Décidément, tout le monde en pince pour Didier Guillaume

Un mail « secret » de Serge Istèque nous apprend que ce sont maintenant les élus abertzale Poueyts et Daguerre qui se désolidarisent de Veunac pour faire du gringue au ministre de l’Agriculture.

Ourdir des plans secrets et se faire gauler comme un débutant à cause d’une simple erreur d’adressage mail ! C’est la mésaventure qui vient d’arriver à notre sémillant Serge Istèque. Le président de l’association des commerçants Biarritz les Halles, mais aussi président de l’Office de commerce et de l’artisanat de Biarritz et président de l’association Biarritz années folles, devrait observer une stricte neutralité politique compte tenu de ses fonctions. On va voir que ce n’est pas tout à fait le cas et qu’il peut légitimement postuler à la présidence des sous-mariniers lanceurs de torpilles.

 En effet, l’homme qui souhaite que la villa Fal devienne une école de mode a visiblement une très haute opinion de Michel Veunac et l’exprime dans un mail signé aussi par Michel Poueyts et Régine Daguerre, Peio Abeberry et Maguy Mirande.

Lundi 25 novembre, Serge Istèque ouvre donc son ordinateur pour envoyer « aux amis politiques susceptibles de nous soutenir dès maintenant » son projet d’appel à la candidature de Didier Guillaume. Mais quand on veut éviter de l’adresser « aux personnes dont les idées sont déjà arrêtées », mieux vaut ne pas s’emmêler la souris dans les adresses mails, ce qui n’a pas été le cas. Après Michel Poueyts qui ne lâche pas d’une semelle Didier Guillaume lors de ses visites à Biarritz, ce nouvel épisode, révélateur de l’amateurisme qui règne actuellement dans la vie politique biarrote nous montre l’état totalement délétère de la majorité municipale.

Mais ça, les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! le savent depuis longtemps. Si Michel Veunac réussit à se faire réélire en mars 2020, ce sera le plus grand hold-up de la Côte basque.

Le texte de Serge Istèque signé par Poueyts et Daguerre

L’orthographe, même si elle peut surprendre (Lemoine au lieu de Lemoyne) a été laissée telle quelle.

Serge Istèque avec Michel Poueyts et Régine Daguerre. (Photo Sud Ouest)

Adixkide Maiteak,

Nous souhaitons vous informer personnellement, avant la presse, que nous sommes signataires de l’appel que vous découvrirez en pièce attachée. Nous vous invitons (voir liste des destinataires) à nous accompagner dans cette démarche et à signer cet appel avec nous !

Pourquoi ?

La manière d’aborder les municipales à Biarritz n’est pas actuellement compatible avec celle de Bayonne, St Jean de Luz ou St Jean Pied de Port.

Chaque ville à son histoire et sa manière singulière, plurielle ou particulière, de gérer, d’administrer et d’organiser la vie d’une commune. Biarritz Autrement, Elkartu, chacun à sa manière avec ses différences, ont prouvé, en son temps, qu’à chaque élection municipale, il y a une nouvelle vague à prendre à Biarritz.

Le principe d’une liste abertzale ouverte avait été adopté en novembre 2018 à l’unanimité des personnes présentes ou représentées à la maison des associations de Biarritz.

Cette démarche n’a pas été suivie par la majorité des 29 personnes présentes à cette réunion. La raison essentielle fait suite à l’annonce, au printemps 2019, dans la presse, sans concertation avec la base, d’un communiqué des responsables politiques de la section locale EH BAI, de la création d’une liste EH BAI abertzale de gauche à Biarritz. Ainsi la liste ouverte désirée par les uns et les autres était morte née ; car annoncer une démarche électorale à Biarritz, apparentée à une organisation politique abertzale degauche devient dans la foulée de la déclaration, un repoussoir pour tous ceux qui ne veulent pas être encartés politiquement. Ne nous trompons pas d’élection ! Nous savons de quoi nous parlons puisque aux départementales de 2015, Régine Daguerre et Serge Isteque étaient les candidats EH BAI BIARRITZ. Si tous les autres RDV électoraux sont politisés, les municipales sont des élections de proximité où le vivre ensemble demeure la première valeur de tout électeur.

Repartir comme en 14 avec Michel Veunac, n’ést plus, aujourd’hui sérieusement et politiquement opportun. Très honnêtement vis-à-vis des électeurs, celui qui veut rester coute que coute 1er magistrat de la ville, 6 ans de plus, n’est plus en capacité de le l’être. Il le dit lui-même puisqu’il a décidé tout seul, de faire appel à Monsieur Lemoine, secrètaire d’Etat, inconnu au Pays Basque, mais reconnu pour ses positions de la droite dure traditionnelle LR. Actif représentant LR aux manifestations pour tous, avec pour leitmotivs : l’IVG le droit de la famille et le respect de l’enfant, la PMA, l’homoparentalité, le mariage pour tous etc.  Michel Veunac lui laisserait sa place au bout de deux ans. Aussi, la démarche dans laquelle nous étions associé à MV en 2014 « Mon parti c’est Biarritz » devient pour 2020 « Mon parti c’est Veunac » pour devenir dans 2 ans « Mon parti c’est Lemoine »

À moins de quatre mois des élections municipales, la ville de Biarritz est plongée dans une grande incertitude politique.

Les Biarrots observent incrédules la multiplication des listes.

Ils constatent qu’elles ne reposent que sur des ambitions personnelles et ne recherchent dès à présent, par de petits arrangements futurs, qu’un accord de second tour pour pouvoir se placer. Tout cela interpelle les Biarrots et donne une image dégradée de notre ville au Pays Basque.

Biarritz a besoin d’autre chose que d’une telle inconséquence et d’un tel émiettement. Aucune des candidatures actuellement déclarée n’est en effet à même de créer le rassemblement nécessaire à Biarritz et attendu par les Biarrots. Leur seul point commun est de faire battre le maire sortant pour prendre sa place.

Les Biarrots exigent que l’on regroupe nos forces pour réfléchir à ce qui fonde la fierté d’être Biarrot, à ce qui constitue l’identité de notre ville, à ce qui lui donne des atouts pour affirmer la place de notre ville au Pays Basque et à l’international. Toutes les politiques sectorielles découleront de cette réflexion préalable et indispensable: la politique du logement et celle des solidarités, la quête d’une réelle exemplarité dans notre rapport à l’océan et à la transition écologique, l’exploration des voies innovantes du tourisme durable, la recherche de nouvelles dynamiques culturelles et sportives afin de renforcer le sentiment de faire cité tout en assurant le rayonnement de notre ville.

C’est dans ce cadre politique précis, que nous, (par ordre alphabétique) Peio Abeberry, Régine Daguerre, Serge Isteque, Maguy Mirande, Michel Poueyts, de sensibilités aberzale ouvertes et d’horizons professionnels différents. Nous sommes rassemblés par la seule volonté de mener des politiques publiques avec du lien permanent Biarritz-Pays Basque dans notre ville et à l’agglomération. Et en même temps faire que l’Euskara soit le ciment de ce lien naturel.

Pour gagner les élections avec une majorité absolue, nous nous rassemblons dés le 1er tour des prochaines élections municipales du 22 mars 2020.

Didier Guillaume vit au Pays le Pays Basque depuis 30 ans. Son épouse a fait une carrière d’enseignante en Soule, à Chéraute. Aujourd’hui, elle la poursuit sur le BAB à Anglet où elle parle le basque.

DG maitrise parfaitement bien tous les tenants et les aboutissants des dossiers biarrots.

Nous voulons d’une gouvernance plus transparente, plus efficace et plus participative. Nous avons besoin d’un maire qui sache gérer en pratiquant une gouvernance éclairée et diriger avec doigté et fermeté une majorité soudée.

Didier GUILLAUME est l’homme de la situation.

Merci de signer l’appel en pièce attachée en nous adressant, par retour de ce courriel, votre accord.

Berriz Milesker, Agur bero eta zintzoena deneri !

Hautagaiak : Régine, Maguy, Serge, Michel eta Peio.