Schneck prêt à aller au pénal contre Veunac et Lafite

Le candidat à la mairie de Biarritz Jacques-André Schneck souhaite monter un financement participatif pour porter plainte contre les responsables du dossier du Palais.

Le post Facebook, daté du 21 novembre, où Jacques-André Schneck dévoile ses intentions.

Alors qu’un voile d’opacité continue à envelopper le dossier « Hôtel du Palais » et que la réunion de majorité prévue jeudi prochain risque d’être houleuse, les élus attendant toujours la communication des derniers éléments chiffrés du dossier, Jacques-André Schneck, candidat à la mairie de Biarritz pour 2020, propose une toute autre démarche. Il entend au quotidien l’indignation des Biarrots sur ce dossier et estime sur sa page Facebook que la seule solution consiste à se porter partie civile.

Connaissant le réseau de l’ancien énarque, on se doute qu’il a dû longuement consulter avant de lancer cet appel. En effet, malgré les deux recours déjà déposés par François Amigorena et Nathalie Motsch devant le tribunal administratif, Jacques-André Schneck estime que les faits commis par Michel Veunac et Guy Lafite relèvent aussi du pénal. Il propose donc aux Biarrots indignés par ce qui vient de se passer de le soutenir financièrement pour pouvoir engager « un ténor du barreau ».

Affaire à suivre sur les réseaux sociaux pour voir si cette proposition connait un succès mérité.

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

 

Un aveu qui plombe encore plus Veunac et Lafite

Les révélations continuent : c’est plus de deux millions d’euros que Michel Veunac a avancés avant même que le conseil municipal n’entérine le dossier Hôtel du Palais.

L’article de Mediabask où Veunac annonce que l’addition est encore plus salée que prévue.

Ce n’est pas le média le plus tapageur de la Côte basque, mais il fait un sacré bon travail sur le dossier de L’Hôtel du Palais. L’article de Goizeder Taberna paru dans Mediabask le 13 novembre dernier est passé un peu inaperçu des Biarrots, ce qui est fort dommage. Il contient en effet son lot de révélations savoureuses. De lin blanc vêtu, notre Mimi-la-Malice municipal nous annonce que les avances consenties aux fournisseurs, avant même que les travaux ne soient votés par le conseil municipal ne s’élèvent pas à 656 000 euros, comme tout un chacun le croyait, mais au total à près de deux millions d’euros.

Cette nouvelle somme de 1,2 million d’euros, jusque-là jamais évoquée, serait destinée à payer le bois des huisseries du palace.

 

Et comme Michel Veunac est un grand spécialiste de l’enfumage, il nous sort une version qui relève du conte de fées pour citoyens trop crédules. « Les administrateurs de la Socomix étaient parfaitement au courant ». La réalité est toute autre. En dehors des zélateurs forcenés du maire, qui répéteront à l’envi qu’on leur a tout dit, les autres membres du conseil d’administration, comme Virginie Lannevère, François Amigorena ou Anne Pinatel, déplorent l’opacité dans laquelle on les a maintenus.

C’est par hasard qu’ils ont découvert pendant l’été que les commerciaux de L’Hôtel du Palais avaient ordre depuis janvier 2018 de cesser la commercialisation du palace à partir du 18 octobre. Et ils s’étonnent que ces factures qui ont été payées rubis sur l’ongle n’aient jamais été présentées aux administrateurs. Virginie Lannevère estime d’ailleurs que 2,6 millions d’euros ont été engagés.

Allez, Michel, encore un effort et la mémoire va te revenir ! En attendant, le roi de la phrase creuse se contente pour sa défense d’une de ces formules à l’emporte-pièces dont il a le secret : « Depuis le début, nous travaillons avec un certain nombre de prestataires de service, de maîtres d’œuvre, qui nous aident. Il faut bien les payer. »

Il ne viendrait à l’idée de personne de reprocher au maire sa vertu. Mais se souvient-il que quand on est premier magistrat d’une Ville, on n’a pas le droit d’engager des dépenses sans les avoir faites approuver par son conseil municipal ? Tout décidément, dans ce dossier de l’Hôtel du Palais, relève au minimum de l’attentat démocratique. Voire beaucoup plus, si la Justice s’en mêle.

(Pour les retardataires : https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181109/michel-veunac-assume-les-avances-faites-pour-lhotel-du-palais )

L’ANALYSE DE BISQUE, BISQUE, BASQUE !

Une communication soigneusement réfléchie

Michel Veunac n’est pas du genre à dévoiler spontanément ses agissements. Les écuries de Bigueyrie, la villa Sion ou le confortement de la Côte des Basques ont démontré qu’il ne reconnaissait les faits que contraint et forcé. Cette interview donnée à Mediabask où il augmente spontanément l’addition des sommes versées avant le vote des élus est donc en apparence très surprenante.

En apparence, seulement.

En effet, un secret de polichinelle agite actuellement la communauté politique de la Côte basque. Les méthodes du duo Veunac-Lafite dans ce dossier dépassent largement le cadre du tribunal administratif et pourraient finir au pénal.

Jacques-André Schneck sur sa page Facebook écrit : « On peut sérieusement se demander aujourd’hui si Michel Veunac et Guy Lafite ne sont pas susceptibles d’être poursuivis pour détournement de fonds publics ou pour abus de biens sociaux ou les deux. »

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck/posts/10213636490412819

Colette Capdevielle s’interroge pour sa part. Les faits ne relèvent-ils pas « d’une plainte avec constitution de partie civile devant le Doyen des juges d’instruction du TGI de Bayonne ? »

Interrogé par le préfet et la Chambre Régionale des Comptes, Michel Veunac doit avoir conscience qu’il est allé trop loin et qu’il joue gros. Alors, en bon animal politique, il en avoue un peu plus pour pouvoir dire s’il se retrouve un jour à la barre du tribunal : « Mais je n’ai jamais rien caché et je peux vous en donner la preuve avec cette interview à Mediabask »  Et l’élu ne manquera pas alors de sortir le couplet sur la difficulté de sa tâche et sur le fait, lui le pauvre sociologue, qu’il ne savait pas qu’il devait d’abord faire approuver cette décision par ces élus ou par les membres du conseil d’administration de la Socomix.

Une défense astucieuse mais qui pourrait mettre à mal son brillant adjoint aux Finances, toujours prêt à faire mousser sa carrière. Si celui-ci se retrouvait à la barre en compagnie de son « ami » Michel Veunac, « La Faillite nous voilà », comme le surnomment les Biarrots, aurait du mal à plaider l’incompétence en tant qu’ancien secrétaire-général adjoint des mairies de Marseille et Paris et à expliquer pourquoi les procédures normales de passation des marchés, où on informe les élus avant de prendre une décision et de signer des chèques, n’ont pas été respectées.

Lundi dernier, lors de la réunion de majorité, les élus ont été surpris par l’inhabituelle nervosité de Guy Lafite qui s’est mis à hurler sur Nathalie Motsch à l’origine après François Amigorena d’une deuxième procédure contre le dossier Palais, affirmant même que Michel Veunac « devait prendre ses responsabilités » et qu’il « refusait de travailler avec elle ».

Alors, Guy, on commence à envisager des lendemains qui déchantent ?

 

 

 

La Faillite, nous voilà !

Le Premier adjoint se surpasse dans La Semaine du Pays basque : contrevérités, omissions et approximations, avec toujours cette humilité qui le caractérise.

Guy Lafite pérore et ne se remet pas en cause dans cette interview. Il est aussi loin des préoccupations des Biarrots que Macron de celles des Français.

C’est l’histoire d’un énarque qui se promène en montagne. Il croise un berger qui garde son troupeau et tout de suite se sent obligé de faire étalage de sa supériorité : « Je suis capable de vous dire en cinq secondes, combien vous gardez de moutons, mon brave homme ». Le berger rigole : « Si vous me donnez le chiffre exact, vous pouvez emporter le mouton que vous voulez ». Deux secondes après, l’énarque triomphe : « Vous avez 543 moutons ! » Beau joueur, le berger basque lui demande de choisir un mouton, ce que l’énarque fait. Le berger lui dit alors : « Je parie que vous avez fait l’ENA ». Stupéfait, l’énarque qui a déjà un animal dans les bras sursaute : « Comment le savez-vous ? » Le berger rigole : « Parce que seul un énarque peut confondre mon chien avec un mouton ».

Nul ne sait si Guy Lafite, le suffisant énarque qui nous tient lieu de Premier adjoint, est capable de distinguer un manech à tête noire d’un border collie, mais à l’évidence, dans cette longue interview à La Semaine où il s’exprime en toute liberté, celui que les Biarrots surnomment désormais « La Faillite, nous voilà ! » démontre une absence totale de sens pratique et cherche à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous décoder les propos tenus.

Le mépris des électeurs

En 2014, Guy Lafite se présentait en homme de gauche. Mais comme le dit son épouse Anne dans les dîners mondains : « Mon mari est beaucoup trop à gauche pour les Biarrots ». Personne à vrai dire ne s’en était aperçu. Lafite, l’air de rien, mange le morceau sur cette gauche caviar qui ne l’intéresse plus : il est membre de La République en Marche depuis 2016. Le souci, c’est qu’il n’a pas jugé bon d’informer les électeurs de cette nouvelle volte-face. Quel mépris pour ceux qui ont voté pour lui ! Comme le disait l’ancien ministre Edgar Faure, « Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent ».

Les zones d’ombre d’une carrière

Guy Lafite espère sans doute en mettre plein la vue au bon peuple avec sa carrière. Mais il oublie de dire qu’il est parti précipitamment du cabinet de Bertrand Delanoë où il était secrétaire général adjoint. « Une rivalité avec le secrétaire général » affirme l’énarque, même si une autre version, moins à l’avantage de l’élu biarrot, circule. De la même façon, Lafite se montre bien discret sur Dexia, la banque qui a multiplié les emprunts toxiques auprès des municipalités et ruiné un certain nombre d’elles. Déjà à l’époque, le jeune Lafite avait une grande affection pour les emprunts à taux variable comme celui qu’il vient de souscrire pour le Palais. On peut parler d’une certaine cohérence dans sa carrière. N’est pas « La Faillite, nous voilà ! » qui veut.

https://www.publicsenat.fr/article/debat/emprunts-toxiques-aux-collectivites-locales-a-qui-la-faute-81264

Où sont les « fake news » ?

De Veunac à Claverie en passant par Lafite, tous répondent « fake news !» quand est évoquée la renégociation des banques avec la Ville. Le Premier adjoint n’hésite pas à se contredire puisqu’il a reconnu devant les journalistes une « renégociation aux marges ». Si l’on en croit la page Facebook de Jacques-André Schneck, un autre énarque lui aussi détenteur d’un solide réseau mais plus sympathique et crédible que le premier nommé, la renégociation avec les banques aurait été importante. Un propos fort proche de ce que dit Nathalie Motsch.

Quoiqu’il en soit, il est inadmissible, alors que le prêt a été renégocié que les élus du conseil municipal – et les Biarrots ! – n’aient toujours pas connaissance des modifications que le contrat a subies. Nathalie Motsch a demandé par voie légale communication de toutes les pièces du dossier. Elle a raison, même si pour Lafite « on ne lui a pas communiqué les pièces car elle ne les aurait pas comprises ». Les électrices apprécieront.

Planquer les dettes sous le tapis n’est pas gérer

Toujours aussi content de lui, l’élu se pâme ensuite sur la situation financière de la Ville « grandement améliorée », ce qui montre un toupet d’airain. Effectivement en laissant le soin d’emprunter à La Socomix pour ce qui est le plus gros emprunt jamais souscrit par Biarritz, on peut présenter des finances saines, en planquant la dette sous le tapis. En jargon d’énarque, ça devient une « stabilisation de la dette malgré un plan d’investissement ambitieux. » Défense de rire.

La démocratie façon Lafite

Le donneur de leçons Lafite ne s’interroge pas sur la méthode, ne se demande pas si le Palais n’aurait pas mérité un referendum, ne remet pas en cause les cachotteries faits aux élus, mais se plaint simplement que deux élus aient introduit un recours devant le tribunal administratif. Le discours de l’élu montre pourtant à quel point, ces recours sont justifiés. Et le matois Lafite a tellement conscience que ces recours risquent d’aboutir qu’il tente par avance de discréditer ses adversaires. Nous avons monté un dossier catastrophique, commis des attentats répétés contre la démocratie, mais, à cause de ces recours, le dossier va coûter encore plus cher… Mais quelle blague ! Si le dossier avait été monté en respectant la démocratie, on n’en serait pas là.

Le G7 excuse tout… Oh, le bel aveu !

Et le grand mot est enfin lâché : Toute cette hâte, ces surcoûts inévitables, cet argent versé à Eiffage avant même que les conseillers municipaux n’aient voté les travaux n’ont qu’une raison. Permettre aux grands ce monde de péter dans la plus belle soie possible, le 27 août prochain, dans un Hôtel du Palais totalement rénové. Désolé, mais l’addition finale de cette récréation pour grands de ce monde est un peu trop chère au goût des Biarrots qui, une fois de plus, auraient mérité d’être consultés. Guillaume Barucq a bien raison quand il demande une aide de l’État pour un événement qui va être particulièrement pénible à vivre et douloureux pour le portefeuille des Biarrots. Mais de ces petites considérations matérielles, l’énarque et futur président de la Socomix, ne se soucie point.

2020 : Et en plus, il nous prend pour des cons…

Modeste, avec son petit pull cachemire et son auréole immaculée, Lafite nous affirme que 2020 « n’est pas sa préoccupation ». Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de rapporter les conversations de l’énarque dans les dîners en ville, qui annonce qu’il ira quoiqu’il arrive, « avec ou sans Veunac ». Et notre homme si près des préoccupations des Biarrots, de rajouter qu’il se voit faire liste commune avec Saint-Cricq et probablement Brisson. En voilà une martingale gagnante, novatrice et ambitieuse pour la Ville ! Et pour faire bonne mesure, Lafite se croit obligé d’en rajouter : « le dossier du Palais m’aura déjà montré avec qui je ne partirai pas ». Voilà qui tombe bien, car personne parmi les opposants au dossier du Palais ne veut de lui.

Heureusement, avec le mépris des électeurs et l’absence de capacité à se remettre en cause que manifeste Lafite dans cette interview, incarnation même de tout ce que je déteste en politique, notre énarque semble avoir plus de chance de décrocher la queue du Mickey aux manèges de la fête foraine de l’hippodrome qu’une belle écharpe tricolore en 2020. Un souci de moins pour les Biarrots !

 

 

Ciao ! Et à bientôt peut-être…

Lassé de publier des informations qui ne sont pas reprises, agacé de la pusillanimité permanente des élus et des médias locaux, Bisque, Bisque, Basque ! s’offre une pause.

Le bonjour du kospei« Il n’est de si bonne compagnie qui ne finisse par se quitter » affirme le proverbe. En mettant en ligne, le 13 août 2013, « Le bonjour du Kospei », Bisque, Bisque, Basque ! n’imaginait pas se lancer dans une aventure de cinq ans, avec 539 articles publiés, 3414 abonnés et plus de 10 000 lecteurs uniques à chaque article publié.

Aucune gloriole à retirer de ce parcours qui m’a beaucoup amusé, même s’il m’a pris une bonne vingtaine d’heures chaque semaine, car une grande part du succès de ce blog est due à l’absence totale -et délibérée ! – de modèle économique.

UNE INFORMATION LIBRE ET CITOYENNE

Les faux nez de la liste FNEn quittant Le Canard enchaîné en 2012, je m’étais juré de ne plus être acteur de l’information et de me contenter de lire les confrères. Ce que j’ai fait consciencieusement avant de découvrir qu’au Pays basque certaines histoires, connues des milieux politiques et journalistiques, n’étaient jamais traitées par les médias locaux ou de façon si diaphane et édulcorée qu’elles en devenaient indéchiffrables pour le lecteur moyen.

D’où la naissance de Bisque Bisque Basque ! qui s’est très vite intéressé à la vie locale avec la volonté de raconter des histoires vraies et de faire rire. Les articles s’accumulant, la très prévisible question de savoir pour qui je roulais et quel but je poursuivais est devenue récurrente.

Brisson concède avoir merdéCinq ans plus tard, vous avez enfin compris que je suis libre et ingérable et que je n’écris pas dans l’optique d’une négociation quelconque ou d’un avantage à retirer. Retraité, je n’ai besoin de rien et si la vie publique me passionne, la politique à titre personnel ne m’intéresse pas.

Mais, face à l’écroulement économique des médias locaux, qui ne survivent que grâce aux aides publiques et aux encarts publicitaires, et se retrouvent dans l’impossibilité de lutter face aux petits potentats locaux, il m’a semblé intéressant de délivrer gratuitement une information citoyenne qui permette à chacun de sortir du prêt-à-penser.

 LA SOLITUDE DU BLOGUEUR DE FOND

Les borotra ces grands pudiquesDes acrobaties de Didier Borotra, lors de son mandat de trop au sournois coup de main donné à la liste du Front national par Michel Veunac en 2014, de l’éviction de Géronimo du BO à l’affaire des terrains prétendument non-constructibles des écuries de Bigueyrie, des mensonges de Max Brisson bloqué par la neige à Bayonne au moment des régionales à ceux de Claverie inventant des directives de l’Éducation nationale, Bisque Bisque Basque !  s’est efforcé de vous faire rire des charmants travers de nos politiques et de dénoncer tous les manquements aux règles de la vie publique. Certains papiers d’humeur n’ont exigé que quelques heures, mais d’autres ont nécessité de longues enquêtes et de minutieuses vérifications. Dans ces moments-là, j’ai pu vérifier, contrairement à l’idée couramment admise, à quel point le journalisme est un sport collectif et non individuel.

Tout au long de ma carrière, mes rapports avec ma hiérarchie n’ont jamais été simples, mais quel confort de pouvoir discuter avec d’autres, qu’ils soient rédacteurs en chef ou avocats, des papiers qu’on s’apprête à publier et que c’est lassant d’être toujours d’accord avec soi-même quand on évolue dans une rédaction… d’une seule personne !

 HÉROS ANONYMES ET MERVEILLEUX

GéronimoBisque, Bisque, Basque ! m’a permis de faire des rencontres exceptionnelles, comme celle de Robert Rabagny, qui restera un ami à vie. J’ai pu aussi découvrir la solidité d’un Jean-Benoît Saint-Cricq, tellement loin de l’idée que s’en fait le grand public, ou l’épaisseur personnelle de candidats potentiels comme Édouard Chazouillères, François Amigorena ou Jacques-André Schneck. Je n’ai aucune animosité personnelle contre Michel Veunac mais demeure convaincu qu’il est une catastrophe à son poste.

Pendant ces cinq années passées à fouiller un peu partout pour comprendre ce qui se passe, il y a eu aussi 2310 commentaires, chaleureux pour la plupart. Ti-Grolasson, Rico, Paul Bismuth, ou Rienquelavérité sont devenus des compagnons de pensée, même si je ne les ai pas tous rencontrés. Et puis il y a aussi tous ces héros anonymes, scandalisés par ce qu’ils voient passer dans le cadre de leurs fonctions, et qui décident un jour, en me confiant des documents, de faire émerger des ténèbres une vérité qui dérange les copains et coquins qui nous dirigent. Je ne peux pas en raconter plus, mais qu’ils sachent l’estime en laquelle je les tiens, car c’est un devoir républicain, de ne pas couvrir les turpitudes de nos élus.

VIEILLES FAMILLES BIARROTES ET GRANDS LÂCHES

Le gros bobard de ClaverieChaque médaille ayant son revers, il y aussi ceux qui se sont déchaînés à mon encontre sur les réseaux sociaux, oubliant que je ne jouais jamais aussi bien au rugby que lorsque le public me sifflait. Par exemple ce journaliste trentenaire, se présentant sur Facebook tantôt comme journaliste, tantôt comme intermittent du spectacle, ce qui est à peu près aussi cohérent qu’un boucher-cordonnier, écrit « qu’il n’ose pas dire qu’il est journaliste à cause de gens comme moi ». Je lui ai proposé en message privé de partager une bière pour s’expliquer, mais j’attends toujours. Ou cette enseignante, à l’esprit prétendument ouvert puisqu’enseignante, qui estime que « ça ne devait pas être triste dans l’école de journalisme où j’enseignais ». Madame, vous devriez essayer d’apprendre à vos chères têtes blondes l’impertinence plutôt que le conformisme, c’est tellement plus intéressant.

Et puis enfin l’argument qui est censé mettre fin au débat dans l’esprit de mes détracteurs, tous « issus d’une vielle famille biarrote » Comme si le fait d’être Charentais d’origine et d’avoir un peu bourlingué avant de me poser depuis quinze ans à Biarritz me rendait illégitime pour parler de la vie locale. Curieuse conception de la démocratie !

LA DÉFAILLANCE DES ÉLUS ET DES MÉDIAS LOCAUX

Veunac tente de noyer le canassonToutes ces controverses me font plutôt sourire, comme ces marrons échangés autrefois entre joueurs de rugby qui n’empêchaient pas l’amitié. Mais imaginez une seconde avec moi un chercheur d’or penché avec son tamis sur une rivière contenant de précieuses pépites mais ignorant que l’or n’intéresse plus personne dans le monde et ne vaut plus rien. Je considère que Bisque, Bisque, Basque ! effectue localement un travail de lanceur d’alerte, un terme souvent galvaudé mais qui me paraît correspondre à ce qui a été publié. Mais quel est l’intérêt de chercher la pépite informative, de courir des risques réels entre le cassage de gueule qu’on m’a promis à plusieurs reprises et les menaces de procès, si tout le monde détourne pudiquement la tête, une fois l’information sortie de sa gangue, parce que « tu comprends, la nièce du cousin de ma belle-sœur travaille à la mairie et je ne peux rien faire » ?

Lorsque j’ai porté plainte contre Didier Borotra et sa fille pour prise illégale d’intérêt, je savais parfaitement que je ne pouvais pas être partie civile. Mon avocat a proposé de défendre gratuitement l’élu, le citoyen ou l’association qui prendrait mon relais. J’ai frappé à toutes les portes, mais curieusement, tout le monde avait piscine ou pottok ce jour-là. Même chose pour les écuries de Bigueyrie où il y avait matière à ouvrir une enquête policière. Et que dire de Sud Ouest qui, ces dernières semaines, en savait bien plus que moi sur le BO, qui avait toutes les pièces, mais s’est bien gardé de publier quoique ce soit sur le sujet… ni même de reprendre ce que j’avais écrit. Dans ces conditions, c’est vrai, Bisque, Bisque, Basque ! ne m’amuse plus beaucoup. En bon talonneur, j’ai horreur d’aller au combat tout seul.

LIBRE DE FAIRE OU NE PAS FAIRE…

J’ai donc décidé d’arrêter ce blog pour l’instant en attendant que le désir revienne. J’ai quelques livres personnels à finir, le besoin de consacrer plus de temps à ma famille, l’envie de remettre au goût du jour le vieil adage soixante-huitard : « On arrête tout et on réfléchit ». Il y a aussi, cette prometteuse association crée en décembre dernier et intitulée « RamDam 64-40 » où l’on travaille en groupe et qui mérite un peu de disponibilité. En partageant nos savoirs, en nous donnant mutuellement des cours de finance publique, d’urbanisme ou d’observation des réseaux sociaux, nous voulons devenir une efficace école de lanceurs d’alerte.

Mais surtout que la bande à Veunac, apprenant l’arrêt provisoire de Bisque, Bisque, Basque! ne sorte pas le champagne prématurément, que ceux qui m’ont menacé d’un procès ne croient pas qu’ils m’ont fait caler. Libre je suis, libre je resterai. Et s’il faut présenter à la barre les documents qui authentifient mes dires, j’irai avec plaisir. S’il faut reprendre la plume pour ferrailler ou dénoncer de nouvelles turpitudes, je le ferai avec tout autant de plaisir.

J’espère juste vous avoir donné envie de lire autrement l’actualité, donné envie de vous lancer à votre tour. Publier des informations vraies n’est pas si compliqué que cela : il suffit d’observer et d’écouter et surtout de n’être lié ni économiquement ni affectivement à aucun groupe de pression. Et ensuite d’avoir le souci jusqu’à l’obsession de raconter une histoire vraie et non une histoire qui serve vos intérêts du moment.

Tout cela va être passionnant à observer et je me réjouis de retrouver l’anonymat, de redevenir spectateur et non acteur… Merci à tous ceux qui m’ont lu et à bientôt peut-être.

Des élus menteurs comme des arracheurs de parcmètres

Contrairement à ce qui avait été affirmé en plein conseil municipal, les agents de Streeteo Biarritz touchent bien une prime d’objectif.

Le 8 mai était ensoleillé : Streeteo s’est offert une razzia avec les malheureux touristes qui ont cru, en toute bonne foi, que le stationnement était gratuit un jour férié.

Encore un gros mensonge de la Ville, un de plus diront les Biarrots qui suivent l’actualité municipale. Michel Veunac et ses deux complices Guy Lafite et Peio Claverie nous avaient juré que le contrat passé en douce avec Streeteo n’avait pour but que d’augmenter « le taux de respect » des citoyens pour le stationnement payant. La belle blague ! En effet, un document qui a circulé sur les réseaux sociaux (consultable sur www.indeed.fr) et en particulier sur l’excellente page Facebook « Biarritz notre ville » démontre que nos élus sont prêts à mentir sans vergogne pour faire passer en force ce nouveau plan de stationnement.

Compte-tenu des turbulences autour de Streeteo, les candidats verbalisateurs ne se bousculent pas pour venir se frictionner avec les locaux et les touristes tout l’été. Streeteo doit donc déployer tous ses atours pour convaincre les naïfs qu’ils se préparent à exercer le plus beau métier du monde. Vous admirerez la description du poste, nécessitant « le sens du service et de la relation client ». Qu’en pensent les verbalisés du 8 mai, qui, ignorant de bonne foi que les jours fériés sont désormais payants à Biarritz, se sont vus décerner de jolis FPS à 30 euros ? Si l’objectif de la mairie est de dégoûter les touristes de venir s’agglutiner à Biarritz les jours où il fait beau, alors félicitons-la, car elle est en train de réussir au-delà de toute espérance.

D’autant plus que c’est à la fin de cette annonce que réside l’information qui nous prouve que nous sommes dirigés par de fieffés menteurs.  Dans les conditions financières annoncées, Streeteo se sent obligé de préciser qu’outre la rémunération de 1610 euros mensuels, le justicier verbalisateur, pour peu qu’il fasse cracher la mitraillette à procès-verbaux, se verra doté d’une « prime mensuelle sur objectifs de 250 euros »

Interrogé sur ce sujet, un cadre de Streeteo Paris tente de botter en touche : « Non, ce n’est pas une prime de rendement, car pour l’octroyer nous prenons en compte différents paramètres comme la ponctualité ou la bonne présentation. Mais bien entendu, le nombre de FPS délivrés par l’agent entre aussi en jeu » Nous y voilà ! Michel Veunac, aveuglé par une société qui lui a fait miroiter une cagnotte considérable à encaisser, a signé un contrat qui coûte quatre fois plus cher que le recrutement de policiers municipaux dédiés au stationnement, et, non content de mettre à mal le commerce de sa ville, accepte froidement que les citoyens de Biarritz soient désormais rançonnés par des agents qui dans quelques mois, quand la controverse sur Streeteo se sera éloignée, ne toucheront leurs primes d’objectifs que s’ils se montrent de zélés verbalisateurs. Mais quelle honte !

Sur le même sujet, vous pouvez aussi écouter l’intervention de François Amigorena sur Sud Radio :

https://soundcloud.com/user-693170616/interview-francois-amigorena-sud-radio-stationnement-biarritz-12-mai-2018

 

Constitution d’un comité de salut public : la très bonne idée

Certains lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! s’étonnent que des candidats comme Jacques-André Schneck se déclarent dès 2018 pour les municipales de 2020, ou que des adjoints comme François Amigorena ou Édouard Chazouillères affichent publiquement leurs désaccords avec la politique municipale. Ces citoyens très intéressés par la vie publique ne semblent pas prendre conscience de la gravité de la situation et des dégâts qu’est en train de faire un Michel Veunac à la tête de la Ville. Ce dernier s’apprête en effet à endetter Biarritz, via la Socomix, à hauteur de 70 millions (chiffre officiel annoncé qui finira évidemment autour des 100 millions d’euros) pour rénover l’Hôtel du Palais. Or la Socomix est une coquille vide et c’est bien entendu la Ville qui devra honorer les engagements pris, en cas de désastre comme des attentats qui chasseraient quelques temps les touristes de France. Qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, ou même extérieurs à l’équipe municipale, tous se rejoignent pour dire qu’il faut absolument empêcher cela.

D’où l’idée de plusieurs grandes figures de la vie politique locale comme Saint-Cricq, Tardits, Amigorena, Chazouillères ou Schneck, de se rassembler en une sorte de « comité de salut public », toutes tendances politiques confondues, pour dénoncer en commun les errances de l’équipe dirigeante actuelle.

Rien n’est encore fait, mais voilà un projet respectueux des intérêts des Biarrots et qui honore la politique. Un projet d’une autre dignité que celui des élus de la majorité qui critiquent Veunac en douce mais le laissent faire en espérant qu’il va se planter et qu’ils pourront se présenter contre lui en 2020.

Jacques-André Schneck : « Je constate que Biarritz souffre »

Le premier candidat déclaré à la mairie de Biarritz détaille son programme pour Bisque, Bisque, Basque !

Passionné par « la chose publique », Jacques-André Schneck a une vision très claire de ce qu’il peut apporter à Biarritz.

Il occupe près du jardin public un appartement cossu sans ostentation où les livres tiennent une place non négligeable. Premier candidat à faire publiquement dans Sud Ouest une « offre » aux Biarrots pour 2020, Jacques-André Schneck se livre à un entretien sans concession avec Bisque, Bisque, Basque !

– Jacques-André, on ne va pas se vouvoyer alors qu’on se tutoie dans la vraie vie. Comment les Biarrots ont vécu ta candidature ?

J’ai reçu des encouragements de personnes qui me connaissent et aussi subi quelques ricanements du genre : « J’attends votre score avec impatience ». Tout cela est parfaitement normal. Les handicaps de ma candidature, je les connais et ma faible notoriété à Biarritz en est un. Mais, à cette occasion, je découvre un petit nombre d’amis prêts à travailler avec moi. Aujourd’hui Biarritz souffre et l’amoureux de cette ville que je suis en est malheureux. C’est la raison pour laquelle je fais aux Biarrots une proposition restauratrice et rénovatrice. Ma stratégie n’est pas de commencer par faire une liste, mais de dire ce qui ne va pas et ce que j’imagine pour Biarritz. Il m’a semblé utile de démarrer assez tôt pour permettre à mes concitoyens de réfléchir à ce que je propose et de se rallier à moi éventuellement. Je ne me suis pas fixé de délai, mais si je vois que mes propositions ne prennent pas, je me retirerai.

– Dans Sud Ouest, tu as fait des propositions plutôt décoiffantes comme refuser toute indemnité si tu es élu maire. N’est-ce pas un peu démagogique ?

Mais pas du tout ! J’estime que je touche une retraite suffisamment correcte, en tant qu’ancien énarque et ancien ingénieur des travaux publics pour ne pas peser sur les finances de Biarrots moins chanceux que moi. Ensuite, je procéderai au cas par cas dans ma liste, en fonction des ressources financières de chacun.

– Tes écrits, en particulier au moment de l’affaire Fillon, alors que tu étais membre des Républicains, prouvent que tu es très attaché à la moralisation de la vie publique…

Je te rappelle que je suis membre fondateur, tout comme toi d’ailleurs, de l’association RamDam 64-40, désireuse de contribuer à une plus grande transparence de la vie publique et que ce n’est pas par hasard. En ce qui concerne les marchés publics, j’ai été maître d’ouvrage et je connais les règles. Dans toute ma carrière, je n’ai jamais eu la moindre difficulté avec les contrôleurs de l’État. C’est bien la moindre des choses que l’on doit aux Biarrots que de leur redonner confiance en ceux qui les dirigent.  (Jacques-André cherche ses mots pour être précis et bien compris. Ses yeux pétillent) On peut aussi évoquer l’urbanisme local, un monde de tentations permanentes et de conflits d’intérêts. Je peux garantir à tous que la transparence et l’intégrité totale seront la règle.

– Si tu es élu, que fais-tu de l’opposition ?

Je respecterai ceux qui ne partagent pas mon point de vue et je n’exclus pas de confier un poste d’adjoint à un membre de l’opposition. Je ne serai pas le maire qui décide de tout sans en parler à personne. Regarde par exemple le projet de démocratie participative d’Hervé Boissier. J’ignore s’il se représentera en 2020, mais si c’est le cas et qu’il se retrouve dans l’opposition, je lui ferai une place immédiatement, car il a toujours parlé en fonction de l’intérêt des Biarrots. Ce n’est pas de la fausse modestie, mais je pense par mon parcours avoir une vision un peu globale pour Biarritz. Ce que je vois ne me satisfait pas. L’exemple de l’aménagement de la Côte des Basques est frappant car la municipalité s’est lancée sans la moindre concertation en disant à ceux qui récriminaient : « Je sais ce qui est bien pour vous » Ce fonctionnement n’a plus lieu d’être.

( Lire aussi le CV de l’intéressé : https://www.jacques-andre-schneck.fr/a-propos/)

 Quelle va être ton action les prochains mois ?

 Je vais essayer de mettre en place avant la fin de l’année un « shadow cabinet », pour que chacun des futurs membres de la liste soit responsabilisé à ce qui l’attend bien avant 2020. Mes coéquipiers vont devenir les interlocuteurs des Biarrots, car je refuse d’être celui qui a réponse à tout, tout seul.

Si ce rassemblement ne s’opère pas, es-tu prêt à te rallier à une des listes qui sera en course ?

Bien évidemment, je serai déçu, mais je te rappelle que je ne suis plus encarté nulle part. Donc, tout s’étudie.

Venons-en à ce projet de rendre le ciel aux habitants du quartier de La Négresse. Il suscite à l’évidence beaucoup de sympathie et de curiosité. Mais plusieurs m’ont dit : « Il n’est pas bien l’énarque, c’est deux hôtels du Palais qu’il faudrait vendre pour réaliser un tel projet » Cette réalisation se chiffre vraiment en centaines de millions d’euros ?

– Je vais te répondre, mais je veux d’abord que tous les Biarrots sachent que mon projet numéro un n’est pas celui-là. Biarritz étouffe et il faut avant tout élaborer un plan de mobilité et de stationnement. La première mesure que je prends en tant que maire, c’est de résilier le contrat de Streeteo. Ensuite, établir un nouveau plan de circulation, ce n’est pas se contenter de mettre quelques panneaux de stationnement interdit à droite ou à gauche. Il faut se concerter avec la population et faire appel à des urbanistes et des ingénieurs. Lorsque Jean Lecanuet à Rouen puis Michel Crépeau à La Rochelle ont rendu leur ville piétonne, les commerçants et la population ont hurlé de concert. Maintenant, personne ne voudrait revenir en arrière. Avant toute chose, il faut réfléchir à la gestion de la circulation des habitants, à la desserte des commerçants, créer des parkings supplémentaires.

Et tu ne crains pas de te retrouver confronté à une fronde comme celle que traverse Veunac en ce moment ?

Non, parce que je ne travaillerai que dans la concertation et parce que je sais, par mon ancien métier, qu’établir un nouveau plan de circulation est une discipline en soi. J’ai les compétences et je sais sur qui m’appuyer pour réussir un tel projet. Et j’en arrive à l’aménagement du quartier de La Négresse. L’accès ferroviaire à Biarritz n’est pas digne de la ville. Je suis frappé par la laideur de ce viaduc qui nuit à l’environnement. Tout ce quartier doit être réaménagé. Je sais que Didier Borotra était farouchement contre ce viaduc mais qu’il n’a pu s’y opposer. Quant à ceux qui savent à l’avance combien coûteraient de tels travaux, ils me font sourire. J’ai été ingénieur pour des travaux publics d’État comme la construction de la ligne de TGV est. L’investissement à faire se chiffre en dizaines de millions, mais certainement pas en centaines ; Par ailleurs, ce n’est pas une voie communale qui passe sur ce viaduc mais la D 810. Ce sera donc un aménagement multi-financeurs où le département et la région prendront leur part.

Tu me confirmes que les Finances de la Ville ne sont guère brillantes ?

C’est pour cette raison que je milite depuis des mois, mon Facebook peut le prouver, pour la vente du fonds et des murs de L’Hôtel du Palais. La charge à payer est insupportable pour les Biarrots, alors qu’en le vendant, on peut réduire la dette, faire des investissements et diminuer l’imposition des Biarrots, ce que je promets de faire dès la vente du palace. Je te rappelle aussi que la relance de la Cité de l’Océan passe à mon sens par l’installation d’autres équipements ou établissements pour créer un véritable pôle d’attractivité autour de la thématique de l’océan et des sports nautiques. La piscine de 50 mètres donc, mais aussi une école de surf et l’incitation à la pratique d’autres sports nautiques comme le sauvetage côtier, le paddle ou l’initiation au maniement des traînières. Et pourquoi pas une entreprise tertiaire, créatrice de logiciels en relation avec la thématique générale ? Sans oublier que tous ces aménagements devront respecter la loi littoral…

Nous aurons l’occasion de reparler dans ce blog de l’avancée de ta candidature. Pour te poser une question plus personnelle, quel est le bouquin que tu relis régulièrement ?

« Je dirai malgré tout que cette vie fut belle » de Jean d’Ormesson. Dans dix ou vingt ans, j’espère bien pouvoir affirmer à mon sujet la même chose.

 

Les coulisses d’une interview

Jacques-André Schneck, devant une reproduction du TGV Est.

Au sein de Ramdam 64-40, nous nous qualifions mutuellement, avec ironie et affection de « petit homme vert », tant l’écart entre l’ancien géomètre-grand commis de l’État et l’ancien saltimbanque-journaliste est grand. Mais c’est le charme de cette association : elle a été fondée par huit personnes opposées politiquement, mais résolues à lutter ensemble en vue d’une plus grande moralisation de la vie publique. Et bien évidemment, si l’aventure électorale se poursuit, Jacques-André, qui sera traité dans Bisque, Bisque, Basque ! comme tous les candidats capables de mettre fin au pire mandat que la ville ait connu, démissionnera du bureau de l’association le temps des élections. De sa propre initiative, cela va sans dire, tant est grand son souci de rigueur et d’exemplarité.

L’histoire de notre amitié amusera sans doute les lecteurs car nous avons commencé par un sévère pugilat verbal, Bisque, Bisque, Basque !  s’étant permis d’évoquer le « douillet confort des cabinets ministériels ». Colère de Jacques-André qui se souvient encore de ses nuits blanches passées au ministère des Finances. Les échanges, qui doivent encore pouvoir se retrouver dans les profondeurs de ce blog, furent plutôt musclés. Et puis, un jour, où j’étais en pleine séance de dédicace, un inconnu avec une petite flamme dans l’œil a attiré mon attention dans la file d’attente. C’était Jacques-André. J’ai trouvé l’attitude très rugby, et quelques bières plus tard, j’ai commencé à lire ce qu’il écrivait et à me retrouver souvent en accord avec ses positions. Drame du grand âge ou crise de gâtisme prématuré, grâce à lui, je découvre sur le tard qu’on peut s’entendre avec un énarque, même si, malgré ses qualités de gros bosseur et son humour, je confirme qu’il a parfois… tout d’un petit homme vert !