Barucq la joue « Plus belle la liste »

Parcours professionnels magnifiés, convictions fluctuantes, absence de démocratie interne, non-respect de l’humain : qu’est-ce qu’on rigole à Nouvelle vague !

Le fait d’être tête de liste, avec les caméras braquées sur sa personne, plonge visiblement le docteur Barucq dans une grande béatitude.

S’il est une tradition bien ancrée à Biarritz, c’est celle de s’affranchir des règles de la vie publique ! Un peu comme l’incontournable accent marseillais et les galéjades dans « Plus belle la vie », les électeurs biarrots sont priés d’applaudir le folklore local : Bernard Marie qui confondait sa cave personnelle avec celle du Palais ; Didier Borotra qui invitait à tout va le gratin politique dans le palace local mais ne mentionnait jamais sur les factures les noms des bénéficiaires des largesses municipales ; Michel Veunac qui traitait les dossiers en douce et les présentait aux conseillers municipaux au moment où on ne pouvait plus les défaire ; et maintenant Guillaume Barucq qui semble bien décidé à reprendre les traditions ancestrales et intituler le nouveau feuilleton local « Plus belle la liste ».

En effet, en examinant de près la liste Biarritz Nouvelle vague verte et solidaire, on peut se demander s’il y a quelqu’un dans cette liste qui a ouvert le code électoral.

L’article L88-1 est pourtant formel : « Toute personne qui aura sciemment fait acte de candidature sous de faux noms ou de fausses qualités (…) sera punie d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 15 000 euros. ». Ce qui signifie que lorsqu’on est candidat, on doit inscrire la profession que l’on exerce AU JOUR DU DÉPÔT DE LA LISTE et non celle que l’on occupait une décennie avant, ou celle que l’on a toujours rêvé d’exercer.

La liste « Biarritz nouvelle vague », telle que publiée par sud Ouest. Comme par hasard, ce sont des candidats en position éligible et présents dans la nouvelle liste de second tour qui ont un peu « amélioré » leur situation professionnelle.

Si la liste EHVS qui a fusionné avec Guillaume Barucq paraît avoir parfaitement joué le jeu, Biarritz Nouvelle vague semble avoir été tenté de vivifier un peu les parcours de certains colistiers. Il y a des années que Corine Martineau n’est plus dirigeante d’école de danse, que Virginie-Hélène Borteyru-Terpo a quitté la restauration ou que Justine d’Audiffret qui s’annonce en toute simplicité « Agent d’artistes, productrice et chargée de projet » ne veille plus sur le destin d’une quelconque célébrité. Comme s’il était déshonorant de se présenter sous le titre de « Demandeur d’emploi » ou de « Mère au foyer » !

Les questions posées par Bisque, Bisque, Basque ! à ce sujet provoquent comme un léger malaise. Corine Martineau envoie ses diplômes et attestations datant des années quatre-vingt-dix et répond : « Je pense que ce que les gens veulent connaître c’est ton expérience et c’est dans ce but que j’ai gardé le titre, ce qui me paraît essentiel dans une élection où l’expérience de chacun compte. Peut-être aurais-je dû mettre ex devant, mais ce n’est pas parce que tu mets ex-mari que tu renies tes enfants et que tu n’es plus mère. » Allez soutenir ce genre d’explication face à un juge et vous verrez !

Même embarras chez Justine d’Audiffret qui reconnaît ne plus avoir d’activité professionnelle réelle : « J’ai créé l’agence COCO Management (2011-dec 16) (…) Depuis mon installation à Biarritz en septembre dernier, je travaille en tant que freelance et conseil, et ai participé à un projet de conseil artistique pour Roland Garros, malheureusement annulé. J’ai également le plaisir de m’occuper de mes trois enfants. »

Quant à Virginie Borteyru-Terpo qui a longtemps tenu un restaurant à Bayonne mais n’exerce plus depuis plusieurs années, elle semble tomber des nues : « J’ignorais la loi. Je me suis déclaré restauratrice, car je suis une restauratrice dans l’âme, actuellement à la recherche d’une nouvelle affaire ».

La sincérité de l’intéressée est probable, mais n’incombait-il pas aux responsables de la liste de vérifier la véracité des déclarations, surtout concernant des amies très proches de Guillaume Barucq ?

Des nouvelles vagues, très très vagues

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, la liste de Guillaume Barucq essuie une nouvelle dissidence après la démission d’Emmanuelle Brisson, jugeant la liste trop à gauche et la prise de distance d’Aurélie Siou estimant la communication du docteur à vélo plutôt catastrophique. Plusieurs colistiers ou ex-colistiers du docteur Barucq, qui selon leurs dires se situent « à gauche », très déçus du comportement de leur tête de liste ont adressé aux médias locaux une très longue lettre intitulée « Voulez-vous pour Biarritz un maire insincère et déloyal ? » accompagnée de captures d’écran des conversations échangées qui prouvent un fonctionnement qui fait un peu frémir.

Extrait de la Lettre intitulée « Voulez-vous pour Biarritz un maire insincère et déloyal? « 

 La Marquise de Vérité, avec son humour habituel dans La Semaine du Pays basque, a déjà raconté l’affaire. Bisque, Bisque, Basque ! de son côté, après une enquête fouillée, a pu vérifier la véracité de ce qui était affirmé. Si Guillaume Barucq met en avant dans ses discours « le renouvellement ou l’humain », il y a apparemment quelques progrès à faire en interne.

Des convictions pour de rire

Lors de son interview sur France Bleu, le 24 mai dernier, Guillaume Barucq d’un fort joli mouvement de catogan avait annoncé qu’il « allait réunir ses colistiers dès le lendemain pour définir la stratégie ». Belle promesse qui n’a pas été suivie d’effet au moins pour les signataires de cette lettre, très impliqués. Pas la moindre réunion du groupe ne s’est tenue et ce n’est que le 1er juin, à la veille de la conférence de presse, qu’est dévoilé aux colistiers l’accord avec EHVS.

Le message qui démontre qu’aucun des colistiers n’était informé du détail des tractations, le 1er juin.

Ces derniers apprennent aussi par la bande que Nathalie Motsch a refusé la place indigne de numéro six qui lui était proposée, mais aussi et surtout que sans la vigilance de EHVS, Barucq arrivait avec sept colistiers de Veunac dans la corbeille de mariage, à savoir Jacques Papon, Louis Vial, Laurent Ortiz, Eric Bonnamy, Marina Gouvry, Grégoire Le Taillandier, Betty Larronde. D’où ces mines de dix pieds de long dans la liste initiale le jour de la conférence de presse, tandis que la liste EHVS affichait le sourire des grands jours : seize places sur trente-cinq quand on a terminé quatrième avec 12% des suffrages, c’est inespéré et on peut presque parler de hold-up du siècle.

Consternation des signataires de la lettre aux médias qui découvrent que leur champion commet quelques arrangements avec la vérité mais aussi et surtout qu’il n’a pas le moindre sens politique ni la moindre conviction idéologique. Comme Bisque, Bisque, Basque ! l’a déjà raconté, Jakes Abeberry que l’on ne peut accuser de ne pas savoir faire de la politique a estimé qu’il n’y avait qu’une solution pour gagner, celle qui consistait à mettre Nathalie Motsch en numéro deux et Brice Morin en trois, ce qui respectait le suffrage des Biarrots. Son point de vue a été minoritaire après un vote en interne, ce qui prouve que la démocratie fonctionne chez EHVS. On ne peut pas en dire autant à Nouvelle vague où visiblement Guillaume Barucq et Corine Martineau ont décidé seuls.

Mêmes incohérences lors des tractations secrètes menées avec la liste Veunac et belle démonstration du peu de cas que fait Guillaume Barucq des convictions. Le 12 février, lors de l’avant-dernier conseil municipal, le docteur surfeur séduit une partie de l’électorat en se prononçant très fermement contre la création du centre de formation du BOPB. Ce qui ne l’empêche pas de négocier en douce avec la liste Veunac et de proposer à trois adjoints qui ont voté en faveur de ce centre de formation une place dans sa liste. Surfer dans un tel océan de contradictions, c’est vraiment du grand art !

L’humain quand on a le temps

Et puis il y a ce qui mortifie le plus les signataires de la lettre, et qui les amène à dire qu’ils ne feront « plus jamais de politique ». C’est le mépris de l’humain, le non-respect des promesses tenues, la désinvolture avec laquelle on traite les compétences, contrairement à tous les beaux discours effectués devant les caméras où l’humain est toujours mis en avant.

Extrait de la Lettre intitulée « Voulez-vous pour Biarritz un maire insincère et déloyal? « 

Certaines captures d’écran du groupe qui échangeait sur WhatsApp montrent une désinvolture totale et des méthodes que même le pire DRH de la grande distribution n’oserait utiliser. Autre anecdote qui montre le peu de respect de l’humain du candidat : « Vous serez sur la liste en position éligible » écrit le 31 mai sans sourciller Guillaume Barucq à un colistier très favorable à cette nouvelle alliance. Avant de se raviser le lendemain et d’annoncer par SMS au malheureux qu’il n’entre plus dans les plans. Conférence de presse, dépôt de la liste en préfecture et le 4 juin, sans le moindre coup de téléphone d’excuse pour ce revirement, envoi d’un faire-part écrit à l’éliminé : « Même si je n’ai pu vous intégrer dans la liste, nous espérons compter sur vous parmi nos premiers soutiens ». Clairement, on a connu plus courageux.

Et se pose désormais la question qui préoccupe tous les Biarrots : est-ce que on peut devenir un bon maire, soucieux de la démocratie et du respect des lois régissant la vie publique, quand avant même d’être élu on commet de tels arrangements avec la vérité, de telles acrobaties avec la démocratie, de telles désinvoltures avec ses colistiers ?

Histoire d’un désamour

Le 15 mars au soir, je n’ai pas le moindre doute. Je vais voter Guillaume Barucq qui semble avoir beaucoup évolué et être capable de faire preuve de plus de fermeté politique. Je suis convaincu qu’il va faire alliance avec Nathalie Motsch, comme il l’a toujours annoncé, et avec EHVS, ce qui va donner à la Ville une liste cohérente et équilibrée.

– Première inquiétude à la fin du confinement, quand j’apprends que Guillaume est prêt à intégrer des membres de la liste Veunac. Je mets cela sur le compte de la trop grande gentillesse du bon docteur.

– Deuxième inquiétude quand je découvre la mauvaise manière faite à Nathalie Motsch, alors que les deux candidats, depuis juillet 2019, parlaient d’un désistement mutuel au soir du premier tour.

– Nouvelle inquiétude quand des membres de la liste me racontent ce qui se passe véritablement à l’intérieur, loin très loin des valeurs humanistes proclamées.

Mail adressé à Guillaume Barucq et Corine Martineau, le 19 juin au matin avec 9 questions posées : Les 4 premières concernent les professions des colistiers et la neuvième une vilaine rumeur accusant Lysiann Brao d’avoir exercé son droit de retrait pendant le confinement, ce qu’elle démentira immédiatement de façon très convaincante.

Guillaume m’informe par SMS que « les personnes mises en cause me répondront personnellement » avant de lancer une menace à peine voilée « Comme vous le savez, il est par contre illégal de diffuser des conversations privées et je m’étonne que vous nous interrogiez là-dessus » Avant de rajouter : « Je vous appellerai après le débat ».

Ce à quoi je réponds qu’un journaliste a tout à fait le droit de faire état de conversations qui lui ont été transmises par une source quand elles concernent la vie publique.

Corine Martineau, Virginie-Hélène Borteyru-Terpo et Justine d’Audiffret répondent très vite.

Quatre questions sur le « fonctionnement démocratique de la liste », les appels du pied à Veunac et la gestion humaine sont donc restées sans réponse, Guillaume Barucq sans doute trop pris par ses activités professionnelles, ayant oublié sa promesse.

Une nouvelle relance de Guillaume Barucq et Corine Martineau par SMS le samedi 20 juin au matin n’a pas connu plus de succès.

 

 

Les vertus du ménage à trois

En refusant une alliance logique qui rassurait les électeurs, Guillaume Barucq a sans doute compromis ses chances de devenir maire de Biarritz.

Ces temps-ci, que ce soit devant les caméras de France 3 ou face à la presse, lors de sa conférence de presse au phare de Biarritz le mardi 2 juin, Guillaume Barucq s’affirme furieusement monogame et répète à l’envi : « Je préfère un couple à deux qui fonctionne, qu’un ménage à trois qui dysfonctionne, ou à quatre, qui explose… » Si l’on peut comprendre la pruderie du très sage docteur à catogan, face aux exploits des « libertins » Destizon et Vial qui auront fréquenté tous les clubs échangistes disponibles sur Biarritz avant de tomber dans les bras de Saint-Cricq, il est dommage que le candidat écologiste n’ait pas compris que les règles qui prévalent ordinairement dans la vie conjugale ne s’appliquent pas à la politique.

Nous avons tous vécu des cérémonies de mariage où une famille est extatique, tandis que l’autre se montre nettement plus réservée. Mardi, pour l’observateur extérieur, le contraste était saisissant entre les mines joyeuses des membres de la liste Abertzale Verte et Solidaire (EHVS) et l’air nettement plus pincé des membres de « Nouvelle Vague Biarritz ». Il faut dire aussi que faire 12,34% des voix au premier tour et se retrouver avec seize candidats sur trente-cinq dans la nouvelle liste recomposée, constitue une aubaine inespérée pour la liste EHVS. Après tout si vous êtes jeune et démuni(e) et qu’un(e) milliardaire vous épouse sans contrat de mariage, il n’est pas interdit d’accepter.

Parfois, les unions les plus improbables s’avèrent les plus durables, mais il est clair que parmi les observateurs extérieurs le scepticisme était de mise. Pour le cas, où Guillaume Barucq l’emporterait, on voit mal comment cette liste qui va de Clémentine Autain  à Bruno Retailleau pourrait fonctionner dans la durée, sans le point d’équilibre que pouvait représenter Nathalie Motsch.

C’est pour ne pas faire peur à Corine Martineau ou aux électeurs que Mathieu Accoh se cache derrière Lysiann Brao sur la photo ?

Vous le savez comme moi, que ce soit à la sortie de l’église pour un couple improbable ou à la fin d’une conférence de presse annonçant la constitution d’une liste de second tour, il est de bon ton de voir la vie en rose. Alors qu’Emmanuelle Brisson, jugeant la liste « trop à gauche », a claqué la porte et refusé une place éligible, ce qui est à son honneur et démontre un beau caractère, Corine Martineau explique suavement qu’elle ne se sent pas gênée par la présence sur sa liste d’abertzale, d’écologistes ou de membres de  » Ensemble Insoumis « , car « c’est une liste locale qui s’est construite avec un programme local ». On prend les paris que la politique va reprendre ses droits dès l’élection terminée ? Quelques minutes plus tard, c’est Mathieu Accoh, représentant de  » Ensemble insoumis « , qui affirme sans rire qu’il était impossible à sa liste de fusionner avec la liste de Nathalie Motsch car « les programmes étaient trop différents et Nathalie Motsch trop à droite » … Tandis que Tata Corine est une gauchiste bien connue ?

Une erreur politique

En trente-cinquième position, Jakes Abeberry était présent lors de la conférence de presse.

Selon des sources abertzale, les discussions au sein du mouvement auraient été « très violentes » entre les jeunes et les plus anciens, Jakes Abeberry estimant que l’on doit « respecter le suffrage universel » et que la nouvelle liste ne pouvait être articulée autrement qu’avec Guillaume Barucq en numéro 1, suivi de Nathalie Motsch et de Brice Morin. Même s’il était présent à la conférence de presse, le vieux leader n’a visiblement pas été suivi et c’est fort dommage.

Contrairement à Guillaume Barucq, qui décidément ne se montre pas grand stratège, Jakes Abeberry sait que dans la vie publique le trio représente souvent l’équation gagnante et permet l’équilibre des forces, quand le duo est dangereux en cas de conflit. C’est bien en s’appuyant sur des socialistes et des membres de LR qu’Emmanuel Macron a su créer à partir de rien le mouvement En Marche. Plus loin de nous, François Mitterrand est devenu président de la République en 1981 en s’aidant des radicaux de gauche et des communistes. Et en 2014, si le docteur Barucq est devenu adjoint à l’environnement, c’est grâce à un « ménage à trois » avec les listes de Veunac et Lafite.

Une erreur psychologique

Mais plus que l’erreur tactique, c’est l’erreur psychologique qui étonne de la part d’un candidat intelligent comme Guillaume Barucq. Pour la première fois depuis des décennies, cette élection était limpide et traduisait clairement ce que voulaient les Biarrots. Le 15 mars au soir, malgré l’angoisse du Covid, tous les passionnés de vie publique avaient de quoi se réjouir : un personnel politique totalement discrédité à force de tromperies et de trahisons allait prendre une retraite bien méritée, et le ou la futur(e) maire de Biarritz allait incarner un renouvellement considérable. Avec une démarcation claire entre Arostéguy, Veunac et Saint-Cricq, plutôt prêts à discuter avec le BO, Barucq, Motsch, EHVS et Karim Guerdane, plutôt fermes face à Aldigé.

Tous ceux qui se sont mariés savent que l’on a toujours un doute au moment de se dire « oui ». Et tous ceux qui ont travaillé dans une entreprise savent que le charmant collègue que l’on côtoie peut devenir un dictateur odieux après avoir reçu une promotion.

Légitimement, les Biarrots s’interrogent sur leur futur maire, se demandent si Maïder Arostéguy qui n’est à l’évidence pas d’extrême-droite même si elle est très à droite, saura prendre ses distances avec son entourage, si Guillaume Barucq, d’un caractère trop gentil, saura faire preuve de fermeté, si Nathalie Motsch, d’un caractère plus affirmé, ne tombera pas dans l’autocratisme d’un Borotra si elle se retrouve avec l’écharpe tricolore.

Comment Guillaume Barucq a pu proposer une place de numéro 6 à Nathalie Motsch, qui constitue une insulte au résultat du scrutin, sans comprendre que le ticket Barucq-Motsch-Morin s’avérait très rassurant pour les Biarrots, la gentillesse visionnaire de l’un étant équilibrée par la technicité et la pugnacité de la deuxième et les préoccupations basques et sociales du troisième ? Avec le maintien de la liste Saint-Cricq, cette liste recomposée aurait pu poser un sérieux problème à Maïder Arostéguy.

Barucq hué au Royalty

On peut s’étonner que Bisque, Bisque, Basque ! clairement à gauche n’éprouve pas plus d’enthousiasme pour cette liste qui est la plus à gauche des quatre, même si Nathalie Motsch a eu tort dans sa conférence de presse de parler de « liste d’extrême-gauche ». La raison est double : cette liste ne respecte pas le suffrage exprimé par les Biarrots et elle paraît vouée à d’inévitables conflits. Sur les réseaux sociaux beaucoup s’étonnent et se montrent plutôt critiques pour le docteur à catogan. Mercredi 3 juin à 14 h 45, alors que les Biarrots fêtaient le déconfinement en retrouvant leurs cafés favoris, Bisque, Bisque, Basque ! a pu assister à une scène surréaliste à la terrasse du Royalty : trois quadragénaires à la mise soignée que j’ai souvent croisés à Biarritz sans pour autant pouvoir les identifier, chantaient à tue-tête « Barucq montre-nous tes fesses, Barucq montre-nous ton cul ! », juste sous les fenêtres du cabinet du docteur qui devait les maudire s’il était en consultation.

Le gentil Guillaume Barucq ne mérite à l’évidence pas un tel traitement, mais il est vrai que dans les mariages improbables, tôt ou tard il y a toujours un gros malin pour chanter : « Les cocus, au balcon ! » …

L’entourloupe faite à Robert Rabagny

Tout le monde sait à quel point Robert Rabagny aime sa ville. « L’indien », avec son masque aux couleurs du BO, est donc arrivé pendant la conférence de presse de Guillaume Barucq et n’a pu résister au plaisir de prendre la parole : « Tout le monde sait que je soutiens Maïder Arostéguy à 150%, mais je me réjouis de voir disparaître certains élus et de voir une liste composée de jeunes et de surfeurs ». Quelques minutes plus tard, une photo, publiée sur les réseaux sociaux et retirée depuis, montrait Rabagny discutant avec les membres de la liste et remerciait Robert « pour son soutien ». Un procédé plus que discutable.