« Grâce à mon action, des affaires ont été médiatisées »

Il n’y a que Jean-Philippe Ségot pour vous interroger sur vos tee-shirts improbables. Entretien publié dans La Semaine du Pays basque du 6 septembre 2019.

– On pourrait dire que cela a été une mauvaise saison pour vous. Dans l’été, il y a eu un G7 que vous annonciez calamiteux en matière de sécurité et qui s’est déroulé d’une façon assez remarquable, Didier Borotra a été relaxé en appel après un procès très médiatisé, et Michel Veunac semble avoir des chiffres relativement favorables, dans le sondage effectué en juillet, pour être réélu maire de Biarritz s’il se représente…

– Mauvaise saison si on veut… J’ai été effectivement assez agacé de voir que Didier Borotra n’a pas été condamné. Mais cela a été une excellente saison aussi parce que c’est toujours grâce à des événements comme cela que surgissent des vérités imprévues. Parlons du G7. Michel Veunac est définitivement grillé auprès de l’Agglo. Comment peut-on envisager d’être maire de Biarritz en 2020 quand on est haï et détesté du maire de Bayonne, du maire d’Anglet et de l’ensemble de l’Agglo ? Quant à Didier Borotra, OK il a gagné. Mais vous m’accorderez une victoire à la Pyrrhus. Grâce à mon action, ces histoires ont été médiatisées. Tout le monde sait maintenant de quoi il ressort, tout le monde a pris conscience de la qualité du boulot que faisait Sophie Borotra. Je suis content, j’ai gagné.

Justement, il pourrait y avoir des prolongements sur Sophie Borotra après ce que vous avez écrit avec certains de vos confrères ?

– Oui, ça a bougé beaucoup du côté de Pau. Je rappelle qu’elle a déclaré à la barre qu’elle est directrice des halles de Pau, en habitant à Biarritz et en étant vue souvent dans une salle de sport locale. C’est quand même un poste assez intéressant. Je ne sais pas si l’association des contribuables palois va aller jusqu’au bout de sa démarche qui était de saisir le procureur. Je n’en sais rien.

Revenons-en à Michel Veunac avec un chiffre que vous n’avez peut-être pas, parce que vous ne savez pas tout même si vous savez beaucoup de choses. Le sondage donne 62 % de bonnes opinions parmi les gens consultés. On raconte qu’il aurait dans les 27 % d’intentions de vote au premier tour…

Les sondages me font marrer. Au Canard enchaîné, j’en ai vu passer des sondages. En 1994, ce n’était même pas la peine de faire l’élection si on écoutait Le Monde. Balladur était élu. En 2016, c’était Juppé, il n’y avait aucun doute. Début 2017, c’était Fillon. La bataille n’est pas finie. J’ai joué au rugby, j’ai vécu plein de matchs qui paraissaient perdus et que j’ai gagnés. J’ai vécu des matchs que je pensais gagnés et qui ont été perdus.

Vous êtes un garçon intelligent et assez railleur pour se moquer de lui-même, je l’espère. Vous n’avez pas le sentiment d’être d’une mauvaise foi rare, et du coup de tourner un peu en rond ?

– Pas du tout. L’objectivité n’existe pas. Je le dis toujours à mes élèves en école de journalisme. Quand je faisais la rubrique « Couac », je recevais 600 courriers pour prendre trois histoires. Vous auriez pris trois histoires différentes et un autre en aurait encore pris trois autres. Je m’amuse comme jamais. Quand je tapais sur les politiques quand je travaillais au Canard enchaîné, c’était un peu abstrait. Là, j’ai l’impression de labourer mon sillon profondément, d’aller jusqu’au bout d’un combat intéressant. C’est ce qui fait que jusqu’au soir du deuxième tour, je ferai tout pour empêcher Veunac et Lafite d’être élus.

S’ils sont réélus, vous repartez pour un combat de six ans ?

– Oui c’est fort possible. La seule personne qui peut m’empêcher de le faire, c’est Françoise, mon épouse. Si elle me dit « arrête, tu es vieux, tu es con et tu te ridiculises, je l’écouterais. Mais sinon pourquoi pas ?

Donc quand on fait de la politique, il faut envoyer des fleurs à Madame Viollier pour espérer être dans vos bons petits papiers ?

– C’est la seule personne que j’écoute et ça me va très bien.

Votre métier, même localement, est parfois un peu dangereux. J’ai regardé ce qui se passait ces derniers temps. Il semble que le président du Biarritz Olympique avait envie de vous mettre une claque si vous passiez par là. Et puis il y a un autre personnage dont vous allez nous parler aussi qui est président d’une association commerciale à Iraty…

– Il est peut-être aussi vice-président de son conseil syndical dans son immeuble…

Et qui ferait une enquête sur votre patrimoine. Sur vos avoirs en Suisse, j’imagine ?

– On parle de Christian Brocas. Il enquête sérieusement sur mes avoirs en Suisse. Cela m’amuse donc je lui ai répondu que moi aussi j’allais enquêter sérieusement sur ses avoirs. On verra qui gagnera la partie. C’est là aussi tout à fait intéressant.

C’est un peu le sel de la vie ? Vous avez eu un incident de santé important mais pas trop grave il y a quelque temps. C’est vrai que – comme le disent vos amis – continuer le combat est votre meilleur médicament ?

Sans doute. J’ai eu deux accidents graves de santé dans ma vie. Un premier à 30 ans quand j’ai rencontré Françoise. J’ai vraiment pensé que j’allais mourir d’une tumeur de l’oreille interne.

– J’ai craint un moment que ça soit la rencontre avec Françoise qui ait été le premier accident grave !

– Le deuxième accident est l’AVC que j’ai fait. Sincèrement, je ne me faisais aucune illusion parce que mon père avait fait un AVC et il était mort d’une hémorragie massive quelques jours après. Pendant presqu’une semaine j’étais en soin intensif, surveillé toutes les deux heures. Cela laisse le temps de réfléchir. Finalement, cela clarifie les choses. Tout d’abord et pas du tout avec forfanterie, j’étais serein. Je me disais que pour un mec un peu pauvre, j’ai eu une belle vie. Deuxièmement, je me suis dit que j’aimais écrire dans la vie. Et troisièmement, que j’aimais combattre ! Je savais que si je guérissais, je persévérerai dans la direction que j’avais prise. Oui, je vis dangereusement. Oui, Aldigé veut me mettre une claque parce que j’ai travaillé sur une rumeur qui semble-t-il est injustifiée. Brocas me menace avec ses petits muscles et ça me fait rigoler. Mais plus que jamais je continuerai à me battre pour mes idées et mes convictions. En plus, vous m’accorderez que je me bats gratuitement, bénévolement et même, ça me coûte de l’argent. Je ne demande rien et personne ne peut dire que j’ai demandé quoi que ce soit. Je ne vends rien, je n’ai rien. Je le fais par conviction citoyenne. Ramdam rentre dans la même démarche de conviction citoyenne.

RamDam 64-40, c’est une association de défense des citoyens. Viollier, c’est aussi un succès en librairie avec une bande dessinée. Il y a eu trois tomes de Patxaran et Manzana et beaucoup de gens que je rencontre me disent « À quand la suite ? »

– Ma femme ne m’a pas quitté, c’est l’essentiel. Mon dessinateur m’a quitté, il faut faire avec. Je ne sais pas où il est. Cela me fait très drôle parce que quand j’arrive aux urgences de l’hôpital de Bayonne, l’infirmière me dit « ah c’est vous Patxaran et Manzana ! » Alors oui, je regrette parce que j’adorais ce moyen d’expression qu’est la bande dessinée. Le dessinateur, Pierre Georges – qui est aussi passé brièvement par La Semaine – est-il dans l’Est ? Est-il avec son épouse ? Je ne sais pas, je n’ai plus de nouvelles. Sans conflit avec lui, je tiens à le préciser.

– Il y a aussi votre façon d’agresser quasiment quotidiennement le bon goût des Biarrots en portant des T-shirts improbables. Où trouvez-vous des choses pareilles ? Et est-ce que vous allez continuer cette agression permanente, peut-être même l’hiver avec des pulls ?

– Je n’ai pas encore trouvé la solution pour faire des pulls à slogan. Les T-shirts, je me les fais moi-même. J’ai trouvé un site sur internet. Je prends des idées, je prends des morceaux et je les compose. Je préfère cela nettement à porter des marques. Oui, oui, je suis mal sapé et je le revendique. Cela m’amuse par rapport aux Biarrots tellement tirés à quatre épingles. C’est ma façon d’être et de m’exprimer.

Nous allons terminer par une question un peu plus sérieuse. Quand on vous écoute, avec votre ton de poil à gratter permanent, est-ce que vous respectez les décisions de justice et puis celles des urnes ? Dans l’affaire Borotra, autant il a été condamné dans l’affaire des PV deux fois – il est en Cassation aujourd’hui – autant dans l’histoire de l’emploi de sa fille, il a été relaxé deux fois. Et puis Michel Veunac ou d’autres ont été élus et ont eu une majorité. Est-ce qu’il n’y a pas un moment où pour bien occuper sa place dans la société, on ne doit pas respecter les décisions de justice et celles des électeurs ?

– Je n’ai aucun problème avec cela. Il n’est pas interdit de commenter une décision de justice. Il est interdit d’outrager les magistrats. Ce que je constate dans l’affaire Borotra, c’est que cette prise illégale d’intérêt, n’est pas une « vue de l’esprit de Viollier ». Il y a un procureur à Bayonne qui a estimé ma demande légitime et qui a décidé d’envoyer le trio en correctionnelle. Quand il a été relaxé à Bayonne, le même procureur a décidé de faire appel à Pau. Et à Pau, le procureur a été très sévère avec la famille Borotra. Après, les magistrats ont estimé que l’histoire présentée par Didier Borotra était crédible. Dont acte. C’est terminé. Quant au suffrage des urnes, je le respecte mais je crois que pendant trop de décennies, et surtout au Pays Basque, un maire était élu, on lui foutait la paix pendant six ans et on attendait qu’il soit réélu. Non ! La citoyenneté, c’est d’exercer le contre-pouvoir. Quand il y a quelque chose au hasard, une écurie annoncée inconstructible qui devient constructible, une villa qui semble être promise à un copain et tout… C’est mon rôle de poil à gratter de le dire. Je suis d’autant plus à l’aise que je n’ai aucune ambition politique, que je ne sais absolument pas pour qui je voterai et je respecte profondément le suffrage des urnes.

Les amis qui vous connaissent bien disent que rien n’exclurait dans un second tour que vous votiez pour Michel Veunac selon qui serait en face de lui…

Prêt à voter Veunac, si Lafite se trouvait au deuxième tour face à lui. C’est dire!

Oui. Il n’y a qu’un cas de figure où je peux voter Veunac. Il y en a un que je déteste encore plus que Veunac, c’est Guy Lafite. Veunac a un côté sympa, Lafite a un côté odieux. Imaginons – cataclysme absolu – un deuxième tour Lafite face à Veunac, je vote Veunac. C’est acquis. Sinon, oui, je voterai pour son opposant. Je pense que la ville doit revenir à un fonctionnement normal. Anglet et Bayonne ont des fonctionnements normaux, Biarritz a un fonctionnement anormal. Donc, toute personne susceptible de battre Michel Veunac m’apparaît hyper intéressante et ce sera la ligne éditoriale de Bisque, Bisque, Basque !

C’est subjectif de détester Guy Lafite… même si cela amuse beaucoup la Marquise.

C’est une antipathie innée, viscérale et personnelle.

Et vous le revendiquez ?

– Je le revendique totalement. Il y a son mépris permanent, son côté hautain et tout. C’est un personnage que je déteste. Je demande l’asile politique à Anglet ou Bayonne s’il est élu.

Honteux moqué contre honteux adulé

Quand Vincent Bru ne se souvient plus de son appartenance au MoDem, La Semaine se moque. Quand Veunac est dans le même cas, silence radio.

La Semaine du Pays basque du 10 mai.

On le sait tous, la vie dans les rédactions n’est pas un long fleuve tranquille. Il suffit de feuilleter La Semaine du Pays basque du 10 mai pour vite ressentir comme un léger décalage rédactionnel entre la sémillante Marquise de Vérité et le propriétaire-directeur de la rédaction Jean-Philippe Ségot. L’impertinente Marquise dans sa désopilante rubrique hebdomadaire épingle cette fois-ci le député Vincent Bru et son goût immodéré pour les médias. Après une apparition remarquée aux côtés d’une serveuse dans une rubrique que l’on aurait pu intituler « Ouin-Ouin découvre le monde du travail », notre député local vient de se commettre dans une émission de France 3 intitulée « 20 heures, le rattrapage » dans laquelle la présentatrice l’annonce comme « député en Marche », ce que l’ex-maire de Cambo se garde bien de démentir. La timidité, sans doute.

Une timidité fort peu goûtée par la Marquise de Vérité qui, dans un article intitulé « La p’tite culotte à Bru » (Achetez le journal et vous saurez pourquoi !) se moque des pudeurs de vierge effarouchée de notre député et s’interroge : « Est-ce que brusquement être député MoDem, cela fait moins chic que d’être qualifié par une présentatrice à la télé de député En Marche ? Ou Tonton Bayrou sent-il le pâté pas frais ? »

Veunac ne sent pas le pâté

Ce n’est pas le chroniqueur politique Jean-Philippe Ségot qui se permettrait de comparer Michel Veunac, malgré son âge canonique, à un « pâté pas frais ». Dans une interview de deux pages où les questions les plus incisives se succèdent et où l’on craint pour la santé mentale de Mimi-la-Malice tellement il est malmené, le directeur de la rédaction de La Semaine attaque le maire septuagénaire avec une délectable férocité : « Il semblerait qu’au cours de plusieurs réunions liées au G7 vous ayez fait preuve d’un certain caractère et de fermeté. Le maire de Biarritz refuse-t-il qu’on lui impose certaines choses ? ». Avant d’enchaîner avec cette autre question qui en aurait ébranlé plus d’un : « L’un de vos adversaires les plus acharnés, Jean-Benoît Saint-Cricq, dit clairement que le bilan financier de la Ville est fort satisfaisant ». C’est ballot, mais Bisque, Bisque, Basque ! avait tendance à comparer la fermeté de Veunac à celle d’un fromage blanc du jour et s’était persuadé, comme bien d’autres Biarrots qui ne doivent rien comprendre à la vie publique, que Saint-Cricq était devenu depuis un an le plus fidèle encensoir de Veunac.

Heureusement, l’homme remarquable qui dirige Biarritz et qui est connu pour sa fermeté et son esprit de décision a réponse à tout et peut faire montre une fois de plus de son immense talent. Charitable, il concède quelques « contraintes et embarras » de deux ou trois jours pour les Biarrots mais promet en contrepartie une pluie de bienfaits. Les maires de la communauté d’Agglomérations du Pays basque sont furieux que le maire de Biarritz, accessoirement vice-président de l’Agglo ait joué perso dans l’affaire du G7 en ne prévenant personne mais Veunac explique qu’il a toujours été collectif et que tout le Pays Basque bénéficiera de l’événement. Effectivement, le contre-sommet et les violences des blacks-blocs seront probablement pour d’autres villes que Biarritz. Veunac offre aux maires locaux des animations gratuites pendant l’été et ils se plaignent !

Retournements de vestes à tous les étages

Veunac enchaîne en affirmant que les travaux au Palais sont une réussite totale et affirme que la liste dont il se sent proche pour les futures européennes est la liste « Renaissance » de la République en marche. Pas une fois, il n’évoque en deux pages son appartenance au Modem (On a honte ?) mais par chance il n’a pas La Marquise de Vérité en face de lui et peut donc continuer à nous embobiner dans les grandes largeurs. Avec ce petit coup de patte au passage pour « les réseaux sociaux qui contribuent à démanteler et hystériser la vie publique et où chacun peut célébrer son ego » Pas de doute, si Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère ont successivement démissionné, si la majorité actuelle ressemble à une pétaudière comme il est rare d’en rencontrer, c’est la faute des blogs locaux et ce n’est dû en aucun cas à l’absence de talent du duo Veunac-Lafite (Encore un, qui a rallié en douce la République en Marche sans même daigner en informer ses électeurs qui s’imaginent qu’il est toujours à gauche !)

Qu’on ne s’y trompe pas, malgré ces coups de becs amicaux, La Semaine est un hebdomadaire que j’adore pour de multiples raisons : le directeur même s’il a la plume sélective a du talent, les politiques ont de la place pour s’exprimer, et surtout on trouve chaque semaine ou presque un vrai bonheur de lecture, que ce soit la lettre de La Marquise de Vérité, une chronique ou un article local. Mais qu’est-ce que j’aimerais que la sagace Marquise de Vérité consacre une de ses prochaines lettres à Jean-Philippe Ségot ! Peut-être que le « petit bolchévique enragé » que je suis selon les dires de La Marquise, comprendrait enfin comment le fervent partisan de Max Brisson jusqu’en 2014 est soudain devenu Veunacophile militant.  

Après tout, comme nous le prouvent Veunac, Lafite et Bru, le retournement de veste en politique s’élève parfois au rang d’œuvre d’art.

En politique comme en sport, la victoire n’est jamais acquise

La Semaine du Pays Basque, l’hebdomadaire de la Veunacie omnipotente, n’a pas le triomphe modeste dans son dernier numéro.

Si nous n’avez pas autant le sens des affaires que JC Decaux Holding, pour dénicher des placements rémunérés à 7,5%, achetez vite La Semaine du Pays basque, car ce numéro va vite devenir collector et vaudra très cher dans quelques années. Dès la Une, où une guillotine montre à quel point Veunac a échappé de fort peu aux dangereux révolutionnaires qui voulaient voir sa tête rouler dans le panier de son, le ton est donné : « Comment il a préservé le Palais, le G7 et les municipales de 2020 » … Et pourquoi pas la présidentielle de 2022, tant qu’on y est ?

Et le festival d’approximations de continuer en page 2, sous la plume de Jean-Philippe Ségot, qui, tout comme moi, ne risque pas d’être tondu à la Libération de la Ville, faute de matière première.

On commence par un coup d’encensoir adressé à Jean-Benoît Saint-Cricq, l’avocat de La Semaine, ex-opposant qui a rejoint les rangs de la majorité : « un homme clairvoyant, juriste hors pair, d’une intégrité exemplaire » C’est donc pour manifester leur enthousiasme que les Biarrots le sifflaient lundi soir ? Le nouveau duo Veunac-Saint-Cricq ? « Deux hommes qui méritent probablement plus la confiance des Biarrots (…) que l’armée mexicaine dirigée par les Arostéguy, Motsch, Amigorena, Chazouillères qui a logiquement mordu la poussière en ce lundi soir ».

Surtout ne pas s’arrêter en si bon chemin et bien finir le lustrage des chaussures en affirmant « Michel Veunac n’a guère de soucis à se faire désormais pour sa réélection », avant de réécrire l’histoire pour les Nuls de Biarritz : « En ce lundi soir, on a vu s’effondrer des destins. » après « cette tentative de coup d’État magnifiquement avorté ».

À force de se pencher sur le dossier, Saint-Cricq est tombé dans les bras de Veunac

Interview de Veunac en page 3 avec son consternant et habituel catalogue de phrases creuses et en page 4, un article remarquable de simplicité de l’ex-opposant Saint-Cricq intitulé « Lumière, sur les faux arguments des opposants » dans le style « Moi je comprends tout et eux rien ». Et le fait qu’il se soit totalement contredit entre 2017 et 2018, on n’en parle pas ? Selon un professeur de sciences physiques, correspondant de Bisque, Bisque, Basque!, c’est juste un problème de gravité : le Saint-Cricq nouvellement barbu de 2018 aurait été déséquilibré par sa surcharge pileuse et, en se penchant sur le dossier, serait tombé dans les bras de Veunac… À quoi tient un destin politique!

Et puis, pour finir un article de Stéphane Micoud intitulé : « En route pour le G7 : ce qui attend le Palais » qui est un chef d’œuvre de désinformation. Comme d’habitude avec le méticuleux Micoud, tout est vérifié et les chiffres sont précis. Un taux de +13,5% d’occupation par rapport à l’année précédente et des « retombées économiques » conséquentes. C’est ballot, mais l’auteur a juste oublié de préciser que le G7 de Deauville s’est tenu le 26 et 27 mai 2011, une date creuse qui ne poserait aucun problème à Biarritz, contrairement à la fin août 2019.

On le sait, « L’histoire est toujours écrite par les vainqueurs » et elle a toujours trouvé des plumes complaisantes pour enjoliver le tout de quelques arabesques. Mais notre trio infernal Veunac-Lafite-Saint-Cricq aurait bien tort de parader et devrait se rafraîchir la mémoire. En 1994, ce n’était même pas la peine d’organiser l’élection présidentielle, tant tout le monde annonçait Balladur devant Chirac. Même rengaine en 2016 où Juppé allait naturellement succéder à Hollande. Puis les primaires ayant mis quelque désordre, c’est Fillon évidemment, qui allait en 2017 devenir Président de la République. Bisque, Bisque, Basque! rigole en voyant que Veunac est annoncé favori pour 2020.

La presse d’opinion m’amuse beaucoup plus que la presse traditionnelle. Dans La Semaine, il y a énormément de choses que j’adore comme l’irrévérencieuse Marquise (un peu gâteuse tout de même puisqu’elle s’imagine que Bisque, Bisque, Basque ! était à la manœuvre avec… Borotra !), les papiers locaux des correspondants souvent fort intéressants et surtout, surtout le dessinateur Olivier Ruiz. Comment ne pas tout pardonner à quelqu’un capable de réussir aussi bien Maïder Arostéguy ou Nathalie Motsch ?

Mais de là à entonner avec Veunac et sa sinistre bande « Je me voyais déjà ! » sous prétexte qu’Aznavour vient de mourir, il y a un pas de trop qui ressemble à un pas de clerc.

D’autant plus que mon petit doigt me dit que le dossier du Palais est loin d’être clos et pourrait bien rebondir. Rendez-vous lundi matin 8 heures sur ce blog pour une information des plus croustillantes.

 

La Semaine réinvente la recette du pâté d’alouette

L’hebdomadaire local a un sens très particulier de l’information équilibrée…

Le numéro du 26 janvier avec Macron en couverture.

Inventé par un habile commerçant, le pâté d’alouette allie à égalité deux saveurs fort subtiles avec une alouette pour un cheval… Sauf qu’à l’arrivée, une viande se retrouve légèrement plus abondante que l’autre. Le marmiton qui dirige La Semaine du Pays basque, est incontestablement un as de la tambouille journalistique, comme en témoigne son parcours sinusoïdal. Oh, qu’il est alléchant son dossier sur « Macron vu par le Pays basque, Élus, militants, entrepreneurs, citoyens, qu’en disent-ils ? ». Malheureusement, en feuilletant les quatre pages du dossier, on comprend vite que La Semaine vient de réinventer le pâté d’alouette. Une page consacrée à Loïc Corrégé, le référent départemental d’En Marche. Et encore une demie page accordée à Florence Lasserre-David, la députée qui va bien se garder de dire du mal de Macron. Pendant ce temps, Levréro pour Les Républicains et Capdevielle pour les Socialistes se contentent d’un quart de page. Surtout, ne pas offenser les puissants en place !

Même curieuse dissymétrie en page 5 où cinq des six intervenants se pâment pour le nouveau monarque, tandis qu’en bout de table, en bas à droite, le Cégétiste de service est le seul à se permettre quelques critiques.

C’était notre rubrique, la petite alouette de la CGT et le gros cheval patronal.

Arosteguy, la reine du looping

Dans une interview quelque peu surréaliste dans La Semaine, la candidate de l’opposition semble voler au secours de Veunac en estimant qu’il est très mal entouré. Une nouvelle stratégie pour 2020 ?

Pour Maïder Arosteguy, si l’on se fie à son interview dans La Semaine, la mode politique 2018 consistera à lancer de gros Scuds sur ses adversaires.

Maïder Arosteguy, avec ses activités au conseil départemental, ne doit guère avoir le temps, en fin d’après-midi sur M6, de regarder l’émission « Les Reines du shopping », ce qui ne l’empêche pas de donner une interview à La Semaine du Pays basque (12/1) que Cristina Cordula, la brésilienne égérie de la mode et animatrice de l’émission, trouverait tout simplement « Magnifeiqueeeee !!! ».

Au départ, tout commence le plus classiquement du monde pour notre reine du looping idéologique, avec une question sur Max Brisson et une réponse bien dans le style de Maïder : « C’est un grand garçon… Laissons-le découvrir les joies du Sénat. » dit-elle faussement candide. Avant de préciser, fine mouche : « Je pense qu’il a un travail énorme… Il nous dira plus tard ce qu’il veut faire » Autrement dit, pour les lecteurs-électeurs qui n’auraient pas tout à fait compris : ce ne serait pas très sérieux de la part de Max Brisson, élève appliqué mais peu doué de la classe sénatoriale, de risquer une veste en se présentant aux municipales de 2020 et de venir marcher sur mes plates-bandes.

Prête à céder à la pression affectueuse des Biarrots

Maïder, qui désormais connaît tous les classiques de la garde-robe du politique, enchaîne très logiquement sur une possible candidature aux élections municipales en 2020, par une réponse sans la moindre faute de goût : « Déclarer une candidature en janvier 2018 pour 2020 ou 2021 me paraît quelque chose d’assez insensé » Mais, parfaitement aux courants des dernières tendances de la mode électorale, elle se sent obligée de confier à quel point elle est abordée par tous : « Je suis étonnée de voir que la couleur politique n’empêche pas que des gens de tous horizons me sollicitent, cherchent mon aide, mon appui (…)  Je suis très sollicitée pour défendre les intérêts des Biarrots » Tous les lecteurs de La Semaine auront donc bien compris que Maïder ne pense pas à la conquête de la mairie de Biarritz tous les matins en se rasant, pour paraphraser les propos de Sarkozy, mais qu’elle est tout à fait prête à se dévouer en cédant à la pression affectueuse des Biarrots qui la sollicitent sans cesse pour partir au combat en 2020.

Veunac, qui peine à exister

Mais le plus étonnant reste à venir avec des propos cousus main sur Michel Veunac, si seul au sein de sa majorité : « L’affaire des écuries de Bigueyrie, nous a montré que les adjoints n’étaient pas à leur place, qu’ils ne faisaient pas leur travail, que c’est le maire qui fait en partie leur travail. Prouver son innocence par son incompétence, c’est quand même le comble de l’horreur quand on est élu ».

Tiens, prends ça dans les dents, Nathalie et viens pas me chatouiller si un jour on se retrouve dans le même magasin le jour des soldes !

Penser que Veunac est un gros bosseur entouré de « feignasses », il fallait oser ! Et pourquoi pas tant qu’on y est un grand décideur et un maire « humaniste et moderne », comme il avait été qualifié, le jour de son élection, dans La Semaine ?

Maïder, qui a toujours joué très collectif, de s’aventurer ensuite dans la métaphore sportive : « On a des individualités regroupées au sein d’une assemblée. C’est bien là le problème ! ça me fait penser à certaines équipes de football dans lesquelles on avait quelques stars qui sortaient du lot et le capitaine passait son temps finalement à courir derrière et à essayer d’exister » Veunac sera ravi d’apprendre qu’il est un pauvre anonyme de capitaine qui essaie d’exister dans le prêt à porter, tandis que ses adjoints, les stars de la haute-couture, lui volent toute la lumière. Les Amigorena, Chazouillères et Motsch vont être fiers de voir leur talent ainsi reconnu par un membre de l’opposition.

Magnifique ou pathétique ?

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque ! sur cet étrange interview où le lecteur-électeur se demande s’il n’est pas face à une soudaine allégeance à Michel Veunac à un moment où il reste en difficulté dans sa majorité, Maïder Arosteguy estime que nous faisons une « interprétation erronée de ses propos » et se montre beaucoup plus ferme que dans le texte de La Semaine. Pas le moindre faux pli pour elle : « Je critique la gouvernance de la ville, faite par le maire. L’affaire des écuries n’a été que le révélateur d’un manque de confiance entre le maire et ses adjoints et d’une gouvernance sans concertation. « Un chef c’est fait pour cheffer » disait Chirac. À Biarritz, on procrastine, on navigue de crise en crise   La mayonnaise n’a pas pris et aujourd’hui tout le monde s’en aperçoit ». Voilà qui est plus clair.

Nathalie Motsch, pour sa part, qui vient de quitter Les Républicains au début de l’année 2018, car « elle ne se reconnaît pas dans la présidence Wauquiez », se refuse à toute polémique et ne se laissera pas clouer au porte-manteau. « Je la laisse juge de ses propos ». Visiblement, entre les deux élues qui s’imaginent très bien devenir chacune de leur côté tête de liste en 2020, le torchon n’a pas fini de brûler…

Au point que les électeurs, au lieu de crier comme Cristina Cordula, « Magnifeiqueeeee !!! », finissent par juger toute cette agitation « Pathéteiqueeeee » ?

Parfois, la presse se fout de nous…

Info ou intox ? On peut se poser la question en lisant certains échos de notre quotidien régional favori…  Et s’étonner du silence absolu sur les écuries de Parme de La Semaine du Pays basque.

Cinq jours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Sud Ouest pour prendre contact avec moi, alors que dès le mardi 27 novembre, je les avais alertés au moment de la première publication sur ce blog d’un article sur les écuries de la Bigueyrie, en leur disant que tous les éléments recueillis étaient à disposition. Un adjoint du maire et un élu d’opposition décident de s’opposer à la vente dès le lendemain, mais Sud Ouest ne publie son premier papier que le samedi 1er décembre, sans m’interroger et en s’appuyant uniquement sur les réactions du maire. Comme si ce dernier allait tout dire ! Vous avez déjà vu un braqueur pas encore attrapé par la police, confier aux journalistes les détails de son dernier casse ?

Sud Ouest a ensuite honorablement traité l’affaire, mais cette religion du communiqué, ce souci de ménager les notables en place, est perçu par les lecteurs et agace. Il en va de même avec certains échos de la page basque du samedi qui tendent à la désinformation absolue ou à « l’opération brouillarta ». Dire que Michel Veunac aurait dû accepter l’offre d’Anglet à 400 000 € pour les écuries de Parme, même sur le ton de la plaisanterie, c’est accréditer l’idée auprès du grand public que le maire de Biarritz en trouvant un acquéreur à 545 000 € ne se montrait pas si mauvais vendeur, ce qui est pour le moins discutable.

Mais si Sud Ouest a traité, même avec retard, même avec beaucoup de prudence, cette affaire, si Mediabask  a fait honorablement le job, d’autres ont carrément zappé. Est-ce le rôle d’un support de presse de ne pas parler d’une information quand elle gêne ?

« Si La Semaine du Pays basque avait eu huit pages de plus, c’est certain on aurait traité l’affaire » m’a affirmé en souriant le directeur de la publication, qui s’est montré au téléphone passionné par cette enquête mais s’est bien gardé de faire quoi que ce soit sur le sujet. Évidemment quand on a été inconditionnel de Brisson, avant de trouver subitement en 2014 Veunac « humaniste et moderne », il est plus sage de botter en touche et d’éviter les sujets qui fâchent.

Les journaux se plaignent d’une désaffection de leurs lecteurs, mais est-ce si étonnant avec une façon aussi surréaliste de traiter l’information ?

Dormez, braves gens…

Voici un autre exemple d’information qui relève du brouillarta délibéré. Diriez-vous, si vous gagnez 3 000 € par mois et dépensez 6 000 €, que votre situation financière est excellente ? Certes L’Hôtel du Palais a connu un bel été, ce qui réjouira tous les contribuables biarrots. Certes Sud Ouest a traité la saga Hôtel du Palais avec vigilance, mais quand on sait que d’ici quatre ans, il va falloir pour conserver la norme palace effectuer entre 50 et 70 millions d’euros de travaux, somme dont ne dispose pas la Socomix, est-il raisonnable de diffuser sans la moindre nuance des messages aussi optimistes ?

Qui craint le grand méchant Caslou ? C’est p’têt’ vous, c’est pas nous !

L’ancien patron de La Semaine a traîné Bisque, Bisque, Basque ! devant le TGI de Paris pour « cyber harcèlement ». Verdict ? Débouté et condamné à verser 3 000 euros.

Une fois de plus, le pauvre pêcheur Hubert de Caslou a raté sa proie, et est rentré bredouille.

Cet homme, décidément, ne doute de rien. Ancien officier de marine à la retraite, il s’est convaincu qu’il suffisait d’avoir épousé une descendante d’une grande famille de la presse pour être capable de diriger un journal : on se souvient du désastre qui s’ensuivit avec La Semaine du Pays Basque. Le même Caslou a tenté cette année de faire mordre la poussière à Bisque, Bisque, Basque ! en réclamant 13 000 euros de frais de procédure et dommages et intérêts à ce blog gratuit, m’entraînant devant le Tribunal de Grande Instance de Paris, histoire d’alourdir l’addition.

Quand un patron de presse attaque un journaliste, on s’attend à ce que les lois sur la presse servent d’arbitre. Mais Hubert de Caslou est capable de… créativité juridique. Lorsqu’il adresse une assignation à Bisque, Bisque, Basque ! en février 2017, il a délibérément laissé passer de trois jours le délai légal pour intenter une action en diffamation (il sait très bien que l’enquête menée a été sérieuse et que j’ai encore des cartouches en réserve) et justifie son action par un décret datant du 4 août 2014 instituant l’article 222-32-2-2 du code pénal destiné à réprimer les cyberharceleurs.

Une plainte en diffamation pour un journaliste, c’est un peu comme une sortie de route pour un pilote professionnel, ça arrive même si ce n’est pas souhaitable. Et quand on s’efforce d’offrir une information libre de toute complaisance et susceptible de faire sourire les lecteurs, le risque est bien évidemment décuplé. Mais je tombe des nues devant cette plainte infamante, qui me fait un peu le même effet que si on me brandissait la convention collective des bouchers-charcutiers, profession honorable s’il en est, pour me reprocher mes écrits de journaliste.

La démonstration implacable de Saint-Cricq

En route donc pour le Palais de Justice de Paris, le 6 juin dernier, face au « serial procédurier » Hubert Lamour de Caslou qui aura passé un temps non-négligeable devant les tribunaux cette année.

L’argumentaire de son conseil, Maître Darrière est simple :  Bisque, Bisque, Basque !  est, selon lui, un blog personnel et ne peut être considéré comme un support de presse. Hubert de Caslou ne comprend pas l’acharnement que je manifeste à son égard. 18 articles lui ont été consacrés entre février et octobre 2016, et le fait que son nom soit inscrit dans les « tags » en bas de l’article et qu’il reçoive un SMS lorsqu’un article parle de lui est bien une preuve de cyber harcèlement. Pour tenter de faire correspondre son action au cadre légal, il exhibe de surcroît un certificat médical daté du 17 novembre 2016 évoquant des « symptômes physiques et psychiques préoccupants ».

Bluffé par sa précision, son sens du détail, et sa combativité sans faille lors des conseils municipaux biarrots, j’ai eu l’excellente idée de faire appel à Maître Saint-Cricq qui va se faire un plaisir de mettre à mal la défense adverse.

Si 18 articles ont été écrits sur La Semaine du Pays basque en six mois, c’est parce que cet hebdomadaire faisait l’actualité. Ce n’est pas la faute de Bisque, Bisque, Basque ! si des salariés ont décidé d’entraîner aux Prud’hommes leur patron, si une descente de l’inspection du travail a eu lieu, si un partisan des « exécutions sommaires et des camps de travail forcé » a été recruté ou s’il a fallu procéder à une liquidation judiciaire de l’entreprise. Chaque article avait une justification journalistique, la meilleure preuve étant que Bisque, Bisque, Basque ! a cessé de s’intéresser à Hubert de Caslou en octobre 2016, à partir du moment où il avait disparu du paysage médiatique basque.

Ensuite Hubert de Caslou n’a été victime d’aucun harcèlement, puisque, par ordre d’apparition, il n’arrive qu’en quinzième position dans ce blog, bien après Michel Veunac, Max Brisson, Didier Borotra ou même Géronimo, l’ex mascotte du BO !

« Taguer » le nom d’une personne que l’on cite est une pratique absolument courante dans tous les supports de presse numériques et il n’y avait pas d’intention maligne dans ce fait, pas plus que dans celui d’envoyer des SMS aux personnes concernées par un article, histoire de leur permettre d’exercer un éventuel droit de réponse.

Caslou seul responsable de sa réputation numérique

Quant à la réputation numérique de l’intéressé, ce blog, simple témoin des acrobaties financières du personnage, n’y est pas pour grand-chose puisqu’il suffit de taper Hubert de Caslou sur un moteur de recherche pour apprendre qu’une de ses sociétés, Discom, vient d’être mise en redressement judiciaire ou pour trouver immédiatement des traces de ses brillants résultats financiers dans toutes les sociétés qu’il dirige.

http://dirigeants.bfmtv.com/Hubert-LAMOUR-DE-CASLOU-4718376/

Enfin le certificat médical prête à sourire. La généraliste consultée reconnaît qu’elle voit le sémillant ex-officier de marine pour la première fois. Quand on a cinq de ses sept salariés qui intentent une action en Justice contre vous, une liquidation judiciaire à assumer, un actionnaire principal Gérard Lignac qui n’est pas content de vous et qui affirme à Bisque, Bisque, Basque ! : « Caslou n’aura plus un sou ! », il est assez naturel d’être tendu. Et pour montrer l’état de santé très préoccupant du plaignant, maître Saint-Cricq a déniché sur Internet une photo où on le voit tout sourire, trois jours après ce certificat très alarmiste, remettre le prix Air & Cosmos à un bel aréopage.

Les lois de la presse s’appliquent à un blog de presse

Reste le cœur de la procédure et cette nouvelle tendance à contourner les lois sur la presse. François Fillon, par exemple, s’est bien gardé de porter plainte pour diffamation contre Le Canard enchaîné. Il a utilisé l’article L97 du code électoral qui interdit la propagation de « fausses nouvelles, bruits calomnieux ou autres manœuvres frauduleuses ». Bisque, Bisque, Basque !  n’est pas un blog personnel, comme voudrait le faire croire maître Darrière, un de ces blogs où on se prend en selfies avec les copains devant son verre de rosé, mais un blog d’information qui parle de l’actualité locale et nationale, rédigé par un journaliste professionnel. Pour maître Saint-Cricq, cette affaire ne peut donc être jugée qu’au regard des dispositions des lois sur la presse de juillet 1881. Donner satisfaction à Hubert de CASLOU reviendrait à prononcer l’oraison funèbre de la Loi sur la Presse et de la Liberté d’expression dans notre beau pays ! Le texte sur le harcèlement ne permet pas de tels errements.

La Présidente de la 5ème chambre du T.G.I. de Paris va parfaitement suivre ce raisonnement du juriste biarrot et débouter Hubert de Caslou de l’ensemble de ses demandes, le condamnant, le 19 juillet 2017, à me verser 3 000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.

Ils sont donc deux, jusqu’à maintenant, à ne pas encore avoir compris que Bisque, Bisque, Basque ! est un blog d’informations et doit être traité comme tel. Michel Veunac, le maire de Biarritz, qui continue à refuser de répondre à mes questions et s’étonne de mes réactions virulentes et ce malheureux Hubert de Caslou, qui en tant qu’ancien patron de La Semaine et actuel d’Air & Cosmos aurait mieux dû connaître le cadre juridique régissant nos métiers. Puisqu’il a souhaité revenir dans l’actualité du Pays Basque, nous nous ferons donc un plaisir de raconter ses prochaines audiences aux Prud’hommes face à ses anciens salariés. Mais après cette farce pas très catholique concoctée par l’homme à particule, comment ne pas penser à cette chanson de Churchill et Ranell  si populaire entre les deux guerres? (https://www.youtube.com/watch?v=ag4O7gQGf_A)

« Qui craint le grand méchant loup ?

C’est p’têt’ vous, c’est pas nous

Voyez d’ailleurs comme on tient le coup

Tralala la la »