Le lehendakari se garde l’UDI !

Peyico le Pirate

Dessin Pierre George

Ma Toute douce,

Comme vous le savez les jeux sont faits en ce qui concerne le fameux EPCI du Pays Basque. Et d’un score que l’on croyait – ou imaginait – serré, on va vers une assez large victoire du « Oui ».

Cela va, bien entendu, faire le bonheur des partisans du « Oui », camp dans lequel on compte notamment la sénatrice Espagnac et les députées Capdevielle et Alaux. Et puis, évidemment, notre élégant Jean-René, maire de Bayonne et futur roi du Pays Basque. D’où cette formule déjà célèbre qu’il a prononcée l’autre soir (à une heure peu catholique comme dirait Monseigneur Aillet qui  n’arriverait pas à dormir du sommeil du brave après avoir bu une bouteille de Château de l’Hacienda et qui dirait au vicaire général : « Vous avez beau dire, y’a pas seulement que de la pommey’a aut’chose.« ) dans un bar du Petit-Bayonne devant un échantillon de son futur peuple basque :

– L’EPCI c’est MOI !

Dans les partisans du « Non », il reste évidemment notre bien gras d’Ostia, qui digère bien mal l’échec du « Non », vu qu’il risque de le payer le prix fort aux prochaines sénatoriales. Il est vrai que sa position de resplendissant buté reste incompréhensible aux yeux de beaucoup de maires basques, même si cela ne surprend guère le futur lehendakari Jean-René, qui commenta ainsi, entre deux irrintzina, la chose à un observateur qui évoquait ces faits dans ce Petit-Bayonne nocturne où il fait bon fêter les victoires :

– L’attitude du Ostia ? Oh cela ne me surprend pas et me fait penser à un proverbe russe que m’a, un jour dernier, rapporté à son retour de Vichy, en passant par Laval, un vieux consul épuisé de ce pays de neige et de deuils : « Mets un paysan à table, il mettra les pieds dessus« .

Mais au-delà de ces réjouissances et de l’esprit taquin de notre futur lehendakari, il faut toutefois se poser des questions quant à l’avenir des rapports entre les « Nonistes » et les « Oui-ouistes », car on a peur que cela laisse des traces sanglantes. Pour ce faire, il fallait donc une bonne volonté et un homme de paix. Et voilà que ce corsaire de Peyuco Duhart, maire de Saint-Jean-de-Luz, avec sa légendaire et diplomatique bonhommie, a décidé de jouer un coup qui peut être méditer comme une grande leçon, par ceux qui mangent des chips à pleine main en racontant des fadaises au lieu d’agir dans l’intérêt général. Ainsi le bon Peyuco a proposé la chose suivante :

– Le temps de l’apaisement et du travailler ensemble est revenu. Je propose donc de réunir les 10 présidents d’intercommunalité actuels du Pays Basque autour d’une bonne table pour réapprendre à se parler, à travailler ensemble, le plus uni possible, au sujet de l’avenir de notre petit coin de France, de notre cher Pays Basque.

Les dix (dont lui) ont donc dit oui, y compris le Parrain de la Côte, pourtant « Noniste » convaincu, notre Cher Claude Olive, ci-devant maire d’Anglet qui, s’il possède caractère et  tempérament, est tout le contraire d’un buté. Et cet accord facilement obtenu, le Peyuco a lancé, l’air de rien, avec ce grand sourire qui séduit tant les Luziennes sexagénaires aux halles :

– Eh bien il ne me reste plus qu’à choisir un bon restaurant pour vous y inviter tous ! Mais à une condition… C’est que le Président du Conseil des élus (c’est à dire, Ma Chère Thérèse-Marie, le futur Lehendakari  Etchégaray ) soit des nôtres !

Coup de maître ! Et tout le monde a accepté y compris le Parrain de la Côte qui a dit en se marrant, beau joueur :

 – Moi, Tchi-Tchi, je ne fais pas de politiqueu… c’est bien connu. Mais je fais bien volontiers de bons repas, Tchi-Tchi…

Ainsi, la semaine dernière, ce déjeuner a eu lieu. Le bon Peyuco, l’âme joyeuse, avait ainsi annoncé aux dix concernés :

– Nous mangerons des mets exquis, je vous le promets. Pour preuve, il n’y aura ni chips ni Château l’Hacienda à cette table !

Et de cette rencontre apaisée, est sorti un bilan optimiste, ainsi traduit par un convive : « Ce fut franc et loyal. On s’est dit les choses. C’était viril comme ambiance, mais on arrivera à s’entendre. » Et un autre de commenter : « Ce déjeuner marque une nouvelle époque. Celle où nous allons faire désormais de la politique en Pays Basque sans Brisson ni Lasserre. Le Pays Basque n’est plus à eux, nous leur avons repris les clés. Et là-dessus, nous sommes tous d’accord ! Comme une grande respiration dans la vie démocratique. »

 Ce dossier réglé, le lehendakari, de retour dans sa mairie, a fait venir en fin de journée  l’élégant Marco Amestoy, éminence grise et prestigieux  directeur de cabinet dans son bureau-à-la-moquette-toujours-pas-changée :

– Mon Marco, maintenant il est temps de me préoccuper des élections départementales de l’UDI du 4 juin prochain !

– Ah oui, évidemment, Sublime et Sublimissime penseur du Pays des Basques ! Toi qui en es le Président intérimaire par la volonté de Lagarde, à qui vas-tu laisser la place alors à la présidence de l’UDI ?

– A qui ? Eh bien à un homme que j’estime grandement. Un homme de projets et de progrès, un esprit lumineux, une belle et grande intelligence, un juste. Un Saint-Just même !

– Oh mais sublime échauguette des confluences du génie et de la stratégie, ce portrait correspond trait pour trait à toi !

– Eh bien, Mon Marco… Tu as trouvé !

– Oh j’en tremble de bonheur, en frémis d’émotion, en éclate de volupté et de joie.

– N’en fais pas trop quand même ! On dirait du Chipstarrak à qui l’on proposerait une nouvelle indemnité d’élu !

– Es-tu taquin Mon Maître !! Regarde mes menottes, elles ne sont point huileuses !

 Certes oui. Tiens je ne te connaissais pas cette cravate aux couleurs si chipsiennes…

– Je l’ai acquise chez Charvet pour célébrer la victoire du « Oui ». Mais dis-moi, Ponts du Génie et de Saint-Esprit réunis, pourquoi te présenter à cette présidence ?

 Eh bien pour quatre raisons. La première, c’est que  je suis le meilleur !

 Oui, je l’avoue.

 La seconde Bayrou ne doit plus avoir le monopole du centre dans ce département. J’aime bien François, mais cette situation n’a que trop duré…

– Oui et puis avec Ostia comme seul métayer, cela fait trop artisanal.

– On est bien d’accord ! Troisièmement parce que je serai le seul candidat, et que cela évitera des guerres fratricides dans la famille.

 Oui, on n’a pas besoin de cela ! Déjà la Durruty me donne assez de boutons avec ses malices.

– Enfin, le Président de l’UDI dans ce département, sera l’homme fort des législatives et des sénatoriales pour le centre et la droite en 2017. Il donnera les investitures !

– Voilà une stratégie que j’approuve. Tu me fais penser à mes belles années auprès d’Ostia, où j’appliquais MES stratégies de cet acabit, ce qui lui donnait la mine agricole et ravie. Oui, Glorieux Lehendakari, tout recommence ! Nous allons connaître, une fois encore, l’ivresse du vrai pouvoir. Tout recommence… Oh grande est ma joie ! TOUT RECOMMENCE ! je vais aller m’acheter une nouvelle cravate.

Et le Lehendakari, brusquement songeur et regardant par la fenêtre au-dessus de l’Adour la citadelle de Vauban, de murmurer :

 Vois-tu Mon Marco, dans cette affaire, il y a des moments où j’ai été bien seul… Le combat fut rude, ce qui rend la victoire plus belle. Moi, je savais le chemin. Je n’ai pas d’amertume, mais je garde dans la poche de ma veste une liste précieuse où j’ai inscrit, jour après jour, le nom de tous ceux qui ont voulu me tuer. J’ai du respect pour l’adversaire loyal et même brutal. Mais les fourbes, les traitres, les lâches me le paieront, si tel est mon bon plaisir. Certains, les mêmes évidemment, dès demain me parleront de mon triomphe et de ma gloire. Je ne les connais que trop bien ! Alors, je leur dirai ces mots de Sébastien le Preste de Vauban qui a bâti cette citadelle qui est là, intacte : « La véritable gloire ne vole pas comme le papillon ; elle ne s’acquiert que par des actions réelles et solides. Elle veut toujours remplir ses devoirs à la lettre. Son premier et véritable principe est la vérité…« 

Alors sans bruit, tel Louvois sachant s’éclipser quand Louis XIV demeurait solitaire dans ses songes, Marco quitta le cabinet de travail du futur Lehendakari, refermant avec mille précautions, et sans le moindre bruit  la porte capitonnée. Ainsi, Ma Chère, s’écrit aussi l’histoire politique et celles des hommes…

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.
Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise. Et n’hésitez pas à lui écrire, à la féliciter ou à lui raconter vos petits secrets. Comme vous avez pu le constater, elle adore ça…

La Chips chez Henri Hourra

Fandango Brisson

(Dessin Pierre George)

Ma Toute Douce,

Ces chroniques, que vous me faites le plaisir de lire et de commenter chaque semaine, semblent attirer, de-ci, de-là, quelques lectures… Et je dois bien vous avouer que la vieille dame que je suis, aime à recevoir, par la magie de l’Internet, du courrier de quelques-uns de mes fidèles lecteurs. Je fais mon miel de ces lectures, que je garde en général pour moi. Mais cette semaine, je m’en voudrais de ne pas vous faire partager cette correspondance reçue d’un lecteur camboar, suite à la publication de quelques écrits sur le petit Lu d’Arnaga, le si précieux Vincent-Un-Bru-de-sa-Personne…

« Mes hommages Chère Marquise,

Je serais très honoré de pouvoir recevoir régulièrement dans ma misérable masure Votre Lettre hebdomadaire. Les premières dont j’ai eu connaissance, ont été captivantes et ô combien enrichissantes pour le manant que je suis. Il se trouve que j’appartiens au tiers-état de bas-étage de la charmante cité de Cambo-les-bains et donc, vous l’aurez deviné Chère Marquise, vous qui semblez plus puissante que l’oracle de Delphes, je m’intéresse de très près au destin régional et national, voire international, du petit-lu local, ci-devant petit duc d’Arnaga et roitelet de la Mairie depuis le siècle dernier … Néanmoins, je n’ose l’imaginer, comme vous le susurrez, courir en petites foulées sur les sentiers rostandiens en collant moulant afin de se mouler les fesses. Il s’en dégagerait un érotisme tel, que même les angelots asexués veillant au bord du jardin à la française en rougiraient, si bien que la facture de 180 000 € votée dernièrement au Conseil municipal pour les restaurer s’en trouverait conséquemment alourdie… Ne pourriez-vous intercéder afin que ses muscles fessiers se moulassent de façon plus aristocratique et moins roturière ? La populace kanboarde vous en saurait infiniment gré…

Dans l’attente de lire vos délicieux propos dans une prochaine Lettre, recevez honorable Marquise l’expression de ma profonde révérence plébéienne.

 Ilargi »

Vous comprendrez combien cette prose m’a amusée… Qu’Ilargi m’écrive quand bon lui semble ! Et je dois également vous livrer le commentaire quelque peu trivial que me fit mon vieux jardinier, Balthazar, à qui je parlais de justement de cet envoi charmant l’autre après-midi : « Té M’am la Marquise… 180.000 zeuros pour se muscler le cul… Qui l’eût cru ! »

 Mais à propos de musculation et de vie sportive, laissez-moi donc vous parler de notre ami Max-La-Chips qui poursuit sa dure vie de chercheur de subsides… Tout d’abord, il s’est décidé à faire quelques efforts vestimentaires et s’est amené, l’autre jour, à une réunion biarrote des Républicains avec une chemise immaculée du plus bel effet, sous l’œil éperdu d’admiration de Nalpas-Plat et de son non moins joyeux drille, le gracieux FX-qui-s’fixe.

Oui, ces deux cerveaux brissoniens, ont pu admirer la blancheur inhabituelle (presque suspecte, pourrions-nous dire…) de la chemise de notre Max-la-Mélasse et la particularité de la confection des manches de la chose, qui donnèrent l’impression de provenir des terres espagnoles voisines.

Mais le plus comique de l’histoire, fut le côté « coupe slim » du nouvel habit qui semblait quelque peu manquer d’ampleur pour l’auguste ventre de l’ami d’Ostia. Et à écouter le récit plein d’humour de cet aimable participant, je n’ai pu m’empêcher de pouffer : « Comment vous dire Chère Marquise… Max était comme compressé du bas ! Du coup, on pariait sur la résistance des boutons, nous attendant à tout moment à les voir traverser la pièce telles des ogives nucléaires. En fait, cette coupe slim lui donnait un peu la silhouette d’un artichaut, si vous voyez ce que je veux dire… Et cette blancheur si éclatante du tissu, est-ce un investissement bien raisonnable dans le fond ? Car, à mon humble avis, les futures taches finalement s’y verront beaucoup plus qu’avant encore… »

Toutefois sa nouvelle chemise blanche, le Max-la-Mélasse a pu l’essayer l’autre dimanche, 8 mai, à la Fête des Ikastolas, lors de la 33e édition d’Herri Urrats qui a accueilli pas loin de 50.000 participants. Et personne ne pourra lui reprocher de venir faire de la politicaille chez les Basques dont il espère les bonnes grâces pour la suite de sa carrière. Mais en revanche du côté de Biarritz, très peu de « Compagnons » des Républicains biarrots ont apprécié qu’il aille danser le fandango du côté de Saint-Pée, choisissant ainsi incompréhensiblement de sécher purement et simplement les cérémonies du 8 mai au Monument aux Morts de Biarritz, comme l’expliquait cet ancien bien énervé : « Franchement Brisson qui se dit gaulliste et qui nous serine depuis quelques mois son amour retrouvé pour Biarritz, qui veut à nouveau en être maire après avoir été foutu à la porte de partout, ose, lui le soi-disant gaulliste, sécher les cérémonies anniversaires de la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie et la fin de la Seconde Guerre mondiale ! Pourtant pour un gaulliste, rien n’est plus sacré que cela ! Le maire Michel Veunac lui était bien là, ainsi que plusieurs de ses adjoints et pour l’opposition heureusement qu’il y avait  Maïder Arostéguy, une vraie Biarrote elle !»

Eh oui, que voulez-vous ma chère, notre Chips a inventé du côté de Senpere, le fandango-bras-d’honneur au Général, qui ne manquera pas d’être apprécié comme il se doit par ceux qui ont encore des valeurs conformes à leur engagement…

Et il faut dire que ce choix de la Chips a toute une histoire, comme me l’a raconté ce proche de l’inimitable champion de la dextérité intellectuelle qu’est le modeste et humble Pierre Lahore, directeur de cabinet de Ostia : « En fait, Lasserre qui aime les Basques comme le baigneur aime le cambouis à la plage, n’avait pas du tout l’intention d’aller salir son nouveau costume que lui a payé la Ostiette chez Toto Tissu, en allant chez ces sauvages de Saint-Pée. Du coup, il avait désigné une élue du Conseil départemental, Bénédicte Luberriaga, pour aller faire causette aux peuplades reculées et leur raconter ses habituelles inepties. Mais là, le Brisson qui est jaloux de ses petites prérogatives et si respectueux de la parité et de la place des femmes dans la vie politique, a commenté ainsi les choses au Ostia :

– Ecoute, celle-là elle est gentille mais elle est nulle. Personne ne la connaît à part sa coiffeuse. C’est pas parce qu’elle est élue du territoire, parce qu’il fallait des bonnes femmes, qu’elle peut parler comme ça aux Basques, MES amis. Tu vois, je préfère que ce soit moi que tu désignes. Je suis premier Vice-Président, après tout. »

Du coup la Bénédicte (un prénom qui décidément pose des problèmes à la Chips…), qui est pourtant une brave fille, a été écartée sans ménagements au profit du gros qui se réjouissait auprès de ses proches au Conseil départemental :

–  C’est moi qui irai chez Henri Hourra ! L’autre nouille, je l’ai dégagée. C’est bon pour mon image ! C’est bon pour être dans la presse ! C’est bon que ce soit MOI chez les Basques ! 

Mais à Pau, du côté de chez Ostia, l’ambiance fut d’un coup moins bonne et le maquignon de Bidache était tout coupe-morose :

– La Chips qui n’est plus rien m’a encore joué un tour de cochon. Ah je n’aurai jamais dû lui céder. Ostia de ostia, merde alors ! En plus la Bénédicte va m’en vouloir.

Et là, Lahore ou Campa, a expliqué au Ostia :

– Il y a une solution ! Il te suffit de dire que TOI tu t’y rendras finalement. Comme ça, c’est TOI qui parles en tant que président et la Chips devra la fermer…

Et figurez-vous, Ma Chère Thérèse-Marie, qu’ainsi il fut fait. Et notre pauvre déserteur gaulliste de Max-la-Mélasse n’a eu finalement que le droit de se taire au lieu de se faire remarquer devant SES amis basques, préparant ainsi sa future vice-présidence à l’EPCI, comme le disait l’excellent directeur de cabinet de Claude Olive, GP Chartier, l’autre jour dans un commentaire Facebook devenu célèbre : « Mais oui Max, tu vas l’avoir ta vice-présidence« .

Ce qui a fait rigoler bien du monde ! Mais de cela je vous en reparlerai bientôt, car là aussi la Chips imagine pouvoir se faire un peu de pognon bien facilement…

Lasserre a donc fait son discours de traitre à Herri Urrats dans l’indifférence la plus totale. Il pourra toutefois se consoler au repas de la kermesse de Bidache ce week-end en dégustant son potage aux perles du Japon et son cochon grillé. Ostia de ostia, un bon coup de rouge là-dessus et il ne pensera plus à cette histoire désolante.

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

 

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise. Et n’hésitez pas à lui écrire. Comme vous avez pu le constater, elle adore ça…

MAM et les seconds couteaux…

Ma Toute douce,

MAM cible

(Dessin de Pierre George)

Depuis que notre Chère Michèle Alliot-Marie est de nouveau candidate aux législatives dans la sixième, en 2017, les spéculations vont bon train sur ceux qui pourraient se présenter face à elle. Mais avant de vous en dire plus sur les deux gamins qui désirent lui faire la peau, il me faut répondre à votre interrogation figurant dans votre dernière missive. Vous m’écriviez : « J’ai rencontré MAM à Paris, Chère Marie, et elle ne semble pas avoir encore pris sa décision de se présenter aux législatives comme vous le prétendez ! »

Comme vous avez mis le doute dans mon esprit, j’ai demandé à mon chauffeur de me conduire par une belle journée ensoleillée de la semaine passée, chez mon vieil ami ZZ, qui habite bien au-delà de la Croix Blanche de Senpere, et qui sait bien des choses sur le monde politique local.

Arrivée à la porte de sa bergerie, notre Zuhur Zaharra m’a dit :

– Content de vous voir, je suis ! Ah bai, je sais pourquoi vous montez jusqu’ici nire txikia.  Vous racontez, je vais…

Et mon vieux Basque, esprit brillant, m’a expliqué que ce que vous a dit MAM est en fait dans sa stratégie :

– Té, la vieille est une maline. Un pottok, comme elle, j’avais dans le temps ! Tu croyais le tenir, et hop, le voilà par un buisson qui le camp, me foutait ! La Michèle, à son entourage, a dit depuis des semaines qu’il fallait se tenir prêt pour la bataille. Et les voilà tous qui en ordre, se sont mis. Et là, l’amatxi de la sixième, te leur dit de sa voix autoritaire qu’elle a : « Mais enfin mes amis ! Mais enfin ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ma candidature que vous osâtes répandre ! Mais je n’ai jamais rien dit de semblable, me semble t-il. Où êtes vous donc allé chercher ces fadaises ? » Et devant leurs figures étonnées, l’amatxi  a aussitôt lâché : « Eh bien voilà ! C’est malin, maintenant je vais me trouver dans l’obligation de tenir VOS engagements et de me présenter. Ah croyez-vous que c’est malin ! Vous rendez-vous compte dans quelle situation vous me mites ?« 

Voilà l’explication de notre cher vieux Basque, qui s’y connaît bien en matière de coup de chamelle, comme c’est normal dans le Zaharra ! Excusez-ma petite plaisanterie…

Et comme nous parlions de MAM, il est allé plus en avant dans son raisonnement :

– Maintenant, se méfier, la Michèle elle doit ! Mais avantage elle a ! Car avec la loi nouvelle, sur le non cumul des ardi gasna de la République, les grands maires de la Côte n’iront pas contre elle. Ni le Kotte, ni le Peyuco, ni le Mixel. Vous verrez, Dame Marquise, qu’elle aura en face d’elle que des seconds couteaux. Gagner elle pourra ! Mais… Mais…

– Oui cher Zuhur Zaharra ?

– Attention, elle devra faire ! Car pour gagner chez nous, un bon suppléant, avoir elle devra ! Qu’elle ne nous sorte pas encore un politique ! Ici, on aime qu’à côté du gros, un petit, il y ait, té ! Un bon gars de l’intérieur, connu, reconnu, qui a réussi dans la société. Un de chez nous ! De l’intérieur de la sixième, il lui faudra trouver ! Moi, je vous le dis !« 

Ah, et quand le petit-fils de Zuhur Zaharra, Patxi, qui avait assisté à notre entretien, a eu la gentillesse de me raccompagner jusqu’à mon automobile, il m’a résumé en un langage de jeune le fond du problème, avec un sens politique bien proche de celui de son aitaxi :

– L’aitaxi a raison, vous savez Marquise. La mère Alliot-Marie, il faut qu’à 70 berges, elle nous propose un duo un peu plus sexe, quoi ! Il faut tenir compte de la nouvelle mentalité des électeurs, aujourd’hui ! Il faut que cette candidature soit fun ! Comme dirait l’aitaxi « Ecrire une belle fin d’histoire pour sa carrière« .

Voilà donc, ce que je peux vous dire au sujet de vos inquiétudes. Non seulement MAM ira aux législatives, puisqu’elle veut être la première femme dans l’histoire à présider l’Assemblée Nationale, mais elle a aussi grand intérêt à se débusquer le candidat rare qui aura une autre figure que le petit Lu d’Arnaga qu’elle avait choisi en 2012…

À propos du Vincent-un-bru-de-sa-personne, on ne sait s’il va se décider à partir contre MAM avec ses petits muscles de centriste, mais il y aura bien du monde à l’UDI pour se porter candidat et le paon de Cambo va devoir se battre, comme dans Radin-des-Bois qu’il aime tant. Mais il me faut surtout vous parler du couple qui a le vent en poupe ces temps-ci et qui est déjà dans les starting-blocks… Un couple de quadra constitué d’un homme et d’une femme. Et ce n’est pas un pléonasme, car aujourd’hui  les couples, vous le savez, – même si ça traumatise nos amis de Béguios qui jouent de la harpe à Monseigneur – cela peut très bien être deux personnes du même sexe ! Alors du côté de la sixième circonscription à l’UDI, voilà qu’un Luzien, Stéphane Alvarez, président de la Croix Rouge, conseiller municipal de notre bon Peyuco, assureur de son métier, partirait avec une biarrote, Camille Darrasse, notre fameuse hôtesse de l’air, fille de l’adjointe du Parrain de la Côte, Nicole Darrasse.

De quoi provoquer ces commentaires d’Henri Levrero, le Tonton-Flingueur de MAM :

– Manquait plus que ça ! L’assureur peut se prendre une assurance sur la vie avec moi et une bonne ! Avec sa tronche de premier de la classe, je vais te le renvoyer au fond des bancs près du poêle, se réchauffer les fesses. Quand à l’hôtesse de l’air, l’assureur va pouvoir lui chanter du Dutronc,  avant que je lui scotche les lèvres avec du chatterton rouge : « Fini le pilotage, Mais vive le pelotage. » et la gamine lui répondra : « Fini le décollage, mais vive le collage. »

Il faut dire que le bel Alavarez, surnommé par ses collègues au conseil municipal Brett Sinclair, a quelques chances de faire un joli tour de piste, comme me le confiait ce maire d’un village de la Côte : « Il est sympa, gentil et tendre. C’est un mec bien qui fait un gros boulot avec la Croix-Rouge. Et ça se sait, y compris dans les villages de l’intérieur. Lui, aurait fait bon suppléant pour MAM, car on sait qui c’est… Mieux que le Bru qui fut une erreur autant politique que poétique ! Il sait y faire avec les vieilles, un peu comme Bru, mais en beaucoup moins ringard, tasse de thé et petit doigt en l’air en moins !« 

Certes le Brett Sinclair luzien est un peu passé dans tous les partis politiques de droite et du centre, et court après un poste, mais après tout est-ce un drame ? Et au moins, il sait ce qu’est la misère des pauvres gens lui, contrairement à Ostia qui préfère le coup que la Croix. Rouge, s’entend… Ostia de ostia ! :

– Maman, t’as donné mes vieilles cravates aux pauvres ?

– Eh non, Papa, ils en veulent pas !

– Mais on peut essayer de leur refiler le vieil imper à la Chips qu’il avait oublié chez nous et avec lequel tu avais couvert la Noiraude cet hiver… je vais le passer à laver dans la Vedette et il fera tout propre. Et avec le tissu, ils pourront habiller aux moins douze sans-dents !

Quant à la Camille, on l’a dit très dynamique, volontaire et engagée très tôt dans le militantisme politique chez les centristes… de quoi rajeunir les cadres et ringardiser le Pascal Sevran des mamies de Cambo qui devra, s’il se présente, abandonner ses vestes de chez Thiery & Sipetit pour s’offrir des pantalons de chez G-Star, et de courir chaque matin et chaque soir dans les allées d’Arnaga pour, comme le dit le petit neveu de mon jardinier, « se mouler un peu le cul » !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

Visiblement la liberté réussit à La Marquise de Vérité, qui n’a jamais été aussi percutante que depuis son départ de La Semaine. Comme dirait De Gaulle, c’est désormais « La Marquise outragée, La Marquise brisée, La Marquise martyrisée, mais La Marquise libérée ». Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les censeurs à l’eau bénite et les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

Cette exquise Marquise…

Pour protester contre les censeurs, « Bisque, bisque, Basque ! » accueille, comme chaque semaine, l’impertinente Marquise de Vérité de Jean-Philippe Ségot. Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

« Les meilleurs sont les vers qu’on ne finit jamais » – Edmond Rostand
« Les meilleurs sont les verres qu’on ne finit jamais » – Château de l’Hacienda

PaonMa Toute Douce,

Comme les aventures du petit maire de Cambo, notre Vincent-un-Bru-de-sa-personne, semblent vous distraire, je m’en voudrais de ne pas vous donner quelques nouvelles de ce précieux personnage… Tout d’abord, il semble avoir eu connaissance de mes dernières lettres (ne seriez-vous pas aussi discrète que vous me l’affirmez et gardez-vous bien cette correspondance pour votre seul usage, Chère Thérèse-Marie ?). Notre précieux Vincent a, figurez-vous, passé bien des jours au Conseil départemental à pleurnicher sur ce que l’on écrit à son sujet auprès de bien des élus de la majorité qu’il a croisé et qui ont bien ri de son courroux, coucou !

Espérons toutefois qu’il a quand même des moments de détente nocturne et qu’il peut se délecter de quelques bouteilles de Château de l’Hacienda, le soir, dans sa jolie maison, en se récitant du Rostand, notamment ce vers de Cyrano : « La peur d’être raillé, toujours au cœur me serre ». En fait, reconnaissons-le, boire un petit coup ne fait jamais de mal à personne du moment que l’on ne prend pas le volant après… Et cela peut bien consoler de la dureté de la vie politique. Mais si pour le fleuri d’Arnaga son cœur se serre… heureusement qu’il se desserre quand il pense à son ami Lasserre même si leurs goûts littéraires ne sont pas exactement les mêmes.

Evidemment le Ostia, l’homme à la boîte de fer, préfère lire le soir le catalogue Ducatillon, « Le catalogue des éleveurs », et rêver devant la Couveuse Ducat 60 à 499€ :

– Tu crois maman qu’on peut s’en payer une ? Regarde dans la boîte, Ma Ostiette, s’il reste de la galette !

Pourtant, il trouverait bien de l’inspiration chez Rostand, si cher à son Vincent d’épaule : « Ce sont les cadets de Gascogne, De Carbon, de Castel-Jaloux, bretteurs et menteurs sans vergogne », « Eh bien ! oui c’est mon vice. Déplaire est mon plaisir. J’aime qu’on me haïsse ».

Peu importe au fond, car notre Bide-au-chaud se prend de plus en plus d’affection pour le petit fleuri d’Arnaga, comme me le racontait cet élu flamboyant : « Bru est redoutable. C’est le plus exquis des garçons, charmant, délicat, voire primesautier. Il vous complimente toujours sur tout, de sa voix suave… ça c’est la façade, c’est son côté séducteur. Mais, sachez-le, le Pascal Sevran des retraités de Cambo, dès que vous avez le dos tourné, peut tout à fait dire le contraire de ce qu’il vient de vous dire à l’instant. Le seul problème, c’est que ses interlocuteurs le savent, se méfient et n’hésitent pas à confronter les versions. On a même un petit jeu entre certains d’entre nous à ce sujet. Et là, on rigole ! »

 Et de m’expliquer pourquoi Bru est dans les petits papiers de l’ogre du Pays basque : « Du coup Ostia qui est complètement dépassé par les évènements, et dont la popularité ne cesse de chuter,  cherche de nouveaux alliés. Et comme Bru est favorable à l’EPCI, il veut s’en servir pour essayer non seulement d’améliorer son image, mais aussi pour sa future campagne pour le Sénat. »

Il faut dire qu’Ostia confiait à Pierre Lahore, cet esprit lumineux, son petit soleil, son resplendissant Chanteclerc à lui : « Ô soleil ! Toi sans qui sans qui les choses ne seraient pas ce qu’elles sont », sa nouvelle stratégie :

– Je dois me trouver de nouveaux soutiens au Pays Basque depuis que la Chips est devenue un renégat. Je vais donc flatter le petit Bru !

– Ah bon ! Alors que le Fleuri d’Arnaga vote oui à l’EPCI !!?

– Ostaia de ostia, ne m’emmerde pas avec ça, où je te renvoie à ta baballe Copie-Colle !

– Bien Mon Maître… Pourtant il n’a pas marché dans ta combine anti-basque ?

– Laquelle, ô Valet de « La ferme ! » ??

– Eh bien quand tu lui as proposé, pour qu’il change d’avis et vote NON, la présidence d’une grande communauté d’agglo, une vraie principauté où il aurait régné sur Cambo et Hasparren entre autres. Une vraie principauté de prince où il aurait pu porter des culottes en soie !

– Ostia ! C’est vrai qu’il n’a pas voulu marcher dans la combine, mais j’ai d’autres tours dans mon sac de blé pour me le mettre dans la poche…

– Ahhhh !!!

– Oui, fais-moi confiance, nom d’une noiraude !

Et c’est ainsi que le Ostia s’est emparé du petit Bru à qui il confie, de plus en plus, d’importantes missions, relevant notamment du secteur touristique :

– Avec sa vieille baraque d’Arnaga, le petit Lu se rêve d’un grand destin touristique. Alors je vais désormais me le mettre en première ligne pour le tourisme.

Propos qui a quelque peu surpris Copie-Colle, pourtant grand stratège sur un terrain de handball :

– Mais le Brisson est le président du Comité du Tourisme départemental, ô grosse plume rurale ! Il va mal prendre que tu refiles le meilleur à Bru !

– Mais je me fous du Max-la-Mélasse désormais ! Il s’est fait niquer comme un centriste chez les Républicains. Il n’est plus rien ! Je lui donnerai mes fonds de paquets de chips, et ça lui ira très bien comme cela.

– Mais le un-Bru-de-sa-personne est-il si facilement enroulable, ô Mon Comique agricole ?

– Mais oui ! D’ailleurs mon excellent nouveau communiquant que je me suis offert, Mon Philippe Campa-à-moi, m’a expliqué que Bru  était suffisamment vaniteux comme le paon de Chanteclerc de Rostain…

– Euh… Rostand, pas Rostain… Rostain, c’est une boucherie- charcuterie-conserverie des Hautes-Alpes…

– Ah ! Oui, enfin voilà ce qu’il m’a écrit le Campa sur le postille…

– Le post-it !

 Ecoute Copie-Colle au lieu de faire le malin :

« Je suis prêtre-Pétrone et Mécène-Messie,

Volatile volatilisateur de mots,

Et que, juge gemmé, j’aime, emmi mes émaux,

Représenter ce goût dont je suis…

Le… dirai-je gardien ? »

– Je ne comprends pas tout ce qu’il écrit le Rouston ! Mais un argument de poids supplémentaire m’a convaincu !

– Ah oui…

 Tu sais qui admire le paon dans Chanteclerc ?

– Non…

 Eh bien… la pintade ! Ah, ahhhh, ahhhhhhhh…. Ostia de Ostia !

Notre Vincent est donc bien enrôlé et a reçu déjà des missions du Ostia. Il commence à rencontrer, de ci, de là, bien des responsables pour parler tourisme, laissant Max-la-mélasse dans le fossé. Et de plus le Ostia n’a pas manqué d’arguments supplémentaires pour séduire le petit LU :

 J’ai lu que tu voulais te présenter contre la vieille dans la sixième. Parfait ! MAM, je me la déteste comme la grippe-aviaire. Je te soutiendrai donc de tout mon poids, ostia ! Et avec moi, tu vas gagner ces législatives, tu verras…

Le fleuri d’Arnaga, qui sortait de chez la manucure, en a été tout impressionné, et Ostia, goguenard, de commenter à quelques proches :

 Quand j’étais maquignon, j’en ai vendu d’autres ! Bru c’est un littéraire qui fait des phrases avec des mots.

Avant de vous quitter, je dois vous dire un mot de ce qui passionne au plus haut point tout le Pays des Basques ces derniers jours et probablement même en dehors de nos frontières… Figurez-vous que notre bolchévique préféré, cette autre plume de vérité, ce Jean-Yves Viollier, qui préfère les croisières syndicales à celles de la CGT (Compagnie Générale Transatlantiques) que nous fîmes autrefois avec tant de plaisir, nous donne dans son blog des nouvelles de l’éditeur de La Semaine du Pays Basque, hebdomadaire où nous ne sommes plus en odeur de sainteté, alors que nous ne manquâmes pourtant aucune grand-messe en la cathédrale de Bayonne. Et c’est édifiant !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

Et dire qu’ils s’affirmaient Charlie…

Vous vous doutez bien que ce n’est pas l’auteur de ce blog qui écrirait « L’élégant Michel Veunac qui a démontré un réel talent… » Mais « Bisque, bisque Basque ! » n’oublie pas ce début d’année 2015, où tous les politiques, la main sur le cœur, répétaient « Je suis Charlie ! »… Des paroles aussitôt oubliées, dès qu’un écrit les a dérangés. Et le journaliste Jean-Philippe Ségot, auteur de cette hilarante Marquise de Vérité, même si je ne suis pas toujours d’accord avec lui politiquement, possède deux qualités rares : il écrit bien et il dérange.  Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les pisse-froid qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, et combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi gratuitement, chaque semaine par mail, les lettres de la Marquise.

Quand Brisson veut chipser sa place à Veunac !

Brisson Lasserre vendent le Pays basqueMa Toute Douce,

Au conseil départemental, où l’on n’a pas de sous pour les petites gens et où l’on préfère donner 300.000 euros pour le Tour de France, chaque année, pour les trois prochaines éditions, l’on a aussi des rêves de grandeur pour dépoussiérer notre cher Pays Basque ! Oui, ma Chère Thérèse-Marie, nous sommes des « poussiéreuses », et le président du Comité départemental du tourisme, qui n’est autre que notre inévitable ami Max Brisson (il doit là aussi toucher quelque indemnité, non ?), engage donc les sous des contribuables que nous sommes pour ainsi jouer à l’aspirateur à Paris. Espérons que cela ramènera quelques richesses au Pays et que notre Chips n’en profitera pas trop pour grossir sa note de frais… à nos frais ! Enfin ne soyons pas de mauvaises langues comme dirait la Pantxika à la boîte de fer de Bidache ou la petite idole des mémés de Cambo. Nous verrons bien…

En attendant notre Chips qui n’a plus que son mandat de vice-président du Conseil départemental s’inquiète de son avenir et ne lâche décidément pas prise… Cela pourrait en agacer certains, moi cela m’amuse beaucoup. Car notre Max-la-Mélasse est l’un des principaux sujets qui vous réjouissent dans ma correspondance et il est vrai qu’il serait dommage de se priver du plaisir de continuer à raconter ses aventures.

Ainsi la Chips se lance depuis quelque temps déjà dans des déjeuners biarrots avec quelques « personnalités » politiques de la ville, quelques acteurs associatifs, quelques personnages qui aiment recevoir ses confidences et me téléphoner juste après, pour évoquer son avenir biarrot. Car il faut bien reconnaître à notre Chips une envie irrésistible de sortir de la tombe politique le pied que MAM lui a déjà mis dedans. Pour cela, il ne voit plus qu’une solution… devenir maire de Biarritz dans un futur plus ou moins éloigné. Il n’en démord pas et semble y tenir comme à une poche de chips à la guimauve. Un de ses premiers déjeuners a été pour renouer le contact avec son ancien « bras droit » (qui était plutôt le « gauche », vu le résultat des dernières municipales…) Frédéric Domège. Au demeurant un charmant garçon, mais qui s’est fait « couillonner » plus d’une fois par la Chips, qui l’a fait virer des Républicains, début 2015, pour avoir osé se présenter face à lui aux élections départementales. En fait, l’invitation à déjeuner au Domège, était motivée par le fait que la Chips – qui joue au malin sur les réseaux sociaux en faveur de l’EPCI – voulait obtenir de celui-ci, toujours conseiller municipal de l’opposition à ses côtés à Biarritz, un vote pour le OUI. Et la Chips de lui avancer un argument de poids : « Je sais que tu veux voter NON. Mais si tu votes OUI, moi qui suis SECRETAIRE DÉPARTEMENTAL, je te ferai réintégrer illico et presto !« . Un argument qui a quelque peu ébranlé le Domège qui confiait à quelques proches en sortant de ce gueuleton : « Le gros est toujours aussi gros. Mais il me la joue sentimental, m’a rappelé le temps où nous étions comme des frères, où nous mangions des chips sur mon canapé pur skaï à la maison devant les matchs de rugby. Mais bon, je ne vais quand même pas me laisser avoir une fois encore !« 

Et d’autant plus, que quelques jours plus tard, la Chips a été virée du secrétariat départemental avec pertes et fracas !

Du coup le Domège-sans-intérêts a voté NON en disant avec un sourire des plus satisfaits : « NON, ça rime avec Brisson ! Et désormais ce sera mon mot préféré à son encontre… » La Chips avait pourtant expliqué alors avec enthousiasme au chouchou des curés de Cambo : « Avec Domège, tu verras je vais inverser le vote à Biarritz, et Veunac sera battu. Alors, ce sera le début de la pagaille dans son équipe et on le sortira, sous peu, comme on a sorti Bernard Marie. Moi je triompherai et je reprendrai cette mairie, tu verras Mon Vincent d’épaule ! »  Et il s’était entendu répondre par le petit Lu d’Arnaga : « Comme le disait Edmond Rostand, c’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière« . Sauf que la nuit est aussi longue pour le Brisson qu’un jour sans chips…

Du coup Domège a été réintégré ces derniers jours aux Républicains mais non pas par la Chipstarrak, mais tout simplement par ce Tonton Flingueur de Levrero, qui veut de l’unité dans le parti et la fin de la purge brissonnienne et qui, de joyeuse humeur, a lancé : « Dire qu’il lui avait promis une réintégration s’il votait oui… Les Brisson ça ose tout ! C’est même à ça qu’on les reconnait« , avant de sortir de sa cave une bouteille de Château de l’Hacienda : « On a dû arrêter la fabrication, y a des clients qui devenaient aveugles : ça faisait des histoires.« 

Un humour ce Riton !

Mais dans les autres déjeuners, la Chips a dévoilé sa stratégie. En fait son raisonnement mérite que l’on s’y arrête : « Veunac va se représenter en 2020. J’en ai la certitude. Il m’a foutu la branlée en 2014. Et en 2020, si je n’ai que Nalpas-Plat et ses idées fumeuses, je vais encore me prendre une dérouillée. Alors voilà ce que je vais faire… comme je suis conseiller départemental de Biarritz, tout comme la Maïder-qui-me-doit-tout mais me méprise comme une vieille chaussette trouée, moi je vais me présenter sagement derrière Veunac, en l’encensant dès 2019, et je serai son premier adjoint en 2020 ! Là, je toucherai mes chips chaque mois, je retrouverai mon beau bureau avec vue sur la mer, ma secrétaire, ma place de parking et j’attendrai peinard la place. Comme il ne se fera plus tout jeune, pas dit qu’il aille au bout de son mandat. Je n’aurai alors plus qu’à sortir du bois et avec mes copains les Basques, hop je serai maire à la place du maire !« 

Evidemment cela a subjugué Nalpas-Plat, mais ce n’est pas, entre nous Ma Toute Douce, un échantillon très représentatif de la prospective en matière politique…

Et dites-vous que pour faire rentrer le gros dans l’équipe de Veunac en 2020, il faudrait faire de la place. Brisson, que rien n’arrête, a sa stratégie : « Veunac va se débarrasser de Lafite et des gauchos. On ne gardera que les Basques, du moins ceux que j’aime… Et le virage à droite amorcé, je n’aurais plus qu’à attendre que le paquet de chips me tombe tout droit dans la gueule ! Malin, non ?« 

Déjà pas si malin que ça de le dire à des gens qui se font un plaisir de le répéter en se bidonnant, et d’autre part l’élégant Michel Veunac a démontré avec un réel talent, qu’il n’avait pas besoin des Républicains (surtout version Chips) pour diriger Biarritz et s’en sortir pas mal du tout… D’autre part Guy Lafite, premier adjoint en poste, est non seulement un excellent ministre des finances et un esprit brillant, mais aussi un homme qui a plus d’un tour dans son sac pour émietter les chips !

Et puis surtout, pour les vieilles dames comme nous qui connaissons bien le maire de Biarritz, nous savons qu’il ne déteste rien de plus qu’on lui force la main. Et la main huileuse subitement amicale et tendue de la Chips risque de retomber dans le seau de mélasse que lui a offert MAM pour son dernier petit Pâques, avant qu’il n’ait pu réussir à la mettre dans celle du beau Michel !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Ostia, du maïs de Bidache au blé de la République…

Lasserre je me voyais déjàMa Toute Douce,

Nous avons connu, vous et moi, notre bien-bidonné de Jean-Jacques Lasserre, notre si croustillant Ostia de Ostia, il y a bien longtemps quand il faisait encore le maïs et l’élevage de la famille de la Noiraude, dans son exploitation de Bidache. Ah ! Qu’il est loin pour notre Bide-au-Chaud, le temps de son BEP agricole en 1961, à Masseube dans le Gers ! Rappelons que notre Ostia, l’heureux propriétaire de la Noiraude et de Max-la-Chips, dit « François de la Mélasse », est né dans ce village de Bidache le 11 mars 1944, exactement le jour même, où pour citer l’historien, « incommodé par des odeurs fétides et de la fumée sortant de l’hôtel particulier rue Le Sueur à Paris les voisins du Docteur Marcel Petiot appellent les pompiers. Ils y découvrent plus de 50 valises, des ossements humains, 655 kilos d’objets divers, des corps à moitié décomposés, des membres, un tas de cheveux. Une chambre à gaz a été aménagée dans l’hôtel, un judas permettait de regarder à l’intérieur et un puits recouvert de chaux vive est rempli de cadavres. »

De quoi donner au grassouillet bambin l’envie de faire de la politique, non ?

Après son BEP agricole, il n’a toutefois pas cherché à faire un doctorat tout aussi agricole dont le thème de sa thèse aurait pu être : « Mutations agricoles, ou du maïs de Bidache au blé de la République », mais a choisi de poursuivre ses études par correspondance pendant trois ans depuis la ferme de Bidache, où le soir à la douce lumière de la lampe à pétrole, il mordillait son crayon de bois, les doigts tortillant le lobe de l’oreille, pour rendre à temps ses devoirs qu’il envoyait à l’école Purpan de Toulouse, con !

A vingt ans, le Ostia rencontre Dieu et devient un fervent militant de la jeunesse agricole chrétienne. Et après sa rencontre avec Dieu, en 1968, le voilà qui va marier la Ostiette. Comme cadeau de mariage, dans cette campagne où la vie est rude et où l’on espère une orange à Noël, on offrira au jeune couple, une belle boîte vide en fer – qui contenait des biscuits Lu – pour y mettre les futures économies des tourtereaux. Cette boîte, désormais quelque peu rouillée, que l’on ferme toujours avec un solide « caoutchouc », après l’avoir emballé dans du papier journal, est toujours cachée dans le vaisselier de la cuisine et Ostiette y ajoute, chaque mois, la retraite de papa et ses cumulables salaires de sénateur et de président. Certains à Bidache disent même, Ma Chère Thérèse-Marie : « M’étonnerait pas que le bestiau en ait d’autres qui soient bien remplies et planquées sous la paille dans le poulailler… »

 Et puis un jour, on lui a payé le costume au camion du « Décroche-moi ça« , qui stationnait devant  la foire agricole de Bidache et tout a changé dans sa vie de dur laboureur. Il a ainsi pu devenir, dans le milieu des années 70, nous dit-on, un administrateur du crédit Agricole, où l’on n’est pas trop regardant sur la couleur des cravates, Dieu merci. Puis également un administrateur de la coopérative Lur Berri. Il y décora son bureau, ostia de ostia, avec de jolis calendriers en couleurs où figuraient de belles images de plats de lasagnes.

Dans ses fonctions, il a découvert l’intégrité, le respect du consommateur, le désintéressement…

Puis vint, ma Toute Douce, la carrière politique qu’on lui a connue. Après avoir été le talentueux « petit chose » partant de rien, voilà qu’il est devenu le gros machin embourbé dans ses contradictions et totalement dépassé par l’EPCI. Entouré par Pierre Lahore, surnommé depuis quelques semaines très poétiquement le cerf-volant au Conseil départemental, et par Max-la-Mélasse – une fine équipe… -, il lui fallait réagir devant les inquiétudes de la Ostiette qui, depuis quelques semaines, regardait d’un air désespéré la boîte en fer de la cuisine où l’on met les biftons à la fin du mois, provenant de la bonne paye du Sénat et du Conseil départemental. Un soir, elle lui a dit, au moment de servir la soupe :

– Papa, comme on disait là-bas dit !, « Le chameau ne voit pas la courbe de son cou ». Si tu continues comme ça avec ton Laurel Lahorre et ton Hardy Brisson, tu vas droit chez Paul Emploi. Et comment je vais continuer à me la remplir, moi, la boîte en fer et me payer la mise en plis à Saint-Palais en m’arrêtant chez la curiosité de Beguios pour parler de Monseigneur pendant des heures ? Hein papa ? »

– Eh bé maman, je sais pas… euh ostia de ostia !

Car Ostia a eu beau faire revenir au Conseil départemental cet esprit brillant de David Haure pour s’occuper de la communication du Conseil départemental, la machine communicante de Ostia ne semble pas vraiment se mettre en marche. Même la Chips – apprenant à réaliser les nœuds les plus coulants avec une corde – n’a pu s’empêcher de lui dire :

– Il est vrai Mon Bide-au-Chaud que dans le dernier numéro de ton magazine « 64 », ton édito ne rend pas compte de ton génie, Oh Mon Seul-Président-qui-me-reste.

– Ah bon Mon Max-la-Mélasse, tu crois ?

– Oui Mon Sublime penseur agricole. Ecrire des phrases comme « La société évolue. Les populations et les territoires changent. Aujourd’hui, les besoins de chacun ne sont pas les mêmes qu’hier », même pour un élève de CP, on trouverait ça faible…

– Ah ostia de ostia ! Haure, sans mon Marco Amestoy que m’a volé ce fourbe d’Etchegaray, c’est vrai que ça ne le fait plus du tout…

– Le Marco tu aurais dû te le récupérer…

– Ah ne me parle pas de ça ! Maintenant il ne me parle même plus. Il me regarde avec l’air d’un hautain aristocrate à qui l’on imposerait de faire le voyage en autocar assis à côté d’un représentant de coopérative agricole. Pourtant maman, elle m’a payé de belles cravates comme lui, non ?

– Hum… De la cravate aux savates, il y a encore du travail ! En fait, tu devrais prendre un pro de la communication, même mieux, un homme de l’information !

– Ah oui ostia ! Le petit Fleuri de Cambo me parle souvent d’un futur nouvel ami à moi, qui s’rait un grand capitaine d’industrie et qui a justement quelqu’un à me proposer, du côté de Domezain…

– Là… laisse tomber Mon gros ! Sinon tu vas te recevoir un coup de bec d’un canard que je connais qui te fera regretter d’en avoir gavé tant et tant par le passé…

– Ostia, mais qui alors ???

Et c’est là qu’est apparu dans le paysage, Philippe Campa, journaliste et ancien directeur de l’agence Sud Ouest du Pays Basque jusqu’en 2012, avant d’aller diriger L’l’Indépendant, du côté de Narbonne, qu’il a quitté quand Jean-Michel Baylet en a pris le contrôle.

Et comme me le dit une amie religieuse : « Chacun doit trouver la voie pour gagner son paradis ». Ainsi  Philippe Campa, bon vivant, amateur de tauromachie et de rugby, homme avenant et affable, qui a laissé un bon souvenir à Sud Ouest, a pris le Chemin de Compostelle en sens inverse…

Il faut dire que celui qui a déclaré lors de sa prise de fonction à L’Indépendant « Je suis un pur journaliste », aura bien du travail à réaliser pour redorer l’image de Ostia chez ses anciens confrères ! Mais Campa, s’il est aussi décrit comme un opportuniste et un carriériste – ce qui n’est pas d’ailleurs un reproche sous ma plume – a aussi des qualités rares d’écoute et sait parfaitement dire à celui qu’il veut conquérir ce qu’il a envie d’entendre, à en croire ses anciens collègues qui le connaissent parfaitement et rigolent en douce en évoquant sa nomination comme directeur de la communication du département au Ostia :  » Sacré Philippe ! Oui, c’est un type avenant, plaisant et séducteur au possible. Pour attraper ce poste, il a dû expliquer à Ostia qu’il était un homme d’immense envergure, une sorte de Bonaparte pour le Pays Basque face aux Chouans, un sénateur qui avait devant lui un immense avenir ministériel. Et pour s’assurer du soutien de La Chips, il a dû lui expliquer qu’il serait maire de Biarritz en 2020, qu’il en faisait son affaire. Il a même pu faire croire à Vincent Un-Bru-de-sa-personne qu’il siégerait au Palais Bourbon l’année prochaine. Et vous verrez, il est même capable de passer des soirées avec Pierre Lahore à jouer au « Cochon qui rit » en lui disant qu’il porte des pompes superbes. »

Pourtant, il semblerait qu’un esprit malin ait accroché dans le bureau du nouveau patron de la com’ ce proverbe : « On ne fait pas d’un âne, un cheval de course« . Ostia !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise de Vérité a été exclue de La Semaine du Pays basque. Combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

« Faut reconnaître… C’est du brutal »

Parachute MarquiseMa Toute Douce,

J’ai été la première à vous annoncer la fin de Brisson-la-Chips et vous aviez eu la bonté de me croire. Je vous annonce aujourd’hui le retour de Michèle Alliot-Marie aux élections législatives de 2017, dans la sixième circonscription des Pyrénées-Atlantiques et vous pouvez tout aussi bien me faire l’honneur de prendre cela pour argent comptant, même si cela rendra certains pas du tout contents…

Il faut dire que c’est aussi la suite logique du limogeage de la Chips façon « Tontons Flingueurs« , ce qui sera d’ailleurs le ton précis que MAM compte donner à cette année de combat pré-électoral, puis à la campagne électorale des législatives où elle devrait faire face à bien des coups bas. D’ailleurs le très croustillant Henri Levrero, dit « Tonton Flingueur number one« , bras armé de MAM, secrétaire de la sixième chez les Républicains, responsable du Chêne, n’est pas en reste quand il s’agit de défendre « la patronne » et de citer les répliques cultes du film de Lautner. Ne l’avait-on pas entendu dire chez le parrain de la Côte, l’excellent Claude Olive, il y a quelques semaines devant une citronnade en craquant des chips d’un coup de mâchoire au bruit de guillotine, suite à la ruine du parti orchestré par Max la Mélasse : « Ecoute Parrain, moi les dingues, j’les soigne, j’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère, j’vais lui montrer qui c’est Henri à la Chips. Aux quatre coins d’la Côte qu’on va l’retrouver, éparpillé par petits bouts façon puzzle… Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… »

Du clair, du dur et du précis.

 Cette affaire réglée et la Chips au fond de son seau, on peut se demander pourquoi notre élégante MAM redébarque au Pays, ma Chère Thérèse-Marie ? L’explication est assez simple en fait…

Figurez-vous qu’elle veut désormais, en cas de victoire de la droite aux prochaines législatives, décrocher ce que l’on appelle le Perchoir, c’est à dire la présidence de l’Assemblée nationale. Ainsi après avoir occupé tous les ministères régaliens, il ne lui manque plus à son palmarès pour achever une carrière prestigieuse que de devenir la première femme dans l’histoire de France à présider l’Assemblée ! C’est vrai que cela aurait une drôle de gueule et la consolerait d’avoir loupé Matignon de peu, il y a quelques années…

On m’a dit qu’elle aurait dealé cela avec Sarkozy sans trop de problèmes. Le petit énervé n’étant pas forcément la tasse de thé des vrais gaullistes, mais avec lui on peut toujours s’arranger, comme l’expliquait MAM – façon Audiard elle aussi ! – à quelques interlocuteurs privilégiés réunis dernièrement sous un chêne du Pays Basque par un bel après-midi :  » J’dis pas que Sarkozy était toujours très social, non, il avait l’esprit de droite. Quand tu parlais augmentation ou vacances, il sortait son flingue avant que t’aies fini, mais il nous a tout de même apporté à tous la sécurité. »

Mais évidemment, avec Juppé cela sera une autre affaire, car ces deux-là s’aiment comme l’huile aime le vinaigre. MAM prépare donc les choses avec application et envisage toutes les hypothèses. La voilà qui vient donc de lancer un nouveau parti ou plus exactement une sorte de « plateforme » (et il faut dire que la Chips n’avait pas sa place là où la forme est plate…) baptisée « Nouvelle France » qui a comme emblème provisoire le coquelicot sur son compte Twitter. D’ailleurs notre Tonton Flingueur de Levrero en expliquait le choix à quelques militants du Chêne avec beaucoup de poésie : « C’est une sorte d’hommage à la Chips que MAM choisisse le coquelicot, voyez-vous. Car dans l’Antiquité, les Égyptiens utilisaient les pétales de coquelicot pour les disposer un peu partout dans les tombeaux afin que les défunts puissent avoir de bons et doux sommeils. Le gros gisant va pouvoir dormir du plus doux des sommeils. Et le Prince charmant va pas venir réveiller Cendrillon, croyez-moi ! »

De plus MAM communique tous azimuts et elle fait aussi le buzz depuis qu’elle parle « d’orgasme« … Vous vous rendez compte Ma Chère !!

En effet une journaliste du Point qui publie un livre « Quelques minutes de vérité » chez Grasset raconte ce que lui a confié notre MAM, elle qui éprouve un plaisir physique lors des meetings politiques qui pourtant sont bien fatigants, du moins quand on doit écouter les discours des autres. Et voilà notre MAM qui confie à la journaliste : « Quand c’est vous l’orateur, ce n’est pas la même fatigue. Faire un meeting, ça vous donne de la force, de l’énergie. C’est comme un orgasme. »

Oh… mon poudrier m’en est tombé des mains !

Et MAM de rajouter cela :  » Ne le dites pas à Patrick [Ollier, son compagnon]. Il n’imagine pas que c’est pour ça que j’adore faire des réunions publiques. Les hommes croient qu’ils sont les seuls à jouir de la politique. S’ils savaient… »

Eh bien Ma Toute Douce, dites-moi… Un peu plus, et ça nous donnerait l’envie de faire des meetings nous aussi ! Et c’est vrai qu’un meeting de MAM est plus excitant que le gros Ostia sur son scooter en train de tourner dans les rues de Paris à la recherche de bestiaux…

 La candidature de MAM aux prochaines législatives dans la sixième ne se pose donc plus. Et tous les espoirs de la Chips d’être candidat aux législatives sont donc définitivement évanouis… Mais il va falloir que MAM se bouge quelque peu, comme me l’expliquait ce conseiller municipal à l’œil perspicace : « La vieille va devoir d’abord jouer la femme dans le coup ! Elle aura 70 ans au moment de la campagne des législatives. Et on va l’attaquer cruellement sur son âge, vous verrez Ma Chère Marquise ! ». Là, Chère Thérèse-Marie, il me semble que l’on manipule un peu l’opinion publique… cette affreuse dictature du « jeunisme » est franchement un peu ridicule, non ? Rappelons-nous que le Général de Gaulle est revenu au pouvoir à l’âge de 68 ans, qu’il y est resté onze ans ! Et à l’époque, comparé à la nôtre où nous vivons plus en forme et plus vieux, 68 ans cela correspondrait à 78 ans de nos jours ! Mais revenons à ces confidences : « Ensuite, elle aura face à elle Sylviane Alaux, la sortante. Vous me direz que c’est un autre style, c’est une mamie-blue mais très en forme. Et elle bénéficie la Sylviane d’une bonne cote de popularité. Elle est partout, laboure sa circonscription tous les week-ends en tous sens. On la voit à plein de manifestations, chez les commerçants faire ses courses, boire l’apéro au café. Elle est devenue une super pro… Même dans un contexte de victoire de la droite aux présidentielles, le match sera rude ! La Sylviane est organisée et aura des troupes de militants à sa disposition. Elle va combattre pied à pied, ne lâchant rien. Et la candidature de MAM, ça la stimule encore plus que si cela avait été un autre ou une autre ! »

 De plus, il y aura bien du monde probablement face à MAM. D’autres femmes bien entendu, on l’imagine, mais aussi des hommes… Et l’on me dit que le petit maire de Cambo, le Vincent Un-Bru-de-sa-personne (dont je n’ai pas fini de vous parler dans les semaines à venir…), après sa défaite HONTEUSE aux dernières législatives aux côtés de MAM (y compris dans son fief de Cambo-eh-bein !), où il jouait au petit chiot léchant la main de sa mémère, veut sa revanche et ambitionne – dit-on du côté du Conseil départemental où il siège – de se présenter contre MAM dans la sixième, probablement sous une étiquette UDI. Inutile de dire que cela inspire « au plus haut poing » le Tonton Flingueur de MAM, qui n’apprécie pas ce projet de candidature et qui sait le dire en termes toujours fleuri au Un-Bru-de-sa-personne : « Écoute, on t’connaît pas, mais laisse nous t’dire que tu t’prépares des nuits blanches… des migraines… des « nervous breakdown », comme on dit de nos jours. »

Et de rajouter : » Il va pouvoir aller cueillir avec son petit panier au bras les herbes aromatiques à Arnaga. Parce que les tisanes, les décoctions, les plantes miraculeuses, il va en avoir besoin ! J’vais même venir lui réciter du Rostand sous son balcon la nuit moi si ça suffit pas ! »

L’ambiance va donc être chaude, torride, voire Bru-tale pour ces législatives. Et je ne vous parle pas de la cinquième circonscription où j’aurai bien des choses à vous raconter dans de prochains jours…

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.
Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

La Marquise de Vérité a été exclue de La Semaine du Pays basque. En attendant que la tête du propriétaire du journal roule dans le panier de son, combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

La Chips en miettes…

Au fond du seau. -2-Ma Toute Douce,

 Cette fois c’est fait ! Si la semaine dernière je vous expliquais que le limogeage de notre gros poupon de Max Brisson semblait être sans cesse reporté – à sa plus grande joie, car il espérait encore sauver sa peau de Chips – cette fois le Bureau politique des Républicains, réuni mardi soir à Paris, a décidé en moins d’une minute de le virer comme un mal-lavé. Fini le secrétariat départemental pour Chipstarrak ! Ouste dehors le Brisson et sans remerciements, ni indemnités !

 Il faut dire que le procès de Chipstarrak dans les coulisses des Républicains a été bien orchestré et que je vais vous en livrer les meilleurs moments, en vous demandant surtout de ne pas le répéter car tout cela est non seulement strictement confidentiel, mais pourrait peiner notre gros poupon qui a le postillon facile dès qu’il est contrarié. Et vous imaginez les milliers de litres d’Ajax cristal qu’il faudrait pour nettoyer alors toutes les vitres du Conseil départemental ? Donc inutile de rajouter de l’huile sur la Chips ! Mais auparavant, il me faut bien vous préciser que la Chips n’est pas virée, comme il le fait croire dans la presse, essentiellement pour son attitude très favorable en faveur de l’EPCI.

Oh que non !

Vous le comprendrez, Ma Toute Douce,  en lisant ce qui suit… car on a surtout lavé le linge sale des Républicains en famille. Et il a beau dire qu’il « envisageait » de laisser la main, après les présidentielles, à la tête de ce secrétariat départemental, à son ex-collaborateur Nicolas Patriarche (qui vient, suprême humiliation, d’être désigné pour lui succéder, comme son autre collaborateur, Marc Oxibar-Tabac, avait été désigné il y a quelques semaines pour organiser les primaires à sa place dans le département), ces promesses n’engageaient que lui car notre Max était avant tout un cumulard qui aimait ça autant que les chips !

Dans les couloirs des Républicains, un sarkozyste bon teint expliquait mardi après-midi, avant la mise à mort : « Ce soir on vire le gros Basque. Et c’est pas trop tôt ! Car moi je me souviens très bien que lors du voyage de Nicolas à Bayonne, un peu avant les présidentielles, Brisson avait complètement merdé. Lui qui nous répétait sans cesse « Les Basques aiment Sarko car il leur a donné l’OPLB » a entrainé Nicolas dans un guet-apens insupportable dans les rues de Bayonne. Nicolas a fini retranché dans un bistrot avec Brisson, entouré de CRS. Et les amis Basques de Brisson, on les a cherchés ! Il n’y avait là que de la haine au rendez-vous ! Quelle image cela a donné de cette visite ! Cela a même été un tournant dans la campagne. Déjà, à ce moment-là, il fallait le dégager. Je me suis fait un plaisir de le rappeler à Sarko quand il hésitait à le virer, il y a quelques mois de cela… »

 Et puis, il y a aussi bien entendu l’affaire de l’EPCI… Il faut dire d’ailleurs qu’un dossier des plus complets et des plus illustrés a d’ailleurs été pieusement constitué depuis la rentrée de septembre sur toutes les déclarations de Brisson au sujet de l’EPCI. Son soutien à Baterra, ses tweets et autres discours pro-Basques étaient transmis aux plus hautes instances parisiennes chaque semaine et certains voyaient rouge au sujet de cette croisade jugée « fanatique » au point que même le si sexy (comme le dit ma petite-fille) Laurent Wauquiez – que notre ami Max présentait comme son PREMIER soutien et qui l’a lâché sans aucun remord – aurait fini par lâcher : « C’est ignoble, c’est ignoble ! Alors Brisson est allié non seulement au MoDem mais aussi aux socialistes et aux indépendantistes ! », tout en rappelant : « Je pouvais laisser croire ce qu’il voulait à Brisson tant que ça lui faisait plaisir et que ça ne me coutait rien. Mais moi j’aime beaucoup MAM et je me fous complètement de Brisson ! »

Du côté de l’Hôtel de Ville de Bayonne, le futur Lehendakari a, lui, commenté à Marco-peint-avec-les-basques, son distingué directeur de cabinet, avec un grand sens de l’humour : « Mon Marco, la Chips est encore une victime collatérale du projet d’EPCI ! La maltraitance n’est pas confinée aux abattoirs ! »

 Mais les activités pro-Basques de Chipstarrak ne furent pas les principaux griefs retenus lors de son éviction, car on lui reprochait aussi beaucoup sa façon d’administrer le parti dans les Pyrénées-Atlantiques, comme me le confiait cette élue que j’ai le bonheur de compter parmi mes amies et qui reste traumatisée de ce qu’a produit la Chips pendant tant d’années et notamment depuis son terrible échec aux municipales de 2014 à Biarritz : « Etre pour les Basques et l’EPCI aurait pu lui attirer des soutiens, voire de la sympathie, de certains ici, même de la part d’élus des Républicains, s’il n’avait pas administré le parti comme il l’a fait ! Tout vient de là… car non seulement il s’est gavé, gobergé, empiffré en ne pensant qu’à ses intérêts et à ses mandats, mais surtout il a installé un climat complètement pourri dans le parti. Des clans se sont formés, se combattant les uns, les autres. Y compris à Biarritz ! Et dans chaque clan, des sous-clans se combattant entre eux. Incroyable ! Il a encouragé tout cela au départ, et puis d’un coup il a été débordé ! Et tout lui a pété à la gueule, notamment après les cantonales, où il a usé de l’arme de l’exclusion selon son bon plaisir, en virant des militants historiques, des noms importants chez les Gaullistes, et ce d’ailleurs au plus grand dam de MAM. Au lieu de rassembler, d’unir, de savoir user du pardon, il a agi d’une façon irresponsable, comme si Les Républicains étaient sa petite affaire familiale. Ce sont des ruines fumantes que son successeur trouvera… La reconstruction va demander du temps, de la méthode et beaucoup d’intelligence ! »

Et mardi, après la réunion, un autre racontait : « Brisson est un splendide opportuniste ! Du temps de Copé, il ne voyait que par lui ! Il était l’avenir de la France selon ses dires ! « Jean-François mon ami » par ci, « Jean-François mon ami » par là. Et il a lâché Copé sans remords, se repositionnant du coup immédiatement pour Juppé dont il avait mis la photo dans son bureau du Conseil départemental à Bayonne. Et puis quand il a su que Sarko reprenait le parti et allait se présenter aux présidentielles, il est redevenu Sarkozyste, lâchant Juppé en rase campagne et se découvrant une passion pour Laurent Wauquiez, son « nouvel AMI« . D’ailleurs il va redevenir Juppéiste dès la semaine prochaine, vous verrez…  Il faut dire que chez nous, les amis de Nicolas, on ne lui a jamais pardonné son allégeance permanente à  Bayrou et au gros Lasserre. Pour se faire enfler par le MoDem, ça il connaît ! »

 Et je me dois vous confier que du côté de Paris, de MAM, et de bien des élus du département, on a été atterré de la façon dont Brisson a négocié avec le MoDem et le gros Ostia de Ostia lors des départementales et des régionales. Et Bayrou a joué avec la Chips comme le chat avec une souris au point que même la Chips s’est fait avoir au dernier moment en se retrouvant à la huitième place non éligible… Tout cela a été combiné par la Calmels, son ami Juppé et les amis de Bayrou.

Maintenant reste à savoir ce que va être l’avenir de la Chips… Je vous en parlerai dès la semaine prochaine et d’ici là je vous conseille, Chère Thérèse-Marie, d’aller faire un tour sur le blog de notre trotskyste préféré, notre bisque, bisque, basque (http://jeanyvesviollier.com) qui nous explique – peut-être finalement avec raison…  – que désormais maintenant il est libre Max !

Et comme notre Chips va avoir des loisirs, il pourra écouter cette belle chanson d’Hervé Christiani :

« Il est libre Max ! Il est libre Max !
Y’en a même qui disent qu’ils l’ont vu voler

Il travaille un p’tit peu quand son corps est d’accord
Pour lui faut pas s’en faire, il sait doser son effort
Dans l’panier de crabes, il n’joue pas les homards
Il n’cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare »

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

Luttez contre les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, et combattez la censure, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

Ne pas mésestimer Brisson

Brisson 22

Max Brisson a un passé chargé, mais il peut aussi avoir un avenir.

Parfois je déteste ma passion du journalisme, parce qu’elle m’oblige à dire haut et fort ce que je pense, me conduit à chercher les ennuis et à ne pas hurler avec la meute. Quoi, un blogueur qui oscille entre Front de gauche et parti communiste, qui souhaite vivre au moins une fois dans sa vie un véritable gouvernement socialiste et qui perd son temps à défendre un apparatchik républicain bon teint, alors que tout le monde rigole sous cape de l’éviction au poste de secrétaire départemental de Max Brisson, remplacé par Nicolas Patriarche ! Aucun problème, Bisque, bisque, Basque ! c’est aussi le combat contre les idées reçues, d’où qu’elles viennent.

Très souvent, des proches m’ont demandé comment j’avais pu passer vingt ans à L’Équipe et presque autant au Canard enchaîné. Il existe pourtant un lien évident entre le sport et la politique, car les deux disciplines offrent à leurs figures de proue des défaites, des victoires et des raccourcis d’existence saisissants pour le commun des mortels. Qui aurait parié un ancien franc de l’époque sur l’élection de François Mitterrand après l’attentat bidon de l’Observatoire et qui aurait imaginé Bernard Hinault capable de gagner à nouveau le Tour de France après sa grave blessure au genou ?

Plutôt séduit par « l’animal politique » Brisson, au moment des municipales de 2014 (on me reproche souvent mes écrits de l’époque, mais je reste persuadé qu’il s’est fait voler la victoire aux élections municipales par des manœuvres frauduleuses), Bisque, bisque Basque ! s’est ensuite montré très caustique sur les louvoiements du candidat aux départementales et aux régionales et de l’opposant qui se perdait dans la neige un jour de conseil municipal.

Disons-le tout net, et ça ne fera sans doute pas plaisir à l’intéressé, Brisson a singulièrement manqué de courage face à Borotra en ne s’opposant pas à sa mégalomaniaque Cité de l’Océan, communique souvent de façon désastreuse et n’est pas toujours de la première finesse dans les relations humaines. Mais son intelligence, son bagage politique, sa culture historique me donnent à penser qu’il va savoir analyser la série de revers qu’il subit et en tirer les leçons pour revenir plus fort. Car, s’il décide de se consacrer à Biarritz au lieu de papillonner, il a un autre potentiel que celui qui lui a piqué le fauteuil de maire.

Contrairement au grand naïf Veunac, qui croit que tout le monde l’aime, Max sait parfaitement qu’il est impossible d’avoir des amis en politique. Il a pensé sauver sa peau en surjouant le sarkozysme, mais n’a pas vu que Nicolas Sarkozy, lui-même en difficulté dans l’optique de la présidentielle de 2017, a besoin de ratisser large. Aussi, pour se gagner les bonnes grâces de la Dame, Sarko s’est senti obligé d’offrir la tête de Max à Michèle Alliot-Marie, qui en rêvait depuis des lustres.

Redevenir libre

J’imagine que Max va sans doute passer quelques assez mauvaises semaines, ce qui lui arrive souvent depuis 2014. Mais, s’il prend conscience qu’il n’était plus lui-même à force de tenter de concilier les inconciliables et d’être obnubilé par sa survie politique, s’il comprend que ce revers peut être une chance pour lui en en faisant un homme libre, s’il arrête sa communication à deux balles et ses manœuvres grossières pour amadouer le futur, alors son destin peut être devant lui et les Biarrots vont peut-être avoir la chance de découvrir le vrai Max Brisson, qui a des idées et qui n’a pas besoin de mobiliser cinquante bureaux d’études pour les réaliser.

Oui, je continuerai à voter à gauche toute au premier tour des prochaines municipales, mais, au vu de la situation catastrophique de Biarritz, au vu du deuxième naufrage que nous fait vivre depuis 2014 le beau parleur calamistré flanqué de son grand argentier pontifiant, j’opterai au deuxième tour pour un politique, qui a des défauts comme tous les humains, mais qui est capable de mener à bien ses dossiers. Car il est certain qu’en 2020, la situation de la Ville va exiger autre chose que des beaux discours et des incantations.

Bisque, bisque, Basque ! et La Marquise de Vérité

Le talent est chose rare et Jean-Philippe Ségot n’en manque pas, même si les arabesques de La Marquise de Vérité et ses flèches à répétition sur Max-la-Chips et Ostia-de-Ostia-Lasserre peuvent parfois ressembler à des virages à 180°, par rapport à des prises de position passées. Quand un pilote d’hélicoptère, fait pour diriger La Semaine du Pays basque comme moi pour être bonne sœur, décide de censurer l’ami Jean-Philippe, et vire de sa publication – quel manque de flair !- la rubrique qui lui valait le plus de lecteurs, il est un devoir de la publier et de lui faire le maximum de publicité. Chaque fois que Jean-Philippe me fera l’amitié de m’adresser les lettres de l’impertinente Marquise, vous les retrouverez donc dans ce blog, même si je ne partage pas forcément le point de vue de l’auteur. Dans une presse de moins en moins pluraliste, il n’est d’autre choix possible qu’une solidarité sans faille entre les impertinents de tous crins.

Moi, je ne fais pas de politiqueu…

Moi je ne fais pas de politiqueMa Toute Douce,

 L’endroit où il fallait être cette semaine, c’était bien à l’élection du nouveau Président de l’Agglo. Qui allait succéder à notre futur Lehendakari de Jean-René ?

On n’avait jamais vu foule aussi importante dans les rangées et sur les bancs des journalistes… Il faut dire que l’élection prévue jeudi avait déjà été décalée en raison de quelques problèmes juridiques. Fixée donc à ce lundi à 17h30, curieusement au même horaire que la réunion du Comité de pilotage de la gouvernance des élus du Pays Basque – ce qui était une jolie gaffe ! -, il a donc été décidé de décaler le Comité en question à 16 heures et l’élection du nouveau président d’une demi-heure. Tout le monde était donc présent à l’heure sauf le futur Lehendakari et ancien président… Allait-il venir ou pas ? Comme les grands acteurs, il se faisait attendre ! Eh hop, sourire aux lèvres, l’air aussi doux et amical que s’il ne retrouvait là que des amis et non des assassins, il est venu sagement s’assoir au milieu de ses quatre meurtriers…

Il faut bien dire que cette histoire est depuis le début une guerre psychologique, où la pression a monté, monté, monté… et où l’on continue de se faire quelques coups tordus avec de grands sourires. Un peu comme ce que me racontait ma vieille Eulalie : « Le Chinois qui a tué mon père s’est approché de lui tout souriant comme l’ami qu’il était. Quand il s’est penché pour l’embrasser, la main gauche posée sur l’épaule de mon père, la droite le poignardait d’un coup. »

Mais les quatre Chinois du Jean-René n’ont pas empêché ce dernier de continuer ses petites conversations avec son directeur de cabinet préféré qui, aujourd’hui, ne cumule plus ses fonctions avec celles de directeur de cabinet de l’Agglo. Mais Marco n’est pas un sentimental et commentait : « Ces quatre Chinois, je les réduirai en poudre au fond de mon pilon de marbre quand je dirigerai la Maison du Lehendakari dans son palais de granit basque et que les têtes tomberont les unes après les autres. Tous les traitres périront ainsi… Je tiens à jour la liste, élu par élu, service par service… »

Et dans le bureau du maire de Bayonne, le week-end dernier, la conversation allait bon train entre J-R et son directeur de cabinet, le Marco Amestoy, devenu du coup un demi-solde provisoire :

– Ô sublime image d’Epinal de mes rêves les plus fous. Ô gloire bouillonnante déjouant tous les complots. Ô illustre empereur de mon cœur, qui vont-ils élire comme ton successeur ?

– Successeur, dis-tu mon frêle Marco ?!!!

– Oh pardon sublime rayon de soleil de l’Adour et de la Nive réunis ! Ô Echauguette de la confluence de l’intelligence et de la stratégie ! Oui, pardon, personne n’est digne de te succéder. Ce ne sera qu’un USURPATEUR !

– Je préfère cela, mon croustillant et intriguant phénomène des coulisses de l’esprit. Tu sais, la bataille fait rage entre Veunac dans lequel j’ai autant confiance que dans l’Emprunt Russe et l’infernal Olive dont je me méfie comme la pibale du pêcheur… A mon avis, la lutte sera sanglante, mais de toute façon ils viendront unis devant le conseil. Et puis cette huile d’Olive est IMPITOYABLE !

Et ce qui s’est produit, puisqu’il n’y eut qu’un seul candidat, le maire d’Anglet, notre sémillant gaulliste pour lequel, vous et moi, avons de la tendresse, avouons-le. Il faut dire que nous qui l’avons connu gamin toujours souriant, puis militant de la première heure, lui chez qui on se levait quand le Général parlait à la télévision, mérite bien les bonheurs qui lui arrivent. Quel chemin tout de même ! Un vrai Bernadotte quand on y pense… Et comme me le disait le toujours aussi beau Pierre Lasterra, Claude Olive avait d’ailleurs les yeux quelque peu embués de larmes et rougis quand il a été proclamé nouveau Président.

Mais, cela ne veut pas dire que notre Claude Olive est une midinette. Bien loin de là même, car s’il a montré parfois ses émotions, il y a longtemps qu’il a comme devise la phrase célèbre de Georges Frêche, le défunt maire de Montpellier et Président de la région Languedoc-Roussillon : « Moi d’abord je tue, après je pleure« .

D’ailleurs notre petit Claude est considéré désormais comme le « parrain » de la Côte, voire du Pays Basque. Et il fait dire que ses méthodes et son discours ont de quoi amuser de vieilles femmes comme nous.

Ainsi dit-il dans les dîners à ses convives, avec un accent qui nous rappelle un peu nos amis corses : « Moi, je ne fais pas de politiqueu… Tchi-Tchi. Moi je ne m’occupe que de la Familleu ! »

A l’en croire, on pourrait même prétendre qu’il est presque retiré de la vie politique. Sauf qu’au Pays Basque, à droite, rien ne peut se faire sans venir lui demander son adoubement.

D’ailleurs notre jolie Sylvie Durruty, notre Ford des Halles, qui veut l’investiture aux prochaines législatives, sait que tout passe par une visite chez le parrain. Ainsi était-il installé sous un pin dans une confortable chaise longue, quand notre Bayonnaise, entre deux voyages au Québec, où Céline Dion lui donne des leçons de chant, est venue lui demander sa protection :

– A c’est toi, Sylvieu… Approche, Tchi-Tchi, ma belle et robusteu…

– Oh bonjour Cher Parrain.

– Bonjour ma belleu… Qu’est-ce qui t’amèneu… Tchi-Tchi.

– Oh, je viens te voir pour te parler de l’avenir. Je me permets de te déranger…

– Tu ne me déranges pas Sylvie… Je bois ma citronnadeu. Et j’en profite pour nettoyer un peu mon canifeu…

– Oh mais je vois, Cher Parrain, que la lame est un peu rouge, non ?

 Oui c’est vraieu Tchi-Tchi. C’est le Jean René… Le pauvreu qui a glissé à l’ACBA sur la lameu… Il s’est un peu blessé quand la lameu est entrée dans le cœureu… Mais rien de graveu… Mais dis-moi ma pouletteu, pourquoi viens-tu me voir un dimancheu… Le Ugaldeu te ferait des misères ou ce serait le gros Philippe Neilseu qui te ferait de l’ombreu. Tu veux que je le metteu au régime au fond du port de Bayonne celui-là ?

– Non, non ! Le Philippe s’amuse bien avec son CNPF. Ca lui va très bien pour le moment. Le CNPF et des bons coups de Rioja avec le Francis lui font la vie belle.

– Ah bon alors je ne m’inquièteu pas…

– En fait, je viens te voir pour savoir si je peux espérer avoir ta bénédiction pour être candidate dans la cinquième aux prochaines législatives ?

– Oh moi tu sais, je suis retiré du mondeu Tchi-Tchi. Je ne fais plus de politiqueu…

– Mais tu as quand même bien décapsulé la Chips, le gros Maxou !

– Oh la Chipseu s’est pendu tout seuleu. C’est vrai que je lui ai payé la cordeu pour faire un geste. Mais tu sais…  Dans la cinquième, vous ferez ce que vous voulez. Moi je ne fais pas de politiqueu…

– Ah !?

– Allez, viens tout de même me baiser la bagueu. ça te portera bonheur. Et je vais te donner une petite claqueu sur la joue Tchi-Tchi. Allez voilà ma fille, tu as ma bénédiction.

– Oh Merci Parrain !

Tout cela nous prouve bien que toutes les cartes sont redistribuées ces temps-ci et que les semaines et les mois à venir ne vont pas manquer de nous distraire.

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité.

 

Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous pouvez recevoir chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr.