Journal d’un buté de campagne (7)

L’esclandre de Rabagny à la mairie

L’ancien animateur n’a pas digéré la façon dont il a été viré de la mairie et il l’a fait savoir en dénonçant les « privilèges » dont a bénéficié le fils de la directrice des ressources humaines.

Vendredi matin, lorsque Robert Rabagny est entré dans la mairie avec une rose rouge à la main, tout le petit personnel de la mairie qui le connaît bien et lui garde beaucoup d’affection, s’est demandé ce qu’il avait en tête. Cette fleur était destinée à la directrice des Ressources Humaines de la Ville, Patricia Dumont, qui partait en retraite. Après l’avoir longuement cherchée, Robert a fini par dénicher l’intéressée dans les bureaux de la réglementation et a pu lui remettre son cadeau devant de nombreux témoins riant sous cape. « Oh, Robert, je suis très touchée. Il ne fallait pas ». Un enthousiasme qui va être vite douché par Robert : « Madame, Je suis courtois et c’est pour cette raison que je vous offre des fleurs. Il y a deux mois, je vous ai demandé de regarder mon dossier de retraite pour voir s’il n’y avait pas une erreur ou si je n’avais pas droit à une aide. Quand vous m’avez imposé en 2015 de partir en préretraite pour raisons médicales, vous saviez très bien que je ne toucherais que 750 euros de retraite par mois, alors que j’ai encore une fille à élever. Vous vous êtes bien gardée de me le dire, même si j’étais en pleine dépression avec tout ce que la mairie m’avait fait subir. Je vous ai demandé d’étudier mon dossier et évidemment vous ne l’avez pas fait. Pourtant, vous aussi vous avez un fils et visiblement vous vous en occupez, ce qui est normal. Votre fils, Clément Guyard, est rentré à la mairie comme chargé de mission au développement économique, un poste qui ne sert strictement à rien aux dires de tous mais que Michel Veunac a imposé. Voilà comment fonctionne la Ville et je tenais à vous remercier, Madame, pour tout ce que vous n’avez pas fait en ma faveur. » Et Robert, superbe, de quitter Patricia Dumont éberluée, avant de rajouter : « Et je vais me faire un plaisir de tout raconter à Bisque, Bisque, Basque ! »

Un esclandre qui en dit long sur les pratiques de la mairie. Et pour faire bonne mesure, rajoutons que le poste que va libérer Patricia Dumont, a déjà été promis à Stéphanie Ricord, cette gentille conseillère municipale qui a eu le bon goût d’approuver toutes les décisions du maire pendant la mandature. Après tout, pourquoi se gêner ?

METTEZ FIN À SES SOUFFRANCES ! – Pas de chance pour Michel Veunac, le soir du débat organisé par France 3 région à Bordeaux, il était totalement aphone et absolument inintelligible pour les téléspectateurs. Le lendemain du côté des halles, des plaisantins affirmaient que Mimi-la-Malice avait fait semblant de ne pas pouvoir parler pour être sûr de ne pas proférer de bêtises, tandis que d’autres faisaient mine de s’inquiéter pour l’avenir en imaginant Veunac atteint du coronavirus, contaminant tous ses rivaux, et Karim Guerdane devenant maire puisqu’il était seul à être en duplex à Bayonne.

LYSIANN BRAO EN PREND POUR SON GRADE – Michel Veunac, qui était accompagné de son fils, est sorti en fureur du débat, – « Vite, une clope ! » – et, sa voix subitement retrouvée, s’en est pris vertement à Lysiann Brao qui aurait raconté n’importe quoi et utilisé des chiffres faux.  La candidate EELV, qui a affiché lors du débat un beau caractère, ne s’est pas démontée. Si elle a suivi les conseils municipaux de ces six dernières années, elle n’a pas dû être surprise de l’agression verbale et sait à quel point le duo Veunac-Lafite tient les femmes en haute estime.

PAUVRES GAMINS – Croisant fortuitement deux jeunes distributeurs de tracts à peine en âge d’être lycéens, Bisque, Bisque, Basque ! n’a pu résister au plaisir de les taquiner quelque peu. « C’est étonnant à votre âge d’être favorables à Michel Veunac » Et l’un d’eux d’avouer piteusement : « Mais, Monsieur, on est payés pour faire ça ! ». La liste Veunac croit tellement fort en lui qu’il ne trouve même pas de volontaires pour aller distribuer gratos sa propagande.

LA CONFUSION TOTALE – Le maire sortant est censé avoir trente-cinq colistiers mais, visiblement, la motivation est telle dans sa « bande à Mimiles », ainsi que les habitants surnomment les vieux chevaux de retour de la liste à Veunac, que personne n’a pris le temps de relire la prose du premier édile qui s’est – une fois de plus ! -sérieusement emmêlé les pinceaux sur les futures dates. Il donne rendez-vous aux électeurs, non le 15 et 22 mars comme tout le monde, mais les 20 et 23 mars prochains. Si vous voulez voter pour Veunac à ces dates, cela convient très bien à Bisque, Bisque, Basque !

UNE BELLE COQUILLE DE SAINT-CRICQ – L’avocat biarrot a lui aussi laissé passer une coquille dans son programme puisqu’il parle du réaménagement du « Jardin Pubique », amenant les Biarrots à se demander si dans son audace, Jean-Benoît Saint-Cricq ne veut pas ratiboiser la toison de l’espace public favori des Biarrots. Une aubaine pour François Amigorena qui s’est auto-proclamé « morpion, coupeur de poils en quatre ». Un humour pile-poil.

LA SURENCHÈRE CONTINUE – Maïder Arostéguy avait annoncé, lors de la présentation de sa liste, avoir laissé quarante personnes à la porte du Colisée. Les troupes de Nathalie Motsch affirment que plus de cent personnes n’ont pu rentrer lors de la présentation de la liste « Biarritz en a besoin ». Étant à l’intérieur de la salle, l’affirmation est impossible à vérifier. Mais une chose est sûre : la salle était bondée et la réunion publique a été un franc succès avec une présentation très enlevée des « binômes » de la liste et des applaudissements nourris pour Didier Borotra, qui est sagement resté au premier rang, et pour Jean-René Etchegaray qui est monté sur scène en tant que président de l’UDI pour dire tout le bien qu’il pense de la candidate biarrote de son parti.

LE BRICE HORTEFEUX DE VEUNAC – Patrick Destizon, dans le rôle du méchant de service, se révèle. Chargé auprès de Michel Veunac des sales besognes, comme l’était Brice Hortefeux auprès de Nicolas Sarkozy, il s’est fendu au lendemain de la réunion publique de Nathalie Motsch d’un post vengeur sur la présence de Jean-René Etchegaray, affirmant qu’en tant qu’immense adjoint du maire actuel il s’impose « un droit de réserve » avant de conclure, martial, : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs ». Une mauvaise foi assez évidente quand on constate l’omniprésence de Jean-Baptiste Lemoyne dans la liste Veunac. Avec au passage, ce qui la fout assez mal pour un ex-universitaire, une magnifique faute d’orthographe sur « l’immixtion flagrante » d’Etchegaray. L’ex-adjoint confond visiblement l’immiscion dans les affaires des autres, la mission impossible qui est la sienne consistant à faire élire Veunac et la miction urgente qui le conduit à soulager sa vessie.

OH, LE VILAIN COUP BAS – Comme si elle faisait peur à tout le monde, Jean-Benoît Saint-Cricq, lui aussi, s’est cru obligé d’en rajouter une couche au lendemain de la réunion publique de Nathalie Motsch en affirmant sur  Facebook que Jean-René Etchegaray est venu « soutenir l’Aviron Bayonnais » avec une « candidate qui s’oppose au BO ». On commence par céder au chantage d’Aldigé le 12 février et pour justifier son choix, on ne se montre pas solidaire des ses collègues élus qui se font insulter par le président du BO deux jours plus tard et on accuse ensuite carrément de traîtrise une candidate, ce qui est indigne, même en période électorale, de la part d’un élu aussi expérimenté et subtil que Jean-Benoît Saint-Cricq.

COURAGE, FUYONS ! –  Après la publication dans Bisque, Bisque, Basque ! mardi 25 février, de l’article « Le vilain rapport à l’argent de Veunac », le maire sortant et ses maigres troupes, qui avaient pourtant été sollicités avant la parution de l’article, se sont bien gardés de rédiger le moindre démenti officiel. Et quand les Biarrots, stupéfaits d’apprendre que le maire a rançonné ses adjoints et ne les a jamais remboursés, interrogent les soutiens de Veunac, ceux-ci se contentent de lever les yeux au ciel en affirmant que Bisque, Bisque, Basque ! veut la perte du maire actuel, ce qui est vrai, et raconte n’importe quoi, ce qui reste à prouver. Chiche que vous venez au tribunal affirmer la même chose !

LA CAMPAGNE EST UNE FÊTE – Bisque, Bisque, Basque ! n’a pu assister, samedi 29 février à la présentation à Plaza Berri de la liste emmenée conjointement par Brice Morin, Lysiann Brao et Matthieu Accoh, mais, aux dires de Jean-Philippe Viaud, numéro quatre de la liste de Nathalie Motsch mais très ami avec tous les membres de cette liste, la fête a été superbe et s’est terminée bien au-delà de minuit. Démonstration que l’on peut défendre avec ardeur ses idées sans perdre sa joie de vivre. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le collectif a eu la bonne idée de créer un site pour permettre à tous de suivre son actualité.

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