Les Insoumis Biarrots réclament la vente du Palais

Outrés par le déni de démocratie qui se prépare, les Insoumis Biarritz adressent un nouveau communiqué à Bisque, Bisque, Basque !

Face à la forfaiture qui se prépare, il est agréable de constater que quelques moutons noirs osent dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.

Concernant la gestion actuelle de l’Hôtel du Palais et à l’approche du conseil municipal du 15 octobre, les Insoumis Biarrots dénoncent le déni de démocratie, devenu malheureusement habituel dans cette majorité, qui conduit à faire voter les élus sans qu’ils aient eu les éléments d’information du dossier, selon un calendrier manifestement motivé par une stratégie politicienne et la préparation du G7, et non par souci de l’intérêt des Biarrots. L’équipe municipale s’apprête à prendre une décision qui engage les Biarrots pour 70 millions d’euros sur 75 ans sans avoir aucun mandat pour cela, ce qui illustre de façon symptomatique le caractère monarchique de ces institutions de la Ve République. Les Insoumis Biarrots réclament donc la vente des murs et fonds de commerce de l’Hôtel du Palais, qui de toute façon ne rapporte pas d’argent aux Biarrots. Cette vente permettra d’éviter l’endettement de la ville qui pèse sur les contribuables Biarrots, de financer à hauteur de plusieurs centaines de milliers d’euros la réalisation des équipements et projets nécessaires au bien-être des citoyens, notamment en termes de voirie, d’intégration sociale et de transition écologique, mais aussi d’offrir de meilleures possibilités d’évolution professionnelle et personnelle aux salariés du Palais.   

NDLR : L’illustration, le titre et la légende sont de la rédaction.

Un communiqué des Insoumis Biarritz

Bisque, Bisque, Basque !, au lendemain du conseil municipal du 28 septembre, a reçu ce communiqué des Insoumis biarrots et le publie avec plaisir.

Suite au conseil municipal du 28 septembre 2018, le groupe France Insoumise de Biarritz a souhaité réagir en particulier sur deux délibérations, concernant l’Open data d’une part et le projet de renforcement de la falaise à Marbella d’autre part.

Une magnifique vidéo sur l’Open data nous a été présentée, prétendant « mettre à dispositions de tous les citoyens biarrots les données publiques et rendre compréhensibles et accessibles les actions publiques ». Or, si l’intention est louable, nous constatons des contradictions entre cette prétention et le manque de transparence et d’information au sein du conseil municipal, comme l’illustrent par exemple l’absence de convocation des élus à la commission d’urbanisme, ou l’impossibilité d’avoir accès au cahier des charges en amont des décisions, notamment sur les dossiers de la villa Fal, ou de disposer des éléments nécessaires à la délibération comme l’illustrent la vente avortée des écuries de Bigueyrie, le dossier de l’hôtel du Palais et l’expérience douloureuse des anciens conseils de quartier.

Par ailleurs, ce projet numérique, présenté comme un « progrès » par la majorité municipale, privera de fait les Biarrots qui n’ont pas accès à internet de leur droit à l’information publique.

Marbella : la stratégie du chèque en blanc

Concernant la délibération sur le projet Marbella de renforcer la falaise, nous avons été interpellés par plusieurs points.

Tout d’abord, par le manque de concertation des nombreuses parties prenantes à ce projet. Pour rappel, il a été nécessaire d’attendre huit mois et la pression de nombreux citoyens et associations pour qu’un comité de pilotage voit le jour. Or aujourd’hui, le conseil municipal délibère au seul motif que ce comité « trouvera un consensus futur ». L’argument est léger, quand on constate par ailleurs la division des propres membres du conseil sur le sujet (dix votes contre). La stratégie du chèque en blanc et de l’autorité du chef est malheureusement toujours la règle de ce cette équipe municipale.

Nous sommes d’autre part indignés par le gaspillage d’argent public dans cette affaire au seul profit du terrain de deux propriétaires privés, dont la maison n’est même pas menacée par l’effondrement de la falaise. L’aveu de Michel Veunac lors de ce conseil, « protéger les intérêts privés, c’est ce que nous faisons depuis 40 ans », ne fait que confirmer ce constat accablant. La majorité municipale semble de plus méconnaître ce dossier, si l’on considère les chiffres contradictoires et très discutables avancés par Guy Lafite, par exemple, lorsqu’il parle du coût de l’indemnisation des propriétaires concernés par l’évacuation (20 millions d’euros) qui serait plus élevé que le coût de réaménagement de la falaise.

Enfin, d’un point de vue écologique, les membres de la majorité municipale n’avancent aucune certitude ou preuve des avantages et plus-value du renforcement de la falaise. Pourtant, les exemples de travaux effectués à Bidart ou à Anglet devraient nous rappeler l’importance d’évaluer les impacts de ce type de travaux, avec notamment, la disparition de la vague mythique de La Barre suite à la construction de la digue. Pour une ville qui prétend vouloir accueillir les épreuves olympiques de surf et construire une partie de son identité sur cette activité, ce mépris du cri d’alarme des surfeurs est un honteux. Toujours la même autorité et la même morgue des « sachants » et des technocrates qui œuvre systématiquement à bétonner nos côtes et dilapider l’argent public.