Veunac fait du vieux avec du vieux

Malgré la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, bien planqué derrière Veunac, la liste du maire sortant est consternante et montre à quel point le vide s’est fait autour de lui.

Avec cette ébauche de liste, digne de Pif-Gadget, Veunac nous prend vraiment pour des jambons.

«  La politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen  à une fin dont on ne se vante pas » disait Jules Romain. Pendant tout leur mandat, vous ne les avez jamais entendus, au mieux juste vus opiner du bonnet quand leur seigneur et maître  à écharpe tricolore énonçait une de ses platitudes dont il a le secret. Il est donc normal qu’ils se représentent pour obtenir une nouvelle chance au suffrage. Michel Veunac nous avait annoncé une liste où l’on allait voir ce qu’on allait voir. On voit et on est édifié. Pour faire nombre et arriver à trente-cinq, Michel Veunac, qui n’en est pour le moment qu’à une quinzaine de ralliés, a donc récupéré tous ceux qui n’ont jamais soufflé mot pendant six ans, tous ceux qui n’ont jamais exprimé une idée et se sont contentés d’encaisser leurs indemnités d’adjoints en marchant docilement au pas. En avant donc pour le grand renouvellement avec Jocelyne Castaignède, Sylvie Claracq, Patrick Destizon, Laurent Ortiz ou Louis Vial ! Et c’est avec ça qu’il compte gouverner ? Mais où sont les compétences ?

Pour donner un petit air de nouveauté à ce qui se fait de plus ranci dans la majorité municipale, Veunac a donc été obligé d’aller chercher parmi ses obligés comme Josette Cazaux, la présidente du musée historique ou Olivier Cami-Sarti, l’actuel directeur du centre équestre au terme d’un appel d’offres qui avait fait grincer bien des dents à l’époque. Là aussi, il n’y a vraiment pas de quoi être ébloui.

Reste enfin la présence du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne qui a accepté de figurer en troisième position sur la liste, ce qui n’est pas faire montre d’un grand caractère que d’accepter de servir de caution à un Michel Veunac. En effet, tous ceux qui ont un vrai tempérament de patron, vous diront que « la règle numéro un est de ne jamais accepter d’être numéro deux », surtout quand on se sent intellectuellement supérieur à celui qui vous devance. Il faut donc croire que ce n’est pas le cas et que notre néo-parachuté, inconnu du grand public, mais bien connu de ses pairs pour ses traîtrises successives ( Lire ci-dessous) a gobé la promesse de Veunac de lui laisser son poste en cours de mandat.

« La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop ». se plaisait à dire Édouard Herriot.  Après l’annonce d’une liste aussi pitoyable, les opposants à Veunac peuvent rigoler et se frotter les mains.

JB Lemoyne, alias Mister Nobody

C’est l’un des plus diaphanes parmi les membres du gouvernement et il n’est guère étonnant que vous ne le connaissiez pas. Après une longue carrière dans l’Yonne, marqué par des incessants changements d’écurie, celui qui a commencé en flirtant avec la droite dure, éprouve soudainement un amour immodéré pour le Pays basque depuis qu’il vit avec la sénatrice Frédérique Espagnac. Un petit tour sur le web vous en apprend beaucoup sur la stature morale et la fidélité politique de l’intéressé. Et surprise, ce sont les journaux de droite comme « Les Échos » ou « Valeurs actuelles » qui se montrent les plus sévères :

 

Jean-Baptiste Lemoyne, le “traître” de Marrakech

Aussi ambitieux que discret, Jean-Baptiste Lemoyne a beaucoup trahi avant de devenir cet “obscur secrétaire d’Etat”.

Publié par Raphaël Stainville de « Valeurs actuelles » le 14 décembre 2018 (Extrait)

C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot. Aux Républicains, pas question de faire de la publicité à Jean-Baptiste Lemoyne. Au mieux, lorsqu’ils évoquent le signataire du pacte de Marrakech, dépêché au débotté par Emmanuel Macron pour le représenter au Maroc le 10 décembre, alors que le chef de l’État recevait à tour de bras à l’Elysée pour tenter d’apporter une réponse forte à la colère des gilets jaunes, les députés LR parlent de lui, lors de leurs questions au gouvernement, comme d’« un obscur secrétaire d’État » (Éric Ciotti), « ce je ne sais quel secrétaire d’État » (Constance Le Grip), comme pour mieux le renvoyer à son anonymat. Pas une seule fois, au sein de l’hémicycle, les parlementaires de droite ne s’aventurent à prononcer son nom. Ce serait faire trop d’honneur à celui que beaucoup considèrent encore comme un « traître professionnel ».

Un portrait de Jean-Baptiste Lemoyne ? « Vous perdez votre temps. Il ne mérite même pas qu’on s’intéresse à lui », prévient d’emblée l’un de nos interlocuteurs. Christian Jacob, le président du groupe LR au parlement, qui a peu goûté la réponse politicienne que le secrétaire d’État a faite à Claude Goasguen mardi dernier alors que le député demandait au premier ministre qu’un vrai débat sur l’immigration ait lieu et rappelait les conséquences que ne manqueraient pas d’avoir « ce pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », est cependant sorti de son silence pour railler celui qui fut pendant quelques années, le secrétaire adjoint du groupe UMP à l’Assemblée nationale. « Il ajoute l’incompétence à la médiocrité », lâche Christian Jacob. 
Guillaume Larrivé, qui n’a pas oublié que l’ancien sénateur de l’Yonne a soutenu un ancien socialiste recyclé LREM aux dernières législatives dans l’Yonne pour tenter de le faire battre, n’est guère plus amène et se fait un malin plaisir de l’habiller pour l’hiver : « Il correspond parfaitement à ce que de Gaulle appelait “les politichiens” : ne pensant rien sur rien, il va à la gamelle. » Non sans un certain cynisme.
D’abord membre du parti Démocratie libérale, il fait ses premières armes dans le Ve arrondissement de Paris auprès de Jean Tibéri, avant de se mettre dans la roue de Jean-François Copé dont il a longtemps épousé la trajectoire. Son CV est impeccable à défaut d’être impressionnant. Classes prépas littéraires, Sciences PO Strasbourg, Essec. Un petit passé militant dans un syndicat classé plus à droite que l’UNI. Il intègre le cabinet de Copé en 2002 quand le maire de Meaux devient ministre de Jacques Chirac et le suit à l’Assemblée nationale, après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Jean-François Copé veut faire de l’Assemblée nationale un contre-pouvoir, le marchepied de ses ambitions élyséennes. Secrétaire général adjoint du groupe UMP, Jean-Baptiste Lemoyne joue volontiers les porte-flingues de son patron et fait la paire avec Jérôme Lavrilleux. Il s’affiche plus à droite que son patron et ne craint pas à l’occasion de jouer les anciens combattants dans les concerts de Jean-Pax Mefret. Il reprend à tue-tête ses chansons « nostAlgériques ». En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il soutient Copé partisan d’une « droite décomplexée » contre François Fillon dans la campagne mortelle pour la présidence de l’UMP (…)

Puis il lâche Copé au profit de Fillon, avant de lâcher Fillon au profit de Macron et termine dans les bras de Veunac… Quand on vous parlait de dégringolade!

Veunac et Lafite offrent 55 000 € à un copain de copain

Antoine Sebire, ex Quai d’Orsay, va devenir délégué général du festival latino. Au conseil d’administration, il pourra ainsi faire un bridge avec trois autres anciens diplomates.

Antoine Sebire peut plastronner. Grâce à ses copains, il va venir pantoufler à Biarritz comme délégué général du festival latino (Photo Le Républicain)

Si nous gérions nos comptes familiaux comme Veunac et Lafite gèrent les finances de la Ville, nul doute que nous serions un paquet à nous retrouver interdits bancaires et inscrits au fichier de la banque de France ! Vieux routier du journalisme et de l’audiovisuel public, Jean-Pierre Laborde n’a guère de considération pour les titres ou les galons. Membre du conseil d’administration du festival Biarritz-Amérique Latine, il demande à réfléchir quand on lui propose, en novembre dernier, de devenir président. En effet, la situation financière du Festival est plus que préoccupante.  En 2015 l’association possédait une réserve de 4 463 €.  Avant de réussir, sous la présidence de Jean-Marie Lemogodeuc, à totaliser 25 253 € de pertes en 2016, et 34 410 € en 2017, soit une dette de 59 663 €, un chiffre validé par le commissaire aux comptes. Et ceci, alors que la Ville augmentait en trois ans la subvention de 50 000€, de 300 000€ à 350 000€ en 2017.

Jean-Pierre Laborde, va donc voir tous ses copains du conseil d’administration en leur disant : « Surtout, ne votez pas pour moi si vous n’adoptez pas le plan d’économie que je propose, ça ne me vexera pas ». Il est finalement élu avec 10 voix sur 12, tout comme le vice-président Pierre Jocou.

L’article de Sud Ouest du 1er février.

L’idée du duo est simple et exprimée dans un document distribué à tous, intitulé « Objectif : 30 ans ». La directrice artistique et directrice de la programmation Lucile de Calan, qui officie depuis huit ans et décide seule depuis deux ans, devient déléguée générale, ce qui économise un poste rémunéré à hauteur de 45 000 € et l’autre salariée de l’association, Stéphanie Loustau voit elle aussi ses responsabilités élargies et son salaire réévalué.

Un plan de bon sens pour une association lourdement endettée, mais qui va être vite mis à mal par les interventions intempestives des grands argentiers Lafite et Veunac, encore une fois fort peu soucieux de l’argent public dans cette affaire.

D’où cette démission fracassante du duo Laborde-Jocou, le 30 janvier, fort bien racontée par Sud Ouest et Mediabask.

http://www.sudouest.fr/2018/01/30/la-demission-du-president-du-festival-latino-de-biarritz-4155571-4018.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20180201/biarritz-le-festival-latino-recycle-des-anciens-diplomates

Veunac et Lafite s’invitent au conseil d’administration

L’article de Mediabask.

Au tour de Bisque, Bisque, Basque ! maintenant de vous donner le dessous des cartes, de bridge évidemment, et quelques éclairages inédits. L’épouse de Guy Lafite est membre du conseil d’administration et l’ancien président qui a si bien géré les finances de l’association, Jean-Marie Lemogodeuc, un de ses grands copains. Les deux alertent immédiatement le grand argentier municipal sur la volonté des deux nouveaux élus de faire des économies. Comme si c’était important, alors qu’ils avaient déjà en tête de faire venir un petit jeune passé par le Quai d’Orsay qui se morfond au Conseil régional ! Veunac et Lafite vont donc tour à tour, au mépris de toutes les règles, s’inviter au conseil d’administration. Le 9 novembre, Veunac entame le forcing « Il faut un grand délégué général » clame-t-il devant les administrateurs un peu éberlués. Et un grand maire, c’est pour bientôt ?

Lafite, alias la Voix de son maître, fait de même un peu plus tard : « Il faut un grand délégué général, un grand chef d’orchestre ». On ne fait pas plus sympa pour Lucile de Calan dont le travail est pourtant unanimement salué par les professionnels. Mais quand on a un copain à caser et que ça urge… Pendant ce temps, Laborde et Jocou, comprenant qu’un sale coup se prépare, demandent le 12 novembre un rendez-vous à Michel Veunac. Ils attendent toujours !

Le gamin est gourmand

Interrogé, sur la possible nomination d’Antoine Sebire au poste de délégué général, Jean-Pierre Laborde s’étrangle de stupéfaction : « Comment avez-vous su cela ? Je n’ai pas caché que le profil de ce délégué général pressenti, plus culturel qu’économique ne me paraissait pas judicieux, mais je me suis engagé à ne pas donner son nom » Pas de chance pour l’ex-président, Bisque, Bisque, Basque ! a des copains qui se sont fait un plaisir de de lui susurrer le nom de l’heureux pressenti et de lui donner le courrier bien senti qu’il a adressé au maire : « Certains administrateurs, écrit l’ancien journaliste, avaient comme priorité, non pas la construction d’un nouveau modèle économique, mais l’embauche d’un délégué général ami ». Mais qu’est-ce qu’il est mesquin et près de ses sous, l’ancien président !

Antoine Sebire, lui, ne doute visiblement de rien. Une enveloppe de 45 000 euros avec 5 000 euros de prime en cas de retour aux bénéfices avait été prévue pour ce poste qui est très loin d’être un plein temps, mais le gamin gourmand, sans doute bien conseillé par ses amis du conseil d’administration, n’hésite pas à demander 60 000 euros. Ce n’est tout de même pas parce qu’une association est en déficit qu’on va se restreindre ! Et finalement, la mairie qui a piloté de A à Z cette pitoyable opération lui accordera 55 000 € et 5 000 € de prime.

Des faits confirmés en filigrane dans le courrier de Jean-Pierre Laborde : « Une campagne de dénigrement a permis de masquer tout débat autour du plan « objectif 30 ans » et de l’écarter. Elle a été orchestrée sur le thème Laborde supprime le délégué général pour être président et délégué général. L’adjoint aux Finances et l’adjointe à la Culture (Jocelyne Castaignède) se sont prêtés à ce jeu (…) Quant à l’adjointe à la culture, elle a suscité ma stupéfaction quand je l’ai entendu dire que l’argent était le nerf de la guerre, puis, quelques minutes plus tard : il ne faut pas être obsédé par le fait que le délégué général aille chercher des financements. »  Et Laborde de conclure ironique : « Merci l’argent public providence ! »

 Décidément, il dramatise vraiment tout ce Laborde : 55 000 € d’argent public gaspillé annuellement, ça ne représente jamais que 1833 procès-verbaux supplémentaires à 30 euros à infliger aux automobilistes biarrots.

EXCLUSIF : LA LETTRE DE LABORDE À VEUNAC

Récupéré de façon un peu « acrobatique », les en-têtes et autres marques pouvant indiquer la provenance de ce document daté du 30 janvier ont été délibérément supprimés. Malgré la qualité médiocre de l’ensemble, lisez et vous allez en apprendre de belles.

(Capture d’écran, Arte)

Antoine Sebire, le taiseux

Une prudence de sioux, ou plutôt… de diplomate. Sans doute agacé d’avoir été débusqué, Antoine Sebire a fort gentiment accepté de répondre aux questions de Bisque, Bisque, Basque ! Comme vous pourrez le constater, les réponses n’ont pas dû lui prendre un temps infini même si elles contiennent quelques approximations et mensonges.

 

– Sur la première question Antoine Sebire a partiellement raison. C’est professionnellement qu’il a connu l’un des membres du conseil d’administration. Ce qui n’empêche pas d’avoir développé des liens personnels depuis !

– Sur la deuxième, le futur délégué général, nous promène totalement. L’ECLA où il travaille actuellement est une organisation annexe du conseil régional d’Aquitaine. Elle est vouée à disparaître, en avril prochain, où plus précisément à être fusionnée avec d’autres entités. L’avenir professionnel d’Antoine Sebire devenait donc très incertain et cette proposition biarrote tombe miraculeusement bien.

– Gros éclat de rire pour la troisième réponse. C’est bien entendu par hasard qu’Antoine Sebire, très conscient de sa valeur a demandé 60 000 euros à Biarritz. Et pas un de ses copains ne l’aurait informé sur ce qu’il pouvait obtenir ?

Un micro indiscret trahit Veunac : « Destizon, je vais le casser ! »

Les élus de la majorité n’ont pas remarqué que les micros étaient restés ouverts pendant le déroulement du scrutin.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! sont formidables. Un de nos lecteurs, qui souhaite sans doute qu’on le prenne en stage, a eu le bon réflexe de tendre l’oreille lors de l’interruption de séance provoquée par le vote pour désigner les quatre représentants de Biarritz pour l’EPCI. Si tout n’est malheureusement pas audible, malgré le travail d’un technicien ami qui a essayé de gommer les bruits parasites, on en entend suffisamment pour comprendre qu’entre le discours officiel sur le « rééquilibrage politique » nécessaire et la réalité, il y a comme un léger décalage.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Profitez de la bande vidéo aimablement fournie par la mairie (tant qu’elle restera en ligne !) et du fichier son que nous avons réalisé pour vivre cette nouvelle farce en direct.

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46’22’’ : Alors que Super Mimi vient de lancer une de ces vannes à deux balles qu’il affectionne, « Qu’est-ce que ça serait si c’était l’élection du Président de la République », Guy Lafite intervient : « On peut peut-être dire un petit mot » … Le reste se perd dans le brouillard, mais notre cocu magnifique veut sans doute expliquer pourquoi il a demandé une interruption de séance.

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46’27’’ : Moue de mépris de Veunac : « Oui, enfin, si vous voulez » Le ton est tellement dissuasif que le courageux Premier adjoint, n’insiste pas et rentre immédiatement dans sa coquille. Cocu et condamné au silence !

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46’47’’ : Et pour bien marquer le mépris qu’il éprouve pour son adjoint aux Finances, Super Mimi se tourne ostensiblement vers Jocelyne Castaignède, oubliant complètement que les micros sont branchés : « Finissons vite cette rigolade ! ». La deuxième adjointe opine avant de rajouter : « C’est vraiment une image (catastrophique ?) qu’on donne ». Tandis que notre si remarquable maire, absolument pas conscient d’être le responsable de toute cette embrouille approuve : « C’est ça ! »

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47’55’’ : Le réalisateur s’ennuie pendant le vote et multiplie les gros plans sur les élus qui tapent la conversation en attendant leur tour. Visiblement l’image catastrophique donnée par la majorité ne préoccupe guère Peio Claverie et Guillaume Barucq que la situation a l’air de bien faire rire. On entend même un « C’est con ! » moqueur, sans avoir la certitude que l’expression ne vienne pas d’un autre micro.

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48’50’’ : Alors que le réalisateur s’attarde sur le visage défait d’Éric Bonnamy qui semble comprendre qu’il ne sera pas élu et de Nathalie Sauzeau qui va procéder au dépouillement du scrutin, par un fabuleux miracle de la technique, la conversation qui se poursuivait depuis plus de deux minutes entre Veunac et Castaignède devient soudain très audible, pile au moment où Super Mimi, bravache, montre ses muscles : « C’est pas la fin du monde… Destizon… ce qu’il a fait, je vais le casser, je vais le briser » Et comme la paisible Jocelyne Castaignède semble sceptique, Super Mimi repasse la deuxième couche : « Ah oui, je vais le casser, celui-là ! »

Bisque, Bisque, Basque! n’a pas de temps libre pour l’inconsistance, mais si quelqu’un juge Patrick Destizon suffisamment intéressant pour rédiger sa nécrologie politique, il serait donc grand temps qu’il s’y mette.

Avis aux bidouilleurs

Si un ingénieur du son désœuvré ou un bidouilleur futé veut se pencher sur ces trois minutes où la majorité municipale tutoie les sommets du ridicule, pour nous offrir un verbatim complet, surtout qu’il ne se gêne pas. Nous pourrons ainsi vérifier que les guignols que nous avons élus ont toutes leurs chances pour le premier prix du festival du cirque de Monaco.

Le conseil de classe des élus biarrots

Conseil municipal Biarritz

Avril 2014 : c’était la rentrée des classes pour l’équipe municipale, le temps des cahiers neufs et des bonnes intentions affichées. Depuis, en dehors de quelques révélations, beaucoup ont montré leurs limites et certains ont franchement déçu, à commencer par le premier magistrat de la Ville.

Alors que l’année scolaire se termine, Bisque, bisque, Basque ! a eu l’idée d’organiser avec quelques passionnés de vie publique le conseil de classe de l’équipe municipale de Biarritz. En se contentant de noter ceux qui participent, car entre les godillots de la majorité qui votent comme on leur demande et les opposants venus faire de la figuration, les citoyens qui suivent tous les conseils municipaux depuis deux ans, ne connaissent pas encore le son de la voix d’un bon tiers de l’assemblée. Revue de détail des progrès et difficultés de chacun.

 FÉLICITATIONS

Saint-Cricq◊ Pertinent, responsable et nuancé, il mérite largement les félicitations du jury. Jean-Benoît Saint-Cricq s’épanouit complètement dans le système Veunac qui laisse la parole à chacun, alors que les échanges avec Didier Borotra finissaient toujours par des éclats de voix et… un micro coupé par l’ancien maire. Pas toujours compris des Biarrots, le premier opposant est pourtant le seul à avoir incontestablement les épaules pour être maire en 2020, alors que la situation financière de la Ville reste délicate. Quand va-t-il vaincre la malédiction qui semble le poursuivre et le cantonner au rôle d’éternel opposant ?

ENCOURAGEMENTS

◊ Elle est loin la conseillère timide et empruntée qui rejoignait le conseil municipal en 2008 et ne savait plus très bien si elle était de l’opposition ou de la majorité ! Coincée par son mandat départemental, qui l’oblige à une certaine réserve, Maïder Arostéguy a fait d’énormes progrès et réussit à faire entendre sa voix et sa différence. Dotée de pragmatisme, de bon sens et de qualité d’écoute, Maïder a tout pour réussir en politique. Avec en plus un nom de famille qui n’est pas pour déplaire aux Biarrots.

◊ Partagé entre son activité de médecin et sa passion pour le surf, Guillaume Barucq ne rêvait sans doute pas en 2013 de devenir adjoint du maire. La première année, déconcerté sans doute par les critiques de ceux qui l’avaient poussé à se présenter, il a un peu flotté, avant de redevenir lui-même et de se montrer très intéressant, avec des points de vue personnels et courageux que ce soit sur l’écologie, la fiscalité, l’EPCI ou les compteurs Linky. Précieux dans une équipe, car il dit ce qu’il pense.

RÉVÉLATIONS ESPÉRÉES

Castagnede◊ Subtile et intelligente, Jocelyne Castaignède a l’œil vif des gens qui comprennent tout mais ne jugent pas forcément utile d’exprimer à voix haute leur ressenti. Parfois, quand Michel Veunac parle, son air entendu en dit long sur ce qu’elle pense. On aimerait que la deuxième adjointe chargée de la Culture sorte un peu de sa réserve et intervienne plus, car on devine un joli potentiel.

Amigorena◊ Bisque, bisque, Basque! a eu quelques prises de bec avec François Amigorena, mais l’homme est intelligent, a des capacités oratoires et des idées. Seul problème, il n’a pas de troupes pour le moment et se retrouve dans une situation inconfortable après s’être engueulé avec Lafite et Veunac. S’il réussit à fédérer autour de lui, il peut devenir une composante intéressante de l’élection de 2020.

Daguerre◊ Passionnée par son métier de médecin, Régine Daguerre consacre le temps qui lui reste au social et aux dires de tous réussit remarquablement dans cette tâche. Claire et carrée dans ses convictions, on la verrait très bien occuper un poste plus important dans la prochaine équipe municipale où sa capacité de travail ferait merveille.

 TABLEAU D’HONNEUR

Claverie◊ Il a les convictions changeantes et ses ennemis parleront d’opportunisme quand lui évoquera un simple pragmatisme. Peio Claverie a incontestablement un vrai talent politique et le système Veunac, avec un maire dépassé qui ne dirige pas grand-chose, fait de lui une pièce majeure de l’équipe municipale. Pour ces raisons, il aurait pu nous épargner quelques numéros de flagornerie publique à l’égard de son maire adoré qui ne sont pas dignes de lui et ne dupent personne.

Blanco◊ Aussi réservée en public que Peio Claverie est exubérant, Jeanine Blanco a une très noble idée du rôle d’un élu et fait son job avec ferveur. Toujours présente dans les manifestations publiques, toujours à l’écoute des gens, elle rend sympathique la politique, ce qui n’est pas un mince compliment. Précieuse dans une équipe pour sa disponibilité.

 ◊ Mélangeant parfois allègrement le municipal et le national dans sa détestation de l’actuel gouvernement socialiste, Frédéric Domège a le mérite de faire avec constance et application son métier d’opposant. Comme la droite est totalement divisée à Biarritz, surtout depuis les élections départementales, Frédéric a rarement l’occasion de travailler en équipe et cela se sent parfois dans ses interventions de franc-tireur.

Pinatel◊ Mais quand donc les femmes obtiendront les places qui leur reviennent de droit en politique ? Anne Pinatel a des idées, de la personnalité, de la trempe comme en témoigne son opposition à une hausse de la fiscalité locale, mais n’intéresse guère les machos de cour d’école de ce conseil municipal. Dommage, Biarritz aurait bien besoin de personnalités comme elle.

Boissier◊ Voilà un vrai malin, qui sait poser les bonnes questions en ayant l’air de ne pas y toucher. Engoncé dans une majorité municipale où les conseillers municipaux ont peu l’autorisation de s’exprimer, Hervé Boissier a osé, à propos de la prise en charge des frais de justice de Xavier Blaisot et Didier Borotra par la mairie, demander si les deux cas pouvaient être dissociés. Et on a même vu un ange traverser la salle du conseil municipal, les ailes chargées de procès-verbaux.

 APPLIQUÉ, MAIS PEU DOUÉ

◊ Il n’a même plus besoin d’ennemis politiques avec tous ses amis de la majorité municipale qui ne supportent plus ses indécisions chroniques, ses discours sentencieux et ses colères répétitives. À l’image de François Hollande, Michel Veunac a revêtu un costume dix fois trop grand pour lui. Alors, il gère la ville en petit boutiquier sans aucune vision d’avenir et, faute d’imagination, multiplie les bêtises comme la non-réorientation de la Cité de l’Océan ou le grignotage du Parc des sports d’Aguilera. Alors oui, Michel Veunac est plutôt sympathique et fait encore rêver quelques mamies biarrotes, mais est-ce suffisant pour diriger une ville aussi complexe que Biarritz ? D’autant que quelques flatteurs l’ont d’ores et déjà convaincu qu’il devait se représenter en 2020, époque où il n’aura « que » 74 ans. Malin, il annonce qu’il va se débarrasser de Lafite et des abertzale pour « ouvrir à droite ». Il n’y a que Brisson pour le croire, mais pour Veunac comme pour nous, tout plutôt qu’une nouvelle candidature !

 PEUT MIEUX FAIRE

◊ Par son parcours singulier de sportif de haut niveau et de chef d’entreprise formé à l’école américaine, Richard Tardits aurait pu constituer un renfort de poids pour une majorité municipale. Auteur d’une magnifique campagne électorale en 2014, il s’ennuie visiblement dans un rôle d’opposant qui n’est pas fait pour lui, alors qu’il a dix idées quand Veunac n’en a pas une. Quel dommage !

◊ Après des bons débuts, Bénédicte Darrigade, qui avait pris l’initiative malheureuse de s’allier à Louis Vial pour les élections départementales, s’est petit à petit étiolée. Accaparée par ses activités professionnelles, elle est devenue plus discrète, alors qu’elle a du sens pratique et de la pertinence quant à l’avenir de Biarritz. Si l’envie de « faire le job » d’opposante lui revient, elle réussira à coup sûr.

 DÉCEPTION ÉVIDENTE

◊ Talentueux et doté d’une belle intelligence scolaire, Guy Lafite pourrait être un élément brillant de cette assemblée, s’il ne se montrait pas aussi hautain et méprisant. D’autant que ses résultats, même s’il amorce incontestablement le redressement financier actuel de Biarritz, ne plaident pas toujours en sa faveur. Qui sous Borotra nous a vanté les vertus de ce PPP désastreux souscrit pour la Cité de l’Océan ? Le bobo en cachemire déteste viscéralement Michel Veunac, mais se croit obligé de faire semblant en public, ce qui n’est pas très respectable. Il s’affirme aussi de gauche, mais ne manifeste jamais dans ses discours la moindre fibre sociale, ce qui est encore pire.

◊ Et on en arrive au plus gros ratage de ce groupe municipal ! Max Brisson avait toutes les qualités requises pour être maire et, ce qui est légitime, il a eu du mal à se remettre de son échec. Mais sa boulimie politique l’entraîne à vouloir être systématiquement candidat à tout, sans se soucier des contradictions que sa lubie électorale du moment peut provoquer et des dégâts faits à son image dans l’opinion publique. Contrairement à Jean-Benoît Saint-Cricq, Max Brisson a toujours bâclé son travail de premier opposant, multipliant les absences, les calculs à court terme ou les déclarations plus ou moins alambiquées. Une conception de la politique d’un autre temps.

 RÉORIENTATION SOUHAITABLE

Haye◊ Certes, les socialistes sont bien pâles en ce moment, mais être à ce point diaphane ! La dixième adjointe, Ghislaine Haye est l’alibi de gauche de Veunac et par son absence d’idées et son inexistence, alors qu’elle a visiblement une très haute idée de sa personne, elle réussit à faire de la transparence un art !

◊ Il fait partie de l’équipe municipale depuis le XIXe siècle ou presque, mais l’expression « homme public » n’a visiblement pas été inventée pour lui, car il traîne un ennui visible en conseil municipal, préférant agir en coulisses. Féru de pelote, Michel Poueyts devrait songer à passer la main…

◊ Il s’était fait remarquer, pendant la campagne électorale, en voulant « pendre à des crocs de boucher », les journalistes qui disaient du mal de son camp. Au vu du niveau infantile de ses interventions au conseil municipal, il est probable que le jeune Édouard Chazouillères, qui est le seul à penser qu’un brillant destin politique l’attend, a confondu un croc de boucher avec une épingle à nourrice.

◊ Ce gros malin qui s’imagine qu’on n’a pas remarqué ses manigances, s’arrange toujours pour parler le dernier, truffant ses propos de chiffres pour rappeler qu’il est un brillant économiste, ou de références culturelles qu’il étale comme de la confiture. Patrick Destizon ne voit pas qu’il rase tout le monde avec son ego mal contenu et ses propos décalés. Si Didier Borotra a une place dans sa maison de retraite…

(En photos, le premier de la classe et les conseillers municipaux les moins connus du grand public)

Petit maire, grosses ficelles

Ficelles

C’est un argument imparable : la baisse de la fréquentation touristique obligerait la Ville à augmenter les impôts pour relancer la machine à cash. Mais la hausse inégalée de l’activité touristique que nous connaissons actuellement, incite la Ville à aller puiser dans le porte-monnaie des Biarrots pour « rester à la hauteur ». Logique, non?

Oui, décidément, il y a du Édouard Balladur chez cet homme-là! Les Chiraquiens, qui n’avaient aucune illusion sur « l’ami de trente ans » de leur leader, le surnommaient « l’étrangleur ottoman« , pour sa capacité à se montrer toujours affable par devant et à vous passer un lacet autour du cou, si vous aviez le malheur de lui tourner le dos. C’est à un grand numéro d’enfumage que s’est livré, hier soir, Michel Veunac, notre étrangleur biarrot, qui a promené son monde, lors de ce conseil municipal du 10 février, sans jamais se départir de son exquise urbanité, tandis qu’une bonne partie des participants semblait soudain frappée d’amnésie collective.

Passons d’abord sur les détestables manœuvres que l’on croyait disparues à jamais, en même temps que Didier Borotra. Quand on est un élu retraité et qu’on se souvient de ce qu’est le monde du travail, on se doit de faciliter la vie des élus qui travaillent encore. Initialement prévu le 28 janvier, le débat d’orientation budgétaire a été reporté au 4 février puis au 10. Maïder Arostéguy, absente ainsi que Max Brisson, a tout à fait raison de déplorer sur sa page Facebook, ce non respect de la démocratie, en rappelant que la ville d’Anglet, tout comme le conseil départemental réussissent parfaitement à programmer les rendez-vous d’élus plusieurs mois à l’avance.  Mais, comme aurait dit Coluche, « il est pas jeune, le dernier qui a vu travailler Veunac » et l’on mettra donc ces errances de calendrier sur sa méconnaissance profonde des contraintes du monde du travail.

Le lyrisme du grand timonier

Et revenons maintenant à ce qui a constitué le cœur du débat d’hier, à savoir une hausse de la fiscalité locale, aussi prévisible que les vagues de submersion au moment des grandes marées. Comme à chaque conseil, Michel Veunac a tapé, à mots mouchetés, sur le vilain Didier Borotra, responsable de tous les malheurs actuels : « Il n’est pas facile de supporter des choix d’hier dans le contexte d’aujourd’hui« . (À se demander qui sont les idiots d’adjoints qui ont laissé ainsi agir le précédent maire!) Puis le grand timonier de Biarritz est parti dans une envolée lyrique : « Nous ne devons pas stopper la marche en avant que nous avons entreprise« , avant de lâcher en plein conseil une de ses exquises flatulences dont il a le secret, tout en se tournant tout sourire vers son adjoint Guy Lafite, pour faire croire que c’est lui le coupable : « Pour moi, la question de la fiscalité n’est pas taboue. Si nous devions avoir recours à de la fiscalité elle serait d’un niveau très faible« . On dit toujours ça… avant!

Amnésie collective

Le témoin, venu assister à ce conseil, se régale à l’avance du débat qui va suivre, mais étrangement l’assemblée semble frappée d’amnésie collective et ne plus se souvenir des propos tenus en ce même lieu, un an plus tôt. Frédéric Domège concentre ses tirs sur le gouvernement socialiste, grand pourvoyeur d’impôts, et déplore qu’on « étrangle encore un peu plus le contribuable biarrot déjà pénalisé par la hausse des parkings et de la cantine scolaire« . (Conseil : même pour rire, ne déposez pas discrètement dans la poche de la veste de Frédéric une carte du PS, il serait capable de faire un malaise à sa vue).

Jean-Benoît Saint-Cricq note pour sa part une volonté de prudence qu’il apprécie après les fastes à crédit de Borotra : « Je note que vous y allez sur la pédale douce. je suis plutôt satisfait de ce que je vois.  » Richard Tardits, mal remis du décalage horaire après avoir couvert le Superbowl, va évoquer un « gouvernement fédéral » au lieu de national et demander à Michel Veunac d’agir en chef d’entreprise et de « trouver des moyens pour augmenter nos revenus ». (Veunac a déjà trouvé le moyen d’augmenter ses revenus, ce qui est un bon début).

François Amigorena se prononcera lui aussi contre toute hausse de la fiscalité, tandis que le jeune Chazouillères, habitué à mettre des fers au feu partout pour assurer le grand destin politique qu’il s’imagine l’attendre, opte pour un fort peu courageux « Oui, mais« .

Répétitive flagornerie

Vient ensuite le bal de ceux à qui les hausses d’impôt ne font pas peur comme Jocelyne Castaignède, Guillaume Barucq ou Régine Daguerre, qui estiment que dans leurs domaines respectifs, la culture, l’environnement ou le social, une baisse de 2% de leur budget est impensable.

Et puis, comme il faut des courtisans dans toute assemblée, Peio Claverie, qui va finir par se faire un tour de reins à forces de génuflexions, ouvre le bal : » Ce n’est pas de la flagornerie, Monsieur le maire, (Mais si, mais si…) mais je voudrais vous féliciter que vous donniez la parole à chacun (…) Personne n’a envie de jouer avec la fiscalité. La fiscalité, ce n’est pas un jeu. » Avant de conclure, pour justifier la probable hausse d’impôts : « Les Biarrots nous reprocheraient de ne pas tenir nos promesses. J’ai envie que Biarritz continue à être un phare ». Peio, que l’on a connu autrement plus mordant et caustique dans l’opposition, semble juste avoir oublié les promesses faites par Michel Veunac, il y a un an. Le grand âge, sans doute.

Le courage de Pinatel et Darrigade

Heureusement, deux femmes, l’une de la majorité, l’autre de l’opposition, ont eu le bon sens de pointer du doigt le sac de nœuds tissé par le maire. Bénédicte Darrigade, tout d’abord, qui estime qu’il ne faut pas, en pleine crise  » envoyer un très mauvais signal aux ménages biarrots »  et surtout Anne Pinatel qui rappellera le grand numéro fait par Veunac, lorsqu’il avait plaidé, en 2015, pour la hausse des taxations sur les résidences secondaires afin que les Biarrots soient à l’abri de toute envolée des impôts locaux : « On avait alors justifié cette hausse en expliquant que ça éviterait que les ménages biarrots subissent une augmentation. On ne peut pas dire le contraire maintenant. »

Anne est vraiment naïve. Il y a longtemps que le vieux cheval de retour Michel Veunac, à l’image d’Édouard Balladur,  est convaincu que, pour survivre en politique, il suffit de dire tout et son contraire et que, plus les ficelles utilisées sont grosses, mieux elles passent.

Paroles de phraseur

Faute d’agir, Michel Veunac adore les phrases ronflantes et le jargon de sociologue, apte à impressionner les foules.

À propos de la fermeture des petits commerces : « Une étude s’impose sur l’évolution de la physionomie de la commercialité dans les zones périphériques« .

Sur les classes moyennes, les plus touchées par les hausses d’impôts : « La moyennisation des classes représente en fait 80% de la population« .

Sur le personnel communal et un budget en hausse de 1,30% : « Il faut prendre en compte le GVT, le glissement Vieillesse Technicité« 

Heureusement que Veunac n’a pas fait l’ENA comme Lafite!