Les carpins vous saluent bien !

Les carpins_page_001

Peio Claverie, Patrick Destizon et Michel Poueyts viennent de rallier Michel Veunac, après, pour les deux premiers, s’être opposés à lui pendant toute la mandature précédente… Comme si le mariage de la carpe et du lapin pouvait faire une équipe municipale présentable!

S’il ne s’agissait d’une ville en grand péril financier, ce serait à pleurer… de rire! Au rythme où vont les ralliements, en vue des élections municipales, il ne va bientôt plus y avoir un seul opposant en état de marche dans Biarritz et d’ici peu le dernier mandat de Didier Borotra va être jugé tout à fait exceptionnel. (Jean-Benoît Saint-Cricq, Bernard Ithurbide, tenez-bon!)

Il faut croire que la gamelle municipale est décidément succulente pour expliquer tous ces reniements et cette bande d’affamés qui, soudain lassés de l’opposition, veulent se retrouver à tout prix du bon côté du manche. Petit rappel des épisodes précédents pour ceux qui on un peu de mal à suivre :

Michel Veunac a décidé qu’il allait enfiler les pantoufles de Didier Borotra et faire du borotrisme tranquille. C’est discutable au vu des bévues commises ces dernières années par l’instigateur de la Cité naufragée, mais c’est un choix parfaitement respectable.

Peio Claverie s’est opposé pendant six ans aux décisions du maire et de son deuxième adjoint, Michel Veunac. Il est donc logique qu’il saute au cou du candidat MoDem. Le roi de Bibi Beaurivage a toujours affirmé son aversion pour l’abertzale de droite Poueyts. Il est donc tout aussi normal qu’il fasse liste commune avec son ennemi intime. Le même, à l’idéologie décidément gravée dans le marbre, expliquait à Sud Ouest, le 3 janvier 2012 ses convictions  : « Je ne manque pas de lucidité au point de penser que je serai un jour maire de Biarritz ! J’ai toujours dit que notre rôle est d’aider la gauche à conquérir le pouvoir dans cette ville « . Vite, un ostéopathe pour qu’il remette d’équerre l’ami Peio, qui doit souffrir de sérieux torticolis à force de se contorsionner!

Grande déclaration martiale de Patrick Destizon, cet été, lors d’un échange téléphonique informel : «  J’ai ma liste et je serai un opposant résolu. Moi, contrairement aux autres, je ne pactise pas « . L’homme au menton avantageux, déclarait dans Sud Ouest du 4 février 2013 qu’il n’était « nullement comptable des années Borotra »  et fanfaronnait : « C’est la première fois que je pars comme tête de liste. Il m’a fallu tout ce temps pour comprendre que les idées et les projets ne sont pas dissociables des hommes. Donc cette fois-ci, j’y vais ! » Démonstration que, lorsqu’on est un second dans l’âme, on le reste.

Un propos qui vaut aussi pour Michel Veunac, dont les choix tactiques laissent un peu perplexes. Serge Blanco sait bien, comme tous les amateurs de rugby, que trois joueurs de fédérale ne font pas un bon joueur de top 14. En politique, les voix ne s’additionnent pas toujours et l’étrange liste Veunac pourrait vite devenir un repoussoir pour les électeurs. Une carpe mariée à un lapin ça donne un être hybride, inadapté à la nage comme à la course…

… Même s’ils sont très mignons et presque attendrissants, nos trois petits carpins qui, toute honte bue, sont allés courber les oreilles et frétiller de la nageoire caudale pour faire allégeance au deuxième adjoint !