Honteux moqué contre honteux adulé

Quand Vincent Bru ne se souvient plus de son appartenance au MoDem, La Semaine se moque. Quand Veunac est dans le même cas, silence radio.

La Semaine du Pays basque du 10 mai.

On le sait tous, la vie dans les rédactions n’est pas un long fleuve tranquille. Il suffit de feuilleter La Semaine du Pays basque du 10 mai pour vite ressentir comme un léger décalage rédactionnel entre la sémillante Marquise de Vérité et le propriétaire-directeur de la rédaction Jean-Philippe Ségot. L’impertinente Marquise dans sa désopilante rubrique hebdomadaire épingle cette fois-ci le député Vincent Bru et son goût immodéré pour les médias. Après une apparition remarquée aux côtés d’une serveuse dans une rubrique que l’on aurait pu intituler « Ouin-Ouin découvre le monde du travail », notre député local vient de se commettre dans une émission de France 3 intitulée « 20 heures, le rattrapage » dans laquelle la présentatrice l’annonce comme « député en Marche », ce que l’ex-maire de Cambo se garde bien de démentir. La timidité, sans doute.

Une timidité fort peu goûtée par la Marquise de Vérité qui, dans un article intitulé « La p’tite culotte à Bru » (Achetez le journal et vous saurez pourquoi !) se moque des pudeurs de vierge effarouchée de notre député et s’interroge : « Est-ce que brusquement être député MoDem, cela fait moins chic que d’être qualifié par une présentatrice à la télé de député En Marche ? Ou Tonton Bayrou sent-il le pâté pas frais ? »

Veunac ne sent pas le pâté

Ce n’est pas le chroniqueur politique Jean-Philippe Ségot qui se permettrait de comparer Michel Veunac, malgré son âge canonique, à un « pâté pas frais ». Dans une interview de deux pages où les questions les plus incisives se succèdent et où l’on craint pour la santé mentale de Mimi-la-Malice tellement il est malmené, le directeur de la rédaction de La Semaine attaque le maire septuagénaire avec une délectable férocité : « Il semblerait qu’au cours de plusieurs réunions liées au G7 vous ayez fait preuve d’un certain caractère et de fermeté. Le maire de Biarritz refuse-t-il qu’on lui impose certaines choses ? ». Avant d’enchaîner avec cette autre question qui en aurait ébranlé plus d’un : « L’un de vos adversaires les plus acharnés, Jean-Benoît Saint-Cricq, dit clairement que le bilan financier de la Ville est fort satisfaisant ». C’est ballot, mais Bisque, Bisque, Basque ! avait tendance à comparer la fermeté de Veunac à celle d’un fromage blanc du jour et s’était persuadé, comme bien d’autres Biarrots qui ne doivent rien comprendre à la vie publique, que Saint-Cricq était devenu depuis un an le plus fidèle encensoir de Veunac.

Heureusement, l’homme remarquable qui dirige Biarritz et qui est connu pour sa fermeté et son esprit de décision a réponse à tout et peut faire montre une fois de plus de son immense talent. Charitable, il concède quelques « contraintes et embarras » de deux ou trois jours pour les Biarrots mais promet en contrepartie une pluie de bienfaits. Les maires de la communauté d’Agglomérations du Pays basque sont furieux que le maire de Biarritz, accessoirement vice-président de l’Agglo ait joué perso dans l’affaire du G7 en ne prévenant personne mais Veunac explique qu’il a toujours été collectif et que tout le Pays Basque bénéficiera de l’événement. Effectivement, le contre-sommet et les violences des blacks-blocs seront probablement pour d’autres villes que Biarritz. Veunac offre aux maires locaux des animations gratuites pendant l’été et ils se plaignent !

Retournements de vestes à tous les étages

Veunac enchaîne en affirmant que les travaux au Palais sont une réussite totale et affirme que la liste dont il se sent proche pour les futures européennes est la liste « Renaissance » de la République en marche. Pas une fois, il n’évoque en deux pages son appartenance au Modem (On a honte ?) mais par chance il n’a pas La Marquise de Vérité en face de lui et peut donc continuer à nous embobiner dans les grandes largeurs. Avec ce petit coup de patte au passage pour « les réseaux sociaux qui contribuent à démanteler et hystériser la vie publique et où chacun peut célébrer son ego » Pas de doute, si Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère ont successivement démissionné, si la majorité actuelle ressemble à une pétaudière comme il est rare d’en rencontrer, c’est la faute des blogs locaux et ce n’est dû en aucun cas à l’absence de talent du duo Veunac-Lafite (Encore un, qui a rallié en douce la République en Marche sans même daigner en informer ses électeurs qui s’imaginent qu’il est toujours à gauche !)

Qu’on ne s’y trompe pas, malgré ces coups de becs amicaux, La Semaine est un hebdomadaire que j’adore pour de multiples raisons : le directeur même s’il a la plume sélective a du talent, les politiques ont de la place pour s’exprimer, et surtout on trouve chaque semaine ou presque un vrai bonheur de lecture, que ce soit la lettre de La Marquise de Vérité, une chronique ou un article local. Mais qu’est-ce que j’aimerais que la sagace Marquise de Vérité consacre une de ses prochaines lettres à Jean-Philippe Ségot ! Peut-être que le « petit bolchévique enragé » que je suis selon les dires de La Marquise, comprendrait enfin comment le fervent partisan de Max Brisson jusqu’en 2014 est soudain devenu Veunacophile militant.  

Après tout, comme nous le prouvent Veunac, Lafite et Bru, le retournement de veste en politique s’élève parfois au rang d’œuvre d’art.

En politique comme en sport, la victoire n’est jamais acquise

La Semaine du Pays Basque, l’hebdomadaire de la Veunacie omnipotente, n’a pas le triomphe modeste dans son dernier numéro.

Si nous n’avez pas autant le sens des affaires que JC Decaux Holding, pour dénicher des placements rémunérés à 7,5%, achetez vite La Semaine du Pays basque, car ce numéro va vite devenir collector et vaudra très cher dans quelques années. Dès la Une, où une guillotine montre à quel point Veunac a échappé de fort peu aux dangereux révolutionnaires qui voulaient voir sa tête rouler dans le panier de son, le ton est donné : « Comment il a préservé le Palais, le G7 et les municipales de 2020 » … Et pourquoi pas la présidentielle de 2022, tant qu’on y est ?

Et le festival d’approximations de continuer en page 2, sous la plume de Jean-Philippe Ségot, qui, tout comme moi, ne risque pas d’être tondu à la Libération de la Ville, faute de matière première.

On commence par un coup d’encensoir adressé à Jean-Benoît Saint-Cricq, l’avocat de La Semaine, ex-opposant qui a rejoint les rangs de la majorité : « un homme clairvoyant, juriste hors pair, d’une intégrité exemplaire » C’est donc pour manifester leur enthousiasme que les Biarrots le sifflaient lundi soir ? Le nouveau duo Veunac-Saint-Cricq ? « Deux hommes qui méritent probablement plus la confiance des Biarrots (…) que l’armée mexicaine dirigée par les Arostéguy, Motsch, Amigorena, Chazouillères qui a logiquement mordu la poussière en ce lundi soir ».

Surtout ne pas s’arrêter en si bon chemin et bien finir le lustrage des chaussures en affirmant « Michel Veunac n’a guère de soucis à se faire désormais pour sa réélection », avant de réécrire l’histoire pour les Nuls de Biarritz : « En ce lundi soir, on a vu s’effondrer des destins. » après « cette tentative de coup d’État magnifiquement avorté ».

À force de se pencher sur le dossier, Saint-Cricq est tombé dans les bras de Veunac

Interview de Veunac en page 3 avec son consternant et habituel catalogue de phrases creuses et en page 4, un article remarquable de simplicité de l’ex-opposant Saint-Cricq intitulé « Lumière, sur les faux arguments des opposants » dans le style « Moi je comprends tout et eux rien ». Et le fait qu’il se soit totalement contredit entre 2017 et 2018, on n’en parle pas ? Selon un professeur de sciences physiques, correspondant de Bisque, Bisque, Basque!, c’est juste un problème de gravité : le Saint-Cricq nouvellement barbu de 2018 aurait été déséquilibré par sa surcharge pileuse et, en se penchant sur le dossier, serait tombé dans les bras de Veunac… À quoi tient un destin politique!

Et puis, pour finir un article de Stéphane Micoud intitulé : « En route pour le G7 : ce qui attend le Palais » qui est un chef d’œuvre de désinformation. Comme d’habitude avec le méticuleux Micoud, tout est vérifié et les chiffres sont précis. Un taux de +13,5% d’occupation par rapport à l’année précédente et des « retombées économiques » conséquentes. C’est ballot, mais l’auteur a juste oublié de préciser que le G7 de Deauville s’est tenu le 26 et 27 mai 2011, une date creuse qui ne poserait aucun problème à Biarritz, contrairement à la fin août 2019.

On le sait, « L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs » et elle a toujours trouvé des plumes complaisantes pour enjoliver le tout de quelques arabesques. Mais notre trio infernal Veunac-Lafite-Saint-Cricq aurait bien tort de parader et devrait se rafraîchir la mémoire. En 1994, ce n’était même pas la peine d’organiser l’élection présidentielle, tant tout le monde annonçait Balladur devant Chirac. Même rengaine en 2016 où Juppé allait naturellement succéder à Hollande. Puis les primaires ayant mis quelque désordre, c’est Fillon évidemment, qui allait en 2017 devenir Président de la République. Bisque, Bisque, Basque! rigole en voyant que Veunac est annoncé favori pour 2020.

La presse d’opinion m’amuse beaucoup plus que la presse traditionnelle. Dans La Semaine, il y a énormément de choses que j’adore comme l’irrévérencieuse Marquise (un peu gâteuse tout de même puisqu’elle s’imagine que Bisque, Bisque, Basque ! était à la manœuvre avec… Borotra !), les papiers locaux des correspondants souvent fort intéressants et surtout, surtout le dessinateur Olivier Ruiz. Comment ne pas tout pardonner à quelqu’un capable de réussir aussi bien Maïder Arostéguy ou Nathalie Motsch ?

Mais de là à entonner avec Veunac et sa sinistre bande « Je me voyais déjà ! » sous prétexte qu’Aznavour vient de mourir, il y a un pas de trop qui ressemble à un pas de clerc.

D’autant plus que mon petit doigt me dit que le dossier du Palais est loin d’être clos et pourrait bien rebondir. Rendez-vous lundi matin 8 heures sur ce blog pour une information des plus croustillantes.

 

Collomb fait l’œuf

Et le pire, c’est qu’ils n’ont même pas conscience des énormités qu’ils profèrent, tous ces élus qui se plaignent avec la cuillère d’argent dans la bouche ! Depuis que les ensoutanés ont quitté le navire, La Semaine du Pays basque est redevenu un hebdomadaire tout à fait lisible où chaque semaine un ou plusieurs articles nous font rire ou réfléchir ce qui est l’essence même du journalisme. Et comme, je faisais semblant de m’indigner contre la chronique de Jean-Philippe Ségot où il fustige le maire de Lyon qui affirme ne plus pouvoir s’en sortir avec 4 000 € par mois, en lui disant qu’il m’avait devancé de quelques heures, notre preux chevalier de la plume a décidé d’offrir son texte aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! Un grand merci à notre académique palmipède de la Côte basque.

 A en tomber sur le cumul !

gerard_collomb

Non seulement, Gérard Collomb pleure misère, mais en plus, il ment sur ses revenus réels.

L’histoire est intéressante, et doit faire réfléchir les élus qui sont allés voir François Fillon, il y a quelques jours, pour lui demander de revenir sur la loi anti-cumul… quand ils rencontreront un électeur au coin de la rue qui leur demandera le sens de leur démarche.

En effet, le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, est venu pleurnicher parce que le Sénat lui retenait de l’argent chaque mois sur ses émoluments en tant que sénateur, parce qu’il séchait purement et simplement certaines séances et réunions.

« Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la Métropole. Je suis donc tombé à 4 000 euros par mois », pleurniche-t-il auprès de notre confrère Le Point ! C’est vrai que 4 000 €, ce n’est rien de nos jours ! Même pas de l’argent de poche ! Pourtant, j’en connais des centaines qui aimerait bien toucher 4 000 € et qui travaillent aussi “dur” que Monsieur Collomb, et probablement dans des tâches et des conditions de confort bien moins heureuses…

Déjà, cette histoire de 4 000 € est choquante. Mais de plus, Monsieur Collomb est un big menteur, comme l’a découvert notre autre confrère Lyon Métropole : « Reste à savoir si l’élu a été ponctionné par la Chambre Haute, au point de n’avoir perçu “que” 4 000 euros par mois. En réalité, la sanction financière s’est élevée à seulement 710,02 € par mois durant un trimestre. Une somme qui correspond à 50 % de l’indemnité de fonction de 1420,03 €. Gérard Collomb a donc conservé durant la période considérée, la quasi-totalité de ses revenus, soit 8 982,04 € mensuels (indemnités plafonnées + 710,02 €), sans parler de l’enveloppe pour les frais de mandat et sa retraite d’agrégé de l’Éducation nationale ».

Mais il est vrai que rien n’oblige le sénateur-maire à cumuler, et qu’il pourrait devenir l’un des porte-parole anti-cumul. Mais là, ce serait trop simple et causerait probablement quelques misères à son petit budget annuel. Notre confrère poursuit : « Comme une ode à la fin du cumul des mandats ? Le maire de Lyon n’y est pourtant pas favorable. La disparition programmée sur les bancs du Sénat des grands élus locaux, conduira, selon lui, à faire siéger une cohorte “de mauvais, d’apparatchiks de partis et de retraités”. En attendant cette joyeuseté, Gérard Collomb a bel et bien été rattrapé par la patrouille, ou plutôt par le règlement du Sénat. Il s’est donc vu amputer, par Gérard Larcher, d’une partie de ses revenus durant le premier trimestre 2016 ».

Et ledit Gérard Larcher de ne pas louper le sénateur-maire de Lyon, comme le raconte notre consœur Sophie Majou : « Le président du Sénat Gérard Larcher (LR) a en tout cas réglé mercredi ses comptes avec le sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb (PS). “Est-ce qu’on peut être maire de Lyon à temps plein et sénateur à temps plein ?” a demandé M. Larcher en présentant ses vœux aux membres de l’Association des journalistes parlementaires. «II semble que non, puisque c’est lui-même, M. Collomb, qui le dit », a-t-il poursuivi.

« Et si quelqu’un ne peut pas exercer les deux mandats, il a la liberté de ne pas les exercer, c’est un choix », a asséné l’élu des Yvelines.

« Ce que M. Collomb nous dit constitue une sorte d’hommage à la réforme que nous avons définie ensemble au Sénat », a poursuivi M. Larcher. Celle-ci, appliquée depuis plus d’un an, frappe directement les absents récidivistes au portefeuille.

Il a précisé que les questions d’actualité sont maintenant suivies par plus de 75 % des sénateurs, et que le taux de présence en commission est de plus de 80 %. Larcher a par ailleurs réfuté l’excuse avancée par M. Collomb, un agenda « impossible à organiser ». « Les questions au gouvernement sont fixées deux mois avant le début de la session, les commissions siègent tous les mercredis matins, et pour les votes solennels, c’est la conférence des présidents qui les fixe, trois semaines ou un mois à l’avance», a déclaré M. Larcher.

Monsieur Collomb devra donc se faire à l’idée de choisir, en septembre prochain, lequel de ses mandats il choisira. Pauvre chou ! Pour conclure, je voudrais évoquer Jean-François Kahn qui se demandait samedi sur France Culture où sont les grands esprits qui composait au XIXe siècle le parlement ? Victor Hugo fut parlementaire. Eh oui !

Ne devrait-on pas, au-lieu d’avoir ces cumulards pleurnichards à la Collomb, penser à faire élire des écrivains, des académiciens, des philosophes, des scientifiques, des prix Nobel, histoire de relever un peu le niveau, et de donner un peu plus de dignité et de hauteur à la fonction de parlementaire ? Il serait temps…

Jean-Philippe Ségot

La grenouille Josy qui aimait tant le bœuf Ostia…

Dessin Pierre George

Ma Toute Douce,

Je le sais, vous allez avoir de la peine d’apprendre que vous lisez ce jour ma dernière lettre de la saison… Oui, sortez votre joli mouchoir brodé pour vous consoler bien vite de votre furtif chagrin, car si je ne vous écris plus dans les prochaines semaines de longues lettres au prétexte de pouvoir partir courir le monde comme chaque été – tant que mes vieilles jambes veulent encore me porter – j’essayerai toutefois de vous adresser quelques courtes cartes postales estivales. Guettez-les !  Enfin que cette période estivale donne ainsi un peu de répit à Ostia, à Chiptsatarak, à Un-Bru-de-sa-Personne et à la reinette Josy avant de les retrouver dès mi-septembre dans mes lettres.

Je sais déjà votre impatience !

Il faut bien dire que notre correspondance continue à provoquer des réactions bien délectables, même très loin de notre cher Pays des Basques… Ainsi figurez-vous que samedi dernier se tenait à la mairie de Pau, en présence de François Bayrou, une réunion strictement privée de la majorité municipale où il s’est dit bien des choses intéressantes. Ainsi l’indémodable Josy Poueyto, esprit charmant, cultivé et ô combien littéraire (le Prix Nobel n’est pas loin… ), qui occupe la lourde charge de première adjointe du beau François, et qui vice-préside aussi le Conseil départemental aux côtés d’Ostia et de la Chips (c’est quand même une consécration ça dans la vie, après avoir servi le grand André Labarrère !) a pris la parole devant ses collègues pour dire toute énervée avec la solennité de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf Ostia :

– C’est horrible ce qui est écrit dans cette Marquise concernant notre Jean-Jacques Lasserre ! C’est inadmissible ! Et je vous demande à tous solennellement de vous désabonner à cette lettre que vous recevez par mail. Faites-le comme moi je l’ai fait ! Et ce par solidarité avec notre cher Jean-Jacques dans lequel je croasse…croasse.. croasse… tant ! Il ne faut plus lire cela tellement c’est horrible ! Et j’ai même menacé cette marquise de procès si elle continuait à m’adresser cette lettre.

Eh oui, Ma Toute Douce, tout cela est véridique ! Tout comme la menace d’un procès digne de celui intenté à notre pauvre Marie-Antoinette… Heureusement que la Josy ne règne pas sur l’URSS, car nous aurions fini au goulag ! Enfin plaignons surtout les nerfs de notre pauvre Josy qui ne supporte pas de lire la vérité qui la dérange sur Ostia, Ostiette et Chipstarak… Notre Josy, qui grenouille en politique, en ancienne femme de gauche servant désormais des hommes de droite avec une ardeur exceptionnelle, et qui, comme son mentor d’Ostia, va volontiers manifester en soutien pour Charlie avec son écharpe tricolore au nom de la liberté de la presse… Cette même Poueyto, grand esprit libéral, belle intelligence, magnifique républicaine… Il convient de la féliciter pour tout cela. Qu’aurait pensé entre autre son mentor d’hier, notre cher André Labarrère, homme pétri d’humour et d’esprit, du spectaculaire virage politique avec triple saut arrière de la Josy ? Je ne préfère ne pas vous l’écrire…

Mais alors, me direz-vous, est-ce que beaucoup d’élus palois présents à cette réunion de samedi matin ont finalement demandé à être retirés de notre liste de diffusion depuis lors, suivant ainsi les consignes de la reinette paloise ? Eh bien je vais vous le dire… Un seul, figurez-vous ! Et je me fais une joie de vous donner l’identité de cet individu courageux, si loyal à sa petite Josy, en bon petit soldat comme on les aime… Il s’agit de Maître Pascal Giraud, notaire de son état, conseiller municipal délégué à Pau. Du petit fretin certes, mais qui éclaire de sa lumière la vie patrimoniale de Pau à en croire ses lourdes responsabilités. Gloire à toi Giraud-phare palois !

Et pendant que le petit notaire nous écrivait pour ne plus recevoir nos écrits (mais on sait que comme la Josy, il continuera à ne pas lire mes lettres tout en en parlant avec force détail chaque semaine), d’autres élus assistant à cette réunion m’ont raconté l’affaire que je viens de vous exposer en ayant des mots bien plus cruels que les miens sur le comportement hautement comique de notre belle reinette de la vie politique paloise, qui grenouille si bien entre gauche et droite, tout en encaissant ses indemnités qu’elle doit reverser aux plus pauvres chaque mois, je n’en doute pas… Ostia, la soupe est bonne ! Vous reprendrez bien quelques chips, jolie Josy ?

Et l’un d’entre eux, hilare, de me conter la chose suivante que je me fais un plaisir de vous rapporter avec gourmandise :

– La Josy est impayable ! Figurez-vous, Chère Marquise, qu’à l’occasion de l’affaire Baupin, La République des Pyrénées a consacré un long article au sexisme en politique. Et, du coup, ils ont recueilli des témoignages dont celui de la mère Josy :« Quand on interroge quelques-unes de nos élues béarnaises, pas de récit d’agressions caractérisées, mais parfois des réflexions machistes ou sexistes qui souvent font partie du quotidien. La première adjointe de la Ville de Pau, Josy Poueyto se souvient ainsi d’un certain malaise constaté quand elle a accédé en 2008 à la présidence du SDIS (Service départemental d’incendie et de secours) : « J’ai vraiment senti que certains avaient du mal à l’accepter tant au niveau de la hiérarchie que du conseil d’administration« . Et voyez-vous Chère Marquise, cet article a provoqué un énorme fou-rire à la mairie et au Conseil départemental chez bien des élus, car si effectivement l’arrivée de la Josy au Sdis a provoqué un « certain malaise », cela n’avait rien à voir avec du sexisme mais tout simplement avec… la compétence ! Ce qui prouve que l’incompétence peut aussi bien, dans notre société, être une vertu masculine que féminine.

Recommandons donc à notre sécateur-maire de Cambo, notre beau Petit Lu d’Arnaga, de fournir à la Josy, sa collègue, quelques plantes de son potager dans son joli petit panier pour lui apporter un peu de quiétude, cet été, même s’il n’existe pas de tisane réellement efficace pour lutter contre le ridicule qui, Dieu merci, en politique non plus, ne tue pas…

Je terminerai ma lettre en évoquant un autre ancien élu de gauche, lui diablement sympathique, le cher Galéry Gourret-Houssein, d’origine somalienne, qui fut le patron du parti socialiste à Biarritz, il y a quelques temps de cela face à Borotra. Lui, pas besoin de harceler des femmes, à en croire ses mémoires qui viennent de sortir sous le titre « Le Serpent volant, de la brousse à Biarritz » et qui vient de m’adresser son livre avec cette dédicace : « En bien ou en mal pourvu qu’on parle de moi ». Je vais donc exaucer son vœu. Ainsi dans un chapitre intitulé « Les femmes » notre Galery nous en raconte des chouettes comme dirait le petit-fils de mon jardinier. D’abord cette Chantal qui « s’approcha tout naturellement de moi pour me donner un baiser d’amoureux ! Surpris et sentant quelque chose de gluant s’introduire dans ma bouche, je la repoussai assez énergiquement. » Après il évoque Michèle qui… « était déjà penchée, la tête entre mes cuisses. Etonné et couvert de honte, je la tirai par les cheveux, mais elle résista et continua sa besogne ». Et il y en a d’autres du même acabit je vous le dis, de quoi faire trembler ma perruque poudrée !

Mais Galéry a aussi connu quelques célébrités, comme Brigitte Bardot en personne, chez Lipp (Bardot dont il écrit « à Djibouti, j’avais une affiche d’elle, collée au-dessus de mon lit, et je disais à mes copains : – Vous verrez, je la mettrai dans mon lit… »). Et voilà ce qu’il nous raconte :  « Elle était toujours belle, même si elle avait pris quelques années. » Et voilà qu’elle ramène notre Galéry chez elle, avenue Suchet. Là, elle lui dit « Assieds-toi, je me change et je reviens. »

Et alors ? Je sens votre curiosité s’aiguiser… Eh bien voici la suite : « Encore debout je regardai tout autour du salon et remarquai trois types groggy, avachis sur les canapés. Je n’avais pas besoin d’un dessin pour deviner ce qu’ils avaient consommé. Avec mon instinct de bédouin, je compris que je n’étais pas dans mon milieu et m’éclipsai aussitôt. » Et superbe notre Galéry de conclure : « C’était la première fois que je n’avais pas voulu tenir ma promesse ».

Il était donc fin prêt pour la vie politique, non ?

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à très bientôt. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise a décidé de tirer sa révérence pour l’été, ce qui est son droit le plus absolu. Que la vieille dame imaginée par Jean-Philippe Ségot se rassure : elle sera toujours la bienvenue chez « Bisque, bisque, Basque ! », car ce n’est pas tous les jours que la presse nous donne l’occasion de sourire. Et, pour lutter contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, vous pouvez écrire à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi dès septembre, par mail, les lettres de la Marquise.

Bru et Brisson, les futurs dépités de la sixième !

Dessin Pierre George

Ma Toute Douce,

 J’ai trouvé, en rentrant de promenade, votre lettre où vous m’annonciez avec une émotion non contenue que notre Max-la-Chips renouait enfin avec le succès. Une missive dans laquelle vous disiez votre bonheur ! Mais hélas, la vieille dame que vous êtes, s’est trompée lourdement… Ce n’est pas notre Chips, notre Max Vico à nous, qui vient de remporter à Montreuil le 100 mètres, mais le jeune et sémillant Jimmy Vicaut… Il ne faut pas confondre les catégories ni les pochettes de chips !

Pourtant notre Chipstarrak a toujours des ambitions bien ancrées et ne recule devant rien ! C’est même à cela qu’on le reconnait… Au point que ces jours derniers, il s’en est allé à Paris, voir Sarkozy qui l’a reçu aimablement, comme l’on reçoit toujours les victimes d’attentat MAMiste.

Et savez-vous ce que notre ami a demandé au petit teigneux ? Vous ne devinez-pas ?

Eh bien, tout simplement, d’avoir l’investiture pour les législatives dans la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques… Je ne plaisante pas, Chère Thérèse-Marie !

De retour en terres basques, la Chips n’a pu s’empêcher de confier à Nalpas-plat, tout joyeux : « C’est fait ! Sarko est d’accord ! Ce sera MOI, MOI, MOI !« 

Nalpas en a mouillé tout son kleenex, expliquant à ses amis : « Brisson c’est comme Eurotunnel. Quand l’action ne vaut plus rien, eh bien il faut mieux les garder en portefeuille que de la refiler. Et moi des actions Brisson j’en ai des milliers ! Qui sait, je vais pouvoir peut-être me refaire !« 

Tout cela devient pathétique, Ma Chère, car moi qui ai quelques amitiés en haut lieu chez les Républicains, j’ai, par souci du devoir, vérifié méticuleusement l’information, vous le pensez bien… Et un haut dirigeant de la bande à Sarko m’a bien gentiment expliqué ainsi les choses : « Eh oui, Sarko a vu le gros ! Et Sarko se marrait encore le lendemain en disant : ‘Je n’ai pas pu dire un NON ferme au pauvre Brisson, tu comprends. On se doit de respecter un grand blessé à l’agonie. Mais franchement, comment peut-il y croire qu’on lui donnera finalement l’investiture, lui qui a tout merdé dans sa ville et son département ? Lui le valet de ferme de Bayrou et Lasserre ! De toute façon, la sixième c’est à la vieille, et c’est elle qui décidera. Et si elle n’y va pas, elle y mettra n’importe qui sauf lui ! Enfin, par humanité, il fallait laisser entendre au pauvre Brisson ce qu’il voulait entendre et s’il m’avait demandé s’il serait le prochain président des Etats-Unis ou même la future reine d’Angleterre, je lui aurais dit oui !’ « 

 

Mais il est vrai que la sixième attire bien des convoitises et que certains qui, eux, auraient des chances de se faire investir ou élire, sont toujours en grande réflexion… C’est le cas de Paul Baudry, le dynamique maire de Bassussarry, élu pour la première fois en 1995, et réélu avec 75% des voix en 2014, ce qui doit laisser bien rêveur notre Chips… L’ami Paul, qui est l’un des artisans, aux côtés de ce corsaire de Peyuco, de l’apaisement autour de la future EPCI entre OUI-istes et NON-istes, et grand partisan du futur Lehendakari Etchegaray qu’il juge « le plus légitime parmi les légitimes« , était effectivement annoncé comme l’un de ceux qui pourraient surprendre dans cette élection législative. Seulement le Paul, Ma Douce, est un sentimental, attaché à son village comme le Basque obligé de partir aux Amériques, l’était autrefois. Et s’il est flatté de trouver beaucoup de partisans à sa candidature, lui le Gaulliste séguiniste, viré de l’UMP par la Chips pour avoir soutenu la candidature de la petite Candy Darrigade l’année passée aux départementales (la sanction frappant Baudry ayant d’ailleurs été immédiatement annulée par les instances nationales dès que Max-la-Mélasse a été foutu à la porte du secrétariat départemental), confiait l’autre dimanche à quelques proches : « Avec cette histoire du non-cumul, il faudrait que je lâche Bassu. C’est ça qui me fait vraiment hésiter. Ce serait le crève-cœur absolu. Etre député c’est bien, oui évidemment, mais ne pas pouvoir rester un petit maire, chaque jour les mains dans le cambouis, cela me parait absurde ! Pour moi être député, c’est justement être un élu de base et du quotidien qui fait comprendre à Paris la difficulté de notre job de maire ! » Il faut dire que le Paul sera, de plus, l’un des vice-présidents de l’EPCI et qu’il compte bien s’y donner à fond. J’en suis fort marri, mais je pense qu’il faudra compter sans lui cette fois.

 

Heureusement que pour nous distraire, il nous reste notre petit Un-Bru-de-sa-personne, le maire de Cambo. L’impayable petit LU, qui rêvait d’être sénateur et qui n’est que sécateur d’Arnaga, veut toujours croire à ses chances !

Et je me suis laissé dire que le paon de Chanteclerc faisait des pieds et des mains pour être reçu par François Bayrou, histoire de le convaincre de lui attribuer une investiture pour ces législatives. Ce qui explique qu’il fait, jour et nuit, la roue devant Ostia qui lui aurait promis de lui filer un coup de main pour ce faire. Et sans rire, on imagine tout à fait les chances du petit Lu d’être élu député en terres basques en se recommandant d’Ostia ! Je crains bien que le rêve insensé du Vincent de devenir parlementaire ne se réalise jamais, lui qui voudrait pourtant quitter la mairie en 2020 après un long règne qui semble avoir trouvé ses limites.

Au point d’ailleurs que le Pascal Sevran des mamies de Cambo commence à organiser sa succession et semble décidé à filer les clefs de la mairie à un de ses conseillers municipaux, le Peio Etchelecu, patron de la laiterie Agour d’Hélette, alors qu’il les avait pourtant promises à son second adjoint, l’excellent vice-président de l’Aviron bayonnais Christian Devèze. Mais comme ce dernier ne semble pas prêt à se laisser faire (ce qui n’est pas dans son caractère), le Un-Bru-de-sa-personne en devient tout énervé à tout propos et voilà que l’autre jour le Vincent – qui fut d’abord opposé à l’EPCI avant de s’y rallier (il espère une vice-présidence qu’il aura bien du mal à avoir…) – s’est permis de lui couper salement la parole (comme le font tous les grands démocrates) à ce sujet l’autre jour en Conseil municipal, au point de devoir lui faire, par la suite, platement des excuses en devenant tout rouge comme un gratte-cul, peuchère ! Depuis le Christian semble avoir pris ses distances avec son sécateur-maire et lui garde un paonneau de sa paonne… Une fronde au pays du petit Lu nous réjouirait bien dans les prochains mois… La fin de mandat risque d’être joyeuse !

D’autant plus que le paon de Chanteclerc s’il sait si bien faire la roue devant Ostia, rabat vite son caquet et ses plumes dès que l’on lève la voix, comme le racontait autrefois l’excellent maire d’Arcangues Jean-Michel Colo : « Bru c’est bien plus la poule d’eau que le paon pour moi ! Dès qu’il se mettait à faire l’instruit dans une réunion, il me suffisait d’élever un peu la voix et de frapper de mon poing la table. Et t’avait plus qu’à chercher le Vincent dessous où il jouait des castagnettes !« 

Heureusement qu’il a tout l’été pour se détendre dans les jardins d’Arnaga en se faisant des infusions aux plantes… Sa rentrée risque d’être chaude !

 

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

Max et l’EPChips !

Chipstarrak a faim

(Dessin Pierre George)

Ma toute Douce,

La vie est parfois bien cruelle et rien n’est acquis sur cette terre !

Je me souviens des espoirs déçus de notre pauvre Max Brisson, de notre cher Chipstarrak, que nous avons connu tout mioche quand il jouait aux « politiciens et aux entrepreneurs » dans les rues de Boucau. Ah qu’il était mignon, tout frisé, ce jeune et brillant gamin si sage qui travaillait bien à l’école et collait les affiches du général de Gaulle sur les murs de la cité ouvrière avec son tube de colle Uhu. Après des études brillantes et l’agrégation d’histoire ou de géographie – je m’y perds -, le voilà qui s’est lancé dans la vie politique. Conseiller municipal de feu Bernard Marie qu’il appelait « Mon papa« , puis conseiller régional grâce à la bonté de MAM qu’il appelait « Ma grande sœur« , puis conseiller général aux côtés du Parrain de la Côte, l’excellent Claude Olive, qu’il appelait « Mon petit frère« , il les a tous, un jour ou l’autre, fabuleusement trahis avant de se prendre la fameuse pelle (du 18 juin) en plein dans la tronche !

Évidemment, cela fait mal… Mais personne ne l’avait forcé à faire la danse du ventre devant Borotra, puis à mener sa campagne électorale des municipales de 2014 comme on mène un veau à l’abattoir de Mauléon. Non personne…

Aujourd’hui, le bilan est triste (contrairement à Anne du même nom…), car si Ostia et Ostiette – du moins pour le moment – ont beaucoup de galette qui rentre chaque mois, pour Max-la-Mélasse les caisses ont un peu de mal à se remplir et la mise au régime a commencé. Du temps où il glorifiait Borotra soir et matin en venant lui faire des bisous dans son bureau et en saoulant ses proches par des : « Didier, DIDIER MON AMI, m’a dit que j’étais le SEUL, l’UNIQUE, le MEILLEUR » (ce qui faisait alors dire avec un grand sourire à l’élégant Michel Veunac qui armait patiemment ses scuds : « Certes, mais il ne lui a pas dit le meilleur des quoi…« ), le Max s’engrangeait dans le gosier une belle indemnité de premier adjoint, avec un joli bureau vue sur mer et une place de parking gratuite en plein centre-ville. Il cumulait les chips gentiment et voyait son avenir sous les meilleurs auspices (son avenir est-il désormais dans le meilleur des hospices ?) en commentant ainsi les choses à son fidèle Domège-sans-intérêts : « A moi les chips de maire et celles du Conseil général ! A moi les bons gueuletons au Palais. A moi les Chips Gold ! » Oui, la vie est bien cruelle, Chère Thérèse-Marie, et ses derniers espoirs furent déçus quand il s’est fait éjecter d’une position éligible aux régionales par l’insupportable Calmels qui aime mieux aller câliner le beau Mathieu Gallet à la Cité du Vin de Bordeaux que la Chips à la Cité de l’Océan.

Pourtant Chipstarrak avait un dernier espoir ! Oui, un ultime…

Il s’agit de l’EPCI, la future grande institution que doit présider le Lehendakari Etchegaray à partir du mois de janvier… Et notre Chips, qui danse le fandangros à Saint-Pée, prépare la brosse à reluire pour le Ché :

– Jean-René est mon ami ! Il est à la fois mon nouveau père, mon nouveau grand-frère, mon IMMENSE idole. C’est la plus grande des intelligences basques universelles. Il y a chez lui du Napoléon et du De Gaulle. Je conserve d’ailleurs dans ce petit écrin qui ne quitte pas ma poche de chips une mèche sacrée de ses cheveux que je vénère et que j’embrasse chaque matin et chaque soir. C’est un Saint !

Et de rajouter dès qu’il croise le Marco Amestoy, le fameux directeur de cabinet du Ché :

 Marco, MON Marco, toi qui as toujours été mon AMI, MON fils spirituel, à qui j’ai appris au temps de la splendeur du Ostia, l’art de la politique, je compte sur TOI, pour faire partie de l’entourage de notre futur empereur des Basques. Tu me dois bien ça, hein MON MARCO si beau ?

Marco, quelque peu gêné par tant de débordement, la cravate bien droite et scintillante de mille fils de soie, le costume impeccablement coupé, les pompes parfaitement lustrées, les mains méticuleusement manucurées, de fuir vers les toilettes les plus proches à la recherche d’un lavabo :

– Il m’a encore broyé la main ce type ! Mais c’est quoi ce truc qui colle, gras et gluant que j’ai sur les mains ? Mais c’est pas Dieu possible ! Il n’y a pas de gel antiseptique dans ces commodités ? Je crois qu’il va vraiment falloir que je revêtisse mes nobles mains de gants immaculés semblables à ceux de la reine d’Angleterre quand je verrai la Chips me poursuivre dans les couloirs. Mais c’est pas vrai ce truc, ça ne part pas ! Quelqu’un aurait du white-spirit ?

Alors le sort des Basques préoccuperait-il à ce point notre joli Chips ? Un tel cœur pour une si noble cause, cela ne mérite-t-il pas un peu d’indulgence de notre part, Ma Toute Douce ? J’ai failli y croire, jusqu’à ce qu’un proche de notre Max ne me raconte cette petite anecdote des plus croustillantes : « Il y a quelques temps, le Brisson m’a fait des confidences que je vous répète car je connais votre grande discrétion. Toute cette affaire est en fait une affaire de chips ! Figurez-vous qu’il a découvert que l’EPCI aura quinze vice-présidents et qu’ils percevront probablement dans les 2000 euros d’indemnités par mois chacun ! Et il ne se cache pas d’y prétendre et rêve à cet apport de chips supplémentaires pour arrondir ses revenus et son beau bidon ! C’est juste aussi simple que cela… Ma chère Marquise. »

Voilà donc le stratagème ! Toujours une affaire de pognon comme on dit du côté de Bidache. Alors, j’ai fait ma petite enquête pour savoir si notre Chips pourra bientôt festoyer sur le dos de nos impôts… Et le résultat ne va pas lui faire plaisir, vous allez voir… S’il est vrai que la Chips sera obligatoirement membre du futur EPCI, vu qu’il est déjà conseiller de l’Agglo à Bayonne, il ignore peut-être que les postes de vice-présidents seront donnés en priorité aux présidents des agglos sortantes. Il y en a dix sortants, dont neuf qui sont détenus par des hommes ! Si notre bien aimé Jean-René devient Lehendakari comme il se doit, il y aura donc neuf vice-président et une vice-présidente en quelque sorte de droit avant de désigner les cinq autres. Alors, ne peut-on pas penser que très logiquement pour les cinq postes qui resteront à pouvoir, l’on choisisse de les attribuer à des femmes ? Ce serait la moindre des choses dans cette société qui se décide enfin à appliquer la parité depuis peu… Et ce n’est pas au Pays basque, dans le cadre d’une nouvelle institution, que l’on se montrerait ringard ! On arriverait ainsi alors à dixhommes (avec le lehendakari à la présidence) et à six femmes, ce qui se serait déjà très en défaveur de nos condisciples Ma Toute Douce !

Pour en revenir à notre Chips, et comme il a très peu de chances de changer de sexe avant la fin de l’année, il va encore une fois devoir renoncer à ses folles espérances. Que voulez-vous quand le sort s’acharne…

Gardez bien cette nouvelle pour vous, car je ne voudrais pas casser le moral de notre joli joufflu une fois encore par une « fuite » de notre correspondance. Il semblerait toutefois qu’il pourrait avoir comme lot de consolation un poste de conseiller délégué, ce qui correspond en fait non pas aux bonnes poches de chips Gold qu’il visait chaque mois, mais plutôt à quelques petites miettes un peu molles…

Mais cette histoire de parité, qui fait le malheur de notre Max, semble aussi inquiéter notre si distingué préfet, qui en grand stratège EPCI-pien – et qui voit toujours si loin à des milliers de kilomètres même en plein brouillard – se doute que les recours lancés par les NONistes pourraient trouver une oreille favorable à Paris justement au nom de cette fameuse parité, figurez-vous ! Car dans ce collège de plusieurs centaines de conseillers, l’on ne pourra pas y appliquer une stricte parité. Il se pourrait donc que ce soit là le talon d’Achille de toute l’affaire ! Si la bataille de l’EPCI est gagnée par le vote des conseils municipaux, il se peut qu’elle se prolonge dans des recours plus ou moins interminables au nom de la parité…

Oui, Ma Chère, la vie politique in the Basque Country n’est pas un long fleuve tranquille…

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

« Causette » et le Thénardier de Bidache…

Carmen La Marquise

Dessin Pierre George

Ma Toute douce,

Chez Ostia et Ostiette, les Thénardier de Bidache à la boîte de fer, on semble avoir très peu le moral ces temps derniers au vu de l’évolution des votes en faveur de l’EPCI :

 Mon pauvre Papa, j’ai peur que tu fasses tchoufa l’année prochaine au Sénat, vu comme ça tourne pour toi ! Et c’est pas ce que te dit ta Chips, ce tchoupon, qui peut te sauver. Va falloir te remuer le tafanar, parce que cet EPCI, nous a foutu la scoumoune, comme on dit là-bas, dis !

(Ce langage rural de la Ostiette, Ma Douce Thérèse-Marie pouvant se traduire ainsi dans nos cercles :  » J’ai peur que tu échoues l’année prochaine au Sénat, vu comme ça tourne pour toi ! Et c’est pas ce que dit ton Brisson, ce lèche-cul, qui peut nous sauver le pognon. Va falloir remuer ton gros cul, parce que cette EPCI, nous a foutu le malheur, dis! »)

De quoi donner des insomnies à notre ami Ostia qui, à la maison chaque nuit, se retourne la viande dans le torchon tout dégoulinant de sueur, et qui sait qu’il doit se tenir à carreau devant la Ostiette pour qui, dans la vie, l’important c’est avant tout la galette. Le Jean-Jacques Lasserre essaie donc de voir les choses en positivant :

– Mais bon, qu’avec mon salaire au conseil au Conseil départemental M’mam, nous rest’rait quand même pas mal de pognon à mettre dans la boîte en fer, non ?

– Eh bien ! Si c’est comme ça, dis ! Tu risques d’avoir des biblis plusieurs fois par semaine à l’avenir !

 Ostia, les biblis, ça me fout la cagate !

 Et il faut dire que le Ostia peut effectivement se poser quelques questions quant à son avenir de sénateur, vu qu’il a plus d’ennemis au pays désormais que d’eau dans le lait de la Noiraude pendant l’Occupation, comme l’expliquait cette semaine encore le futur Lehendakari à quelques visiteurs venus lui prêter allégeance dans son bureau :

– L’attitude d’Ostia, que voulez-vous, est celle d’un homme d’un autre temps, d’un autre âge. Lui qui pouvait finir sa carrière sur ce symbole fort d’un Pays Basque uni, réuni et enfin reconnu, se vautre complètement. Il est passé à côté de sa chance, de la grande histoire de sa vie. Cet EPCI qui se fait et qui annonce, un jour prochain, vous le verrez, une collectivité spécifique, aurait pu avoir Lasserre comme père. Il serait resté dans l’Histoire comme un homme remarquable. Or, désormais, il apparaitra comme le type dépassé et buté. Comme l’affreux cumulard. Triste fin dans les poubelles de l’histoire basque…

Et de rajouter à ses visiteurs amusés :

– Evidemment l’UDI que je préside, et les 75% de grands électeurs du Pays Basque qui ont voté oui avec enthousiasme à l’EPCI, ne pourront se reconnaître dans Ostia et sa liste pour les prochaines élections sénatoriales. Il ne pourra compter que sur très peu de voix venant des grands électeurs basques. Quelques-unes dans le voisinage de Bidache, mais ça fera court ! Et il n’est pas dit que les voix centristes du Béarn lui suffisent pour espérer retrouver son confortable matelas au Sénat. Surtout que l’UDI, cette autre sensibilité centriste du département, qui prend de l’élan, aura sa liste et des candidats qui ressembleront au visage d’Iparralde et qui, eux, rassembleront. Ostia peut commencer à mettre des cartons de côté dans sa grange pour son futur déménagement Paris-Bidache !

 Mais les angoisses nocturnes d’Ostia ne sont pas dues qu’aux plans du futur Lehendakari qui saura tuer le cochon comme il se doit. Ostia, en effet, dès qu’il rencontre un élu à qui il pense pouvoir venir en aide, poursuit ainsi son couplet :

– C’est affreux ce que devient ce Pays Basque. De mon temps, le Basque était un type moins rusé que le Charnégou. Il était chrétien et centriste et votait comme un seul homme pour moi et mes amis, sans poser de questions. On lui promettait l’entrecôte et on lui donnait des lasagnes et il était content ! Maintenant, tout cela se radicalise et se gauchise. Et il y a l’épouvantable Espagnac, la Frédérique, LA CAUSETTE (je respecte ici l’orthographe admis par le cerveau de notre ami Jean-Jacques), cette sorcière qu’a dû oublier de brûler le Conseiller Pierre de Rosteguy  de Lancre !

Et l’interlocuteur de lui demander :

– Un de la famille de la petite Maïder Rosteguy ?

– Mais non ostia ! T’as qu’à demander à Campa, c’est lui l’instructionné dans mes cabinets de Pau et de Paris qui me raconte ces histoires. J’ai pas le cœur à plaisanter quand je vois maman, le regard mauvais qu’elle me lance, en regardant la boîte à l’élastique qui va se vider. Mais la petite Arostéguy, celle-là aussi je m’en méfie ! Elle me doit TOUT, elle doit TOUT à la Chips. On en a fait une conseillère départementale et aujourd’hui, elle est une UDIste épouvantable, qui avait déjà pris la place de ma petite Marie-Claude Emballe-colis-du-Senat-en-2017 qui aurait dû être l’associée à la Chips aux départementales. Et voilà la Maïder me regarde avec des yeux moqueurs comme si j’avais de la paille au cul ! Tout cela est insupportable ! Ma vie est un enfer !

– Oui, alors et la Cosette ?

– Ah celle-là ! Personne ne la connaissait ici au Pays Basque ! Elle a été élue grâce au Béarn, la dernière fois. Et voilà qu’elle vient se mêler de ce qui la regarde pas et qui donne l’INDEPENDANCE aux Basques. En plus à ma Ostiette, l’indépendance ça lui donne des cauchemars ! Tu vois à quoi ressemblent mes nuits, ostia de ostia ! Et le Hollande qui n’a fait qu’un seul truc en quatre ans, il fallait que ce soit donner l’indépendance aux Basques ! Putain de ostia de ostia, c’est bien ma chance ! Alors cette sorcière, cette Causette, elle est devenue la Madone des Basques. Tu vas voir qu’ils vont lui élever une chapelle de Notre-Dame-de-la-Espagnac-de-la-Causette ! Et on lui mettra des cierges bientôt ! Oui, la Espagnac elle m’énerve à jouer tout le temps à la Causette qui fait pleurer son monde et moi, du coup, je passe pour le père Té- l’Merdier comme me l’a expliqué Copie-Colle qui a lu Hector Hugo en BD dans Spirou-Junior.

Il faut dire, Ma Toute Douce, que la petite Espagnac est redoutable et qu’un esprit éclairé du PS de Boucau  me disait l’autre jour: « En plus Frédérique sait merveilleusement  faire d’un ennemi d’aujourd’hui, un allié de demain ! »

 Enfin, je ne saurais terminer cette missive, Ma toute Douce, sans vous donner des nouvelles de notre bolchévique préféré, milliardaire de la BD, et de son complice notre ami Pierre George, qui viennent de sortir chez l’éditeur Atlantica, le tome 3 des aventures de Manzana et Patxaran (meilleures ventes toute catégorie des éditions Atlantica pour les tomes 1 & 2 !), nos flics biarrot et bayonnais, intitulé « Opération jambon » ! Un grand régal, où j’ai trouvé non sans surprise un nouveau personnage de fiction, un escroc à la petite semaine comme on les aime et les connait chez nous, dénommé Hubert Vindemess. Comme c’est curieux, cet affreux personnage me rappelle quelqu’un, mais qui ? Vous, Thérèse-Marie, dont l’esprit est aiguisé comme le rasoir d’Henri Etcheto au moment des campagnes électorales, vous trouverez peut-être la réponse à mon interrogation. Cet Hubert est ainsi décrit par notre auteur : « Autrefois arrêté pour trafic d’hosties frelatées, cet ancien légionnaire et premier lieutenant de Gaiztoa est prêt à tout pour s’enrichir. Les faux en tous genres sont sa spécialité et même lui n’est plus très sûr de son identité réelle. »  N’hésitez pas à m’aider à résoudre ce mystère. En tout cas nos deux auteurs sont en dédicace aux lieux et dates suivantes : Ce samedi 28 mai, à la librairie Darrigade à Biarritz de 10h30 à 12h30, le samedi 4 juin, centre Leclerc Anglet de 14h à 17 h, le samedi 11 juin, librairie Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz de 11h à 13h et le dimanche 12 juin, à la maison de la presse d’Ascain, de 10h à 12 h.

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.
Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

Que voulez-vous que l’on refuse à une Marquise, qui a le bon goût d’aimer les bandes dessinées ? Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.