 € d’argent public dépensés pour la tranquillité de Veunac, c’est vraiment cadeau…

À les voir épaule contre épaule, dans ce bout de salle malcommode au possible, comment ne pas penser à la montée du Puy-de-Dôme, le 12 juillet 1964, quand Anquetil, victime d’une défaillance et Poulidor qui ne s’en aperçoit pas, se disputent avec acharnement le maillot jaune. Le grand public, qui s’est toujours cru obligé de choisir, ignore que les deux cyclistes étaient très copains et s’amusaient de cette rivalité, montée de toutes pièces par les médias. Entre Chazouillères et Amigorena, il est bien trop tôt pour savoir qui sera l’éternel second, ou si l’un deux récoltera les honneurs, mais comment ne pas saluer l’intelligence politique manifestée jeudi soir par les deux chefs d’entreprise qui ont bien compris que l’urgence était de sauver Biarritz du désastre et qu’il sera toujours temps ensuite d’en découdre dans une joute électorale.

Enfin une bonne nouvelle pour les Biarrots.

Alors que l’on sait depuis longtemps qui dans les rangs de l’opposition a l’étoffe pour devenir maire et mettre fin au pire mandat de l’histoire de Biarritz, quelle bonne nouvelle que de constater que l’offre politique s’élargit, même si un humain peut totalement se transformer en bien ou en mal en occupant un nouveau poste. Une fois de plus sur la nouvelle politique de stationnement mise en place, les Biarrots ont pu mesurer le contraste entre des opposants qui réfléchissent avec perspicacité au devenir de Biarritz et des godillots majoritaires, soucieux de conserver leurs petits avantages et prêts pour cela à marcher dans le mur en suivant leur maire.

Saint-Cricq : « Vous pourrissez la vie des Biarrots !»

Trop content de faire taire les rumeurs de future alliance en 2020, colportées par Veunac et par le petit marquis de contre-vérité qui dirige La Semaine du Pays Basque, le fougueux avocat Saint-Cricq est le premier à dégainer sur le stationnement : « Vous êtes en train de pourrir la vie des Biarrots. Vous saisissez une aubaine pour améliorer les finances locales ». Tandis que Veunac s’embrouille dans des explications alambiquées, se perd dans sa politique tarifaire, tandis que Claverie montre une fois de plus qu’il ne connaît pas très bien ses dossiers, au point d’appeler Landrin au secours, Arosteguy attaque à son tour : « La concertation, je ne l’ai pas vue. Vous faites du saupoudrage. Où sont les mesures ambitieuses ? Autant essayer de travailler sur l’attractivité quand le centre-ville est désert », allusion à ce stationnement gratuit les fins de semaine d’avril… à un moment où la ville est pleine comme un œuf. Tandis que Boissier, pour qui la concertation n’est pas une simple posture politique, demande que des commissions thématiques se mettent en place avec des citoyens qui « apportent leur vision de l’usager », Domège s’étonne de la modification des zones de stationnement payant : « Où vont se mettre les gens qui habitent le quartier du parc Mazon ? Ils n’ont pas de solution alternative »

Étrange décision, en effet que de rendre payant ce quartier où il n’y a pas le moindre commerce, tandis que d’autres beaucoup plus vivants passent sous les radars. « Le quartier d’Espagne, est-ce une zone protégée par Monsieur Claverie ? » ose Saint-Cricq. Un ange, avec des drapeaux abertzale sur les ailes, passe.

Le Titanic d’Amigorena

François Amigorena, dans une intervention particulièrement ciselée, va alors poser la vraie question. Pourquoi ce ruineux contrat avec Streeteo ? Bisque, Bisque, Basque ! ne résiste pas à vous livrer la retranscription complète de son intervention : « Les anglophones ont une jolie expression pour désigner ce que vous faites avec le catalogue de demi-mesures contenues dans cette délibération. Ils appellent ça « ranger les chaises-longues sur le pont du Titanic ». En effet, si certaines des adaptations qui nous proposées ici vont plutôt et enfin dans le bon sens, la gravité de la situation appelle, non pas un rafistolage, mais une remise à plat complète de votre plan de stationnement. Ce dispositif que vous avez mis en place sans la moindre concertation, ni avec les élus de ce Conseil, ni avec les Biarrots, est en effet punitif, discriminatoire, illisible, et plombe la vie économique de Biarritz. Entendez Monsieur le Maire la voix des Biarrots, des habitants des villes voisines, de nos visiteurs habituels qui ont désormais décidé de déserter Biarritz et d’aller à la plage à Bidart ou à Guéthary, de faire leurs achats à Anglet ou d’aller au restaurant à Bayonne. »

Avec la gratuité partout à Anglet et une zone bleue près des Halles, Claude Olive se frotte effectivement les mains depuis les décisions de Veunac. Amigorena poursuit : « Dès le 12 mars dernier, je vous demandais la résiliation du contrat conclu avec Streeteo pour le contrôle du stationnement à Biarritz. Je vous réitère solennellement cette demande. Le Parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour faux et escroquerie contre la société Streeteo, la Ville de Paris va déposer plainte contre Streeteo pour faux, usage de faux et escroquerie, les dysfonctionnements du système mis en place à Biarritz se multiplient et provoquent l’exaspération légitime d’une immense majorité de ses usagers. Je pense pour ma part qu’une Ville doit être au service de ses habitants. Toutes nos décisions doivent viser à rendre la vie des Biarrots plus simple, plus pratique, plus agréable. Pas à les contraindre, à les harceler et à les punir. Résiliez ce contrat ruineux pour les finances de la Ville et nuisible à l’activité économique de Biarritz. Instaurez un moratoire sur ce dispositif. Lancez une large concertation avec tous les usagers concernés, les habitants, les acteurs économiques, nos visiteurs, les actifs travaillant à Biarritz. Vous serez surpris du caractère raisonnable de leurs attentes et du bon sens de leurs suggestions. En l’absence d’une telle démarche de votre part, je ne voterai pas cette délibération ».

La « gratuité perlée » de Chazouillères

Tout aussi offensif que son voisin, Édouard Chazouillères lance le débat sur l’image écornée de Biarritz et sur le coût d’une campagne publicitaire qui n’a aucun sens.

« Tout ça pour ça ! Deux mois de crispations, de pétitions, de manifestations, d’affiches sur les devantures des commerces… Et une vidéo qui tourne en boucle sur les réseaux recommandant aux touristes de ne pas revenir à Biarritz. Bref, deux mois d’image de Biarritz abîmée, écornée. Je dis « Tout ça pour ça », car ça fait deux mois, Monsieur le Maire, que nous vous avons fait la majeure partie de ces propositions d’aménagements, notamment pour ma part par mail le vendredi 2 février. »

Au lieu de louvoyer, Veunac aurait mieux fait de réfléchir et différer, selon Chazouillères : « Je regrette que vous n’ayez pas procédé à une suspension de ce système parfois injuste et souvent non compris, à un moratoire ces deux derniers mois pendant lesquels les amendes, les fameux FPS, ont frappé copieusement les automobilistes. » Pourquoi ce fameux FPS n’a pas été diminué et ramené à par exemple à 17€ maximum comme avant, ou même à moins comme d’autres villes l’ont choisi. Tant il est vrai que le contrôle ayant été renforcé, le fait d’augmenter le montant de l’amende s’apparente à une double peine injuste. » 

Après une polémique avec Claverie et Lafite sur la police municipale, l’ex-adjoint au Commerce porte l’estocade : « Un mot, enfin sur votre proposition de gratuité du stationnement de surface du jeudi au dimanche sur les trois prochaines semaines des vacances de Pâques.  Un mot et un seul :  » Aberrant «  Le stationnement sera donc gratuit pendant quatre jours tous les quatre jours. La CGT a inventé la grève perlée. Biarritz invente la gratuité perlée ! Cela va totalement à l’encontre de tout le reste de la politique choisie. Sur une période avec une très forte fréquentation, cela va contre la rotation des voitures des clients et visiteurs. Comme le disait à l’instant Eric Bonnamy pour ce qui est du stationnement « quand il y a gratuité, il y a encombrement« , cela va créer des voitures ventouses pendant les trois jours de fin de semaine, alors même qu’on aurait besoin de rotation spécifiquement sur ces trois jours, cela va profiter notamment aux touristes qui vont venir passer les week-ends prochains et pendant ce temps les Biarrots eux vont payer les lundis, mardis et mercredis. Mais au-delà de l’aberration de la mesure, « on rase gratis« , ce serait rigolo si, au-delà d’être contre-productif pour l’activité commerciale, cela ne coûtait pas très cher au budget de la ville. »

Veunac se tortille sur sa chaise, redoutant ce que va dire son ancien directeur de campagne :

Pour Lafite, une idée qui n’est pas de lui ne peut être que « stupide ».

Impitoyable, Chazouillères poursuit : « Pouvez-vous nous indiquer le coût de cette mesure ? 20.000 euros ! »

Et ce n’est pas fini !

« Cette mesure-gadget coûteuse va être accompagnée d’une campagne de pub tout aussi précipitée et tout aussi coûteuse. (Silence dans la salle) Pouvez-vous nous indiquer le coût de cette mesure ? 25.000 euros ! Bref, 45.000 euros des impôts des Biarrots dépensés, jetés par les fenêtres inutilement, juste pour essayer de faire oublier la gestion catastrophique de ce dossier. »

Et que répond Veunac à cette charge argumentée et chiffrée. « Merci, mon cher collègue » avant de passer à autre chose. C’est donc l’insupportable Lafite qui va s’efforcer de moucher les deux félons : « Quand on n’a pas d’idées, il faut bien en inventer de préférence stupides »

À croire qu’il parle pour lui et pour Veunac !

 

Les infâmes de la majorité

Si Veunac était un enfant, il y a longtemps que ses parents lui auraient retiré la boîte d’allumettes avec laquelle il joue depuis quatre ans. S’il était un animal domestique, ses maîtres n’auraient sans doute pas hésité, dans un réflexe d’humanité, à le conduire chez le vétérinaire pour mettre fin à ses souffrances. Malheureusement, il reste notre maire pour deux ans, quasiment indéboulonnable. Le souci de Bisque, Bisque, Basque ! comme de nombre de Biarrots est de savoir comment limiter le désastre, alors qu’il s’apprête à prendre des décisions qui engagent la ville pour plusieurs décennies.

Veunac, pas taillé pour le rôle et dépassé par le poste qu’il occupe, est beaucoup moins coupable qu’une partie de sa majorité, totalement lucide sur la situation, mais préférant faire passer ses intérêts personnels avant ceux des Biarrots. La chasse à la gamelle que l’on vient de vivre après la démission des deux adjoints, en est une preuve absolue.

Quand on est dans un groupe, il n’est pas simple de s’en démarquer. Amigorena et Chazouillères le prouvent.  Ils ont vite pris conscience du désastre qui s’annonçait. Mais comme beaucoup ils ont cru, pendant de longs mois, qu’ils seraient plus utiles à l’intérieur. Avant d’estimer que c’est un devoir de se révolter contre un gouvernement indigne et de retrouver du même coup dignité et liberté de parole… Et sans doute, un bien meilleur sommeil.

Nathalie Motsch, qui aurait quelques raisons d’en vouloir à Veunac, a décidé de fermer les yeux sur tout jusqu’en 2020, tout en annonçant qu’elle sera candidate contre lui. aux prochaines municipales.

Le dernier conseil municipal nous éclaire singulièrement sur cette majorité qui se délite. D’un côté, il y a d’authentiques talents comme Lannevère, Pinatel, ou Boissier. Des godillots aussi, qui marchent au pas tout en récriminant intérieurement. Et puis des courtisans, des infâmes, qui n’ont aucune illusion sur Veunac, qui se répandent en privé sur sa nullité, mais évoquent « le réflexe majoritaire » pour parer de vertu leur lâcheté. Et comme par hasard, la plupart d’entre eux ont des avantages pécuniers non négligeables à défendre.

Tout le monde n’est pas parti en Angleterre, le jour où les Allemands ont mis en pied en France. Certains de bonne foi, ont cru en Pétain le sauveur. Mais c’est une chose de se réveiller en 40, une autre en 42 et une troisième en août 44. Comble de la duplicité, comble de l’ignominie en politique, certains adjoints qui semblent prêts en public à suivre le maréchal Veunac jusqu’à Sigmaringen, préparent tranquillement une liste qui s’opposera à lui en 2020.

Un lecteur fidèle de Bisque, Bisque, Basque !, Paul Bismuth, demande à ce qu’on publie la liste de ces infâmes flagorneurs qui contribuent à envoyer Biarritz dans le mur. Aucun problème : Lafite, Motsch, Claverie, Destizon, avec un gros point d’interrogation pour Barucq qui suit aveuglément le maire tout en la jouant bon copain avec tout le monde. Ne sait-il pas faire de politique, ou, au contraire, en fait-il trop bien ?

Et maintenant Veunac engueule Mimiague

Au tour de la sixième adjointe d’être soupçonnée d’être trop bavarde. Et pendant ce temps-là, les marchandages financiers continuent !

Françoise Mimiague, forte de sa longue expérience municipale, ne s’attendait pas à être ainsi montrée du doigt.

Cinquante ans après mai 68, le happening permanent se poursuit à la mairie de Biarritz.  Malheureusement, au lieu de parler « contestation », ou « émancipation », il n’est plus question que de « délation » ou de « pognon ». Mercredi dernier encore, les membres de la majorité, qui se rendent désormais aux convocations du maire comme on part en garde à vue tant Veunac leur en fait voir, ont dû subir les humeurs, colères et soliloques d’un premier magistrat qui se demande toujours à quel moment il va se prendre le prochain pavé dans la gueule et se montre aussi dépassé par les événements que De Gaulle à Baden-Baden.

La réunion était à peine commencée, lorsque notre-maire-qui-ose-tout-et-c’est-même-à-ça-qu’on-le-reconnait, interrompt soudain l’interminable monologue dans lequel il vient de se lancer. En effet, la sixième adjointe, chargée du logement et de l’habitat, prend consciencieusement des notes.

– Françoise, qu’est-ce que tu fais ?

Éberluée par cette interpellation musclée, que n’aurait pas désavouée un CRS du Quartier Latin, Françoise Mimiague ne sait trop quoi répondre.

Michel Veunac explose alors : « Cest toi qui balance à Viollier !»

Françoise Mimiague, consternée qu’on puisse mettre en doute sa bonne foi, préfère se taire. Mais Veunac n’en démord pas. Ayant totalement oublié qu’il est « interdit dinterdire », surtout à des élus, notre Super-Mimi, après l’échec de sa « Charte de confidentialité »   s’imagine maintenant qu’en fliquant tout le monde, il finira par débusquer les bavards. Continue à pédaler, Michel, le Tour de France approche !

Veunac : « Je vais finir en slip ! »

Sud Ouest , 28 mars.

Et surtout n’allez pas croire que le destin de la Ville est le sujet de ces réunions de majorité. Une seule préoccupation, le silence dans les rangs et, éventuellement, le prix à y mettre pour l’obtenir. Quelques heures avant le grand raout sur la démocratie participative, qui doit se tenir mercredi 28 mars à 18 heures au casino municipal, Michel Veunac apprend que Sud Ouest envisage de consacrer une page à Hervé Boissier. Panique ! Le maire sait très bien que son conseiller, qui a effectué un énorme boulot pour mettre au point la démocratie participative, est à juste titre furieux. Il est en effet le seul élu en charge de délégation à ne pas être rémunéré. Après les départs de Chazouillères et Amigorena, il a espéré toucher quelque chose mais n’a rien vu venir face à l’appétit féroce de ses colistiers de la majorité. C’est un Veunac tout miel qui téléphone à Boissier : « Tu vas venir à la réunion au casino municipal ? ». « Non ! ». Patelin, Veunac enchaîne : « Écoute, Hervé, j’ai réfléchi. Je te jure sur mon honneur que je vais réparer cette injustice et te trouver une indemnité ». Finalement, Hervé Boissier accepte d’être présent à la réunion du casino municipal et Sud Ouest doit dénicher un autre sujet en catastrophe, se contentant d’un bref encadré sur le conseiller municipal chargé de la démocratie participative.

Dans les coulisses, après cet échange téléphonique tout miel, Veunac se lamente sur son triste sort, conscient qu’il va devoir donner à Boissier 600 euros pris sur ses propres indemnités, faute de pouvoir retirer aux autres ce qu’il leur a promis, à un moment où les départs s’enchaînent à la vitesse des lacrymogènes tombant sur des manifestants : « Si ça continue, je vais finir en slip ! »

Veunac : « J’achète la paix ! »

Qu’on rassure tout de suite, les enfants et les personnes âgées : il est peu probable que le maire mette sa menace à exécution, même si quelques grand-mères biarrotes, nostalgiques des nuits  soixante-huitardes, seraient sans doute secrètement ravies. Et dans le cas improbable où le maire, saisi par l’esprit « Peace and Love » de 68, se décidait à l’effeuillage, les Biarrots découvriraient que le caleçon est en or massif. En effet, quand Veunac fait un cadeau, c’est aux frais du contribuable. Quand il offre un lot de consolation à Éric Bonnamy (800 euros par mois) avec la vice-présidence du syndicat des transports, c’est juste une charge supplémentaire pour le syndicat, puisque Veunac, dépassant le plafond financier autorisé, n’était pas rémunéré. Quand il donne une (minime) partie de son indemnité à Boissier, il en va de même, puisque, écrêtage oblige, il ne peut toucher toutes les indemnités liées à ses multiples mandats, le plafond autorisé étant à 8141 euros. Veunac va donc récupérer à la Région ce qu’il perd à la Ville.

« J’achète la paix ! »  confie à ses troupes les plus proches notre malin qui a un rapport plutôt curieux à l’argent. Même tactique avec l’opposition, que tout le monde a vu étrangement apathique lors du dernier conseil.  Dès qu’il le peut, et souvent avec la complicité du directeur d’un hebdomadaire local, Veunac dîne en tête à tête avec un élu de l’opposition pour lui parler de 2020 et lui promettre des merveilles. Avec d’autres opposants, il se contente d’apéritifs réguliers. Et enfin il ignore superbement la piétaille.

Les élus d’opposition seront donc ravis d’apprendre grâce à Bisque, Bisque, basque ! à quel niveau de dangerosité ils se situent pour celui qui ne pense qu’à 2020. Ceux qui n’ont pas été invités par Veunac, levez-le doigt !

Et si tout cela finissait au tribunal ?

Face aux irrégularités répétées du maire, les élus de la majorité ne semblent pas tous réaliser qu’ils pourraient avoir à rendre des comptes très prochainement.

Le tribunal administratif ? Le tribunal correctionnel ? Les deux ? Le passage entre les gouttes ? Pronostiqueurs, faites vos paris sur l’avenir judiciaire de Veunac et sa clique…

Stupeur, rires et incrédulité : « Ton maire n’a pas fait cela tout de même ? ». Depuis hier, les coups de téléphone arrivent d’un peu partout en France, tant mes anciens confrères n’arrivent pas à imaginer qu’un élu, qui par définition doit être libre de sa parole, puisse se voir imposer par le premier magistrat de la ville « une charte de confidentialité » lui interdisant de communiquer avec les médias ou les réseaux sociaux. Mais Veunac ose tout et c’est même à cela qu’on le reconnaît !

Coup de chapeau, donc, à Anne Pinatel, Brigitte Pradier et Hervé Boissier qui ont refusé de signer cette charte infâme. Quand un gouvernement devient félon et ne respecte plus les règles élémentaires de la démocratie, c’est un honneur de se révolter. Ces mêmes confrères vont certainement faire chauffer à nouveau le téléphone, quand ils vont apprendre la pitoyable excuse servie à Sud Ouest (21/3) par certains des élus signataires : « On a signé sans regarder » Un élu, c’est bien connu, ça ne sait ni lire, ni écrire, ni même réfléchir. Nous voilà rassurés.

Sud Ouest, 21 mars.

Mais ce nouveau manquement à la démocratie n’est qu’une petite anecdote folklorique par rapport à tout ce qui attend Biarritz. Le premier rapport de la Chambre Régionale des Comptés (CRC) était assassin et un deuxième sur le PPP souscrit par la Ville, qui va être rendu public dans les jours prochains, n’est guère plus aimable. En attendant un audit plus fouillé qui détaillera attentivement l’ensemble de la gestion de la Ville sous l’ère Veunac.

La gestion Veunac relève du tribunal administratif

Sud Ouest, 15 mars.

Bisque, Bisque, Basque ! partage totalement le point de vue de Jean-Benoît Saint-Cricq, qui estime dans Sud Ouest du 15 mars qu’il y a dans le rapport de la CRC, matière à poursuites « si le parquet le veut » Les magistrats, rappelons-le, avaient eu des mots très durs parlant d’irrégularités, malfaçons et dissimulations et cette désinvolture de l’équipe municipale pourrait bien se terminer devant le tribunal administratif. Une décision qui ne dépend pas que du parquet, mais qui peut aussi être provoquée par un membre de l’opposition ou un citoyen déterminé de la Ville.

Car être opposant, ce n’est pas seulement constater à chaque conseil les ratés de la majorité et les dégâts commis par le duo Veunac-Lafite. Quand une décision est inique, quand les manquements aux règles de la démocratie sont monnaie courante, il n’est pas interdit de ruer dans les brancards et de se tourner vers le tribunal administratif pour lui demander son arbitrage. Ce que Jean-Benoît Saint-Cricq et d’autres opposants avaient fait en 2009 pour contester le partenariat public-privé signé au moment de l’édification de La Cité de l’Océan. À l’évidence, les dissimulations permanentes de Veunac lors des conseils municipaux, sa façon de décider seul sans en référer à son conseil d’administration comme l’ont souligné les magistrats de la Cour des Comptes à propos de La Cité de l’Océan et comme ils auraient pu le faire pour L’hôtel du Palais relèvent du tribunal administratif. Au lieu de maugréer et de se lamenter, il suffit juste d’oser.

En correctionnelle pour prise illégale d’intérêt ?

Et finalement la grande question est de savoir si ce pitoyable mandat, le pire jamais connu par les Biarrots, se terminera pour Veunac par une visite du tribunal administratif ou du tribunal correctionnel. Ou les deux, son talent si personnel lui permettant l’embarras du choix.

Didier Borotra, sera finalement jugé en appel à Pau, le 11 décembre prochain, pour prise illégale d’intérêts en compagnie de sa fille et de l’ex-directrice de la Cité de l’Océan, après avoir été relaxé en première instance à Bayonne. Une sorte de parcours traditionnel pour les politiques locaux, si l’on se fie à Odile de Coral, lourdement condamnée en appel après avoir été blanchie à Bayonne.

Au moment du procès en correctionnelle de Didier Borotra, le 1er février  2017, les milieux judiciaires se sont beaucoup étonnés de l’absence à la barre de Michel Veunac. Un maire soucieux des intérêts de sa ville aurait dû demander le remboursement des sommes indûment versées, mais Veunac s’est bien gardé de le faire. Si Françoise Pautrizel a toujours affirmé avoir engagé la fille de Didier Borotra sans en avoir parlé à son père, elle a précisé, lors de son interrogatoire à la police avoir immédiatement informé en 2014 le nouveau maire, Michel Veunac de l’engagement de Sophie Borotra via sa société AGC. Celui-ci lui aurait dit de continuer comme avant.  Et personne n’aurait jamais rien su de cette affaire si Guy Lafite, membre du Conseil d’administration de la Cité de l’Océan n’avait mangé le morceau en parlant à la presse. Pendant quinze mois, Michel Veunac a donc cautionné le versement d’un salaire à la fille de son mentor politique. Cet argent doit être remboursé aux contribuables biarrots et l’on peut vraiment estimer que nous sommes dans un cas de prise illégale d’intérêts totalement avérée.

Mais, bizarrement, personne ne bouge !

Un conseil municipal décisif

Vendredi soir, alors qu’un nouveau conseil municipal haut en couleurs se profile, on espère que les élus, conscients de leurs responsabilités, vont enfin poser les bonnes questions à propos de la politique de stationnement voulue par Veunac au lieu de dire oui à tout. Pourquoi a-t-on signé avec la filiale de Vinci, Streeteo, un contrat qui révolte les Biarrots et dont le maire n’a jamais parlé en public, alors qu’on aurait pu faire beaucoup mieux pour quatre fois moins cher en recrutant des policiers municipaux ou des ASVP ? Pourquoi certains maires comme Juppé font preuve de pragmatisme et reviennent en arrière, tandis que d’autres comme Veunac campent sur leurs positions et tentent des diversions qui ne leurrent personne ? Pourquoi tant de dissimulation et de cachotteries dans ce qui aurait dû relever d’une réflexion collective ?

Allez, les opposants, allez les godillots de la majorité, c’est le moment de poser les questions qui fâchent et qui intéressent les Biarrots !

Sur le sujet des dépenses inconsidérées, lire aussi ce magnifique exemple dans le blog The blond biarrote :

https://blondbiarrote.wordpress.com/2018/03/14/se-faire-enfler-par-une-campagne-de-com/

Une belle occasion pour les élus de demander combien va coûter cette campagne de communication de dernière minute.