Un camouflet infligé à tout le Pays basque

Au lieu de s’appuyer sur l’artisanat local, Michel Veunac pour accueillir les délégations étrangères achète ses cadeaux chez… Hermès ! Provocation ou inconscience ?

Que voulez-vous, les-à-côté-de-leurs-pompes sont ainsi : ils mangent de la choucroute, le jour où ils visitent Toulouse, du cassoulet quand ils passent à Biarritz et se régalent de chipirons lors de leur séjour à Strasbourg. On le savait déjà et on peut le vérifier encore aujourd’hui, notre immenssissime Michel Veunac n’est pas du bois ordinaire dont on fait les makilas pour touristes. Lorsque notre très original Premier magistrat reçoit en sa bonne ville de Biarritz Jean-Yves Le Drian et 150 représentants de délégations étrangères, ce mardi 18 décembre 2018, il ne va pas comme tous les maires chercher platement à mettre en valeur les artisans et producteurs locaux lors des cadeaux d’usage, mais, en bon nouveau riche, s’efforcer d’en mettre plein la vue avec l’argent des contribuables, comme on peut le découvrir sur Instagram grâce à une touriste parisienne, de passage hier.

Un tweet du journaliste François Berland, très au fait du dessous des cartes, semble confirmer l’information.

Plusieurs témoignages biarrots semblent confirmer que le maire a osé l’impensable : privilégier une maison parisienne dont la réputation n’est plus à faire plutôt que de se tourner vers la production locale. Bisque, Bisque, Basque ! a bien été tenté de contacter la mairie pour vérifier l’information, mais comme Veunac n’a toujours pas montré à quiconque le nouveau contrat signé avec les banques pour L’Hôtel du Palais, ni répondu aux questions de François Amigorena posées lors du dernier conseil, ce blog prendra sagement sa place dans la file et attendra patiemment que le maire nous informe (en 2020 ou en 2021 peut-être) sur le nombre de cadeaux effectués en ce 18 décembre et le prix de l’addition finale.

De nos jours, pour trois salaires mensuels d’ouvrier, tu n’as plus rien… (Extrait du catalogue en ligne Hermès)

Les nombreux gilets jaunes présents dans la ville et qui se battent pour que le Président de la République améliore enfin leur pouvoir d’achat, seront sans doute enchantés d’apprendre cette idée une nouvelle fois fulgurante de notre maire. Les amoureux du Pays basque le seront tout autant en voyant comment Veunac défend haut et fort leurs couleurs.

Le plus drôle étant que Veunac est non seulement maire de Biarritz, mais aussi vice-président de la communauté d’agglo du Pays basque, en charge de… « l’attractivité touristique ». Avec des amis du Pays basque comme lui, plus besoin d’ennemis !

Alors à la place du très militant président de l’agglo Jean-René Etchegaray, après une telle bévue, pas la moindre hésitation possible : retrait immédiat de sa délégation au vice-président irréfléchi. Et pas façon Veunac avec Nathalie Motsch, où on lambine et atermoie… Effet immédiat !