C’est vraiment Jean-Bassine Aldigé

Malgré la présence du maire, le président du BO a multiplié les dérapages verbaux pendant la présentation des joueurs et découragé les supporters par son inaptitude à se comporter en président.

Aldigé ne sait décidément vivre que dans le conflit et l’outrance verbale.

Lors de sa modeste carrière – une sélection avec Hong Kong, match interrompu au bout de quinze minutes -, Jean-Baptiste Aldigé faisait partie de ces rugbymen de l’arrière censés jouer du piano contrairement aux « mules » du pack. Nul doute en revanche depuis qu’il est président du BO qu’il est devenu déménageur de pianos et qu’il est aussi près de « l’intelligence situationnelle » des rugbymen si chère à Pierre Villepreux que Strasbourg l’est de Biarritz.

Depuis quelques temps, l’horizon s’éclaircissait sérieusement pour le BO, avec une nouvelle élue de loin la plus favorable aux couleurs rouge et blanc de tous les candidats. Mais le si peu président du BO, lors de la présentation des joueurs à Aguilera, a encore fait des siennes en multipliant les dérapages verbaux et les approximations, tandis que Maïder Arostéguy avait du mal à cacher son agacement.

Ceux qui n’étaient pas invités, c’est-à-dire la presse et la quasi-totalité de la population terrestre, ont donc pu suivre cette présentation grâce à un Facebook live de Pour tous ceux qui aiment le BO (https://www.facebook.com/groups/SupportersBiarrots) et découvrir Aldigé dans ses œuvres interprétant « Massacre à la tronçonneuse ».

Etchegaray, la presse locale, les politiques, l’Aviron bayonnais, tout le monde en a pris pour son grade et de quelle façon !

La vidéo complète n’est malheureusement plus disponible sur le compte Facebook de Tous ceux qui aiment le BO, peut-être à cause de la plainte déposée par Jean-René Etchegaray dès le lendemain. Mais fort heureusement le site parodique de Jean-Patriste Affligé sur Twitter a fait un travail formidable en découpant le discours présidentiel en 15 épisodes pour montrer à quel point les propos tenus par l’actuel président relèvent du suicide social absolu. (https://twitter.com/jpafflige).

Un divan, vite !

L’un des 15 points mis en valeur par le compte parodique Jean-Patriste Affligé.

Bisque, Bisque, Basque ! regrette beaucoup de ne pas avoir un divan à disposition dans sa salle de rédaction pour que le président puisse s’allonger et s’expliquer. Quel est l’intérêt, quand on sait que l’aménagement du plateau d’Aguilera dépend en grande partie de l’Agglomération, de prendre frontalement le président Jean-René Etchegaray et de l’accuser de magouilles avec le groupe Etxart ? Quel est l’intérêt de mettre mal à l’aise Maïder Arostéguy qui souhaite sincèrement aider le BO ? Quel est l’intérêt de provoquer la presse en annonçant qu’elle ne sera pas invitée pour les matches amicaux, alors que le BO est un club complètement inscrit dans le paysage local et qu’un président, au lieu de rechercher le conflit permanent, doit arrondir les angles comme le faisait si bien le regretté président Martin ?

En tant que passionnés de rugby, nous avons tous connu des joueurs qui face à un boulevard préféraient mettre le ballon sous le bras et percuter un adversaire au grand désespoir des coéquipiers. Jean-Baptiste Aldigé n’a rien d’une mule. C’est un garçon intelligent et qui aime le rugby, mais ses pressions permanentes sur les élus, sa gestion par le conflit, son incapacité à endosser le costume de président, à l’évidence bien trop grand pour lui, commencent à poser un énorme problème.

L’homme répète à qui veut l’entendre qu’il « s’emmerde au Pays Basque ». Nous ne saurions trop lui conseiller de mettre ses actions en cohérence avec ses propos.

Sud Ouest du 12 août.

Arostéguy remet la mairie au centre du terrain

Voilà deux sacrés chiens de chasse dont les réflexes n’ont visiblement pas été émoussés par le confinement, tout comme François Berland pour Mediabask ! Dès le mardi matin à 9 heures, Pierre Mailharin et Laurent Zègre de Sud Ouest sont présents dans le bureau du maire. Contrairement à son prédécesseur, Maïder Arostéguy affirme avec force que c’est la mairie et uniquement la mairie qui pilotera le dossier : « Le boss, c’est moi ! ». Et une fessée bien méritée pour Aldigé !

Trois considérations seront prises en compte : la nécessité de construire des logements sociaux, la sauvegarde de la clinique Aguilera qui pourrait quitter Biarritz, la pérennisation du BO. Même si Serge Blanco se montre très acharné du téléphone actuellement pour tenter de revenir dans le jeu, même si l’opposition a trouvé les propos du maire parfois un peu hésitants, on ne peut que se réjouir de cette volonté de Maïder Arostéguy de consulter les riverains sur le sujet (Un referendum citoyen demandant leur avis à l’ensemble des Biarrots serait encore mieux !) et surtout de rester maîtresse du jeu. Enfin la mairie retrouve la place qu’elle n’aurait jamais dû céder !

 

 

Les approximations délibérées de Gave et Aldigé

Bisque, Bisque, Basque ! a pu se procurer le contrat de partenariat qui lie le BO à Sud Ouest. Et s’apercevoir de la mauvaise foi évidente de l’équipe dirigeante.

Est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de décider de la couleur de la moquette de l’ambassade de Russie sous prétexte qu’elle est basée à Paris ? Impossible de deviner si la moiteur de Hong Kong ou le grand air de Vancouver y sont pour quelque chose, mais le nouveau tandem dirigeant le Biarritz Olympique, Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé, semble avoir une idée un peu particulière du mode de travail des journalistes français comme le prouvent l’éviction de la tribune de presse, jeudi dernier, de notre confrère Pierre Mailharin et le communiqué surréaliste publié hier « Lettre ouverte à bon entendeur », donnant à croire que le quotidien régional doit 33 000 euros au BO.

http://www.bo-pb.com/bopb/actualites/5b8d5f659a72b900555a5032

Pour en revenir à la Russie, tout Français normalement constitué sait qu’une ambassade constitue un territoire extraterritorial dont on ne doit pas (officiellement) s’occuper. Pour en revenir au rugby, les supporters, toujours prêts à accuser les journalistes de tous les maux, ne savent peut-être pas que la composition d’une tribune de presse relève de la compétence de l’UJSF (Union des Journalistes De Sport en France) et non du bon vouloir d’un président décidé à faire le ménage chez les plumitifs au moindre mot de travers.

https://www.ujsf.fr/

Bisque, Bisque, Basque ! condamne donc fermement cette voie de fait qui constitue une grande première dans le rugby français, particulièrement consternante dans une région réputée pour son hospitalité. Les syndicats de journalistes, mais aussi la Ligue Nationale de Rugby et le ministère des Sports ont été saisis de cet abus de pouvoir, et, même si la démission de la ministre Laura Flessel va probablement retarder les choses, on espère vivement que Monsieur Jean-Baptiste « Il n’est ici question que de rugby, n’est-ce pas ? » et son ami Louis-Vincent seront lourdement sanctionnés, à une époque où un mot de travers peut envoyer au frais pour trois mois en tribune le moindre entraîneur.

Échange de marchandises… et d’amabilités !

Le contrat est limpide : Le BO envoie une facture à Sud Ouest, tandis que Sud Ouest envoie une facture équivalente au Biarritz Olympique. Personne ne doit donc rien à personne.

Le rugby est un sport d’excès et on peut comprendre une réaction mal contrôlée, même si elle reste inexcusable. Parce qu’il est plus vicieux, le communiqué publié hier par le BO est totalement indéfendable et tous les journalistes doivent voler au secours de Sud Ouest. Dans toutes les rédactions de France, à l’exception notable du Canard enchaîné, la rédaction travaille aux côtés d’un service de publicité chargé de vendre des espaces du journal et de négocier des accords et des partenariats. Pour avoir travaillé pendant vingt ans à L’Équipe, je peux certifier que les cloisons sont étanches entre les deux services, chacun étant suffisamment occupé de son côté pour ne pas savoir ce que fait l’autre. Insinuer que les écrits de Pierre Mailharin ou Laurent Zègre peuvent être influencés d’une façon ou d’une autre par une tension entre les états-majors du club de rugby et du quotidien régional est donc une calomnie profondément insultante pour nos deux confrères.

Et laisser entendre que Sud Ouest doit 33 000 euros au Biarritz Olympique est tout aussi approximatif.

Les « échanges marchandises » sont une pratique courante dans les journaux. À L’Équipe par exemple, le comité d’entreprise et donc tous les salariés, bénéficiaient de l’usage d’un magnifique voilier Beneteau ancré au port de Deauville en contrepartie d’un certain nombre de pages de publicités gratuites qui paraissaient dans le quotidien sportif. Mais jamais le journaliste chargé de la rubrique Bateaux ne s’est senti obligé de dire du bien de Beneteau. Cet accord qui en général satisfait les deux parties n’a donc aucune incidence sur le contenu rédactionnel à venir. Contrairement à ce qu’affirment Gave et Aldigé, Sud Ouest ne doit donc strictement rien au BO, comme le prouve le contrat. En échange de publicités en faveur du quotidien régional dans le Stade, le journal annonce les matches et offre aussi de l’espace et de la visibilité au BO dans ses colonnes. C’est du donnant-donnant.

Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé le savent pertinemment, mais salir le travail parfaitement respectable de deux journalistes professionnels et tisonner les haines entre les supporters et les journalistes, pour faire oublier ses propres manquements, c’est tellement tentant…

Manque absolu d’élégance

Staline faisait disparaître sur les photos les membres du comité central qui avaient cessé de plaire. Gave et Aldigé font de même avec les présidents du BO. Après Serge Blanco de 2008 à 2016, puis Nicolas Brusque de 2016 à 2018, arrivent subitement… Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé. Mais où sont passés Benjamin Gufflet et Benoît Raynaud ? Et là, contrairement à la tribune de presse, le duo ne pourra évoquer « le manque de place » puisque par définition, la place est illimitée sur Internet.