Consternation la plus totale

Biarritz est-elle la ville la plus mal dirigée de France ? On peut se poser la question après le désolant conseil municipal du 19 décembre.

Du maire rural mal dégrossi, du conseiller municipal qui n’a toujours pas compris quel est son rôle, de l’arriviste prêt à tuer sa mère pour sa survie politique, ils ont dû en croiser lors de leurs respectives carrières politiques, mais parions que Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne, lorsqu’ils se sont isolés chacun de leur côté pour suivre sur Internet le dernier conseil municipal biarrot, ont dû laisser échapper quelques soupirs de désolation et se demander pourquoi ils se sont embarqués dans une galère électorale qui ne s’annonce vraiment pas comme une croisière de rêve.

youtube.com/watch?v=CcKuUswE6rE&t=4347s

Récemment, un internaute, persuadé que j’allais abonder dans son sens, se plaignait du maire d’Anglet, Claude Olive, qui organisait son dernier conseil municipal mi-décembre, se demandant comment la Ville allait être gérée jusqu’aux élections. Ce citoyen de bonne foi ne voyait pas que ce dernier conseil, trois mois avant la fin du mandat, traduit une gestion saine et respectueuse des dossiers qui ont été ficelés à temps afin de laisser à l’équipe suivante la possibilité de prendre ses propres décisions.

Aucun risque qu’une telle situation n’arrive à Biarritz où le duo infernal composé d’un vieux maire de 73 ans, pitoyablement cramponné à la barre du pouvoir comme un mourant accroche la main du curé venu lui délivrer l’extrême onction, et d’un premier adjoint toujours aussi arrogant, misogyne et méprisant, de surcroît bien décidé à soutenir Didier Guillaume et à combattre son propre maire, nous a offert le spectacle le plus pitoyable et le plus indigne de tout ce mandat où ,les électeurs n’ont pourtant guère manqué d’occasions de huer et de conspuer.

Veunac n’a visiblement pas été visité par l’esprit de Noël

Quand les bons élèves font leur sac la veille, le cancre cherche ses affaires à l’heure où il devrait être déjà à l’école. Tenir trois mois avant les élections municipales un conseil municipal de presque cinq heures avec trente-trois délibérations à voter, dont des décisions lourdes de sens pour l’avenir, relève au mieux de la farce électorale et au pire du foutage de gueule absolu. Et pour que les Biarrots regrettent jusqu’au bout leur vote de 2014, un nouveau conseil est prévu en février, où, parions-le, les intérêts particuliers, les copains et les obligés ne seront pas oubliés dans la distribution.

Regrettons aussi l’attitude un peu frileuse d’actuels élus et futurs candidats qui estiment conserver leurs chances en se contentant de critiques modérées dans le but de ratisser large, quand une union de salut public contre les attentats démocratiques à répétition que nous infligent Veunac et Lafite devrait se constituer à chaque conseil. Maïder Arostéguy, Guillaume Barucq, Édouard Chazouillères ou Anne Pinatel n’ont pas dit des choses inintéressantes, mais sont toujours intervenus avec une volonté de modération dans leurs propos qui nous laisse sur notre faim face à la duplicité de la majorité municipale.

Nathalie Motsch a semblé parfois bien seule face à une majorité qui ose tout.

Il y avait pourtant de quoi hurler dans ce conseil municipal où la volonté de tromper les élus et les Biarrots, la désinformation systématique, les cachotteries, demi-vérités et autres manœuvres insupportables ont été de mise toute la soirée. À quand un fonctionnement normal et respectueux de la démocratie ? Et ce n’est pas la phrase malencontreuse de Veunac sur « l’esprit de Noël », ce qui lui a valu une bronca du public et la consternation de ses propres troupes, qui pouvait donner le sentiment d’une gouvernance apaisée et digne.  

Une fois de plus, seule Nathalie Motsch, technique mais aussi politique et tellement limpide dans ses démonstrations, a eu le courage de monter au front pour tenter d’arrêter l’irréparable, rejointe dans certaines de ces critiques par l’inoxydable Hervé Boissier et par… Jean-Benoît Saint-Cricq qui lui aussi s’est efforcé de mettre en garde le duo de prestidigitateurs Veunac-Lafite contre leur inconscience juridique.

Villa Sion : c’est le moins-disant qui l’a

Et commençons par une question simple pour vérifier vos futures aptitudes d’élus. En effet, il n’y a qu’une dizaine de listes à Biarritz et vous avez encore largement le temps de monter la vôtre. Si deux acquéreurs se manifestent pour le studio que vous vendez, l’un vous proposant 200 000 euros et l’autre 170 000 euros, avec qui signez-vous ? Vous avez répondu avec celui qui offre 200 000 euros ? Passez votre chemin, vous n’êtes pas fait pour la politique !

En ce qui concerne la fameuse villa Sion, que la Ville voulait vendre au prix des Domaines, soit 980 000 euros avec le parc puis 1,1, million d’euros sans le parc (Comprenne qui pourra !) avant qu’Édouard Chazouillères n’obtienne le report de la délibération, deux offres sont parvenues, l’une à 2 millions d’euros et l’autre à 1,7 millions émanant de la société Alaéna Cosmétiques, avec à la clé la promesse d’une trentaine d’emplois crées. Que cette deuxième offre retienne l’attention de politiques responsables ne pose pas de problème, à condition que tout soit transparent. Or, une fois de plus, les conseillers municipaux n’ont pas eu la moindre information sur la société concurrente ni le détail de l’appel d’offres. Et voilà comment on s’assoit sur 300 000 euros qui pouvaient entrer dans l’escarcelle municipale sans avoir le moindre élément d’information !

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/la-villa-sion-un-nouveau-bigueyrie/

Successivement proposée à 980 000 euros puis à 1,1 million d’euros, la villa SIon va sans doute partir pour 1,7 million d’euros alors qu’un acquéreur en proposait 2 millions d’euros. Pourquoi ce choix surprenant? La mairie n’a daigné donner aucune réponse.

… Mais s’il n’y avait que cela. Si vous êtes un citoyen ordinaire vendant votre studio, vous allez faire en sorte que tous les contentieux juridiques possibles avec vos voisins soient réglés avant de vendre. Démonstration, une fois de plus, que vous n’êtes pas fait pour la politique. Pierre Delalonde, le propriétaire du Château-Boulart, l’ancien « ami personnel » du maire qui fait percer des sorties sans accord sur le parc municipal, a déposé deux recours juridiques contre cette vente. Mais Veunac et Lafite balaient tout cela d’un revers de main en disant que « les juristes de la Ville sont confiants et qu’il n’y a aucune raison de s’inquiéter ».

Un point de vue qui va faire sursauter les deux avocats présents dans la salle. Nathalie Motsch conseille à la Ville de surseoir à sa décision, avis partagé par Jean-Benoît Saint-Cricq. Les deux soulignent aussi qu’une quarantaine de voitures vont être autorisées chaque jour à stationner dans le parc appartenant à la Ville, alors que les règlements municipaux imposent une place de parking pour 60 mètres carrés. « Cet avantage a été négocié dans le prix » balaie d’un revers de main Mimi-Imperator qui va se faire des copains avec toutes les victimes des pruneurs fous de Streeteo.

Et la farce continue, la majorité municipale mentant avec un aplomb sidérant : « Ce bien n’est pas utilisé depuis deux ans et est une charge pour la Ville » affirme Veunac. Effectivement, on a viré dare-dare les associations qui fréquentaient la villa Sion et tenté de le vendre en douce à un propriétaire-ami, qui désormais fait des recours contre la Ville. Sentant son maître en difficulté, Peio Claverie en fait dix louches : « On a sorti les associations du bâtiment pour raison de sécurité ! ». Rappelons donc à notre cireur de pompes municipales qu’à l’époque le directeur de cabinet de Michel Veunac, Guillaume Snollaerts, résidait villa Sion et qu’il  ne s’est jamais plaint d’occuper un galetas.  

«  Quand c’est pas clair, c’est qu’il y a un loup ! »  aime à répéter Martine Aubry. Dans le cas de Biarritz, ce n’est pas un loup solitaire mais une meute entière qui sévit à chaque délibération municipale.

Ne leur achetez pas une voiture d’occasion !

Et l’on en vient à L’Hôtel du Palais, dossier traité délibérément à plus de 22 heures, en misant sur la légitime fatigue des conseillers municipaux. En 2018, tout était clair. Veunac et Lafite nous détaillaient leur mirifique opération pour éviter un prêt bancaire alors que L’Hôtel du Palais devait être rénové : confier un bail emphytéotique de 75 ans à la Socomix pour la rendre sexy et qu’elle puisse emprunter l’argent nécessaire. Autrement dit, une façon éhontée de planquer la dette municipale sous le tapis, en perdant le contrôle du palace et en laissant entrer JC Decaux dans le montage financier, le puissant homme d’affaires guettant le moment où la Ville ne pourra plus suivre financièrement pour s’emparer du palace à bon compte.

Mais le savant ravaudage imaginé par l’énarque qui ne se trompe jamais mais n’arrive pas à duper grand monde avec ses invraisemblables raccommodages n’aura même pas tenu jusqu’au prochain mandat électoral. La Compagnie Financière du Louvre a décidé de quitter le navire et pour ne pas perdre le contrôle de l’entreprise, il faut racheter ses actions à hauteur de 1,7 millions d’euros, somme que notre génie financier qui aime Veunac, Didier Guillaume et les Biarrots, souhaite emprunter, tout en nous annonçant que la Caisse des Dépôts et Consignations désire entrer dans la capital et racheter les actions. Vous avez suivi ? Ce n’est pas grave car ce qu’on nous explique n’est probablement pas la vérité ! Nathalie Motsch, dénonce à juste titre « L’Arlésienne » que constitue cette Caisse des Dépôts et Consignations, toujours annoncée et jamais présente, comme si Veunac et Lafite étaient capables de nous baratiner quelque peu…

Quant au citoyen vendeur de studio qui ne comprend pas pourquoi, lorsqu’on est sûr de toucher 1,700 million d’euros avec la vente de la villa Sion, (dixit Veunac) on emprunte 1,750 million d’euros à la banque pour racheter des actions de l’Hôtel du Palais, actions qui, de surcroît, doivent être rachetées immédiatement par un autre établissement, nous avons la démonstration qu’il n’est décidément pas fait pour la politique.

Bisque, Bisque, Basque ! pour sa part a trop de respect pour la lucidité, l’abnégation et le sens de l’argent public de nos actuels dirigeants pour s’imaginer que la vérité puisse être autre que celle exprimée dans l’enceinte du conseil municipal.

Avec tout de même une certitude : si Lafite ou Veunac me proposent de racheter une voiture d’occasion, je crois que je vais passer mon chemin, tant est grande la conviction que le compteur sera trafiqué et les révisions négligées.

 

 

 

 

 

 

 

 

On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Le scrutin de la honte

Lettre ouverte à tous les élus qui s’apprêtent à voter oui.

Je vous vois déjà, dans quelques années quand Le Palais sera perdu, la lippe boudeuse et le regard sur les chaussures. « On ne savait pas » … « On nous avait mal expliqué » … « On nous a menés en bateau ». J’ai d’autant moins de peine à imaginer la scène que pour certains d’entre vous, vous m’avez déjà fait le coup avec la Cité de l’Océan, projet qu’en bons petits soldats du général Borotra, vous avez approuvé sans états d’âme malgré toutes les mises en garde qui vous avaient été faites. Vous n’aviez réussi à ruiner la Ville qu’à moitié et il est donc normal de finir le travail avec le Palais.

Et comme vous aimez tellement ce statut d’élu qui vous vaut la considération de votre entourage, des invitations à foison et parfois quelques menus avantages pécuniers, vous vous apprêtez à voter « oui » dans l’espoir insensé de faire toujours partie de l’équipe qui gagne en 2020. Mais puisque vous êtes des élus, c’est-à-dire des représentants des citoyens biarrots, puisque vous exercez ce mandat par pur altruisme, j’ai quelques questions à vous poser :

– Ça ne vous gêne pas de voter le 15 octobre le lancement de travaux prévus pour le 18 octobre et commandés aux entreprises depuis longtemps ? Vous n’avez pas le sentiment de participer à une farce démocratique ?

– Ça ne vous gêne pas qu’on vous demande le 3 octobre, après vous avoir privé de toute information pendant des mois, de lire 600 pages en six heures avec interdiction de prendre des photos, comme si vous étiez des enfants irresponsables et non des élus ?

– Ça ne vous gêne pas d’apprendre que Biarritz est la seule ville française propriétaire d’un palace et vous n’y voyez pas une anomalie ?

– Ça ne vous gêne pas de voir que Virginie Lannevère, spécialiste du risque financier en matière de palace et peu suspecte de viser une carrière politique, soit vent debout contre le projet que vous vous apprêtez à voter ?

– Ça ne vous gêne pas de constater que presque tous ceux qui ont travaillé dans l’entreprise ou la finance, qu’ils soient de la majorité ou de l’opposition, s’insurgent contre ce montage financier ?

– Ça ne vous gêne pas de suivre aveuglément Veunac et Lafite, les défenseurs du projet qui ont mené toutes les négociations en cachette et qui ont déjà planté royalement les Biarrots lors de la mandature précédente en militant pour la Cité de l’Océan ?

– Ça ne vous gêne pas quand, le 30 juillet dernier, vous votez les yeux bandés, sans avoir le moindre chiffre en votre possession, pour un bail emphytéotique qui engage la Ville pour 75 ans ?

– Ça ne vous gêne pas le spectacle d’une partie de l’opposition, emmenée par Jean-Benoît Saint-Cricq, Domège ou Darrigade, volant au secours du maire quand sa propre majorité va le mettre en difficulté ?

— Ça ne vous gêne pas ces pressions incessantes de Veunac et Lafite à votre égard, ce maniement permanent de la carotte et du bâton pour que vous votiez bien lundi ? Vous êtes des élus et non de simples godillots votant où on leur dit de voter.

– Ça ne vous gêne pas que Veunac et Lafite vous aient déjà menti en plein conseil sur les écuries de Bigueyrie ou la villa Sion et ça ne vous incite pas à imaginer qu’il pourrait en être de même pour le Palais ?

– Ça ne vous gêne pas qu’on ait éliminé sans le moindre débat toute discussion sur la possibilité de vendre le fonds ou les murs du Palais et qu’on vous dise maintenant qu’il n’y a qu’une seule solution ?

– Ça ne vous gêne pas de voir la directrice de l’Hôtel du Palais vous annoncer une trésorerie à sec pour vous alarmer, avant de dire tout autre chose à Sud Ouest ?

– Ça ne vous gêne pas de constater que, comme par hasard, presque toux ceux qui se sont ralliés à Veunac et Lafite le 30 juillet dernier avaient un intérêt financier personnel, poste d’adjoint ou délégation, à préserver ?

– Ça ne vous gêne pas qu’en réunion de majorité, Veunac ait parlé de Jean-Claude Decaux comme d’une « relation personnelle » et vous ne voyez pas dans ce montage financier hasardeux copain sous roche ?

– Ça ne vous gêne pas que, pour deux jours de G7, alors que le Palais, n’a jamais eu autant de monde que cet été, on se lance dans des travaux pharaoniques à prix fort ?

– Ça ne vous gêne pas, vous qui connaissez le prix du moindre studio à Biarritz de voir Le Palais valorisé à quarante millions d’euros, alors qu’il vaut trois à quatre fois plus ?

 

Mais puisque, décidément, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes biarrots et que vous vous apprêtez en toute béatitude à voter « oui », oubliant sciemment que votre rôle d’élu implique de défendre les Biarrots et non vos intérêts privés, puisque vous nous refusez le débat démocratique qui s’imposait quand on s’apprête à endetter la Ville à hauteur de 70 millions et à obérer son avenir pour 75 ans, ça ne nous gênera pas pour notre part de mettre fin dès 2020 avec nos bulletins de vote  à votre carrière politique.

C’est pour cela que nous serons là, dès 17h45 à l’entrée de la mairie, pour féliciter les élus de tous bords qui ont osé s’opposer à ce projet inepte, et pour vous regarder dans les yeux et voir si vous assumez votre vote, c’est pour cela que la salle du conseil municipal sera bondée et que nous espérons que le scrutin se déroulera à main levée pour que chaque Biarrot puisse bien se souvenir de ceux qui ont sciemment voté la ruine de la Ville.

Jean-Yves Viollier

Les Insoumis Biarrots réclament la vente du Palais

Outrés par le déni de démocratie qui se prépare, les Insoumis Biarritz adressent un nouveau communiqué à Bisque, Bisque, Basque !

Face à la forfaiture qui se prépare, il est agréable de constater que quelques moutons noirs osent dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.

Concernant la gestion actuelle de l’Hôtel du Palais et à l’approche du conseil municipal du 15 octobre, les Insoumis Biarrots dénoncent le déni de démocratie, devenu malheureusement habituel dans cette majorité, qui conduit à faire voter les élus sans qu’ils aient eu les éléments d’information du dossier, selon un calendrier manifestement motivé par une stratégie politicienne et la préparation du G7, et non par souci de l’intérêt des Biarrots. L’équipe municipale s’apprête à prendre une décision qui engage les Biarrots pour 70 millions d’euros sur 75 ans sans avoir aucun mandat pour cela, ce qui illustre de façon symptomatique le caractère monarchique de ces institutions de la Ve République. Les Insoumis Biarrots réclament donc la vente des murs et fonds de commerce de l’Hôtel du Palais, qui de toute façon ne rapporte pas d’argent aux Biarrots. Cette vente permettra d’éviter l’endettement de la ville qui pèse sur les contribuables Biarrots, de financer à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros la réalisation des équipements et projets nécessaires au bien-être des citoyens, notamment en termes de voirie, d’intégration sociale et de transition écologique, mais aussi d’offrir de meilleures possibilités d’évolution professionnelle et personnelle aux salariés du Palais.   

NDLR : L’illustration, le titre et la légende sont de la rédaction.

Chazouillères convaincu qu’un autre projet est possible

L’ancien adjoint au commerce dénonce à son tour la manipulation qui est en train de s’opérer autour de l’Hôtel du Palais.

« L’urgence est de lever le mensonge sur « la trésorerie qui serait à sec », argument massue pour influencer les votes, faire peur et retourner certains votants qui, je le comprends, se sont légitimement inquiétés pour l’hôtel et le personnel. Or la trésorerie est à son niveau habituel après la saison estivale, soit au plus haut de l’année ! De quoi, « passer l’hiver » comme tous les ans.

De plus, l’hôtel du Palais se porte économiquement bien, du moins mieux que par le passé (le chiffre d’affaires et le résultat d’exploitation sont en hausse). Ce n’est pas le maire qui va dire le contraire ; il le répète depuis quatre ans.

Tout ces éléments démontrent qu’on a du temps, contrairement à ce qu’on nous serine depuis peu. Rien ne presse. Il est urgent de ne pas se précipiter.

Il est urgent de ne pas se précipiter

Car le projet actuel n’est pas un bon projet. Il présente trop de risques pour l’hôtel et indirectement trop de risques pour la Ville. Le Maire serait bien avisé de stopper ce « projet risqué » au « calendrier fou » ! Et s’il ne le fait pas, j’appelle mes collègues conseillers municipaux à rejeter ce plan, car il n’est pas raisonnable, pas pertinent et dangereux !

J’appelle à prendre le temps. J’appelle à patienter un an et ainsi à se donner le temps de revoir ce projet pour ne pas risquer de perdre trente ans avec un contrat de gestion qui nous lie avec un opérateur (Hyatt) inadéquat, 75 ans avec un bail emphytéotique qui dépossède la Ville et peut-être le Palais lui-même…à jamais.

Il serait urgent, aussi, que chacun se calme et que ce débat s’apaise. Il serait appréciable, enfin, que cesse de la part de Messieurs Veunac et Lafite le « bourrage de crânes » avec leurs faux arguments, leur rétention de documents et leurs fausses informations pour influencer le vote !

Car oui, bien sûr, un autre projet est possible !

Réexaminer sans exclusive toutes les options

Ce que je pense qu’il faudrait faire dans l’année qui vient :

– Comme prévu, fermer l’hôtel le 18 octobre.

– Recruter au plus vite un Directeur général de qualité (poste vacant depuis le départ de Monsieur Cousty il y a près d’un an)

– Relancer immédiatement la commercialisation pour préparer une réouverture au printemps, pour Pâques.

– Réviser le plan de travaux de cet hiver en ne retenant que les quelques travaux nécessaires de sécurisation des clients et du personnel et de très légers embellissements pour accueillir le G7. Cela n’ira pas loin en terme d’enveloppe budgétaire : entre 3 et 6 M€ au maximum, .- Interroger les Biarrots sur les grandes orientations du projet

– Réexaminer, sans exclusive, toutes les options (vente totale ou partielle / projet actuel sous contrat de gestion plus modeste et beaucoup mieux ficelé / continuation du principe de l’indépendance actuelle mais avec d’autres conditions d’exploitation pour assurer la rentabilité comme la fermeture l’hiver), toutes les possibilités de couplage travaux/mode de gestion/financement pour négocier aux mieux les intérêts de l’hôtel et réduire drastiquement les risques que présente le projet actuel.

Être responsable serait de se donner ce temps pour décider en connaissance de toutes les options possibles. »

Édouard Chazouillères

NDLR : le titre et les intertitres sont de la rédaction

 

Amigorena dénonce le mensonge de la directrice du Palais

Tous les moyens ne sont pas bons en politique. François Amigorena est scandalisé par la façon dont Cécile Pascouau a menti au conseil municipal. Il nous écrit.

« Le 28 septembre dernier, les membres du Conseil Municipal de Biarritz étaient réunis en Commission Générale afin d’obtenir des informations relatives au projet concernant l’Hôtel du Palais. Pour ce faire, étaient également présents ce soir-là les représentants des différents cabinets de conseil et d’avocats ayant assisté le maire sur le dossier, quelques fonctionnaires communaux et la directrice de l’Hôtel du Palais.

Et dans le cours d’une réunion qui a duré près de cinq heures, c’est cette dernière qui a semé un vent de panique parmi les élus biarrots en déclarant, je la cite : « nous n’avons plus de trésorerie », et « d’ici un mois, un mois et demi, nous ne pourrons plus payer », ce dont la trentaine de personnes présentes ce soir-là peut témoigner.

Cécile Pascouau, directrice du Palais (Photo Sud Ouest)

Cette affirmation incroyablement alarmiste a bien évidemment provoqué une inquiétude compréhensible des élus présents et a beaucoup fait pour accréditer la thèse de Messieurs Veunac et Lafite selon laquelle leur projet pour le Palais est le seul possible et qu’il y a une urgence absolue à le mettre en œuvre immédiatement.

Les sous-entendus de cette thèse, répétée à l’envi tel un mantra depuis des mois sont clairs : les opposants au projet du maire et de son premier adjoint sont des irresponsables qui mettent en péril l’existence même du Palais et les emplois de son personnel.

Quelle directrice croire ?

Et les propos de la directrice ont été très efficaces en ce sens : certains élus, pourtant fermement opposés au projet jusque-là, ont été sérieusement ébranlés dans leurs convictions. Pourtant, le 9 octobre dernier, soit 11 jours à peine après la Commission Générale, la même directrice de l’Hôtel du Palais déclarait à Sud Ouest : « la trésorerie du Palais est de 6 millions d’euros. Il n’y a pas de risque financier. » Mais alors quelle directrice croire ? Celle qui le 28 septembre agite le spectre effrayant d’une faillite à court terme de l’hôtel, ou celle qui, quelques jours plus tard, se veut totalement rassurante ?

Selon mes informations, la deuxième affirmation est la seule vraie et la trésorerie du Palais s’établit actuellement aux environs de 6 millions d’euros, ce qui est cohérent avec ce que je connais du cycle financier de l’hôtel après en avoir été administrateur pendant 4 ans. En effet, à cette époque de l’année, après la haute saison, le niveau de trésorerie habituel de l’hôtel est de l’ordre de 8 millions d’euros.

La Socomix, la société d’exploitation du Palais, a dû cette année faire face à des dépenses exceptionnelles :

– 550 000 euros de frais d’enregistrement pour le bail emphytéotique (sic)

– vraisemblablement plus de 600 000 euros d’avance à Eiffage pour la tranche 2 des travaux de rénovation (oui, vous avez bien lu, le Conseil Municipal ne s’est pas encore prononcé, mais on consent déjà des avances à Eiffage !!!)

– plus de 2 millions d’euros d’honoraires (cabinets de conseil, avocats, etc.)

Il est donc logique qu’il reste environ 6 millions d’euros disponibles dans les caisses.

La première question qui se pose alors est la suivante : ces 6 millions d’euros sont-ils suffisants pour assurer l’avenir de l’Hôtel du Palais à court terme ?

La réponse est définitivement oui.

Pourquoi ce mensonge effronté ?

Les dépenses incompressibles de l’hôtel fermé à partir du 18 octobre prochain s’établissent à hauteur de 500 000 euros par mois. Pas besoin donc d’être diplômé d’une grande école de commerce pour comprendre que 6 millions d’euros de trésorerie disponibles suffisent à tenir le choc sans problème pendant une année complète.

La trésorerie réelle du Palais permet donc de prendre le temps d’envisager sereinement d’autres options, contrairement aux allégations de Messieurs Veunac et Lafite et il n’y a aucune urgence réelle à adopter le projet qu’ils présenteront au Conseil Municipal du 15 octobre.

La seconde question – de loin la plus dérangeante et toujours sans réponse aujourd’hui ! – se formule ainsi : pourquoi la directrice du Palais a-t-elle effrontément menti aux élus représentants des Biarrots et ainsi instrumentalisé leurs craintes légitimes de voir l’hôtel acculé à une illusoire faillite prochaine ?

La réponse est bien évidemment dans la question. »

François Amigorena

NDLR : Les titres et intertitres sont de la rédaction.

 

 

 

 

Boissier demande un référendum sur le Palais

Membre de la majorité municipale, le délégué à la participation citoyenne propose à Veunac de mettre ses actes en accord avec ses idées en organisant une consultation des Biarrots. Pas de réponse !

Le plus rageant dans cette équipe municipale qui tire désormais à hue et à dia, c’est qu’il y a d’authentiques talents catastrophés par la façon dont est gérée cette ville ! Hervé Boissier est un de ceux-là. Depuis 2014, bien que membre de la majorité municipale, il n’a jamais hésité à s’opposer à Michel Veunac, et a toujours démontré un grand souci des Biarrots. Décidé à ne pas se représenter en 2020, l’homme libre Boissier, pas convaincu par le montage financier voulu par la Ville, a écrit à Michel Veunac pour lui demander d’organiser un référendum d’intérêt local. Et devinez ce qui s’est passé ? Michel Veunac s’est bien gardé de répondre. Excédé par ce silence, à la veille de la décision à prendre la plus importante de la mandature, Hervé Boissier s’est donc tourné vers Bisque, Bisque, Basque !

Biarritz le 6 octobre 2018

Lettre à monsieur le Maire de Biarritz

 

Objet : l’hôtel du Palais

Monsieur le Maire,

 

Nous voici confrontés à la deuxième étape que vous avez décidé de mettre en œuvre concernant l’hôtel du Palais. Après le bail emphytéotique que vous avez fait voter le 30 juillet de justesse, grâce entre autres à l’appui inattendu d’une partie de l’opposition municipale, vous allez nous demander d’approuver le transfert du fonds de commerce du Palais à la SOCOMIX.  Cela, en dépit de toutes les incertitudes qui pèsent sur l’option que vous avez choisie, et tous les risques qui pourraient en découler.

Le sujet de l’hôtel du Palais est l’un des plus importants que nous ayons eu à traiter pendant cette mandature. Plusieurs options pouvaient être envisagées, y compris la vente de cet établissement. Vous n’avez jamais accepté de débattre sur les diverses possibilités envisageables. Vous avez sans cesse refusé de livrer aux élus municipaux les éléments de ce dossier jusqu’à ces derniers jours. Le contenu des documents récemment dévoilés, ne sont aucunement convaincants, et au contraire, même inquiétants, ainsi que l’ont démontré certains de nos collègues plus compétents que moi en termes d’hôtellerie de luxe et de contrats commerciaux.

 Vous avez choisi de vous orienter vers la formule que vous nous présentez aujourd’hui comme étant la seule possible. C’est votre avis et celui de quelques uns de nos collègues, mais ce point de vue est loin d’être partagé massivement. Cette option, votre option, fait courir des risques, et ceux-ci, pèsent non pas sur une entreprise commerciale privée et des fonds privés, mais sur le devenir de la ville c’est-à-dire des Biarrots, de tous nos concitoyens et par conséquent sur des fonds publics.

Actuellement, dans notre ville, ce sujet est au centre des discussions et des interrogations de nombreux Biarrots qui considèrent avoir leur mot à dire sur le devenir du Palais.

Vous avez depuis longtemps fait état de votre réel intérêt pour l’expression citoyenne et l’exercice de la démocratie participative à Biarritz. Récemment vous m’avez donné mission de faire vivre et favoriser cette démarche. Aussi à ce titre, aujourd’hui je vous le dis haut et fort : ce sujet qui a fracturé notre majorité, mérite de recueillir l’avis de l’ensemble de nos concitoyens.

Vous avez refusé de porter le débat au sein de notre majorité. Erreur manifeste, si on veut bien objectivement constater les dégâts occasionnés au sein de celle-ci. Il en sera de même pour les Biarrots si vous ne les consultez pas. Vous avez l’occasion unique de valoriser votre image et celle de votre mandature, de poser un acte fort en termes de démocratie locale. Je vous en conjure réfléchissez bien au conseil que j’ose vous donner car il est fondé et il est objectif.

Objectif car, vous le savez, je n’aspire à rien, dans la confrontation électorale qui se prépare, je n’attends donc aucun « bénéfice personnel » a quelque titre que ce soit, ni de qui que ce soit.

Vous avez choisi une option pour l’hôtel du Palais et c’est votre droit, mais vous avez voulu imposer ce choix sans aucun débat sur la pertinence de votre choix et sans écouter ceux qui préconisent d’examiner les autres options existantes, et ça, en démocratie c’est une erreur et une faute pour ne pas dire une tentative d’abus de pouvoir.

 Puisque, comme vous l’affirmez si souvent, les Biarrots veulent que la ville reste propriétaire de ce Palace alors vous devriez accepter sans crainte de les consulter. Suspendez la décision arrachée le 30 juillet, organisez des réunions d’informations et des débats contradictoires, des rencontres largement ouvertes aux Biarrots, portant sur les diverses solutions crédibles et sécurisées, pouvant être envisagées.

Mercredi 10 octobre à 17 heures, la consultation organisée par Sud Ouest était édifiante : des avis très partagés sur la vente ou la conservation du Palais mais une unanimité des Biarrots pour demander un référendum sur le sujet.

J’en vois au moins trois :

  • Vente du Palais à un groupe Hôtelier de haut niveau,
  • Vente du fonds de commerce à sa vraie valeur avec un loyer conséquent pour les murs, à charge de l’exploitant.
  • Poursuite de la gestion actuelle en y apportant des aménagements nécessaires en termes de gestion, de modalité de gouvernance, accompagné d’un plan de financement adapté et progressif, permettant d’effectuer les travaux indispensables et, à terme son embellissement.  

Procédez ensuite à une large consultation par un référendum d’intérêt local afin d’avoir une base solide pour conduire à bien le projet répondant au choix prioritaire de nos concitoyens. Aucune contestation ne serait ensuite légitime et on peut estimer que les tensions actuelles s’apaiseraient à défaut de disparaître.

J’ose espérer une réponse de votre part.

Je vous prie de croire, monsieur le Maire, à l’expression de ma considération.

Hervé BOISSIER

Conseiller Municipal

Délégué à la Participation Citoyenne

PS : Puisqu’il a été question de déloyauté et de LOYAUTÉ, je veux affirmer que cette dernière n’est absolument pas synonyme d’obéissance aveugle, de soumission craintive, ou de veulerie courtisane. La LOYAUTÉ implique d’être « vrai », droit, franc, sans calcul intéressé, ni crainte de déplaire.

Être loyal, c’est tenter de préserver celui ou ceux à qui elle s’applique avec sincérité, même au risque de ne pas être compris.

C’est ce que je crois faire à votre égard et ce que je fais et ferai à l’égard des Biarrots.

Copie : Mesdames et messieurs les Membres du Conseil Municipal

Palais : l’indécent calendrier

Biarrots, vous assistez en direct à un tour de passe-passe extraordinaire !

Depuis le 30 juillet Michel Veunac tremble en compagnie de sa garde rapprochée, car sans l’appui inespéré de certains membres de l’opposition, il aurait été mis en minorité lors du dernier conseil municipal. Depuis cette date, devant son boulier chinois, le maire de Biarritz fait et refait ses additions, pas du tout rassuré. Pour tenter d’inverser la tendance, il alterne donc menaces et promesses à l’encontre de ses élus. Avant de se lancer depuis le 10 septembre dernier dans une offensive médiatique tous azimuts. L’ennui, c’est qu’en parlant, on en dit parfois un peu trop et on se contredit. Panorama d’un joli catalogue de bourdes et d’approximations proférées en septembre..

La fausse gaffe de Lafite

C’est notre brillant énarque qui lance l’offensive, le 10 septembre dernier dans Sud Ouest. Tout le monde scrute son interview et se persuade que l’homme qui ne se trompe jamais vient de commettre une belle boulette. En effet, alors que François Amigorena a lancé un recours devant le tribunal administratif pour défaut d’information des élus lors du conseil municipal du 30 juillet, le premier adjoint, en réponse à la question de la journaliste Véronique Fourcade, reconnait que les éléments chiffrés sur l’Hôtel du Palais seront donnés aux élus « dans quelques jours » Ce qui veut dire qu’ils ne les ont jamais eus ! Et, pas gêné pour deux sous, il en profite pour glisser un demi-mensonge sur les membres du conseil d’administration « tenus à la confidentialité ». Le grand argentier de service ne craint pas les fuites puisque les membres du conseil d’administration, eux non plus, n’ont jamais eu les chiffres et que Veunac et Lafite décident seuls dans ce dossier !

En fait, Guy Lafite ne commet pas une gaffe, mais prend un risque calculé dans cet interview. Il donne en apparence du grain à moudre à la requête d’Amigorena, en confirmant ses dires, mais le temps de la Justice étant ce qu’il est, il sait que le contrat sera signé depuis longtemps le jour où le tribunal administratif donnera tort à la Ville. En revanche, lors de la réunion de majorité, plusieurs adjoints et en particulier Guillaume Barucq et Nathalie Motsch ont refusé de voter les yeux bandés et annoncé qu’ils continueraient à voter contre le projet tant qu’ils n’auraient pas les chiffres. Le rusé Guy Lafite leur offre donc une porte de sortie honorable s’ils votent pour. Ce sera, bien évidemment, parce que les chiffres les auront convaincus. A surveiller, lors du prochain conseil consacré au Palais, aux alentours du 15 octobre, même si Motsch et Barucq ne sont pas du genre à mordre à un appât aussi grossier.

 Veunac à la grosse caisse

10 jours plus tard, c’est Michel Veunac qui a droit à une double page dans Sud Ouest où il reprend avec tout autant de mauvaise foi, les arguments de son adjoint. Car entre temps, le 14 septembre, la très modérée Virginie Lannevère, spécialiste du risque financier pour les palaces et dénuée de toute ambition politique, a dit tout le mal qu’elle pensait du calendrier forcé que veut imposer la mairie.

Comme tous les mauvais comédiens, Veunac surjoue et, en toute maladresse cette fois, il lâche quelques énormités très révélatrices de sa stratégie de passage en force.

Les travaux ? Ils commenceront « le 20 octobre », décrète Michel-imperator, alors que de son aveu même, personne en dehors de lui et de Lafite n’a les chiffres. Et que la décision appartient au conseil municipal et à lui seul ! Et puis notre bon Michel, un peu vaniteux tout de même, n’hésite pas à mettre en avant ses « relations de proximité » avec le Président Macron. Franchement, Michel, on aimerait mieux que tu sois un peu plus distant avec Macron et que tu demandes à l’État de t’aider pour le G7, comme l’ont fait toutes les autres villes, au lieu de jouer les grands seigneurs avec l’argent des Biarrots. Elle va coûter cher aux contribuables, ton hypothétique investiture LREM pour 2020 !

Reste enfin le clou du spectacle et la désinvolture avec laquelle notre premier magistrat balaie d’un revers de manche une probable perte de chiffre d’affaires pour les commerçants biarrots : « La perte de chiffre d’affaires existera peut-être ponctuellement, mais la destination aura tout à y gagner sur le long terme. »

Rassurez-vous, mauvais esprits que vous êtes, les indemnités que touchent Veunac et Lafite ne seront pas impactées par le G7, c’est bien là l’essentiel.

Un agenda délibérément tarabiscoté

Vous imaginez les nuits que passe Michel Veunac en ce moment !  Il faut faire croire à l’investisseur que tout Biarritz est unanime pour ce projet d’endettement sur 75 ans, s’assurer que la majorité marche au pas, cajoler les opposants qui sont venus l’aider, vérifier que de nouvelles défections ne sont pas en train de s’opérer et atermoyer au maximum pour que plus personne ne puisse contrer les rêves de grandeur de Mimi-Imperator : Il le veut, il l’aura son beau G7 à lui tout seul et tant pis si les entrepreneurs sollicités se gavent en sachant que la mairie est coincée par le calendrier !

D’où ce grand n’importe quoi que vient d’annoncer la mairie :

– Le 28 septembre prochain, les élus seront invités à délibérer sur le confortement des falaises ou la vente de la villa Sion. Pas un mot sur le Palais. On ne va tout de même pas faire toute une histoire pour un emprunt de 70 millions sur 75 ans « qui engage, suivant les termes de Guillaume Barucq, douze futurs maires dont certains ne sont pas encore nés ». Pourquoi tremblez-vous, Biarrots ? Veunac sera encore maire en 2093 et il aura redressé de main de maître la situation financière de la Ville.

– Le 3 octobre, les élus risquent bien de repartir comme ils sont venus : Grosjean comme devant ! Pour les amuser lors de la Commission Générale prévue (un conseil municipal à huis-clos) ils pourront poser quelques questions aux invités du jour, les consultants de PWC, d’APCH ou à maître Laloum, mais ils n’auront pas un chiffre.

– Le 5 octobre, c’est promis-juré, tous les chiffres leur seront enfin communiqués. Lors de la réunion de majorité, un conseiller municipal a demandé « pourquoi les deux dates n’étaient pas inversées », afin que les conseilleurs municipaux puissent poser des questions en ayant eu connaissance des chiffres. « C’est comme ça ! » a hurlé le grand démocrate Veunac.

– Et pour finir l’enfumage, le conseil municipal consacré au Palais va se dérouler vers le 15 octobre, une poignée de jours avant le début des travaux programmés. Et il est facile d’imaginer les coups de violon qui vont être faits aux élus. Il est trop tard… Nous sommes coincés et obligés de démarrer les travaux maintenant… Les marchés sont déjà passés et Biarritz va perdre beaucoup d’argent si vous votez contre.

Avec leurs cachotteries et leurs mensonges, Veunac et Lafite ont délibérément envoyé toute l’équipe municipale dans le mur, pour imposer leur calendrier. Bisque, Bisque, Basque ! espère que lors de ce prochain conseil les votes auront lieu à main levée pour que les Biarrots sachent qui couvre les folies du maire et qui fait preuve de lucidité.

Quant à la démocratie dans tout cela, n’en parlons même pas. Bisque, Bisque, Basque !  qui continue à avoir de solides informateurs dans la place se fera donc un plaisir de vous raconter les coulisses des prochains jours, la Commission Générale et de rappeler quelques vérités bonnes à entendre sur le Palais juste avant le conseil décisif.

Parce que, comme pour la plage de Marbella, c’est maintenant qu’il faut combattre les folies municipales et arrêter ces décisions qui ne servent que les intérêts de quelques-uns.

Il rame, il rame, notre ami Saint-Cricq…

La Semaine du Pays basque vient de réussir un fort joli coup journalistique en faisant parler l’homme que tout le monde rêvait d’entendre depuis sa surprenante prise de position du 30 juillet dernier. Après les articles de Sud Ouest, après la conférence de presse de Brisson expliquant qu’il approuve les décisions de Veunac, l’offensive des « Alliés du Palais » se poursuit. Malheureusement si le Jean-Benoît Saint-Cricq glabre de 2017, souvent encensé sur ce blog, était très cohérent dans ses propos quand il annonçait que signer un bail emphytéotique c’était « prendre le risque de tout perdre », la version barbue 2018 Saint-Cricq 2.0 qui semble avoir laissé ses convictions à côté de son rasoir, peine à convaincre, rame et semble plus apte à disputer une régate de traînières qu’à faire basculer l’opinion.

C’est avec suavité que l’avocat biarrot qui nous a épaté pendant des années pour sa pugnacité d’opposant évoque son passé et l’époque où il souhaitait la vente des murs et du fonds de L’Hôtel du Palais : « Effectivement, je suis par philosophie un tenant de l’exploitation privée et des affaires commerciales et j’ai pu, courant 2016 et 2017, m’émouvoir de ce qui était envisagé » Que c’est joliment dit…

Et comme il faut donner un peu de cohérence à ce grand écart, Jean-Benoît Saint-Cricq livre au passage quelques chiffres qui laissent rêveurs. Pour financer les vacances des plus riches au Palais, les Biarrots ont contribué à hauteur de… 3 millions d’euros par an ! Et le même nous explique ensuite qu’en empruntant 70 millions d’euros pour faire des travaux, nous allons à l’avenir nous enrichir. Comprenne qui pourra !

Bon camarade, Jean-Benoît explique ensuite pourquoi le maire a failli être mis en minorité.

Ceux qui se sont opposés à ce merveilleux projet d’endettement pour 75 ans n’ont pas voulu faire de peine à Veunac mais ils ont juste « eu du mal à cerner des notions qu’ils ne maîtrisaient visiblement pas » car ils ne sont pas comme lui « un avocat spécialiste en droit immobilier rompu au droit des affaires »

Virginie Lannevère, Anne Pinatel, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq et tous ceux qui ont voté contre apprécieront de voir leur compétence remise en cause par un ancien opposant qui trouve soudain tous les charmes à la majorité. De l’art de se faire des amis !

 

 

 

 

 

 

 

Veunac ne peut plus se cacher derrière son petit doigt

Après trois ans d’inexistence totale, le maire de Biarritz doit s’attaquer aux dossiers majeurs de son mandat : la Cité de l’Océan, Le Palais, et la mise à niveau de la Ville.

Depuis 2014, il atermoie, tergiverse, lambine, procrastine, hésite, barguigne, doute, flotte, oscille, biaise et louvoie. Comme le cancre au fond de la classe, il espère que la mouche qui volète dans un rayon de soleil va lui apporter l’inspiration qui lui manque tant. Alors, en attendant l’illumination, il s’offre avec l’argent public des études et même des contre-études pour vérifier si les experts sont d’accord entre eux et exaspère par son indécision et son absence d’imagination aussi bien son opposition que sa majorité… Comment avez-vous deviné qu’il était question de Michel Veunac ?

Et puis, quand les échéances deviennent trop pressantes, confondant action et incantation, notre élu à écharpe tricolore sort une maxime sentencieuse qui lui donne le sentiment d’avancer dans les dossiers en souffrance, : « Je vous ferai aimer la Cité de l’Océan » ou le péremptoire : « Moi vivant, l’Hôtel du Palais ne sera jamais vendu ».

Même si depuis 2014, il fait trembler les murs de la mairie avec ses colères brutales qui traduisent toute son impuissance face à des dossiers qui le dépassent totalement, l’homme Michel Veunac reste à l’évidence un bon bougre. Titulaire d’un bâton de maréchal avec un poste de deuxième adjoint, il n’était juste pas fait pour revêtir l’écharpe tricolore avec le gros temps qui attendait la Ville après le désastreux dernier mandat de Didier Borotra.

Non, la Cité de l’Océan ne va pas mieux…

Si un jour des conseillers municipaux s’avisaient de donner le nom d’une rue à Didier Borotra, on espère qu’ils choisiront une impasse pour la façon qu’il a eu d’envoyer tout le monde dans le mur lors de son dernier mandat. Pour réaliser ses rêves grandiloquents et sa désastreuse Cité de l’Océan, Didier Borotra a planqué les moutons sous le tapis, en ne s’occupant plus des fondamentaux de la Ville, voierie, eaux usés, entretien, au profit du paraître et de sa gloriole personnelle. On connaît la suite…

Malgré le lourd endettement de la Ville, la situation aurait pu être rattrapable avec un maire à poigne. Hélas nos suffrages se sont portés sur Monsieur hésitation permanente ! La façon dont Michel Veunac gère le dossier de la Cité de l’Océan est ainsi particulièrement édifiante. On fait venir des spécialistes, on commande des études, pour finalement… ne rien changer. Et on continue avec le ludo-scientifique qui nécessite des investissements coûteux tous les trois ans et on se gargarise de chiffres soi-disant mirifiques, tout en sachant parfaitement qu’ils ne sont que le résultat d’une politique de dumping forcené. Le papier publié par Sud Ouest, le 22 août dernier, a ainsi beaucoup contribué à embrouiller les esprits, en persuadant les Biarrots que le naufrage est derrière nous : « Dimanche soir, le 20 août, le nombre d’entrées payantes s’établissait à 54 803. S’y ajoutent 2 729 entrées gratuites pour un total de 57 532 visiteurs depuis le 1er janvier.  À la même date de 2016, 45 140 personnes étaient entrées à la Cité de l’Océan, dont 42 757 payantes. » Pour mémoire, on rappellera que la fréquentation des musées à Biarritz dépend beaucoup de la pluie estivale, qui ne nous a pas oubliés cette année, et que Didier Borotra claironnait régulièrement que ce futur joyau, qui lui aura au moins permis de donner du travail à sa fille, atteindrait son point d’équilibre à 350 000 visiteurs par an.  Et qu’un aquarium comme celui de La Rochelle accueille… 800 000 visiteurs par an !

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/2014/08/15/la-rochelle-l-aquarium-fait-le-plein-de-visiteurs-532684.html

Avec ses réformes cosmétiques, au lieu de réorienter vigoureusement le concept, Michel Veunac, comme dans tant d’autres domaines, diffère le problème, s’illusionne de chiffres qui ne sont pas bons et décide qu’il est urgent d’attendre… Biarrots, vous n’avez pas fini de mettre la main au portefeuille pour financer la mégalomanie de Borotra !

Hôtel du Palais : la seule solution, vendre !

Et, malheureusement pour nous, Michel Veunac se retrouve avec un dossier, celui de l’Hôtel du Palais, qui pourrait nous conduire à un désastre bien pire encore que celui de la Cité de l’Océan. L’appel à Four Seasons, a mis le doigt sur tout ce qui manquait au bâtiment de la grande plage pour prétendre au titre de palace. 50 à 70 millions de travaux de rénovation, qui finiront comme toujours à 100 millions d’euros.

Contrairement aux apparences, tout ne baigne pas à « L’Hôtel du Palais »

Michel Veunac a préféré couper la tête du porteur de mauvaises nouvelles au lieu d’écouter. Alors que le temps presse, il va nous annoncer lors du prochain conseil municipal, prévu le 29 septembre, qu’il fait appel à Accor et va faire cautionner l’emprunt nécessaire, puisque la Ville n’a pas un fifrelin, par La Caisse des dépôts.

Double mauvais choix : Accor qui n’a aucune expérience dans le très haut de gamme va essuyer les plâtres avec Le Palais et risque de commettre des erreurs conséquentes. Quant à la Caisse des Dépôts, la philanthropie n’est pas sa préoccupation première et, en cas de catastrophe industrielle comme des attentats qui feraient fuit les touristes hors de France et empêcheraient notre ville de rembourser sa dette, son seul souci serait de brader à vil prix pour récupérer sa mise.

Michel Veunac peut donc bien nous faire tous les mouvements de menton du monde. L’emprunt à faire est tel pour une ville surendettée comme Biarritz que, de facto, les Biarrots ne sont plus propriétaires de L’Hôtel du Palais. Alors que le bâtiment perd de sa valeur d’année en année, le bon sens commanderait de vendre d’urgence ce joujou adoré des politiques locaux qui devient un boulet financier pour les contribuables.  Malheureusement, connaissant Veunac…

Et dire que Veunac pourrait être le maire de la relance !

Quand on circule dans Biarritz, il est pourtant étonnant de voir comme l’idée a fait du chemin dans l’esprit des Biarrots, sans doute à cause du courage de conseillers municipaux comme François Amigorena ou Jean-Benoît Saint-Cricq, qui ont pris clairement position. Et la majorité municipale, même si elle hésite à sortir du bois, pense de même. Il n’est plus guère que Veunac pour continuer à clamer son « Moi vivant ! », ou un spécialiste des combats d’arrière-garde comme Patrick Destizon pour affirmer partout sur les réseaux sociaux qu’il ne faut « jamais vendre les bijoux de famille ». Et si, Monsieur le spécialiste des causes perdues, les bijoux de famille ont toujours servi en cas de mauvaise passe, à remettre à flot tout le monde. Regardons un peu les choses en face au lieu de se cacher derrière son petit doigt.

Aux dires de tout le monde, jamais Biarritz n’a été aussi sale, aussi mal entretenue. La voierie est dans un état pitoyable, on rapièce, on ravaude, sans jamais s’attaquer au fond du problème. Et est-il normal, en 2017, de continuer à déverser les eaux usées en douce après des grandes pluies au lieu de financer enfin des installations modernes, évitant aux visiteurs qui rêvent de baignades dans notre ville, les conjonctivites, otites et autres maladies de peau qu’on leur offre en prime ? Pour caricaturer, quel est l’intérêt de rénover à grand frais le Palais, si tout autour le touriste ne croise que des quasi-favelas.

Avec un peu d’imagination, Michel Veunac pourrait être un maire qui marque l’histoire de la Ville. Il franchit le pas, vend l’Hôtel du Palais, apure la dette de la Ville et profite de l’argent qui lui reste pour mettre enfin à niveau la Ville et avoir un geste fort envers les Biarrots, au lieu de privilégier systématiquement les touristes, comme la réalisation de cette piscine olympique qu’il avait promis dans son programme électoral avant de se dédire.

Mais, une telle décision demande une vision politique, de l’audace, de la témérité, du courage.

Peut-être pas les qualités premières de notre actuel maire qui, sans nul doute, va continuer à tergiverser, lambiner, procrastiner, hésiter, barguigner…

Hôtel du Palais : Saint-Cricq a les idées claires

Dans un communiqué de presse limpide et sans langue de bois, l’avocat biarrot  explique les risques encourus par les Biarrots avec l’Hôtel du Palais.

Contrairement à tous les élus qui estiment qu’il ne faut surtout pas porter ce dossier sur la place publique, Jean-Benoît Saint-Cricq, en apportant sa compétence, aide les Biarrots à comprendre les enjeux. (Photo Sud Ouest)

Bisque, Bisque, Basque ! ne remerciera jamais assez ce lecteur sagace qui est allé dénicher sur la page Facebook du meilleur opposant à la politique suicidaire de Michel Veunac ce communiqué de presse daté du 11 juillet qui nous avait totalement échappé. Une fois de plus, Jean-Benoît Saint-Cricq démontre son bon sens et ses aptitudes face à une nouvelle « aventure municipale » qui pourrait s’avérer encore plus catastrophique que celle de la Cité de l’Océan. Par commodité de lecture, face à ce texte, long et passionnant, la rédaction s’est simplement permise de rajouter des intertitres. Vous pouvez retrouver le texte initial sur :

https://www.facebook.com/jean.saintcricq/posts/10213614539257026

 

L’Hôtel du Palais ou la quadrature du cercle

Lorsqu’en avril 2016 le maire nous informait de son choix arrêté pour confier au groupe Four Seasons la gestion de l’Hôtel du Palais et nous indiquait qu’il lançait une négociation « exclusive » avec cet opérateur, nous nous sommes interrogés sur le contenu de cette opération.

Nous savions tous que cet hôtel nécessitait d’importants travaux de rénovation puisque pendant la mandature précédente un plan d’investissement de 20 millions d’euros financé par la ville avait été décidé, les travaux devant s’échelonner sur une dizaine d’années.

Notre inquiétude était grande au regard du flop de la Cité de l’Océan dont la Ville subit toujours les conséquences. En effet, le maire nous annonçait pas moins de 50 millions d’euros pour le remise à niveau de l’hôtel et pareille somme n’est plus du tout à la portée de notre ville déjà fort endettée. Comment diable financer de tels investissements ?

Beaucoup de Biarrots ont pensé que, tout simplement, la ville allait vendre le fonds de commerce et peut-être les murs au groupe Four Seasons. Ils étaient bien excusables car la communication de la mairie n’était pas spécialement claire à ce sujet.

« Une modalité de loyer de nature à permettre bien des dérives »

Une appréciation correcte du problème suppose d’en connaître les données.
Il faut d’abord savoir que Biarritz est l’une de seules villes de France à être propriétaire des murs et du fonds de commerce d’un « Palace ». Cet situation s’explique historiquement par la rachat du Palais en 1960 par la Ville afin d’éviter sa vente à la découpe et la constitution en 1961 de la Société d’économie mixte locale (SEML) SOCOMIX dont la ville est actionnaire à 65 % et qui s’est vue confier l’exploitation de l’établissement dans le cadre d’un contrat de location-gérance extrêmement favorable puisque le loyer est symbolique car basé, non point sur le chiffre d’affaires ou sur la valeur des biens donnés en location, mais sur les bénéfices (lorsqu’il y en a).

Chacun comprendra que la SOCOMIX émanation de la ville, ait pu bénéficier de conditions favorables, mais cette modalité de loyer était de nature à permettre bien des dérives et surtout à occulter un fait dérangeant, à savoir que l’hôtel du Palais est un établissement qui vit sous subvention municipale sous forme de loyer non pris. Très récemment, en 2010 la ville a reçu un loyer de seulement 91.000 €. Or, compte tenu de la valeur de cet hôtel, murs et fonds, de l’ordre de 200 M€, n’importe quel propriétaire exigerait un loyer de 4 millions d’euros par an. Ajoutez à cela les subventions d’équipement versées par la Ville de l’ordre de 1,5 millions d’euros par an et vous avez la participation de la ville au fonctionnement de l’établissement. Quant aux résultats, avec un chiffre d’affaires de l’ordre de 20 millions d’euros, cet établissement ne dégage quasiment pas de résultat, ce qui ne laisse aucune marge pour le financement des travaux colossaux devenus indispensables pour la poursuite de l’exploitation.

« Four Seasons ne prenait aucun risque et ne finançait rien »

Certes, l’Hôtel du Palais est le fleuron de notre hôtellerie, mais il faut s’interroger sérieusement sur les décisions auxquelles notre municipalité va être confrontée.

La solution envisagée avec le groupe Four Seasons n’était pas une vente, ni des murs, ni du fonds, mais un simple contrat dit de gestion, fort mal baptisé car en réalité le gestionnaire demeurait toujours la SOCOMIX présidée par le maire de Biarritz. Le groupe Four Seasons dans le cadre de ce que l’on pourrait mieux désigner par un contrat de franchise, louait sa marque, son fichier client et détachait une équipe de coaches pour encadrer le fonctionnement. Vous aurez ainsi compris qu’il ne s’agissait même pas d’une prise en gérance, et que l’entière responsabilité de l’exploitation et des pertes éventuelles demeurait à la SOCOMIX, donc, indirectement à la ville.

Fous Seasons ne prenait donc aucun risque et ne finançait rien, hormis une somme de 7 millions d’euros, fort alléchante, promise comme ticket d’entrée, mais bien vite récupérée au travers de la redevance supportée par la SOCOMIX dans le cadre du contrat de franchise.

Alors, quid des travaux ? Eh bien les travaux devaient être financés par la SOCOMIX. Mais, la SOCOMIX n’est qu’une locataire gérante, dépourvue de patrimoine et ne peut donc emprunter auprès des banques. Comment va-t-elle trouver les financements ? Eh bien la ville va lui donner le fonds de commerce, ce qui se nomme un « apport » et, par ailleurs, lui consentir un bail emphytéotique des murs pour une durée de 60 ans. Ainsi les banques vont pouvoir inscrire une hypothèque sur les murs et la SOCOMIX va pouvoir lever les quelques 50 Millions d’euros qui lui sont nécessaires pour financer ses travaux.

Sur le papier tout cela semble fonctionner, sauf que …

La SOCOMIX affiche déjà 10 millions d’Euros d’endettement (reliquat de l’emprunt souscrit pour la construction du SPA).

Rembourser 50 millions d’Euros supplémentaires sur 20 ans, suppose le paiement de quelques 3,5 M€ par an, soit une augmentation de 17% du CA annuel, sans parler de la redevance due au franchiseur. On voit ici que le pari est de taille. Il y a dans cette affaire une prise de risque non négligeable car, si la croissance n’est pas au rendez-vous les dettes seront bien là.

« Une mise à niveau hors de portée de nos finances »

Les conséquences de ce montage peuvent être désastreuses si les résultats ne sont pas rendez-vous. Ce qui était proposé avec le contrat Four Seasons impliquait nécessairement en cas d’échec, la perte des murs et du fonds de commerce récupérés par les créanciers dans la procédure de faillite.

De fait, malgré les conditions plus que favorables dont cet établissement a bénéficié pendant cinquante-cinq ans, il faut déplorer que les équipes municipales qui se sont succédées, au moins depuis 20 ans n’aient pas provisionné les travaux nécessaires. L’outil a été exploité jusqu’à la corde dans le cadre d’une gestion bien peu rigoureuse stigmatisée par la Chambre Régionale des Comptes. J’invite ceux qui le souhaitent à une relecture du Rapport d’observation de 2013 (disponible sur le site de la Chambre ou sur le mien) qui met en évidence des gratuités d’un montant phénoménal, près de 200.000 € par an pendant les sept années de la période contrôlée, sans parler des voyages de l’épouse du Directeur qui n’avait aucune fonction dans l’établissement, outre bon nombre d’anomalies de gestion.

Le dernier cadeau empoisonné de Didier Borotra a été décrocher l’appellation « Palace » pour le Palais, ce qui oblige à une mise à niveau hors de portée pour nos finances.

Le quadruple objectif affiché par M. Veunac, tout à fait louable, qui consiste à ne pas se défaire des murs ni du fonds, conserver le niveau « Palace », ouvrir douze mois par an et conserver les 180 salariés, procède de la recherche de la quadrature du cercle.

Il convient de réfléchir sérieusement aux choix qui vont être faits et qui nous engagent pour les trente ans qui viennent.

« Je m’interroge sur la légalité du montage »

Pour ma part, je m’interroge sur la légalité de ce montage car une SEML n’a pas vocation à gérer autre chose que des activités d’intérêt public et la gestion d’un Palace ne procède pas de l’intérêt public ( http://www.collectivites-locales.gouv.fr/societes-deconomie… ).

La hauteur des engagements à envisager est telle et les risques sont tels qu’il n’est pas possible de suivre ceux qui voudraient jouer la surenchère et emprunter encore plus pour satisfaire aux exigences de Four Seasons qui veut une enveloppe de travaux de 64 millions d’euros ce qui, avec le financement des 23 mois d’arrêt d’activité porterait à 72 millions d’euros les emprunts nouveaux et à 82 millions d’euros l’endettement de la SOCOMIX.

Les gains escomptés d’une enseigne Four Seasons ne sont pas certains car, de plus le choix de cet opérateur suppose un repositionnement en termes de clientèle. Avec seulement 100 suites et des tarifs trois fois supérieurs la clientèle traditionnelle du Palais serait perdue. Est-on sûr de capter la clientèle hyper riche visée par Four Seasons à Biarritz ? En tout cas, le risque inhérent à ce changement de stratégie serait exclusivement supporté par la SOCOMIX autant dire par Biarritz. De surcroît la période n’est pas faste pour les palaces, comme en témoignait Christophe Laure, président de l’Umih Prestige, « C’est une crise jamais vue depuis 20 ans ». Madame Gwenola Dolet, directrice de France Hôtels & Hospitality estime qu’il faudra de cinq à sept ans avant que les Palaces retrouvent une activité normale (Express 3408 du 26.10.2016 « Le blues de Palaces).

La décision de M. Veunac de stopper les démarches avec Four Seasons apparaît donc sage.

« Vendre murs et fonds semble plus raisonnable »

En définitive, après ce balayage d’horizon, il ne reste plus qu’à faire le choix entre trois possibles :

– Emprunter de 50 à 70 Millions, faire les travaux et risquer de tout perdre dans un dépôt de bilan.

– Vendre le fonds de commerce en transférant la charge des travaux sur le preneur (prix de la cession) avec un bail commercial, ce qui nous éviterait d’avoir à emprunter et nous permettrait de recueillir un loyer dans quelques années.

– Vendre murs et fonds à un opérateur privé et retirer tout de suite une somme de l’ordre de 150 à 200 millions d’euros qui désengagerait la ville de ses dettes et permettrait la réalisation de tous les projets d’embellissements et le financement de tous les équipements qui font défaut, tels que piscine olympique, tribunes, falaises, parkings, réfection de voiries, etc…

Les deux dernières solutions semblent les plus raisonnables.

Pour ce qui est du bâtiment lui-même, il ne risque pas de s’envoler et les règles d’urbanisme nous garantissent de sa pérennité. Pour ce qui est du personnel, il se portera sûrement bien d’être intégré dans un grand groupe. Pour ce qui est de l’exploitation commerciale, il semble plus sain d’en laisser la charge à des opérateurs privés, bien mieux à même de faire prospérer un Palace. Tout le monde s’en portera mieux, la concurrence qui était quelque peu malmenée par un établissement vivant sous perfusion publique et surtout nos finances enfin épargnées.

Jean-Benoît Saint-Cricq