Lâchez-vous, c’est la fête !

RamDam 64 40 organise jeudi 30 janvier sa troisième cérémonie des klaxons. L’occasion ou jamais de venir ovationner nos élus les plus méritants.

Ils sont neuf élus en ce moment à vivre des pannes récurrentes d’oreiller. Il est vrai qu’obtenir un klaxon d’or, d’argent ou de béton à quelques semaines des élections municipales n’est pas du meilleur effet auprès des électeurs. Pourtant la situation est beaucoup plus limpide et la concurrence moins rude qu’il y a un an. Est-ce l’effet RamDam 64-40, avec des politiques qui se méfient désormais, ou le fait d’arriver en année électorale, année toujours propice aux élans de vertu, qui nous a amené à raccourcir notre liste des élus « méritants » ?

C’est en imaginant la tête des lauréats que l’artiste Victor La Licorne a réalisé l’affiche qui vous convie à notre cérémonie, le jeudi 30 janvier 2020, de 18h30 à 20 h 15 précises à la maison des Associations de Biarritz. Une affiche inspirée du « Cri » d’Edvard Munch, sans doute en imaginant les gémissements des futurs lauréats.

Et comme l’an passé, vous retrouverez pendant presque deux heures des rires, de la dérision, de la bonne humeur, agrémentés de photos et extraits vidéos insolites et d’un certain nombre de prix surprise décernés par l’équipe des jeunes et vieilles canailles de RamDam 64-40.

Avec nos habituels klaxons d’or, d’argent et de béton mais aussi la remise d’une harpe d’or qui va sans doute vous faire réfléchir.

Petite précision pour les éventuels fâcheux oublieux de ce qu’est la démocratie locale, RamDam 6440 a envoyé un mail et obtenu de la préfecture l’autorisation de mener à bien cette soirée.

Et si vous pensez que depuis deux ans notre association amène un peu d’air pur à la démocratie, manifestez votre solidarité en étant présents à cette manifestation libre et gratuite et rendez un énorme service à notre trésorier en l’informant de votre venue afin de savoir si nous pouvons nous contenter de la grande salle de la maison des associations (80 places environ) ou si nous devons louer les deux salles en enfilade. (120 places).

Vite, à vos claviers, avec un mail adressé à  ramdam6440@gmail.com, en précisant combien vous serez.

Merci d’avance !

Les nominés pour les Landes :

Marie-Ange Delavenne, 7e vice-présidente de la Communauté de Communes du Seignanx

Xavier Fortinon président du Conseil Départemental des Landes

Francis Géraudie, premier vice-président de la Communauté de Communes du Seignanx

Xavier Gaudio, maire de la commune de Soorts Hossegor qui était déjà monté sur la première marche du podium l’an dernier

Éric Guilloteau, président de la Communauté de Communes du Seignanx

Les nominés pour les Pyrénées-Atlantiques :

François Bayrou, maire de Pau

Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques

Christian Deveze, maire de Cambo.

Jean-Benoît Saint-Cricq, conseiller municipal d’opposition à Biarritz

Et on attaque quand ?

 Si les trois écuries Arostéguy, Barucq, Motsch semblent en place, pour les autres le flou est encore de rigueur.

Avec huit à dix listes en compétition, il est clair qu’il va y avoir des morts au soir du premier tour.

Comme si cela manquait à notre bonheur, une nouvelle liste vient d’éclore si l’on en croit Sud Ouest du 7 janvier. Mené par l’enfant de Saint-Charles Karim Guerdane, elle s’intitule Biarritz Bonheur par allusion à l’heureux temps où les Biarrots pouvaient faire leurs courses quotidiennes dans le grand magasin de la Place Clemenceau, devenu depuis les snobinardes Galeries Lafayette. Joli nom pour une liste électorale, même si on peut se demander si ajouter de la confusion à la confusion ne fait pas au final le jeu du maire sortant Veunac.

Alors que se prépare l’assaut final, après cette drôle de guerre où chacun a fourbi ses armes et amassé des troupes, une tournée des popotes s’impose. Si les bataillons de Maïder Arostéguy, Guillaume Barucq et Nathalie Motsch semblent prêts au combat, d’autres sections d’assaut gardent la fleur au fusil et paraissent éprouver quelque peine à se mettre en ordre de marche. C’est donc le moment ou jamais de passer les troupes en revue avec le général Bisque, Bisque, Basque ! ce planqué de l’arrière qui a beaucoup moins de faits d’armes à faire valoir que le général Jean-Bernard Pinatel ou l’exubérant Guy Husson.

 

MAÏDER SE PACSE

Maïder Arostéguy peut afficher un sourire radieux. Elle vient d’annoncer aux journalistes locaux son récent PACS et le fiancé est plutôt du genre bel homme musculeux avec qui on peut aller à la guerre sans rien avoir à craindre. Richard Tardits, en effet, a décidé de s’allier à Maïder, un choix plutôt logique compte tenu de la sensibilité très libérale des deux tourtereaux et une initiative qu’on ne peut que saluer car elle va dans le bon sens.

 

MARIAGE POUR TOUS CHEZ BARUCQ

Chez Guillaume Barucq, on semble plutôt militer pour le mariage pour tous et les alliances… surprenantes. Si Corine Martineau a encore impressionné les foules pendant les vacances de Noël, avec sa capacité à aller distribuer des tracts aux bigorneaux du rocher de la Vierge ou à se baigner avec les ours blancs puisque la situation politique le commande, que dire de l’arrivée du responsable de la section socialiste Laurent Riberolles à ses côtés ? Un peu comme si Philippe de Villiers et Olivier Besancenot décidaient d’aller écouter ensemble une messe en latin du côté de Domezain.

 

VRAI OU FAUX SONDAGE POUR MOTSCH ?

L’affaire du faux-vrai sondage, lancé sur Twitter par Oier Oronos et annonçant que l’ex adjointe à l’Urbanisme se retrouvait en deuxième position derrière Veunac, agace profondément le camp de Nathalie Motsch qui est persuadé avoir affaire à un coup monté des services secrets adverses. Si l’on détaille le compte du « troll » Oier Oronos, on peut imaginer que c’est un ardent partisan de « Calamity Nathalie ». Mais est-ce si sûr ? En temps de guerre, le propre de l’agent double est de jouer… double jeu. Encenser pendant des mois une rivale pour mieux lui faire porter le chapeau ensuite peut s’avérer très astucieux. Bisque, Bisque, Basque ! est bien incapable de démêler le vrai du faux dans ce sondage flatteur pour Nathalie Motsch et pour Michel Veunac et sévère pour Maïder Arostéguy et Guillaume Barucq, mais peut témoigner que deux membres de la majorité actuelle restés fidèles à Michel Veunac (une espèce très rare !) murmuraient sous le manteau les chiffres finalement publiés plusieurs jours plus tard par Oier Oronos. Intox de Veunac pour galvaniser ses troupes, ou sondage réel financé par un promoteur ami du maire ? La question mérite d’être posée.

 

LES FANTÔMES DE LA LISTE VEUNAC

Quant au maire sortant Michel Veunac, il a beau clamer qu’il est en « pleine forme », il suffit de le voir marcher avec sa capote bleue horizon, son pantalon rouge garance et ses bandes molletières pour comprendre que ceux qui l’ont vu naître, comme l’aurait dit Coluche, ne sont plus tout jeunes. À l’évidence, Veunac peine à attirer de nouveaux talents dans sa liste, ce qu’on peut comprendre après le calamiteux mandat qu’il vient d’accomplir. Sa garde rapprochée se compose donc des bénis oui-oui qui ne peuvent envisager de renoncer à la vie municipale et aux indemnités qui vont avec : Jocelyne Castaignède, Patrick Destizon, Ghis Haye, ainsi que de l’inénarrable secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne, l’homme qui change de convictions à chaque fois que le vent tourne et qui pour le moment se bat avec les plans de la ville pour tenter d’apprendre le nom des quartiers. Et pour rajouter au scandale, quelques « obligés » du maire qui ont été gentiment conviés à venir lui apporter leur soutien comme le cavalier Olivier Camy-Sarthy, directeur par délégation de Service public (DSP) du pôle équestre de Biarritz. C’est un peu comme si votre employeur vous obligeait à vous présenter sur la liste électorale qu’il est en train de monter. Si une liste comme celle-là réussit à séduire les Biarrots, c’est à désespérer de la politique.

 

GUILLAUME JOUE LE PLEIN TEMPS

Biarritz n’est pas une maîtresse que l’on honore à la va-vite en fin de semaine mais une grande dame qui mérite d’être choyée à plein temps, ce que Didier Guillaume semble avoir compris. Après avoir beaucoup hésité sur la stratégie à suivre, l’actuel ministre de l’Agriculture paraît décidé à démissionner du gouvernement, ce qui est sage. Pas étonnant qu’il ait connu quelques états d’âme, car ses deux poissons-pilote Guy Lafite et Michel Poueyts, surtout soucieux de leur propre survie politique, lui ont promis pour le convaincre d’y aller des foules en délire et des salles plus que combles. L’homme est suffisamment habile politique pour avoir vite compris que ses deux amis avaient un peu enjolivé la situation et que la partie était loin d’être gagnée. Si le procès en parachutage que lui font tous ses détracteurs (y compris le docteur Oualam dans les colonnes de ce blog !) me paraît hors de propos pour quelqu’un qui fréquente Biarritz depuis trente ans, il reste maintenant à voir ce que va proposer le candidat et surtout avec qui il compte gouverner. Samedi à 11 heures, au jai alaï, on devrait en savoir un peu plus.

 

SAINT-CRICQ Y CROIT TOUJOURS

Jean-Benoît Saint-Cricq, que tout le monde voyait partir avec Veunac, a finalement décidé de jouer solo. Le vieux routier des élections municipales biarrotes fourmille d’idées et d’enthousiasme. Malheureusement, il ne semble pas mesurer les dégâts faits à son image par ce mandat où il a commencé en s’opposant fermement à Veunac et Lafite avant de les rejoindre à un moment où ils étaient en grande difficulté sur le dossier de L’Hôtel du Palais et de leur sauver la mise par son ralliement. Le candidat assure qu’il sera en ordre de marche le 15 janvier avec une équipe plus mobilisée que jamais. On connaît les qualités et la « technicité » de Jean-Benoît Saint-Cricq, mais, s’il veut espérer quelque chose, il faudra que l’avocat biarrot s’explique sur les choix qui l’ont conduit à saccager la bonne image que les Biarrots avaient de lui.

 

MARINE BATISTE PLUS VERTE QUE VERTE

En 1971, lors du congrès d’Épinay, François Mitterrand avait réussi le tour de force de signer sa première adhésion au Parti socialiste le jour même où il avait été nommé Premier secrétaire. Nourrie aux grands classiques socialistes, puisqu’elle a travaillé dans l’entourage de Bertrand Delanoë, Marine Batiste, tente de faire de même en se découvrant soudain une conviction plus verte que verte et en adhérant il y a peu à Europe Écologie Les Verts (EELV) quelques jours après qu’un authentique militant de ce parti, qui labourait le terrain biarrot depuis quinze ans, Éric Ménard, ait été exclu pour avoir rejoint le camp de Nathalie Motsch. Et même si elle n’a pas encore l’investiture du parti, Marine Batiste lance un appel du pied aux Abertzale pour une alliance semblable à celle que fait Sophie Bussière avec Jean-Claude Iriart à Bayonne. Mais n’est pas François Mitterrand qui veut et l’affaire pourrait capoter très vite.

Ne reste donc plus à tous ces généraux ou aspirants généraux, bien au chaud dans leurs quartiers-généraux et se rêvant déjà tous en vainqueurs, qu’à trouver l’infanterie nécessaire à leurs ambitions. Suivant que l’on aura huit ou dix listes, c’est entre trois cents et trois cent cinquante couillons qu’il va falloir convaincre de venir faire de la figuration sur les listes, d’aller tracter dans le froid, de marcher au pas et éventuellement de donner quelques subsides pour financer la future campagne.

Il est désormais plus que temps pour tous ces candidats de se plonger dans « L’art de la guerre » du Chinois Sun Tzu, car il ne fait aucun doute que la bataille pour conquérir Biarritz va être féroce.

Schneck et Motsch donnent l’exemple

Enfin un peu de bon sens dans ce monde de brutes avec une alliance entre deux candidats préoccupés d’éthique !

Dans mon village natal, lorsque deux enfants d’une fratrie se chacaillaient, il y avait toujours un adulte pour se tourner vers le plus âgé des belligérants en affirmant : « Tu es le plus grand, tu dois être le plus raisonnable ». Propos qui avait le don suprême d’agacer l’aîné que j’étais. J’ignore si Jacques-André Schneck a entendu cette phrase lors de son enfance, mais force est de constater que le premier candidat déclaré sait mettre ses actes en accord avec ses propos. Sur sa page Facebook, l’ancien énarque n’a cessé de prôner l’alliance des forces vives de la Ville, seul moyen d’empêcher une réélection de Michel Veunac et il paie de sa personne en rejoignant avec ses troupes l’équipe de Nathalie Motsch.

Avec la sincérité qui le caractérise, le candidat reconnaît dans Sud Ouest (19/12) que ne plus être en première ligne, « demande de passer par-dessus une blessure d’ego. Mais cette démarche résonne avec ma vision de l’intérêt général. Rejoindre Nathalie Motsch, c’est une manière de rendre mes actes conformes à ma parole. » Redevenant politique, Jacques-André Schneck précise sa pensée, persuadé que la candidature de Didier Guillaume change profondément la donne électorale : « Il n’est pas heureux à mon sens que les Biarrots n’aient de facto le choix qu’entre deux listes en raison de l’éparpillement des autres. Il faut proposer un troisième choix et pour moi seul le regroupement entre candidats locaux peut offrir ce choix. »

Nathalie Motsch de son côté, candidate investie par l’UDI, se réjouit du large rassemblement qu’elle est en train de créer : « Nous sommes dans une élection municipale, il faut construire un projet pour l’avenir de Biarritz, nous nous devons de dépasser les clivages politiques. Et tout ce beau monde collabore pour un vrai beau projet crédible et réalisable pour Biarritz, c’est le seul objectif qui nous anime. »

« Il en va du salut de Biarritz »

Soucieux de déontologie, pragmatiques et efficaces, les deux candidats partagent à l’évidence nombre de valeurs communes et ont la même lecture politique de la situation actuelle. « Il faut que les autres candidats locaux entendent bien que la division les dessert et fait le jeu du maire sortant notamment » affirme Jacques-André Schneck, tandis que Nathalie Motsch le complète : « l’offre politique est illisible aujourd’hui pour les Biarrots et je trouve cela dommageable pour l’avenir de Biarritz. Les ambitions personnelles sont à mettre de côté, la situation ne s’y prête pas, nous ne pouvons revivre un mandat comme celui que nous venons de vivre, il en va du salut de Biarritz. »

Il est effectivement ahurissant qu’un maire de 74 ans qui a offert pendant six ans aux Biarrots le spectacle d’une majorité indigne s’empoignant joyeusement à la moindre occasion, d’un maire sans compétence et exerçant le pouvoir en solitaire, d’un politicien roué obligé d’exhiber comme prise de guerre le falot Jean-Baptiste Lemoyne pour tenter de faire croire que tout va changer, puisse être en mesure de se représenter.

L’alliance entre Nathalie Motsch et Jacques-André Schneck, alliance qui, souhaitons-le, en préfigurera d’autres, doit sérieusement amener à s’interroger tous ces candidats qui, faisant passer leur ego avant l’intérêt des Biarrots, affirment encore qu’ils veulent savoir combien ils pèsent au soir du premier tour avant de décider à qui ils vont se rallier. Personne ne perd son temps à peser un fétu de paille et le 15 mars, au soir du premier tour, il sera beaucoup trop tard pour créer des alliances qui ne duperont personne, à l’image de Brisson et Saint-Cricq en 2014. Avec le résultat que l’on connaît.

 

 

Saint-Cricq, toute honte bue…

Inconscience totale ou billard à douze bandes, l’avocat biarrot, malgré le mandat controversé qu’il vient d’accomplir, se déclare candidat.

Les livres d’histoire sont formels : quand Jésus, suite aux ennuis que vous connaissez, a dû abandonner la présidence du parti démocrate chrétien, son copain Judas s’est contenté de raser les murs et ne s’est pas porté candidat pour lui succéder.

Vingt et un siècles plus tard, les hommes restent toujours autant pétris de contradictions. Prenez par exemple l’avocat Saint-Cricq. Une décennie d’opposition admirable à Borotra puis à Veunac, un combat dantesque contre la Cité de l’Océan, un solide bon sens dans la lecture des budgets, une façon plus que respectable d’être le porte-parole des citoyens. Et puis soudain, à partir de juillet 2018, alors que Michel Veunac va être mis en minorité dans sa propre majorité à propos de L’Hôtel du Palais, le grand pourfendeur des dérives municipales saute sur les genoux du maire, trouve étonnament que « tout va dans le bon sens » et se met à louer les finances rétablies et à applaudir la cité de l’Océan enfin sauvée.

L’élu explique qu’il est un homme de conviction qui dit ce qu’il pense.

La population, avec son mauvais esprit habituel, perçoit comme une totale traîtrise l’attitude de celui qui était le meilleur opposant et lui en garde une rancune certaine. Jamais, de mémoire de Biarrot, un élu n’avait été hué comme cela en plein conseil municipal.

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, notre homme, après une tentative d’incendie début 2019 de sa maison dans la nuit suivant un conseil municipal où il avait brillé par son inexistence, avait cru bon d’affirmer qu’il s’agissait probablement d’une vengeance politique. La police ne tardera pas à découvrir la coupable, une SDF allemande n’ayant jamais entendu parler des exploits politiques du conseiller municipal Saint-Cricq. La vie est cruelle, parfois !

Après un tel palmarès, à la place de Jean-Benoît Saint-Cricq, on aurait rasé les murs, en visant au mieux une place au chaud dans la liste conduite par Veunac, l’homme  à qui il trouve désormais toutes les qualités. Mais Jean-Benoît Saint-Cricq est persuadé qu’un grand destin l’attend et il se lance donc lui aussi dans cette course électorale qui, à Biarritz, ressemble de plus en plus à une guignolade permanente avec chaque semaine un nouveau candidat.

« Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent  » (Edgar Faure)

Trois lectures sont possibles pour expliquer cette décision :

– Veunac a toujours adoré les petites listes qui « pompent » des voix à ses rivaux. Avec l’amabilité qui le caractérise, pour nuire à Brisson, il avait aidé en 2014 Frank Perrin à boucler sa liste du Front National de l’époque en envoyant quelques épouses de ses propres candidats qui s’étaient présentées sous leurs noms de jeunes filles et leurs deuxièmes prénoms. On imagine très bien Veunac flatter Saint-Cricq et lui dire qu’ils se rallieront au soir du deuxième tour. Toutes les voix qu’il prendra à Arostéguy ou Motsch seront les bienvenues dans cette course à l’écharpe tricolore.

– Saint-Cricq a compris que Veunac n’allait pas se présenter malgré ses déclarations et se contenter du hochet présidentiel que LaRem cherche à lui donner pour prix de son effacement. Difficile pour l’avocat biarrot de partir sur une liste Didier Guillaume-Lafite-Poueyts. Saint-Cricq va donc chercher à faire prospérer sa petite boutique en espérant pouvoir bien la vendre au soir du premier tour et hériter enfin de ce poste d’adjoint à la Culture dont il rêve tant.

– Enfin, de la même façon que Judas répétait à qui voulait l’entendre, « Je suis un mec bien ! », contre toute évidence, et en dépit de tout ce qu’il a fait lors du dernier mandat, l’avocat biarrot croit réellement en ses chances électorales. « Je ne suis pas là pour faire de la figuration. Je veux emporter l’adhésion des Biarrots », confie-t-il à Sud Ouest, tandis qu’il avoue à sa garde rapprochée « Je veux mesurer mon poids !».

L’avocat semble juste oublier que le vent souffle souvent beaucoup plus fort à Biarritz qu’à Jérusalem et qu’à la première bourrasque le poids plume politique qu’il est devenu pourrait bien être emporté à tout jamais.

 

Repères : Vous mesurerez les changements de ton entre 2017, 2018 et 2019

https://jeanyvesviollier.com/2017/07/14/hotel-du-palais-saint-cricq-a-les-idees-claires/

https://jeanyvesviollier.com/2019/02/25/mauvaise-foi-desinformation-et-ligne-jaune/

https://jeanyvesviollier.com/2019/03/28/les-jeux-de-lamour-et-du-bazar/

https://jeanyvesviollier.com/2019/09/27/les-sous-doues-sont-de-sortie/

Ligne éditoriale et pignes électorales

Soyons clairs : Bisque, Bisque, Basque ! ne roule pour personne mais suit avec intérêt les candidats susceptibles de faire tomber l’équipe en place.

Les municipales de 2020 promettent une belle foire d’empoigne.

Il se trouvera toujours quelques lecteurs du « Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert pour estimer qu’un blog gratuit et citoyen, ouvert il y a sept ans et qui a reçu plus de 10 millions de visites, ne peut que cacher un noir dessein électoral, un intérêt personnel ou une volonté de rouler pour tel ou tel candidat. Bisque, Bisque, Basque ! laissera à ces Bouvard et Pécuchet modernes cette vision manquant grandement de générosité et répétera avec force le principe qui anime depuis le premier jour ce blog qui se veut citoyen : « Y’a que moi dans mon parti et c’est déjà le merdier ». Mais derrière les adorateurs d’idées reçues à la naïveté presque touchante, il y a aussi les cyniques qui espèrent, en salissant, mieux servir leurs petites stratégies électoralistes du moment. À six mois de l’élection municipale, c’est donc le moment ou jamais de rappeler la ligne éditoriale de ce blog avant que les pignes électorales, les marrons de campagne ou les ramponneaux d’entre deux tours ne volent tous azimuts.

Des histoires vraies même si l’objectivité n’existe pas

Neocon n’hésite pas une seconde et associe transparence et nazisme. Bigre!

S’intéresser à une histoire plutôt qu’à une autre, c’est déjà faire preuve de manque d’objectivité. Ne pouvant se démultiplier à l’infini, Bisque, Bisque, Basque ! a regardé de loin jusqu’à maintenant les problèmes scolaires de Biarritz ou le projet Océan Start, tout occupé qu’il était par le G7 ou la villa Sion. Ce qui est parfaitement discutable. Nous sommes tous le résultat d’un parcours, d’une éducation qui va dicter nos choix et nos centres d’intérêt. Lorsque je travaillais au Canard, je recevais en moyenne 600 lettres par semaine et je devais retenir trois d’entre elles pour écrire la rubrique « Couac ». Mon enfance pauvre, mes engagements de gauche, les exploités que j’ai pu croiser, font que mes choix se portaient sur trois histoires sans doute fort différentes de celles qu’aurait choisies un autre collègue issu de la bourgeoisie. C’est pour cette raison que j’ai toujours répété aux étudiants des écoles de journalisme que « L’objectivité n’existe pas ». En revanche, le journalisme consiste à raconter des histoires vraies, et non celles que l’on imagine. Dans le cas contraire, on est romancier.

Incapable de savoir pour qui je vais voter

Ce blog est né d’une indignation, lors du dernier mandat de Didier Borotra, face à des pratiques municipales qui m’ont semblé plus que limites. À l’indignation a succédé la consternation face à l’incompétence du duo Veunac-Lafite et à ses méthodes. La ligne éditoriale de Bisque, Bisque, Basque ! demeure claire : contribuer au débat citoyen, faire en sorte que le fonctionnement de la Ville redevienne normal à l’image de ce qui se passe à Bayonne ou Anglet, et empêcher Veunac ou Lafite d’être réélus, car je n’ose imaginer ce qui arriverait si Michel Veunac à 74 ans en reprenait pour six ans, avec le sentiment d’impunité que cela lui confèrerait. Ce que je fais porte un nom : le journalisme d’opinion.

Pour Didic, un journaliste ne peut être qu’un porte-parole d’un candidat.

Mais avoir des opinions quand on est journaliste (ce qui devrait être le cas de tous les titulaires d’une carte de presse) ne veut pas dire qu’on est militant. J’ai horreur des supporters et je ne suis encarté nulle part. Lorsque je regarde un match du XV de France, je souhaite la victoire des Bleus, mais si l’équipe joue mal, ce qui a été le cas plus d’une fois sous les ères Saint-André ou Brunel, je me réjouis de la victoire de son adversaire, parce que la passion du rugby passe avant la couleur du maillot. Très clairement, Bisque Bisque, Basque ! s’intéresse de près à tous les candidats susceptibles de battre Veunac, mais sans perdre pour autant son esprit critique.

– J’apprécie Maïder Arosteguy qui dans un contexte pas facile a fait un bon mandat d’opposante. Elle laboure le terrain électoral biarrot avec opiniâtreté et est proche des gens, ce qui est à son honneur, mais je la trouve un peu fluctuante sur le projet Aguilera.

– Nathalie Motsch a du courage, ce que personne ne lui ôtera, et une tête politique bien faite. Mais le temps passe et elle semble avoir du mal à descendre à hauteur des citoyens les plus simples. Et je grince des dents quand elle se réjouit de la relaxe de Didier et Sophie Borotra. 

– C’est un plaisir d’échanger avec Guillaume Barucq, docteur sympathique et qui a des idées. Malheureusement ça se complique, quand il veut faire de la politique, Guillaume voulant rester bien avec tout le monde tout en maniant des câbles quand il s’imagine tirer les ficelles.

– Je n’ai aucun doute sur les idées et la probité qu’amènerait Jacques-André Schneck à la tête de la Ville, mais peine à cerner son socle électoral. Et je ne parle pas de futures listes Abertzale, France Insoumise ou EELV qui m’intéressent aussi au plus haut point.

Il faut de l’ego pour faire de la politique mais malheureusement trop d’ego tue la politique. Face à la gravité de la situation que connaît Biarritz, dettes planquées sous le tapis et projets foireux à gogo à l’horizon 2020, je regrette que tous ces candidats qui ne peuvent s’imaginer autrement qu’en tête de liste n’aient pas su faire un front républicain commun dans l’optique de redonner un fonctionnement normal à cette ville.

C’est pour cette raison que je regarderai aussi avec intérêt une possible candidature de Didier Guillaume. S’il s’appuie sur Guy Lafite ou Michel Poueyts, vieux chevaux de retour qui entraîneront forcément la Ville dans des pratiques d’un autre temps, je le combattrai. S’il montre sa volonté de normaliser et pacifier Biarritz en s’appuyant sur des têtes nouvelles ou sur une des listes actuelles d’opposition, je m’intéresserai de près à lui. Rajoutez à cela des programmes qui sont bien loin d’être établis et vous me croirez peut-être si je vous dis que je suis bien incapable de savoir pour qui je vais voter, contrairement à ce que pensent certains « trolls » sur Twitter, bien planqués derrière leurs pseudos.

Pour Neocon (encore lui!) je confonds Motsch et Jeanne d’Arc… Ah oui, Jeanne d’Arc, l’égérie des gens du Front national.

Journalisme et copinage ne font pas bon ménage

Reste un dernier point à clarifier : à mes yeux un journaliste, quand il traite l’actualité, ne doit avoir ni affect, ni amis. Tous ceux que j’ai interviewés dans le cadre de Bisque, Bisque, Basque ! le savent : si je trouve quelque chose contre eux, je le publierais. Lorsque je me suis écharpé avec Michel Veunac, début 2014 devant sa permanence de la rue du Helder, il m’a tout de suite accusé de « rouler pour Brisson » et m’a promis un dossier sur lui…

J’attends toujours la réalisation de cette promesse, alors que des dossiers sur Veunac, j’en ai de quoi remplir une étagère, ce qui me donne à penser que Max Brisson, malgré ses défauts que l’on connaît tous, aurait fait un bien meilleur maire que Veunac. Et pourtant, je ne suis pas encarté aux Républicains et ne le serai jamais.

De la même façon, j’ai apprécié les quatorze années d’opposition de Jean-Benoît Saint-Cricq et bénéficié de ses talents d’avocat lorsque j’ai été conduit au tribunal par l’ancien propriétaire de la Semaine, Hubert de Caslou. Ce qui ne m’a pas empêché de crier au scandale quand le même Jean-Benoît a sauté sur les genoux de Veunac lors du vote de l’Hôtel du Palais, car j’avais le sentiment que ce point de vue ne correspondait nullement à une conviction mais seulement à une aspiration personnelle à rejoindre la majorité. Du jour au lendemain, Saint-Cricq a cessé de me téléphoner, estimant auprès de proches que « je ne devais pas écrire sur lui puisque nous étions amis ». Est-ce que de mon côté, j’ai reproché à Saint-Cricq de ne pas m’avoir informé à l’avance de son revirement en faveur du maire ? Curieuse conception de la démocratie et de la vie publique que ce souhait de silence complice ! Et curieuse vision de la liberté de la presse qui doit s’incliner devant l’amitié!

Récemment, Richard Tardits, homme que j’apprécie, m’a reproché d’avoir publié un de ses mails sans l’avoir préalablement prévenu auparavant. Même remarque que pour Saint-Cricq. Est-ce que Richard a pris son téléphone pour me donner sa position avant d’envoyer ce mail où il estimait qu’il fallait faire confiance à l’État après le G7 ? Bien sûr que non et je ne lui demandais pas.

Désolé, je ne suis pas omniscient et je n’ai aucune idée du lieu de permanence choisi par les candidats et candidates.

C’est ce curieux rapport entre élus et journalistes que je trouve intéressant d’évoquer. Si vous avez un ami médecin, vous n’allez pas lui demander de violer le secret médical en lui donnant des nouvelles de la santé d’un de ses clients sous prétexte qu’il vous intéresse. Au nom de quelle règle, le journaliste devrait-il informer ses copains de la vie privée qu’il va écrire sur eux dans le cadre de leurs fonctions publiques ?

Voilà mes sources prévenues : donner des informations à Bisque, Bisque, Basque ! ce n’est pas souscrire une assurance-vie. J’apprécie bien évidemment de recevoir des informations et de les publier après vérifications, mais ce n’est pas du tout une garantie de ne pas se voir épinglé à son tour.

Être citoyen, c’est prendre la parole dans le débat public, dire sans crainte ce qu’on pense, au lieu d’attendre que les politiques décident pour nous. Dans ce blog, des contributeurs réguliers comme « Paul Bismuth », « NathB », « Rien que la Vérité » ou « Aux arbres, citoyens », (…et bien d’autres !) enrichissent le débat en débattant et acceptant des avis contradictoires.

En revanche, à l’amorce d’une campagne électorale qui pourrait bien être musclée, se multiplient les comptes Facebook ou Twitter de « trolls » bien décidés à vendre leur camelote électorale ou à insulter sous couvert d’anonymat. Ce qui va sans doute m’amener à rejeter certains commentaires reçus, alors que je les publie tous pour le moment, sauf propos manifestement diffamatoire.

Désolé pour vous, les haineux, mais Bisque, Bisque, Basque ! ne roule pour personne et cherchera, comme dans les appels d’offres respectables se déroulant dans des municipalités tout aussi respectables, uniquement à détecter le mieux-disant susceptible de redonner un peu de dignité, de moralité et de respectabilité à une ville comme Biarritz, qui par ses méthodes et ses scandales à répétition devient la risée de la Côte basque et fait le désespoir de l’Agglomération.

Je ne rêve que de poser le stylo et de ne plus écrire sur la Ville, mais l’idée que je me fais de la citoyenneté va m’amener à guerroyer jusqu’en mars 2020 au minimum.

Vite, un maire normal pour une ville qui n’en peut plus de Veunac et son équipe !

 

Les jeux de l’amour et du bazar

Quinze mois seulement séparent ces deux vidéos, mais quelle différence de ton  entre Saint-Cricq et Veunac, désormais en plein marivaudage…

Veunac évoque les « voieries d’intérêt districal » et le bon élève Saint-Cricq s’empresse de sortir le schéma de son cartable, tandis que Maïder Arosteguy semble consternée. Aucun doute, l’ex-opposant va être admis en classe supérieure.

Le 20 décembre 2017, fait inhabituel, l’opposant Jean-Benoît Saint-Cricq se félicitait que les conseils municipaux, grâce à la vidéo, soient désormais accessibles à tous. Dirait-il la même chose aujourd’hui ? Ce n’est pas tout à fait sûr. Bisque, Bisque, Basque ! s’est donc amusé à comparer les vidéos de décembre 2017 (le premier conseil municipal d’après l’affaire des écuries de Bigueyrie) et le dernier conseil en date, celui du 26 mars 2018 et vous propose de jouer au jeu des cinquante erreurs.

Il y a les différences évidentes comme le changement de look de l’avocat biarrot, cheveux courts et poil rasé quand il était dans l’opposition et désormais barbe de trois jours et frisotis dans le cou. On notera que de son côté Michel Veunac reste toujours le même, malgré cette nouvelle romance : phrases creuses et joues roses. Il nous a ressorti mardi pour la cinquième fois de son mandat « Tout ce qui est excessif et insignifiant » tandis que son conseil échangeait des regards consternés.

Mais il est des différences plus subtiles. En décembre 2017, alors que Jean-Benoît Saint-Cricq était encore opposé au maire et à la gestion de l’Hôtel du Palais, l’avocat biarrot lui donnait du « Monsieur le maire, vous… »

En mars 2019, plus besoin de se cacher. Tous les collègues de bureau des deux élus sont désormais au courant de l’idylle et Veunac, après avoir félicité le bon élève Saint-Cricq pour avoir exhumé « le plan des voieries d’intérêt districal », passe inconsciemment du « Vous » au « Voilà, tu as le schéma » en s’adressant à celui qui ne lui inspire désormais plus aucune crainte.

Il faut dire aussi que notre pauvre maire, désormais veuf de sa majorité et qui n’a plus personne sur qui s’appuyer à l’exception de deux ou trois flagorneurs, fait de plus en plus appel aux lumières juridiques de Saint-Cricq.

Si tout cela ne finit pas en grand mariage électoral en 2020, c’est à désespérer de l’amour et de Marivaux… À moins que les électeurs, en guise de cadeau de mariage, n’offrent une veste aux deux tourtereaux ?

Mauvaise foi, désinformation et ligne jaune

Saint-Cricq rase les murs après ses maladroites accusations, Sud Ouest a la mémoire courte et la campagne électorale prend une vilaine tournure avec des faux grossiers.

Sud Ouest du 23 février.

Surtout n’alertez pas inutilement les services municipaux si vous êtes surpris de voir dans Biarritz ce qui ressemble à des épines de porc-épic fichées dans la muraille. Rien d’anormal, c’est juste Jean-Benoît Saint-Cricq qui à force de raser les murs finit par sérieusement écorner sa barbe. Il avait clamé sur tous les tons que l’incendiaire de sa maison ne pouvait être qu’un « allumé » qui lui en voulait politiquement. Au final, la pyromane était une ressortissante allemande, relevant de la psychiatrie et se moquant de la politique locale et des réseaux sociaux comme de son premier strudel aux pommes.

Dans sa page Facebook, l’avocat biarrot fait amende honorable et présente ses « plates excuses à la blogosphère ». Qu’il sache que personne ne lui en a jamais voulu, car bien malin celui qui peut affirmer que ses mots n’auraient pas dépassé sa pensée après avoir subi plusieurs tentatives d’incendie.

www.facebook.com/jean.saintcricq

En revanche, à la lecture du post de Saint-Cricq, je repense à un de mes rédacteurs en chef du Canard enchaîné qui aimait répéter « un peu de mauvaise foi n’a jamais nui ».

Benoîtement, l’avocat biarrot nous explique que l’attentat n’était pas politique… mais qu’il aurait pu l’être : « les circonstances me dédouanent quelque peu, car le premier incendie est survenu à l’issue d’un conseil municipal enflammé » Que Jean-Benoît Saint-Cricq se rassure : il n’est pas encore d’exemple dans la Ve République où un élu local a vu sa maison incendiée après avoir disserté sur les déjections canines. Ce qu’a vécu l’élu local est abominable et je partage totalement son indignation. Mais, même si je garde toute ma sympathie à l’homme, je sais aussi que l’élu adore la peinture et je lui conseillerai vivement d’oublier la politique, où plus personne ne le prend au sérieux, et de se consacrer pleinement à son art à partir de 2020.

Sud Ouest écrit… puis oublie

Sud Ouest du 12 février.

Si je n’en veux nullement à Saint-Cricq pour ses dérapages, comment ne pas être perplexe face à l’article de Sud Ouest daté du 23 février ? Le quotidien régional raconte l’histoire de l’incendiaire allemande en oubliant totalement ce qu’il avait écrit onze jours plus tôt, où les réseaux sociaux étaient à l’évidence les coupables ou les inspirateurs de ce crime. Il ne doit pas y avoir de service archives dans ce journal ! J’avais déjà eu l’occasion de dire que je pardonnais des propos excessifs tenus sous le coup de l’émotion, mais que j’avais du mal à accepter qu’un journaliste ne garde pas la tête froide et aille plus loin que le communiqué de l’avocat biarrot en me désignant nommément comme un inspirateur possible. Une ligne d’excuse ou un coup de téléphone du responsable régional pour cette mise au pilori pas très confraternelle ? J’attends toujours ! J’apprécie ce quotidien, mais je ne pense pas qu’il sorte grandi de cette histoire. 

Un photomontage scandaleux

Mais il y a beaucoup plus grave, car on touche aux fondamentaux de la démocratie. Cette semaine un photomontage montrant Nathalie Motsch et Jean-René Etchegaray devant le panneau publicitaire de l’Aviron bayonnais a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux. Que ce soit un imbécile qui n’a pas mesuré la gravité de ce qu’il faisait ou un gros malin qui a parfaitement compris qu’on peut faire perdre une candidate avec une salissure, l’acte est abject et mérite une sanction exemplaire. Les deux élus ont à juste titre porté plainte car ils n’ont jamais parlé rugby publiquement. Ni sans doute en privé. Pour sa part, Bisque Bisque Basque ! espère que la police judiciaire saura faire aussi vite la lumière sur cette affaire que sur les tentatives d’incendie du domicile de Jean-Benoît Saint-Cricq. Mais ce qui me gêne, c’est de voir que l’acte n’a pas été condamné par la classe politique avec la même unanimité que les méfaits commis à l’encontre de Saint-Cricq. Un élu biarrot ricane : « Il n’y a pas de fumée sans feu » et un autre estime qu’il faut « avoir de l’humour ». Curieuse conception de la démocratie !

Je n’ai pas la moindre idée de qui sera maire en 2020, mais je souhaite que cette campagne soit loyale, que tous les candidats soient à égalité sur la ligne de départ, que les Biarrots puissent être sereins le soir du deuxième tour, que le vainqueur soit Veunac ou un de ses adversaires. Dans la passion d’une campagne électorale, il y a toujours un peu de mauvaise foi. Mais si boules puantes il y a, elles doivent correspondre à des faits. Ce n’est à l’évidence pas le cas pour ce photomontage, où la ligne jaune a très nettement été franchie. Quand je vois comment des Biarrots, plusieurs jours après, continuent de maugréer à propos de cette image totalement fictive et de ce qu’elle suggère, j’espère que le coupable pour cette offense à la démocratie sera très sévèrement condamné.

Bisque, Bisque, Basque ! : une ligne éditoriale claire

On ne reproche pas à L’Humanité d’être proche du parti communiste. Bisque, Bisque, Basque !, blog gratuit et qui ne se réfugie pas derrière l’anonymat, n’a jamais caché son point de vue local ni ses convictions de gauche. Je souhaite tous les bonheurs possibles aux hommes Veunac et Lafite dans leur vie personnelle, mais je suis persuadé qu’ils ne sont pas aptes à exercer les mandats qu’ils occupent actuellement et je ferai tout pour qu’ils se consacrent à leurs familles dès 2020. C’est mon droit absolu de citoyen vivant dans une démocratie d’écrire cela. Et si je dérape ou allègue de faits inexacts, je serai condamné par les tribunaux comme la loi le prévoit. Comme tous les journalistes, je fais preuve parfois de mauvaise foi en forçant le trait, ce qui est le propre de la satire. Je vais essayer d’être plus vigilant et équitable dans la perspective d’une campagne électorale 2020 qui s’annonce pour le moins « musclée ». Mais depuis 2013, date du lancement de ce blog, je me suis toujours interdit de publier quelque chose quand je sais que c’est faux. Les réseaux sociaux, quand ils ne se réfugient pas derrière des masques, sont l’oxygène de la démocratie. Battons-nous pour qu’ils le restent !