Élise triomphe en son jardin

Passionnée d’agriculture naturelle, Élise Tinel, est lauréate du budget participatif avec son « Permis de végétaliser sur le domaine public ».

Elle ne vit que depuis sept ans à Biarritz, autant dire qu’elle est stagiaire première année, et cumule les handicaps dans un Pays basque parfois très autocentré, puisqu’elle est Lorraine d’origine. Mais l’adage dit « ce que femme veut, Dieu le veut ! ». En proposant de mettre en place à Biarritz un « Permis de végétaliser sur le domaine public », Élise Tinel vient donc d’être désignée lauréate du premier budget participatif, une initiative de la mairie que Bisque, Bisque, Basque ! a toujours saluée. Rencontre avec une sympathique obstinée qui a le mérite de se battre pour ses idées et nous accueille aux serres de la Milady où elle anime l’association Bio Divers Cité.

https://www.facebook.com/BioDiversCite/

En mai 2012, lorsque Élise, en tant qu’éducatrice spécialisée, accompagne un groupe d’adolescents à Capbreton pour une initiation au surf, notre Lorraine ne sait pas encore que son destin va basculer. Elle prend sa décision dès son retour sur sa terre natale et arrête tout : « Je suis revenue sur la Côte basque un mois plus tard par passion de l’océan. Sans connaître ni la région ni les us et coutumes locales. J’ai choisi de m’installer à Biarritz, car je voulais vivre dans une ville vivante toute l’année ».

Déjà préoccupée par la nature et l’environnement, la toute jeune Élise réussit à faire son service civique au Musée de la Mer et passe son temps libre en longues promenades dans la nature où elle apprend à identifier la flore locale. Avant de se lancer dans toutes les aventures végétales possibles. Jardins ouverts à tous à La Négresse, projet sur Pétricot en 2016 et puis la création de l’association Bio Divers Cité aux serres de la Milady qui organise des ateliers pédagogiques pour les enfants et les adultes et distribue indifféremment des conseils et des graines à ceux qui le souhaitent.

Malgré toutes ces expériences cumulées, Élise a parfois du mal à convaincre de ses compétences : « Parfois, on doutait de mon savoir, on me prenait de haut. Alors, pour faire taire mes détracteurs, j’ai passé et obtenu en juin 2018, à trente ans, mon bac pro en production horticole » Quand on vous disait ce que femme veut…

Très intéressée par la vie locale, Élise suit avec beaucoup d’attention la mise en place de la démocratie participative par Hervé Boissier. Depuis 2015 elle est passionnée par l’expérience du permis de végétaliser initiée à Paris. Le principe est simple : un citoyen repère un espace près de chez lui qu’il souhaiterait végétaliser ; il en fait la demande à la mairie qui, après avoir vérifié la faisabilité du projet, fournit terreau, clôture, panneau d’information et jardinière si nécessaire. La mairie délivre également un permis de végétaliser d’une durée de 3 ans qui stipule les obligations du citoyen à l’égard de cet espace : entretenir, ne pas utiliser de pesticides, favoriser les plantes locales, les végétaux servant de refuge aux insectes auxiliaires.

Lorsqu’elle apprend qu’un budget participatif de 100 000 euros est alloué à tous ceux qui souhaitent améliorer la vie quotidienne à Biarritz, Élise fonce immédiatement. Elle propose une opération à 15 000 euros qui sera ramenée à 8 000 euros par les services de la mairie.

https://www.jeparticipe-biarritz.fr/projects/budget-participatif-1/collect/depot-des-propositions/proposals/permis-de-vegetaliser

La concurrence est rude puisque 62 projets sont adressés à la mairie. 19 seront finalement retenus avec un vote des citoyens par Internet et par papier. 1332 Biarrots vont donner leur avis pour un total de 2593 suffrages, chacun pouvant voter pour plusieurs projets à hauteur de 100 000 euros.

Avec 481 voix, Élise Tinel l’emporte largement. Elle espère maintenant que les gens intéressés vont venir la rencontrer aux serres de la Milady, car l’horticulture c’est comme la cuisine : la générosité et le partage sont les maîtres-mots.

 

 

Saint-Cricq au fond du seau

Quelle tristesse de voir le superbe opposant d’hier obligé, pour exister sans offenser ses nouveaux amis, de disserter sur… les déjections canines. Le jour où on parle orientations budgétaires!

Avec une opposition comme celle-là, avec des Saint-Cricq, Puyau, Domège totalement enamourés, Michel Veunac n’a même plus besoin de majorité… ça tombe très bien puisqu’à l’évidence il n’en a plus, ce qui ne soucie guère celui qui est devenu aux dires de ses détracteurs « la risée de la Côte basque ». Le vieil homme à écharpe tricolore semble toujours aussi perdu, est capable de se tromper dans ses votes en arguant d’une procuration qu’il n’avait pas, utilise des ficelles de la taille de câbles, mais il sait faire de la politique ! Et vendredi soir, lors de ce dernier conseil municipal édifiant et désespérant à la fois, notre Mimi-la-Malice a une fois de plus royalement enfumé tout le monde.

https://www.youtube.com/watch?v=L2e4pLO4WHA

En plaçant en quatrième point de l’ordre du jour le retrait de délégation de Nathalie Motsch, braquant sur elle les projecteurs des médias à un horaire idéal pour les bouclages, et en point vingt-huit le débat d’orientation budgétaire, à l’heure où tout le monde dort, Super-Mimi a magnifiquement joué le coup, à la manière des adversaires du XV de France qui laissent le pack bleu cracher son venin la première mi-temps en attendant tranquillement la suite pour reprendre le contrôle du match. Une ruse que Maïder Arosteguy, trop contente au passage de montrer le peu de cas qu’elle fait de Nathalie Motsch, dénoncera dans l’indifférence.

Sans adversaire, la partie est difficile

En laissant tous les soutiens de Nathalie Motsch s’exprimer et en interdisant à ses troupes de répliquer, Michel Veunac, sous les yeux de son épouse vêtue de rouge tout comme Nathalie Motsch, a subi pendant quarante-cinq minutes une volée de bois vert mémorable qui semble l’avoir laissé parfaitement indifférent.

Une fois Nathalie Motsch partie, Super Mimi, comme à l’accoutumée, s’est emmêlé les pinceaux sur à peu près tous les sujets, que ce soit l’élection du nouvel adjoint Laurent Ortiz, promu pour avoir bien voté sur le dossier du Palais en octobre, ou la nouvelle politique de stationnement, la notion de taux de rotation des véhicules le laissant à peu près aussi démuni qu’un gallinacé devant un couteau.

L’essentiel était ailleurs et à 22 h 30, l’homme qui ne se trompe jamais et qui d’année en année cumule les exploits financiers, à se demander comment la Ville peut se retrouver dans une telle situation avec tous les miracles qu’il réalise, vous avez compris que l’on parle de « La-Faillite-nous voilà », s’est lancé, sous prétexte d’orientation budgétaire, dans une apologie de son action à faire pleurer de rire n’importe quel étudiant en première année d’économie.

Le grand show de l’énarque fanfaron

Le livre que tous les Biarrots devraient lire.

Si pour équilibrer mon budget, je vends la maison qui m’appartient et explique le même jour à mes copains que je pratique de « la gestion intelligente », ils vont sans doute sourire. Quand on sort du budget municipal l’emprunt pour rénover le Palais en le planquant dans la coquille vide qu’est la Socomix, on peut jouer à l’énarque fanfaron. Surtout quand la bulle spéculative immobilière vous est favorable et gonfle mécaniquement – pour quelques temps du moins ! – vos recettes. Et comme décidément, notre brillant argentier a tous les toupets, il nous explique dans la foulée avoir réalisé un emprunt auprès des banques, car « les taux étaient particulièrement intéressants ». Un peu comme un mari qui rentre à la maison et annonce à son épouse et ses cinq enfants qu’au lieu d’acheter la berline prévue, il a fait l’acquisition d’une Ferrari car elle était en soldes.

Toutes ces rodomontades de petit coq ivre de lui-même auraient mérité d’être reprises, mais la fatigue, l’heure tardive et le fort légitime sentiment d’user de la salive pour rien avec un tandem qui n’écoute personne auront eu raison des plus endurants conseillers. Silence radio de François Amigorena, d’Édouard Chazouillères et même de Maïder Arosteguy qui avait déjà bien bataillé pendant les quatre premières heures du conseil.

Heureusement, trois opposants féroces étaient là pour défendre l’honneur des Biarrots après les fadaises entendues sur les prévisions budgétaires.

Des opposants d’une férocité extrême

C’est Alain Puyau qui lance la première flèche et frappe l’équipe dirigeante en plein cœur. « Les chiffres et les taux sont peu critiquables », mais le rapport qui a été remis aux élus est « peu lisible » et il aurait fallu « changer les polices de caractère ». Tout le monde sait que le brave Puyau n’a aucun caractère, mais malmener l’équipe dirigeante à ce point-là !

C’est ensuite Frédéric Domège qui intervient pour dire que les choix budgétaires vont dans le « bon sens » et qu’il approuve les propos de ses collègues. Domège, c’est connu, c’est le bon sens près de chez nous.

Le match de trop de Saint-Cricq

Mais, à l’image de ces sportifs qui ne savent pas s’arrêter à temps et s’obstinent à revenir dans les stades où ils se sont couverts de gloire alors qu’ils n’y ont plus leur place, les sourires se dissipent et laissent place à une profonde tristesse au moment de l’intervention de Jean-Benoît Saint-Cricq. Comment le brillant opposant dont les interventions pertinentes et travaillées étaient toujours attendues avec impatience et crainte pendant quatorze ans, peut-il s’être tiré une balle dans le pied à ce point-là ?

 Dans la droite ligne de son ralliement à la majorité sur le dossier du Palais en juin et octobre, « l’opposant » Saint-Cricq trouve désormais remarquables toutes les décisions de l’équipe dirigeante : « Ce qui compte, c’est la direction qui a été prise. Elle est incontestablement bonne ». Heureux de distribuer les bons points, Saint-Cricq ajoute même à l’égard du tandem Veunac-Lafite : « Vous êtes sur la bonne voie ».  Mais comme il faut exister tout de même, montrer son indépendance sans fâcher ses nouveaux amis, le brillant avocat biarrot va se permettre une critique terrible sur la façon dont est dirigée cette ville : « On voit fleurir dans nos belles rues des déjections canines qui vivent leur belle vie jusqu’à ce que la pluie ait fait son œuvre et que tout ça se délite. Ce n’est pas très agréable de suivre la vie d’un étron sur le trottoir biarrot pendant une quinzaine de jours. »

Les Biarrots en avaient déjà conscience, mais après cette désespérante séance de bénis oui-oui qui a duré près de cinq heures, ils repartent avec une certitude : la Ville est dans une merde noire !

Quelle dégelée !

Si vous voulez avoir une idée exacte de ce qui se passe à la mairie, prenez quarante-cinq minutes pour écouter tous les griefs adressés au maire. Et vous pourrez au passage admirer ses talents d’encaisseur (De la minute 13 à 1h02, moment où Veunac décide de couper le micro de Nathalie Motsch).

Des griefs littéraires, façon Amigorena, qui avec son talent habituel évoque « La cour du roi Pétaud avec ses bouffons tristes et son monarque acariâtre ». Des envolées humanistes avec un texte très touchant de Guillaume Barucq qui pleure « la dream team que nous formions en 2014 » et « le psychodrame permanent ». Du réalisme avec Brigitte Pradier et Hervé Boissier qui constate que « comme aux Galeries Lafayette, il se passe toujours quelque chose » à la mairie. Des interventions plus nuancées comme celles d’Anne Pinatel évoquant le général de Villiers ou d’Édouard Chazouillères qui pense que Nathalie Motsch, comme le préconisait Jean-Pierre Chevènement en son temps (« Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne ») aurait dû partir d’elle-même.

Et puis, Nathalie Motsch qui, l’émotion aidant, a commis un discours un peu trop long mais remarquable dans sa partie centrale, évoquant « un management à l’envers, rétrograde, et c’est probablement le seul fait d’arme de ce mandat : l’exceptionnelle réussite de l’échec au moment de fracasser une équipe en quatre ans. » « Calamity Nathalie » s’en est ensuite prise à son grand copain l’énarque sarcastique : « Écoutez-moi bien, Monsieur le Premier adjoint, moi qui n’ai à vos yeux que des « ambitions ridicules ». Je ne vous reconnais aucune légitimité, votre équipe part en miettes et vous resterez pour la postérité le fossoyeur du Palais »

45 minutes pour vous convaincre que ce mandat est un désastre à nul autre pareil (À 23 heures, dans la salle ne restaient plus que l’épouse du maire et une journaliste de Mediabask, tous les autres avaient jeté l’éponge, écœurés). Un désastre qui n’empêche pas Michel Veunac d’avoir des chances d’être réélu en 2020 si des ententes ne se font pas et que chaque opposant y va de sa liste. Comme dirait mon confrère de L’Équipe Pierre Michel Bonnot à propos du manager du XV de France Jacques Brunel, l’opposition à Veunac est actuellement « aussi emmerdée qu’un caméléon atterrissant sur un tissu écossais ». Il va falloir s’adapter, et vite !

 

Des vœux mais surtout un aveu

Pendant que les vieilles canailles de RamDam 64-40 distribuaient klaxons et harpes, le maire de Biarritz sortait quelques énormités au casino Bellevue. Une moitié seulement des conseillers municipaux s’était déplacée.

C’est l’histoire du chirurgien qui s’apprête à vous amputer d’un bras et d’une jambe, mais qui vous annonce en salle d’opération qu’à votre réveil votre vie sera comme avant. Ceux qui n’étaient pas venus au casino Bellevue pour les fish and chips ou les verrines de homard (Michel Veunac, rappelons-le est vice-président de l’Agglo en charge de l’attractivité touristique du Pays basque et n’offre donc que des produits typiquement basques comme les sacs Hermès ou les spécialités culinaires anglaises), pour ceux donc qui avaient décidé de venir s’ennuyer aux voeux du maire, une surprise de taille les attendait.

Bien obligé d’évoquer le G7 à l’orée de cette année 2019, Michel Veunac, avec la désinvolture du chirurgien prêt à tronçonner un bras qui n’est pas le sien, n’y est pas allé par quatre chemins pour annoncer aux Biarrots la saignée qui les attendait.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Le docteur Diafoirus, doté de son écharpe tricolore, est formel : Biarritz ne sera pas « bunkérisée » pendant le G7, vous devrez juste en tant que Biarrots être enregistrés, fichés, répertoriés, avoir l’haleine fraîche et les cheveux bien peignés et présenter des coffres de voitures vides et des sacs à main rangés au cordeau, et – Merci monsieur le maire ! – « jusqu’au 18 août les activités se dérouleront normalement ». Autrement dit les commerçants et tous ceux qui vivent du tourisme à Biarritz vont perdre quinze jours de chiffre d’affaires en haute saison et risquent de devoir mettre la clé sous la porte. Mais visiblement, Veunac s’en fiche, puisque sa photo dans le journal en compagnie des grands de ce monde est assurée. Et que les Biarrots en soient de leurs poches avec les travaux précipités de L’Hôtel du Palais ou la non indemnisation de l’État l’indiffère totalement puisque, lui, va conserver ses indemnités ô combien méritées de maire soucieux de l’intérêt de tous.

Fort malicieusement, Sud Ouest du 17 janvier qui évoque les précédents G7 rappelle que les commerçant lésés au Canada sont indemnisés tandis que rien n’est prévu à cet effet dans notre beau pays, même pas les mouchoirs pour pleurer. Les contribuables biarrots pour leur part ignorent toujours quelle sera la part de l’État et celle de la Ville dans l’addition finale du G7 qui, généralement, tourne autour de 30 millions d’euros. Vous comprenez mieux pourquoi on ne peut guère offrir plus de vingt euros par mois à ces gueux de gilets jaunes, alors que la France est la cinquième puissance économique mondiale.

Bisque, Bisque, Basque ! qui est pour la paix dans le monde et qui sait à quel point Michel Veunac exerce son mandat par pure passion citoyenne et avec un désintérêt total pour les questions matérielles propose donc à notre Premier magistrat de faire don de ses indemnités à la caisse des commerçants pour minimiser le préjudice qu’il leur fait subir. Les pertes ne seront pas totalement compensées, mais le geste sera apprécié.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Enfin dernier détail qui ne trompe pas sur l’ambiance fin de règne qui présidait à ces vœux 2019, seuls 19 conseillers municipaux sur 33, ceux qui tremblent pour leurs indemnités et n’arrivent pas à imaginer après 2020 une existence sans mandat, avaient réussi à trouver le fort difficile chemin d’accès au casino Bellevue.

Une joyeuse remise de klaxons et de harpes

Béatrice Chevé décernant la harpe d’or à Virginie Lannevère.

Cinq conseillers municipaux sont même allés plus loin et ont boycotté les verrines de homard préférant se marrer à la maison des associations plutôt que s’ennuyer ferme au casino Bellevue. Avec les vieilles canailles de RamDam 64-40, accompagnés de jeunes impertinents et impertinentes chargés de les raccompagner le soir jusqu’à la maison de retraite, les quatre-vingts spectateurs présents ont pu vérifier que l’imagination des politiques pouvait être sans limite. D’où ces vigoureux coups de klaxons. Heureusement d’autres élus, par leur implication, leur transparence, leur volonté de respecter le mandat confié par les électeurs ont démontré que notre pays peut aussi espérer des jours meilleurs. Par un hasard curieux, les récipiendaires de harpes étaient presque tous présents quand les bénéficiaires de klaxons se sont montrés plus discrets. La soirée s’est donc terminée avec beaucoup d’émotion et d’applaudissements nourris pour féliciter Hervé Boissier et Virginie Lannevère à Biarritz, Peio Etcheverry-Ainchart et Pierre-Laurent Vanderplancke à Saint-Jean-de-Luz qui repartent avec un magnifique objet d’art et se sont promis de prendre des cours de harpe.

Les spectateurs ont apprécié la soirée. le chien aussi.

 

Le palmarès des klaxons et harpes 2018

Proclamation des Klaxons pour les Landes

5.- Christian PLANTIER

4.- ÉRIC GUILLOTEAU

3.- Lionel CAUSSE klaxon de bronze

2.- Élisabeth BONJEAN klaxon d’argent

1.- Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE klaxon d’or

 

Proclamation des Klaxons pour les Pyrénées-Atlantiques

8.- Ghis HAYE

7.- Odile DE CORAL

6.- François BAYROU

5.- Jacques VEUNAC

 4.-Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET

3.- Hervé LUCBEREILH klaxon de bronze

2.- Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA klaxon d’argent

1.- Guy LAFITE klaxon d’or

Michel VEUNAC, Grand prix spécial du jury

 

Proclamation des harpes

3.- Hervé BOISSIER harpe de bronze

2.- Peio Etcheverry-AINCHART et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE harpes d’argent

1.- Virginie LANNEVÈRE harpe d’or

RamDam 64-40 ne craint pas la concurrence déloyale

Le maire de Biarritz organise ses vœux au même moment que la remise des klaxons et des harpes. Mais vous vous amuserez sans doute beaucoup mieux à la maison des Associations qu’au casino Bellevue.

Ils sont dix-sept élus des Landes et Pyrénées-Atlantiques à mal dormir en ce moment en redoutant le coup de klaxon de RamDam 64-40 qui les propulserait dans le trio de tête des politiques les plus « inventifs ». Ils sont quatre à fort bien dormir en se disant qu’une petite mélodie à la harpe ne saurait nuire à leur carrière et qu’il est toujours agréable quand on est un personnage public de voir son action reconnue.

Détail amusant, nous avons réservé la salle de la maison des Associations de Biarritz, il y a deux mois, en adressant un suave courrier au maire de Biarritz qui figure dans notre liste des « nominés » et s’annonce comme un redoutable concurrent. Mais Michel Veunac ne doit visiblement pas croire en ses chances de décrocher une récompense suprême, après avoir obtenu le klaxon de béton il y a un an, puisqu’il organise à la même heure au casino Bellevue ses vœux aux Biarrots. Au vu de la façon dont il a mené le dossier de « L’hôtel du Palais », il ne pourra souhaiter à ses administrés qu’une « Bonne santé, bonne opacité ! ».

Alors à vos agendas, rayez immédiatement la séance de piscine du petit ou la confection du dentier de la grand-mère prévues à la même heure et on veut vous voir tous à la maison des associations de Biarritz, mardi 15 janvier à 18h30 précises (fin à 20h).

Voilà trois semaines que nous peaufinons l’ironie de nos textes, travaillons nos photos, découpons soigneusement nos vidéos et nous serions déçus de ne pas partager tout cela avec vous.

Quelques rappels

Le palmarès 2017 : Vincent Bru, klaxon d’or. Odile de Coral, klaxon d’argent, Michel Veunac, klaxon de béton.

Les présélectionnés 2018 pour les klaxons :

LANDES
Élisabeth BONJEAN (Dax), Lionel CAUSSE (Député des Landes), Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE (Hossegor et Capbreton), Éric GUILLOTEAU (Ondres), Christian PLANTIER (Mimizan).
PYRÉNÉES-ATLANTIQUES
François BAYROU (Pau), Odile De CORAL (Urrugne), Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA (Ascain), Ghislaine HAYE (Biarritz), Guy LAFITE (Biarritz), Hervé LUCBEREILH (Oloron), Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET (Ciboure), Jacques VEUNAC (Anglet), Michel VEUNAC (Biarritz)
 Les présélectionnés 2018 pour les harpes, récompensant les élus particulièrement soucieux de l’intérêt général :

Hervé BOISSIER (Biarritz), Peio ETCHEVERRY-AINCHART (Saint-Jean-de-Luz), Virginie LANNEVÈRE (Biarritz) et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE (Saint-Jean-de-Luz).

Des élus qui ont bon goût

RamDam 64-40 oblige les élus à un choix cornélien, mais certains n’hésitent pas. Non content de publier sur la page Facebook « Biarritz notre ville » l’annonce de la cérémonie, François Amigorena ne barguigne pas quand on l’interroge.

 

Voilà un homme de goût !

On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Boissier demande un référendum sur le Palais

Membre de la majorité municipale, le délégué à la participation citoyenne propose à Veunac de mettre ses actes en accord avec ses idées en organisant une consultation des Biarrots. Pas de réponse !

Le plus rageant dans cette équipe municipale qui tire désormais à hue et à dia, c’est qu’il y a d’authentiques talents catastrophés par la façon dont est gérée cette ville ! Hervé Boissier est un de ceux-là. Depuis 2014, bien que membre de la majorité municipale, il n’a jamais hésité à s’opposer à Michel Veunac, et a toujours démontré un grand souci des Biarrots. Décidé à ne pas se représenter en 2020, l’homme libre Boissier, pas convaincu par le montage financier voulu par la Ville, a écrit à Michel Veunac pour lui demander d’organiser un référendum d’intérêt local. Et devinez ce qui s’est passé ? Michel Veunac s’est bien gardé de répondre. Excédé par ce silence, à la veille de la décision à prendre la plus importante de la mandature, Hervé Boissier s’est donc tourné vers Bisque, Bisque, Basque !

Biarritz le 6 octobre 2018

Lettre à monsieur le Maire de Biarritz

 

Objet : l’hôtel du Palais

Monsieur le Maire,

 

Nous voici confrontés à la deuxième étape que vous avez décidé de mettre en œuvre concernant l’hôtel du Palais. Après le bail emphytéotique que vous avez fait voter le 30 juillet de justesse, grâce entre autres à l’appui inattendu d’une partie de l’opposition municipale, vous allez nous demander d’approuver le transfert du fonds de commerce du Palais à la SOCOMIX.  Cela, en dépit de toutes les incertitudes qui pèsent sur l’option que vous avez choisie, et tous les risques qui pourraient en découler.

Le sujet de l’hôtel du Palais est l’un des plus importants que nous ayons eu à traiter pendant cette mandature. Plusieurs options pouvaient être envisagées, y compris la vente de cet établissement. Vous n’avez jamais accepté de débattre sur les diverses possibilités envisageables. Vous avez sans cesse refusé de livrer aux élus municipaux les éléments de ce dossier jusqu’à ces derniers jours. Le contenu des documents récemment dévoilés, ne sont aucunement convaincants, et au contraire, même inquiétants, ainsi que l’ont démontré certains de nos collègues plus compétents que moi en termes d’hôtellerie de luxe et de contrats commerciaux.

 Vous avez choisi de vous orienter vers la formule que vous nous présentez aujourd’hui comme étant la seule possible. C’est votre avis et celui de quelques uns de nos collègues, mais ce point de vue est loin d’être partagé massivement. Cette option, votre option, fait courir des risques, et ceux-ci, pèsent non pas sur une entreprise commerciale privée et des fonds privés, mais sur le devenir de la ville c’est-à-dire des Biarrots, de tous nos concitoyens et par conséquent sur des fonds publics.

Actuellement, dans notre ville, ce sujet est au centre des discussions et des interrogations de nombreux Biarrots qui considèrent avoir leur mot à dire sur le devenir du Palais.

Vous avez depuis longtemps fait état de votre réel intérêt pour l’expression citoyenne et l’exercice de la démocratie participative à Biarritz. Récemment vous m’avez donné mission de faire vivre et favoriser cette démarche. Aussi à ce titre, aujourd’hui je vous le dis haut et fort : ce sujet qui a fracturé notre majorité, mérite de recueillir l’avis de l’ensemble de nos concitoyens.

Vous avez refusé de porter le débat au sein de notre majorité. Erreur manifeste, si on veut bien objectivement constater les dégâts occasionnés au sein de celle-ci. Il en sera de même pour les Biarrots si vous ne les consultez pas. Vous avez l’occasion unique de valoriser votre image et celle de votre mandature, de poser un acte fort en termes de démocratie locale. Je vous en conjure réfléchissez bien au conseil que j’ose vous donner car il est fondé et il est objectif.

Objectif car, vous le savez, je n’aspire à rien, dans la confrontation électorale qui se prépare, je n’attends donc aucun « bénéfice personnel » a quelque titre que ce soit, ni de qui que ce soit.

Vous avez choisi une option pour l’hôtel du Palais et c’est votre droit, mais vous avez voulu imposer ce choix sans aucun débat sur la pertinence de votre choix et sans écouter ceux qui préconisent d’examiner les autres options existantes, et ça, en démocratie c’est une erreur et une faute pour ne pas dire une tentative d’abus de pouvoir.

 Puisque, comme vous l’affirmez si souvent, les Biarrots veulent que la ville reste propriétaire de ce Palace alors vous devriez accepter sans crainte de les consulter. Suspendez la décision arrachée le 30 juillet, organisez des réunions d’informations et des débats contradictoires, des rencontres largement ouvertes aux Biarrots, portant sur les diverses solutions crédibles et sécurisées, pouvant être envisagées.

Mercredi 10 octobre à 17 heures, la consultation organisée par Sud Ouest était édifiante : des avis très partagés sur la vente ou la conservation du Palais mais une unanimité des Biarrots pour demander un référendum sur le sujet.

J’en vois au moins trois :

  • Vente du Palais à un groupe Hôtelier de haut niveau,
  • Vente du fonds de commerce à sa vraie valeur avec un loyer conséquent pour les murs, à charge de l’exploitant.
  • Poursuite de la gestion actuelle en y apportant des aménagements nécessaires en termes de gestion, de modalité de gouvernance, accompagné d’un plan de financement adapté et progressif, permettant d’effectuer les travaux indispensables et, à terme son embellissement.  

Procédez ensuite à une large consultation par un référendum d’intérêt local afin d’avoir une base solide pour conduire à bien le projet répondant au choix prioritaire de nos concitoyens. Aucune contestation ne serait ensuite légitime et on peut estimer que les tensions actuelles s’apaiseraient à défaut de disparaître.

J’ose espérer une réponse de votre part.

Je vous prie de croire, monsieur le Maire, à l’expression de ma considération.

Hervé BOISSIER

Conseiller Municipal

Délégué à la Participation Citoyenne

PS : Puisqu’il a été question de déloyauté et de LOYAUTÉ, je veux affirmer que cette dernière n’est absolument pas synonyme d’obéissance aveugle, de soumission craintive, ou de veulerie courtisane. La LOYAUTÉ implique d’être « vrai », droit, franc, sans calcul intéressé, ni crainte de déplaire.

Être loyal, c’est tenter de préserver celui ou ceux à qui elle s’applique avec sincérité, même au risque de ne pas être compris.

C’est ce que je crois faire à votre égard et ce que je fais et ferai à l’égard des Biarrots.

Copie : Mesdames et messieurs les Membres du Conseil Municipal

Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com