Le pied de nez d’Arostéguy à Aldigé

C’est en tribune… Serge Blanco que le maire de Biarritz a assisté au match d’ouverture contre l’USAP. Récit d’une semaine très tendue.

Manipuler c’est un art et visiblement le président du Biarritz Olympique a encore des progrès à faire, malgré un talent affirmé. En début de semaine, sous le sceau du secret, Jean-Baptiste Aldigé a annoncé à sa garde rapprochée qu’il n’allait pas envoyer d’invitation à Maïder Arostéguy pour le premier match de la saison et qu’il donnait l’ordre à la sécurité de l’empêcher de rentrer si elle s’avisait de venir par l’intermédiaire d’un sponsor. Et dans la foulée il aurait avoué qu’il « en avait plein le cul de Biarritz et qu’avec les Gave, ils allaient se casser ». Un propos à rapprocher d’une interview donnée, le 18 juin dernier au site Le Rugbynistère où Aldigé déclarait tout de go : « J’ai eu le malheur de tomber amoureux d’une jeune fille du Pays basque (…) Je n’avais pas d’appétence pour Biarritz ». Tant d’enthousiasme pour Biarritz, c’est trop !

Évidemment en début de semaine, Aldigé s’est arrangé à répéter ses menaces à suffisamment de monde pour qu’elles reviennent aux oreilles de la mairie qui planche déjà depuis un moment sur le scénario d’un départ brutal des Gave en milieu de saison. Officiellement le motif de la brouille est que la mairie ne va pas assez vite pour réaliser l’aménagement du BO, mais la réalité est beaucoup plus complexe.

Le mail de la discorde

Tout le monde l’évoque, mais personne ne peut certifier son existence. Mais d’après l’enquête de Bisque, Bisque, Basque ! son existence est plus que plausible. Comment expliquer autrement les affronts à répétition que Jean-Baptiste Aldigé fait subir à Maïder Arostéguy depuis peu, alors qu’il était présent à la mairie le soir de son élection et se félicitait ouvertement du succès d’une candidate particulièrement favorable au BO ? Peu après avoir enfilé son écharpe de maire, Maïder Arostéguy aurait écrit un mail à Charles Gave en disant qu’elle souhaitait continuer à travailler avec eux mais qu’elle espérait qu’ils nommeraient à la tête du BO un directeur plus consensuel. Refus catégorique de Charles Gave qui aurait répondu en substance : « C’est Aldigé ou rien ! ». On comprend mieux dès lors pourquoi les relations entre le président du BO et le maire de Biarritz sont devenues polaires.

Une ultime médiation mercredi

(Photo Sud Ouest)

Toujours selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Aldigé, peut-être chapitré par la famille Gave, aurait pris conscience mercredi 2 septembre qu’il est tout de même assez difficile et contraire à tous les usages républicains, même si on est le bad boy du rugby français, de ne pas inviter un maire qui vous subventionne à hauteur d’un million d’euros par an. Ne voulant pas avoir l’air de se dédire, Aldigé aurait alors envoyé à la mairie un émissaire du BO très apprécié de tous. Maïder l’a courtoisement reçu, a écouté ce qu’il avait à dire mais n’a pas changé de point de vue.
Et c’est ainsi que les spectateurs de la tribune Blanco ont eu la surprise de voir jeudi 3 septembre une Maïder toute souriante prendre place au milieu d’eux après avoir acheté comme tout le monde son billet. Une initiative particulièrement astucieuse en matière de communication et une belle façon d’adresser un superbe pied de nez au président du Biarritz Olympique. D’autant plus que le sénateur Max Brisson a fait de même et a sagement pris place au milieu de la foule.

Charles Gave n’est pas venu pour bronzer

Et les surprises de continuer, en cette soirée décidément pas comme les autres, avec la présence inhabituelle de Charles Gave qui n’est certainement pas venu à Biarritz pour le simple plaisir de boire une bière avec Jean-Baptiste Aldigé ou pour parfaire son bronzage. Sans masque et avec le cigare en tribune, le « boss » est visiblement là pour décider si Gavekal, son fonds de pension basé à Hong Kong, doit continuer ou non à soutenir le Biarritz Olympique. En effet, on voit mal comment l’opération d’aménagement d’Aguilera dont rêvent les Gave pourrait être bouclée avant deux ou trois ans. Avec comme seule perspective entre temps de remettre de l’argent au pot chaque saison. En s’imaginant qu’ils pouvaient « dealer » avec Pichet et être les maîtres d’œuvre du réaménagement d’Aguilera, les Gave et Aldigé ont montré qu’ils avaient une connaissance plutôt approximative des institutions françaises. Les reproches qu’ils font maintenant à Maïder Arostéguy de « lambiner » sur ce dossier sont tout aussi infondés car la décision incombe maintenant à l’Agglomération et pas seulement à la Ville et le temps des politiques est beaucoup plus élastique que celui des entrepreneurs.

Serge Blanco ne s’intéresse pas qu’aux cadets du BO

Est-ce un hasard si Maïder Arostéguy a choisi d’acheter une place en tribune Serge Blanco ? Rien n’est moins sûr. En effet, gouverner c’est prévoir et avec une équipe dirigeante aussi peu attachée à Biarritz on peut craindre un départ à tout moment. Sachant que le club appartient à 95% à la famille Gave, on peut même redouter un retrait en pleine saison ce qui entraînerait une relégation administrative du club.

Serge Blanco, qui a repris du service avec les cadets du BO et qui affiche des ambitions électorales à la tête de la FFR aux côtés de Florian Grill, serait redevenu un interlocuteur très privilégié de la mairie et s’agiterait beaucoup pour dénicher des partenaires que le très roboratif Aldigé, avec son caractère impossible, a été incapable de séduire.

Sans compter qu’un certain nombre d’anciens champions de France du BO, accompagnés de partenaires financiers intéressants, pourraient eux aussi venir se mêler à la partie et offrir une autre alternative plausible.

Tous les amoureux du rugby et du BO l’auront compris : entre la menace du Covid et les rodomontades de l’agitateur permanent Aldigé, la saison 2020-2021 va nous réserver bien des surprises extra-sportives avec ce nouveau feuilleton intitulé « Aguilera, ton univers impitoyable ».

 

C’est vraiment Jean-Bassine Aldigé

Malgré la présence du maire, le président du BO a multiplié les dérapages verbaux pendant la présentation des joueurs et découragé les supporters par son inaptitude à se comporter en président.

Aldigé ne sait décidément vivre que dans le conflit et l’outrance verbale.

Lors de sa modeste carrière – une sélection avec Hong Kong, match interrompu au bout de quinze minutes -, Jean-Baptiste Aldigé faisait partie de ces rugbymen de l’arrière censés jouer du piano contrairement aux « mules » du pack. Nul doute en revanche depuis qu’il est président du BO qu’il est devenu déménageur de pianos et qu’il est aussi près de « l’intelligence situationnelle » des rugbymen si chère à Pierre Villepreux que Strasbourg l’est de Biarritz.

Depuis quelques temps, l’horizon s’éclaircissait sérieusement pour le BO, avec une nouvelle élue de loin la plus favorable aux couleurs rouge et blanc de tous les candidats. Mais le si peu président du BO, lors de la présentation des joueurs à Aguilera, a encore fait des siennes en multipliant les dérapages verbaux et les approximations, tandis que Maïder Arostéguy avait du mal à cacher son agacement.

Ceux qui n’étaient pas invités, c’est-à-dire la presse et la quasi-totalité de la population terrestre, ont donc pu suivre cette présentation grâce à un Facebook live de Pour tous ceux qui aiment le BO (https://www.facebook.com/groups/SupportersBiarrots) et découvrir Aldigé dans ses œuvres interprétant « Massacre à la tronçonneuse ».

Etchegaray, la presse locale, les politiques, l’Aviron bayonnais, tout le monde en a pris pour son grade et de quelle façon !

La vidéo complète n’est malheureusement plus disponible sur le compte Facebook de Tous ceux qui aiment le BO, peut-être à cause de la plainte déposée par Jean-René Etchegaray dès le lendemain. Mais fort heureusement le site parodique de Jean-Patriste Affligé sur Twitter a fait un travail formidable en découpant le discours présidentiel en 15 épisodes pour montrer à quel point les propos tenus par l’actuel président relèvent du suicide social absolu. (https://twitter.com/jpafflige).

Un divan, vite !

L’un des 15 points mis en valeur par le compte parodique Jean-Patriste Affligé.

Bisque, Bisque, Basque ! regrette beaucoup de ne pas avoir un divan à disposition dans sa salle de rédaction pour que le président puisse s’allonger et s’expliquer. Quel est l’intérêt, quand on sait que l’aménagement du plateau d’Aguilera dépend en grande partie de l’Agglomération, de prendre frontalement le président Jean-René Etchegaray et de l’accuser de magouilles avec le groupe Etxart ? Quel est l’intérêt de mettre mal à l’aise Maïder Arostéguy qui souhaite sincèrement aider le BO ? Quel est l’intérêt de provoquer la presse en annonçant qu’elle ne sera pas invitée pour les matches amicaux, alors que le BO est un club complètement inscrit dans le paysage local et qu’un président, au lieu de rechercher le conflit permanent, doit arrondir les angles comme le faisait si bien le regretté président Martin ?

En tant que passionnés de rugby, nous avons tous connu des joueurs qui face à un boulevard préféraient mettre le ballon sous le bras et percuter un adversaire au grand désespoir des coéquipiers. Jean-Baptiste Aldigé n’a rien d’une mule. C’est un garçon intelligent et qui aime le rugby, mais ses pressions permanentes sur les élus, sa gestion par le conflit, son incapacité à endosser le costume de président, à l’évidence bien trop grand pour lui, commencent à poser un énorme problème.

L’homme répète à qui veut l’entendre qu’il « s’emmerde au Pays Basque ». Nous ne saurions trop lui conseiller de mettre ses actions en cohérence avec ses propos.

Sud Ouest du 12 août.

Arostéguy remet la mairie au centre du terrain

Voilà deux sacrés chiens de chasse dont les réflexes n’ont visiblement pas été émoussés par le confinement, tout comme François Berland pour Mediabask ! Dès le mardi matin à 9 heures, Pierre Mailharin et Laurent Zègre de Sud Ouest sont présents dans le bureau du maire. Contrairement à son prédécesseur, Maïder Arostéguy affirme avec force que c’est la mairie et uniquement la mairie qui pilotera le dossier : « Le boss, c’est moi ! ». Et une fessée bien méritée pour Aldigé !

Trois considérations seront prises en compte : la nécessité de construire des logements sociaux, la sauvegarde de la clinique Aguilera qui pourrait quitter Biarritz, la pérennisation du BO. Même si Serge Blanco se montre très acharné du téléphone actuellement pour tenter de revenir dans le jeu, même si l’opposition a trouvé les propos du maire parfois un peu hésitants, on ne peut que se réjouir de cette volonté de Maïder Arostéguy de consulter les riverains sur le sujet (Un referendum citoyen demandant leur avis à l’ensemble des Biarrots serait encore mieux !) et surtout de rester maîtresse du jeu. Enfin la mairie retrouve la place qu’elle n’aurait jamais dû céder !

 

 

Les appliqués, les fumistes et le gros lourd

Ce deuxième conseil municipal sur le budget a donné lieu à des échanges fructueux. Malgré certaines absences discutables et un Destizon décidé à faire son intéressant.

À l’aise et maîtrisant ses dossiers, Maïder Arostéguy a su créer une ambiance de dialogues et d’écoute réciproque.

Ôtez-moi d’un doute pour le cas où Alzheimer aurait fait une visite impromptue : la liste conduite au printemps par Nathalie Motsch s’appelait bien, avec une immodestie certaine, « Biarritz en a besoin » et non « Biarritz par-dessus la jambe » ? Hier soir, lors d’un conseil municipal de très belle tenue qui nous ferait presque oublier les errances et autres approximations de Mimi-la-Malice et ses troupes, il y avait de quoi avoir mal au ventre pour tous les gens de qualité qui étaient présents sur la liste de « Calamity Nathalie », en constatant que pour la deuxième fois consécutive leur championne avait donné son pouvoir à Sébastien Carrère et joué les filles de l’air. Comme aurait dit Chevènement, « Un élu, ça fait le job ou ça démissionne ».

Agacement similaire en ce qui concerne le Monsieur météo de TF1, Louis Bodin, absent pour la deuxième fois en deux conseils municipaux. Même si son cas est moins grave que celui de Nathalie Motsch, puisque simple godillot de la majorité, il est exaspérant de constater que les Biarrots crient au « parachuté » quand un ministre envisage d’être candidat dans une ville qu’il pratique depuis trente ans, mais sont en émoi comme des midinettes lors de leur premier bal en voyant le « grand nom parisien » qui va embellir l’affiche, alors que tout le monde sait qu’il sera trop pris par ses activités professionnelles pour consacrer du temps à Biarritz. Et quand je m’étonne sur Twitter de son absence, son beau-père Jean-Bernard Pinatel sort le fusil mitrailleur : « Il apporte son expérience et son conseil à l’adjoint à l’environnement. À l’heure du travail à distance, c’est tout à fait amusant de voir ce genre de réflexion ». Drapeau blanc, Jean-Bernard, mais que je sache le poste de conseiller municipal en télétravail n’a pas encore été prévu par la Constitution.  Et il n’est pas obligatoire d’occuper un mandat pour aider une ville.

Chazouillères explique au lieu de pérorer

Édouard Chazouillères s’est montré plutôt pédagogue et intéressant, mais visiblement certains préfèrent lire le journal.

Mais revenons plutôt aux bons élèves de cette rentrée au lieu de nous intéresser aux fumistes. Tous ceux qui passent actuellement leurs après-midis à la plage confirmeront sans doute une rumeur venue du personnel de la mairie : ce ne sont pas les coups de soleil qui gênent beaucoup Maïder Arostéguy et sa majorité. De mémoire de fonctionnaire territorial, il y a longtemps que l’on n’avait vu une équipe se mettre au travail avec une telle ardeur et impliquer autant les services qui sont globalement ravis de ce bol d’air frais. Bisque, Bisque, Basque ! se gardera bien de toute conclusion anticipée, les bonnes résolutions de la rentrée s’étiolant parfois au cours d’un mandat, mais il est évident que pour rectifier en trois semaines, compte-tenu du Covid, les orientations budgétaires il a fallu que les élus et les services se mobilisent sacrément.

Au lieu des péroraisons autosatisfaites de Guy Lafite et des sentences aussi creuses que définitives de Michel Veunac, nous avons eu droit de la part du maire, d’Adrien Boudousse son premier adjoint, et surtout du « ministre des Finances » Édouard Chazouillères à des explications limpides sur le budget avec des chiffres projetés permettant à chacun de suivre précisément les points évoqués. De la pédagogie à la place de l’enfumage permanent, on va finir par croire que le Dieu de la démocratie et du respect de la vie publique est enfin venu faire un tour à Biarritz !

Et même sentiment de clarté et de connaissance des dossiers lorsque les adjoints, que ce soit Michel Laborde, Richard Tardits, Maud Cascino, Anne Pinatel ou Nicolas Martinez ont pris la parole. Ce conseil dure 3 h 21, mais il mérite vraiment d’être écouté de bout en bout et de sacrifier une séance de bronzette, tant les échanges sont passionnants. Vous y apprendrez entre autres comment le Covid a coûté 4 millions d’euros à la Ville, pourquoi il y a cette année 20% de véhicules automobiles en plus et aurez la confirmation que la danse et le rugby touchent tous les deux annuellement plus d’un million d’euros par an d’argent public.

https://www.youtube.com/watch?v=NN3ZC0Y6WZs

Une opposition constructive et intéressante

D’autant que l’opposition a su se montrer à la hauteur et profiter de la volonté de dialogue, très perceptible lors de ce conseil, pour poser beaucoup de questions intelligentes. Les sept opposants présents ont pris la parole à un moment ou l’autre de la soirée, démontrant souvent une autre vision de l’avenir de la ville mais faisant toujours preuve d’une courtoisie républicaine de bon aloi dans leurs interrogations.

Jean-Baptiste Dussaussois Larralde a fait remarquer que « 92 000 euros seulement pour l’amélioration des eaux de baignade » c’était fort peu, Lysiann Brao s’est interrogée sur les modalités d’attribution de la prime post-Covid, Corine Martineau a défendu une association comme « Équilibre », Brice Morin évoqué son poste de salarié de l’Atabal pour ne pas voter certaines délibérations susceptibles d’entraîner un conflit d’intérêts et Sébastien Carrère demandé des précisions sur le mode de calcul des droits de mutation. À chaque fois, les réponses de la majorité ont été précises et détaillées.

D’habitude, c’est la majorité qui veut augmenter les impôts quand l’opposition se récrie. Le plus surprenant de tous les opposants est donc Guillaume Barucq qui se retrouve à prôner une fiscalité beaucoup plus dure pour les résidents secondaires, ce qui est plutôt inhabituel, même si idéologiquement parlant le docteur à catogan est cohérent avec ses annonces de campagne.

Un vote qui marquera une première lézarde dans l’opposition puisque le « centriste-équilibriste » Barucq votera contre, tout comme Brice Morin et Lysiann Brao, tandis que Corine Martineau et Jean-Baptiste Dussaussois Larralde se rangeront aux côtés de la majorité. Le signe avant-coureur d’un éclatement idéologique de ce groupe d’opposition ?

Un comique malgré lui

« Survivor », l’élu qui ne doit sa place qu’à deux défections, s’est montré insupportable toute la soirée.

On le sait dans tout rassemblement, il y a toujours un gros lourd qui en fait des tonnes et ne comprend rien à l’ambiance générale. À sa place, compte tenu du cinglant échec électoral subi, on raserait les murs, puisque cet élu ne doit son fauteuil d’opposant qu’aux défections successives de Jean-Benoît Saint-Cricq et Jocelyne Castaignède, mais Patrick Destizon n’est pas du genre à se contenter de s’empiffrer gratuitement des petits fours offerts par la Socomix où Maïder Arostéguy lui a laissé un strapontin par charité. Décidé à jouer l’intellectuel de service et à peu près aussi convaincant dans ce rôle que Gérard Larcher briguant un poste de danseur étoile pour les ballets Malandain, l’inénarrable Patriiiiick se lance dans une interminable apologie de la mandature précédente qui ne convainc que lui. Et comme la lumière braquée sur lui s’est éteinte beaucoup trop vite à son goût, il remet le couvert en fin de conseil avec une tirade sur le recrutement d’un cabinet qui va coûter « annuellement 250 000 euros par an ». Notre économiste oublie juste de préciser combien l’absence de cabinet et des compétences qui y sont rattachées a coûté à la Ville lors de la dernière mandature avec les bourdes en série qui auront caractérisé la mandature Veunac, malgré la présence de l’immense adjoint aux travaux qu’il était. Avant que Maïder Arostéguy ne sorte ses griffes pour la seule fois de la soirée en évoquant le recrutement lors du mandat précédent d’Olivier Lépine, « conseiller spécial de Michel Veunac » payé par les contribuables biarrots. Petit élève fessé en public, Patrick Destizon boudera sur sa chaise et arrêtera immédiatement ses attaques.

Et, un peu comme un ivrogne repenti qui garde dans son salon une photo de lui allongé dans le caniveau datant de ses bitures passées, on se dit que finalement c’est peut-être une grande chance pour la vie politique d’avoir au sein du conseil municipal un personnage comme Patrick Destizon : il incarne l’arrivisme, la duplicité et tout ce qu’on déteste dans la politique et rend sympathique ce grand bol d’air frais qui nous arrive avec tous ces nouveaux visages de la majorité et de l’opposition.

Un accord Arostéguy-Etchegaray à propos de Motsch ?

L’information n’est pas encore officielle, mais elle fait déjà beaucoup parler au sein de l’Agglo Pays basque où Biarritz avait perdu une grande part de son crédit grâce à son éblouissant ex-maire. Solidarité UDI oblige, Jean-René Etchegaray souhaiterait garder Nathalie Motsch à la tête de l’AUDAP (Agence d’Urbanisme Atlantique-Pyrénées) où aux dires de tous, elle a effectué un très bon boulot. Il a donc approché par téléphone Maïder Arostéguy pour savoir si cette nomination poserait problème. Apparemment, Maïder Arostéguy aurait fait preuve de sens politique en acceptant le deal. Un deal qui n’interdirait pas à Nathalie Motsch d’honorer de sa présence, au moins une fois avant 2026, le conseil municipal où elle a été élue.

Plutôt bluffante

Maïder Arostéguy a fait preuve de beaucoup d’autorité, et aussi de malice, pour conduire son premier conseil municipal.

La première magistrate a joué sa partition avec beaucoup d’aisance.

Les vieux Biarrots qui ont connu Maïder Arostéguy enfant – on l’imagine très bien petite fille espiègle et pétulante comme elle le laisse encore paraître quand elle oublie de se contrôler – ont dû se frotter les yeux à plusieurs reprises en regardant leur nouvelle maire mener son premier conseil municipal avec la maestria d’un vieux briscard de la politique et se dire : « Elle a parcouru un sacré chemin, la petite ! ». Sans vouloir entacher en quoi que ce soit l’image de la nouvelle élue, il fallait une sacrée imagination en 2008, lorsque la timide Maïder faisait ses premiers pas en politique aux côtés de Destizon et Saint-Cricq, pour voir en elle une future maire. Ses proches affirment que dès 2009, Maïder Arostéguy annonçait qu’elle serait un jour maire de sa ville. Démonstration qu’en politique, il faut une volonté hors du commun alliée à d’heureux concours de circonstance pour réussir.

Tout avait pourtant commencé, le vendredi 3 juillet, lors de l’élection du maire au casino Bellevue, par une petite faute de goût de son équipe. L’une des deux salles qui prolonge la rotonde avait été « privatisée » par les proches de la candidate. Compte-tenu de la taille des salles, chaque citoyen avait pu trouver une place respectant la distanciation sociale et l’on peut comprendre le désir d’une équipe, en campagne depuis deux ans, d’applaudir leur championne, mais le signal envoyé n’était pas très heureux : le jour où l’on revêt l’écharpe tricolore, on ne peut pas adresser un message subliminal à ses concitoyens en leur disant qu’il y aura une salle pour le tout-venant et une autre pour les proches, la stricte égalité devant prévaloir. Hervé Boissier avait dénoncé cet état de fait avec vigueur et il avait raison.

Motsch et Martineau absentes

Vendredi 10 juillet, à l’occasion du premier conseil municipal présidé par notre nouvelle maire, c’est l’opposition qui à son tour a commis une grosse faute de goût. Si dans les rangs de la majorité Louis Bodin, retenu à Paris pour cause de préparatifs du 14 juillet, avait donné procuration à Anne Pinatel, deux figures majeures de l’opposition avaient elles aussi laissé un pouvoir. Nathalie Motsch à son colistier Sébastien Carrère, et Corine Martineau à Guillaume Barucq. Le législateur a prévu ce cas d’espèce, mais la moindre des choses était une explication publique à ces défections. Il arrive à des gens très bien d’être malades ou d’avoir un souci familial, mais, venant de deux figures importantes de l’opposition, qui ont clamé pendant des mois que Biarritz avait besoin d’elles, on espère que c’est n’est pas un simple motif de convenance personnelle ou un désir de vacances qui est à l’origine de ces deux curieuses absences. Le spectateur en restera pour ses frais et n’aura pas le moindre éclaircissement, ce qui est bien dommage.

Une véritable place faite à l’opposition

Toujours courtois, Guillaume Barucq va sans doute lui aussi profondément contribuer à modifier en tant qu’opposant la teneur des débats municipaux.

Surviennent ensuite les classiques figures de style lors d’un premier conseil municipal comme les émoluments de chacun et la distribution des rôles. Avec beaucoup d’habileté, Maïder Arostéguy annonce qu’elle a diminué de 6% son indemnité par rapport à Michel Veunac (un goinfre de première, celui-là !) afin de pouvoir redistribuer la somme à ses adjoints. Divisé par 13, la bonification doit à peu près correspondre au prix d’un paquet de Carambar pour chacun, mais le geste est là.

Très à l’aise, présentation power-point à l’appui, Maïder Arostéguy détaille ensuite le rôle de chacun de ses treize adjoints, de ses huit conseillers délégués et des subdélégués de sa majorité. Avec la courtoisie qui le caractérise, Guillaume Barucq évoque ensuite les « droits de l’opposition » et les demandes qu’il formule comme un bureau à la mairie pour pouvoir réunir son groupe. Arostéguy s’attendait visiblement à cette question et annonce que dès le prochain conseil tout sera réglé, décochant au passage une flèche à Borotra et Veunac : « Vous aurez une visite guidée de la mairie comme je ne l’ai pas eu quand je suis arrivée dans l’opposition et vous rencontrerez tout le personnel communal ».

Puis comme un magicien sortant un lapin de son chapeau « Magic Maïder » va même plus loin dans ses propositions à l’opposition : « Il est logique que l’opposition préside une commission. On pourrait vous confier les Finances, mais compte-tenu de votre parcours, nous vous proposerons la présidence de la commission environnement » Sourire de Guillaume Barucq, qui va vite se rembrunir, suite à une « espièglerie » fort calculée de Maïder : « Je ne veux pas me mêler de la vie de votre groupe, mais je verrai très bien à la tête de cette commission Monsieur Dussaussois Larralde » (Ce colistier de Guillaume Barucq est ingénieur eau et environnement ) Gueule du médecin à catogan qui ne pipe mot et réalise que le maire est en train de mettre le bazar dans son propre groupe en lui créant un rival.

Mais, on le sait d’expérience, lorsqu’on participe à un dîner, les engueulades ont rarement lieu à l’apéritif. Maïder maîtrise visiblement son sujet et amène un ton enjoué qui rend très agréable ce conseil « fluide, apaisé et constructif » selon les mots de la première élue.

Un cabinet musclé s’impose

Sébastien Carrère, en l’absence de Nathalie Motsch, est intervenu sur la composition du futur cabinet du maire.

La seule tension perceptible de la part de l’opposition se produira au moment du vote pour la création d’un cabinet un peu « armé », avec le recrutement d’un chef de cabinet, d’un directeur de cabinet et d’un chargé de mission, « un outil qui n’existait pas ou si peu auparavant ». On s’en souvient, Michel Veunac, à force de piquer les dossiers et de ne dire à personne ce qu’il faisait, avait réussi à dégoûter son propre chef de cabinet qui avait démissionné. On connait la suite et le désastre de la fin de mandat.

Pas encore tout à fait à l’aise dans l’exercice, l’opposant Sébastien Carrère se demande si ces créations de poste sont « justifiées », tandis que Lysiann Brao s’étonne du coût que va impliquer un tel recrutement.

Maïder Arostéguy réplique que « pour être performant, il faut une structure et des ressources humaines » et il semble difficile de lui donner tort, tant la complexité des dossiers à traiter dans une ville comme Biarritz nécessite une interface solide entre les élus et les services.  L’argument du coût que cela entraînera semble tiré par les cheveux, quand les erreurs faites par une mairie mal dirigée se chiffrent vite en milliers d’euros. La mandature précédente est là pour nous le rappeler.

Figures imposées et figures libres

Ce conseil municipal rondement mené se termine sur une note souriante puisque Maïder Arostéguy propose à tous les Biarrots un pique-nique républicain au Lac Marion à l’occasion du 14 juillet où à la fin des agapes « tous les élus nettoieront le site pour qu’il soit propre », avant d’annoncer que le prochain conseil municipal se tiendra le 29 juillet et sera consacré au vote du budget qui avait été retardé pour cause de Covid.

Et il sera intéressant de voir si Maïder Arostéguy réussit à manifester la même fermeté souriante lors de ce conseil où les enjeux seront d’importance. Les patineurs le savent : c’est une chose de réussir les figures imposées que l’on a répété à l’envi, et une toute autre chose de réussir les figures libres. La nouvelle maire a plutôt bien passé la première épreuve. Reste à savoir maintenant si le côté « sympathique gaffeuse » de Maïder ne va pas ressurgir si elle est un peu chahutée par l’opposition et obligée de sortir du fil conducteur manifestement très élaboré qu’elle avait préparé hier soir.

Bisque, Bisque, Basque ! qui souhaite le meilleur pour sa ville va suivre tout cela avec beaucoup d’intérêt et se fera un plaisir de vous le conter à sa façon.

 

À RETENIR :

https://www.youtube.com/watch?v=gezYdfAJh7U

Ce conseil dure 82’ et mérite d’être écouté de bout en bout pour découvrir les nouveaux protagonistes du théâtre municipal et le « style » que cherche à imposer Maïder Arostéguy.

Si vous n’avez pas le temps, vous pouvez toujours jeter un œil sur le « trombinoscope » des élus, publié sur le site de la mairie.

https://ville.biarritz.fr/annuaires/annuaire-des-elus-330.html

 

Des soucis pour Bisque, Bisque, Basque!

Vouloir faire dialoguer un journaliste charentais avec un robot californien pour tenter de réparer le site devenu inaccessible, c’est comme demander à un joueur de badminton et à un rugbyman professionnel de trouver les points communs de leurs deux sports. Heureusement, Aitana design, la femme qui sait apprivoiser les robots et les soumettre à sa volonté a pu solutionner le problème. Il était temps, car vous avez été plusieurs centaines à m’envoyer des messages pour déplorer de ne pouvoir lire cet article. Espérons maintenant qu’il n’y aura plus d’incident technique pour toute la future mandature de Maïder Arostéguy, car il serait bien étonnant que BBB ne trouve rien à dire. 

 

 

 

 

Que la volonté des Biarrots soit faite…

Maïder Arostéguy doit sa belle victoire au fait de plaire beaucoup à ses concitoyens mais aussi et surtout à une stratégie très efficace.

Maïder Arostéguy peut avoir le sourire. Elle a joué la partie à la perfection.

Tous les « voileux » ayant disputé une régate savent bien que le choix du plus court chemin d’une bouée à une autre est la meilleure solution pour être distancé. En voile, comme en politique, il faut savoir jouer avec les courants, le gros temps et les dépressions, cacher à ses adversaires le plus longtemps possible la route choisie et à un moment ne plus barguigner, border les voiles et foncer. Même si aux yeux de pratiquement tous les électeurs interrogés, Maïder Arostéguy faisait figure d’évidente favorite, les étranges incertitudes de cet entre-deux tours de quinze semaines, conjuguées à la combativité retrouvée de l’amiral Motsch, aux errances du matelot Barucq et aux jurons du capitaine Saint-Cricq, repêchant Castaignède, Destizon et Vial pour former un improbable équipage, ne pouvaient pas laisser imaginer que la navigatrice en eaux claires Arostéguy allait remporter aussi haut la main l’épreuve.

À l’image de Florence Arthaud, surnommée « La petite fiancée de l’Atlantique » après sa victoire en solitaire sur la Route du Rhum 1990, Biarritz va connaître sa première femme maire de son histoire. Et si, incontestablement, « La petite fiancée de la Côte des Basques » jouissait auprès des Biarrots d’une cote d’amour bien supérieure à ses adversaires, c’est surtout grâce à deux manœuvres tactiques d’une grande audace qu’elle a emporté aussi nettement cette traversée électorale au long cours.

Il fallait partir avant le G7 !

Alors que tous les candidats réels ou supposés (on en a compté jusqu’à dix quelques mois avant le premier tour) disposaient des mêmes cartes de météo marine, Arostéguy est la seule à avoir perçu l’avis de gros temps qu’allait entraîner le G7, en août 2019. Fort sagement, Maïder flanquée de son imposante flottille de soutiens, a pris le large dès juin 2019, multipliant dès cette époque les réunions publiques et les rassemblements. Tous les autres équipages ont préféré attendre sagement au Port-vieux la fin du grand raout mondial avant de se lancer à leur tour dans la course. C’était compter sans les remarquables « empêcheurs de régater en rond » qu’ont pu être Veunac courant après l’investiture du sponsor LaRem, mais aussi Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne, grands champions du hissage de grande voile ministérielle et du captage de la lumière des projecteurs. De septembre à décembre 2019, ils ont rendu invisibles toutes les petites armadas qui s’élançaient à leur tour, donnant le sentiment aux Biarrots, même si ce n’était pas tout à fait la réalité que seule Arostéguy avait consciencieusement ratissé le plan d’eau où s’ébattent les Biarrots.

Il fallait écouter les Biarrots !

Et puis il y a eu ce fameux soir du premier tour dans le climat anxiogène que l’on connait, le Premier ministre annonçant que tous les marins allaient devoir rentrer au port et vivre calfeutrés pendant plusieurs semaines. Heureusement, avant de fermer les écoutilles pour un bon bout de temps, une divine nouvelle a permis aux Biarrots de dissiper l’anxiété. L’indéboulonnable Mimi-la-Malice, le redoutable flibustier que tout le monde redoutait de voir repartir pour six ans de navigation en eaux troubles, arrivait en cinquième position avec seulement 12,22% des suffrages. Aucun capitaine de bateau porteur d’une écharpe tricolore n’avait subi en France un désaveu semblable à celui-là !

Mais si les deux candidates Arostéguy et Motsch ont bien lu le vote des Biarrots et leur refus des pratiques d’antan, les deux candidats qui se sont maintenus, à force de louvoyer et de multiplier les manœuvres hasardeuses, ont fini par se prendre la bôme de leur voilier en pleine poire et démontré qu’il était grand temps qu’une femme prenne la barre.

– C’est Jean-Benoît Saint-Cricq qui à 20 heures pétantes, le 15 mars au soir, annonce à grand fracas qu’il se rallie à Maïder Arostéguy. Avant de se dédire et de repêcher ces élus de la liste Veunac dont plus personne ne veut entendre parler comme Jocelyne Castaignède, Louis Vial, ou Patrick Destizon. Résultat, alors qu’il aurait dû bénéficier d’une partie de l’électorat Veunac, l’avocat biarrot réussit à perdre 1,85% de son propre électorat (8,74% contre 10,59% au premier tour). Il va désormais devoir écoper seul de son équipe au conseil municipal pour venir à bout des voies d’eau. À moins que lassé de ses échecs successifs – il entame son quatrième mandat d’opposant pas toujours très… opposant depuis 2018 ! – il ne laisse sa place à un de ses colistiers peu regardant comme le naufragé Patrick Destizon qui, après avoir trahi Saint-Cricq en 2008, est venu se réfugier dans ses bras en 2020.

Barucq ne pèse pas lourd vraiment pas lourd

– C’est Guillaume Barucq, le catogan le plus médiatique de la télévision française, qui oublieux du vote des Biarrots, refuse de composer un équipage hauturier de haute volée avec Nathalie Motsch et Brice Morin, pour tenter de faire une petite place à ses copains de la liste Veunac. Résultat, alors qu’une vague verte déferle sur la France, alors que son alliance improbable avec EHVS lui assurait un socle théorique de voix de 28,56% (16,22 % pour sa liste, 12,34% pour EHVS) sans compter tous ceux qui avaient décidé de voter « utile » au second tour, le rafiot du docteur surfeur a sérieusement pris l’eau et fini à 2,26% en dessous de son socle théorique avec 26,30% des suffrages. Pour quelqu’un qui voulait voir ce qu’il pesait, la réponse est claire : pas lourd, vraiment pas lourd. Et ce ne sont pas les vociférations et insultes de ses supporters sur la radio de bord ou plutôt sur les réseaux sociaux qui y changeront quelque chose !

– Reste le cas de Nathalie Motsch qui a multiplié les avaries pendant cette Transatlantique électorale. Se faire lâcher par Barucq à quelques jours du deuxième tour, alors que la composition de l’équipage était actée depuis le 15 mars, c’est comme déchirer sa grand-voile à quelques milles nautiques de la bouée d’arrivée. Rajoutez à cela une communication hasardeuse comme cette leçon de surf prise en vidéo et publiée sur sa page Facebook à trois jours de l’échéance finale et vous comprendrez pourquoi la candidate n’a progressé que de 0,5% par rapport à son socle initial. Mais Nathalie Motsch reste Nathalie Motsch : solide, courageuse, « Calamity Nathalie » a le potentiel pour devenir un grand maire de cette ville. À elle de nous le prouver désormais pendant les six ans à venir.

En sport, comme en politique, on ne retient de la compétition que le vainqueur. Surtout quand il s’est imposé aussi facilement. Maïder Arostéguy a promis une « gouvernance apaisée », sans les « tripatouillages » du passé et avec une véritable « écoute » des Biarrots. Et c’était ce que les Biarrots voulaient entendre. Ce matin, sur France Bleu Pays basque, elle a évoqué la possibilité d’organiser un referendum sur deux questions majeures qui préoccupent les Biarrots, l’avenir de L’Hôtel du Palais, et une réorientation possible de la Cité de l’Océan. Si ces promesses sont tenues, on ne peut que saluer une telle initiative qui permet ensuite au maire de gouverner sereinement en respectant la volonté de la majorité. C’est donc avec curiosité et bienveillance que Bisque, Bisque, Basque ! observera les premiers pas de cette nouvelle édile qui nous promet que la navigation va être paisible les six prochaines années, un souhait partagé par tous les Biarrots … Quitte à redevenir Bisque, Bisque, Basque ! plus ironique et incisif en cas de coup de tabac ou de manquement aux règles de la vie publique.

En attendant, bon vent, Maïder et que la croisière soit belle !

Niaiseries biarrotes

Cabotinages, minauderies, flagorneries… Ce dernier conseil municipal a été à l’image de toute la mandature Veunac : consternant !

Tous ceux qui ont travaillé en entreprise se sont retrouvés un jour ou l’autre invités au pot de départ en retraite d’un collègue unanimement décrié. Les circonstances et l’alcool aidant, on dit publiquement du bien du partant, et le salopard qui a pourri la vie des autres salariés pendant des décennies, rentre chez lui ragaillardi : « Finalement, tout le monde m’aimait bien dans cette entreprise ».

Dans la grande salle du Bellevue, où se tenait le dernier conseil municipal de la mandature Veunac, les rares spectateurs présents ont eu droit à une soirée verbeuse, minaudière et hypocrite digne de la cérémonie de remise des César, où l’essentiel, l’après-Covid, a été oublié au profit de l’anecdotique et des auto-célébrations les plus pathétiques.

https://www.youtube.com/watch?v=F7ZaCohiDiY

Nous vous conseillons donc d’éviter à tout prix les 3 h 15 de ce débat, incarnation du pire en politique. Pour preuve, trois des quatre candidats ont poussé le mauvais goût jusqu’à féliciter le retraité du jour accessoirement maire, qui n’en croyait pas ses oreilles et se tortillait d’aise sur sa chaise. Seule Maïder Arostéguy, a eu le bon goût de se taire et de rester dans son rôle d’opposante.

Tout avait pourtant bien commencé avec une Nathalie Motsch refusant de signer le procès-verbal du conseil précédent, car l’estimant insincère puisque Veunac a déjà dépensé 240 000 euros en consultation d’architectes, pour un centre de formation du BO, alors qu’il avait annoncé le 12 février dernier que le vote était « purement consultatif », et un François Amigorena, incisif comme à l’accoutumée, s’étonnant qu’en ces temps de crise on alloue sans se poser de questions 500 000 euros de frais de communication au BO et 1,1 million d’euros seulement pour la relance du commerce biarrot.

À la trappe, les « muets du sérail »

Mais les sujets de fond n’intéressaient visiblement personne, hier soir. Les « muets du sérail », comme Bonnamy, Ortiz, Haye et bien d’autres que l’on n’a presque jamais entendus pendant six ans, étant décidés à offrir aux Biarrots qui n’en demandaient pas tant, une intervention impérissable et hors de propos avant de passer définitivement à la trappe de la vie politique.

Et les candidats du deuxième tour, tout en se livrant à un marquage à la culotte sans pitié, sous couvert de parler de Biarritz, de se laisser aller, lors de ce pot de retraite, à des excès verbaux dont nous nous serions bien passés. Volonté de ratisser large ou attendrissement qui n’était pas de mise ? C’est Barucq qui déclame « Je resterai fier d’avoir servi Biarritz à vos côtés », Nathalie Motsch, qui a un mot aimable pour Veunac, ou Saint-Cricq qui en fait des tonnes en s’adressant à Guy Lafite : « Vous avez magnifiquement redressé les finances de la Ville. Ne faites pas le modeste. C’est un opposant qui vous le dit » Et dire que Jean-Benoît Saint-Cricq a été dans une vie antérieure un opposant respectable… Qui osera faire remarquer qu’il est très facile de présenter un budget en équilibre quand on a planqué les dettes sous le tapis et refilé à la Socomix un emprunt sur les travaux de l’Hôtel du Palais ?

Et comme la pantalonnade s’éternise, comme Veunac sent que ceux qui lui crachent habituellement à la gueule quand il a le dos tourné, sont décidés ce soir à le caresser dans le sens du poil, il ose même pour résumer son bilan une de ces phrases creuses dont il a le secret : « Il semble que les résultats sont là ! » 

Bisque, Bisque, Basque ! qui adore jouer les rabat-joie rappellera donc que pas un maire sortant d’une ville de plus de vingt mille habitants n’a fait au premier tour un aussi mauvais score que notre Mimi-la-Malice et n’aura qu’un mot :

Au revoir, petit maire !

Mauvais exemple

Plusieurs élus, dont Édouard Chazouillères, ont déploré la mauvaise image donnée par Biarritz à la suite du reportage diffusé dimanche soir sur TF 1, où l’on voit le patron d’un célèbre établissement de la ville faire la bise à ses clients avec son masque. Et comme si cela ne suffisait pas, le fils de ce patron a passé une vidéo où, au volant de sa voiture, il se moque du « 4×4 » d’un malheureux SDF poussant son chariot de supermarché. Indignation sur les réseaux sociaux, retrait gêné de la vidéo et excellent dessin de Victor-la-Licorne pour dénoncer ce fait peu glorieux

https://www.facebook.com/VictorLaLicorne/

https://www.mediabask.eus/fr/info_mbsk/20200612/biarritz-la-video-d-un-serveur-de-bar-moquant-un-sans-abri-enflamme-la-toile?fbclid=IwAR0rHJkoEiTF4WEW5-BWZma4DE2kz524bUDIBH3m4N2J9PwDqwXA6oTB6Mk

Les vertus du ménage à trois

En refusant une alliance logique qui rassurait les électeurs, Guillaume Barucq a sans doute compromis ses chances de devenir maire de Biarritz.

Ces temps-ci, que ce soit devant les caméras de France 3 ou face à la presse, lors de sa conférence de presse au phare de Biarritz le mardi 2 juin, Guillaume Barucq s’affirme furieusement monogame et répète à l’envi : « Je préfère un couple à deux qui fonctionne, qu’un ménage à trois qui dysfonctionne, ou à quatre, qui explose… » Si l’on peut comprendre la pruderie du très sage docteur à catogan, face aux exploits des « libertins » Destizon et Vial qui auront fréquenté tous les clubs échangistes disponibles sur Biarritz avant de tomber dans les bras de Saint-Cricq, il est dommage que le candidat écologiste n’ait pas compris que les règles qui prévalent ordinairement dans la vie conjugale ne s’appliquent pas à la politique.

Nous avons tous vécu des cérémonies de mariage où une famille est extatique, tandis que l’autre se montre nettement plus réservée. Mardi, pour l’observateur extérieur, le contraste était saisissant entre les mines joyeuses des membres de la liste Abertzale Verte et Solidaire (EHVS) et l’air nettement plus pincé des membres de « Nouvelle Vague Biarritz ». Il faut dire aussi que faire 12,34% des voix au premier tour et se retrouver avec seize candidats sur trente-cinq dans la nouvelle liste recomposée, constitue une aubaine inespérée pour la liste EHVS. Après tout si vous êtes jeune et démuni(e) et qu’un(e) milliardaire vous épouse sans contrat de mariage, il n’est pas interdit d’accepter.

Parfois, les unions les plus improbables s’avèrent les plus durables, mais il est clair que parmi les observateurs extérieurs le scepticisme était de mise. Pour le cas, où Guillaume Barucq l’emporterait, on voit mal comment cette liste qui va de Clémentine Autain  à Bruno Retailleau pourrait fonctionner dans la durée, sans le point d’équilibre que pouvait représenter Nathalie Motsch.

C’est pour ne pas faire peur à Corine Martineau ou aux électeurs que Mathieu Accoh se cache derrière Lysiann Brao sur la photo ?

Vous le savez comme moi, que ce soit à la sortie de l’église pour un couple improbable ou à la fin d’une conférence de presse annonçant la constitution d’une liste de second tour, il est de bon ton de voir la vie en rose. Alors qu’Emmanuelle Brisson, jugeant la liste « trop à gauche », a claqué la porte et refusé une place éligible, ce qui est à son honneur et démontre un beau caractère, Corine Martineau explique suavement qu’elle ne se sent pas gênée par la présence sur sa liste d’abertzale, d’écologistes ou de membres de  » Ensemble Insoumis « , car « c’est une liste locale qui s’est construite avec un programme local ». On prend les paris que la politique va reprendre ses droits dès l’élection terminée ? Quelques minutes plus tard, c’est Mathieu Accoh, représentant de  » Ensemble insoumis « , qui affirme sans rire qu’il était impossible à sa liste de fusionner avec la liste de Nathalie Motsch car « les programmes étaient trop différents et Nathalie Motsch trop à droite » … Tandis que Tata Corine est une gauchiste bien connue ?

Une erreur politique

En trente-cinquième position, Jakes Abeberry était présent lors de la conférence de presse.

Selon des sources abertzale, les discussions au sein du mouvement auraient été « très violentes » entre les jeunes et les plus anciens, Jakes Abeberry estimant que l’on doit « respecter le suffrage universel » et que la nouvelle liste ne pouvait être articulée autrement qu’avec Guillaume Barucq en numéro 1, suivi de Nathalie Motsch et de Brice Morin. Même s’il était présent à la conférence de presse, le vieux leader n’a visiblement pas été suivi et c’est fort dommage.

Contrairement à Guillaume Barucq, qui décidément ne se montre pas grand stratège, Jakes Abeberry sait que dans la vie publique le trio représente souvent l’équation gagnante et permet l’équilibre des forces, quand le duo est dangereux en cas de conflit. C’est bien en s’appuyant sur des socialistes et des membres de LR qu’Emmanuel Macron a su créer à partir de rien le mouvement En Marche. Plus loin de nous, François Mitterrand est devenu président de la République en 1981 en s’aidant des radicaux de gauche et des communistes. Et en 2014, si le docteur Barucq est devenu adjoint à l’environnement, c’est grâce à un « ménage à trois » avec les listes de Veunac et Lafite.

Une erreur psychologique

Mais plus que l’erreur tactique, c’est l’erreur psychologique qui étonne de la part d’un candidat intelligent comme Guillaume Barucq. Pour la première fois depuis des décennies, cette élection était limpide et traduisait clairement ce que voulaient les Biarrots. Le 15 mars au soir, malgré l’angoisse du Covid, tous les passionnés de vie publique avaient de quoi se réjouir : un personnel politique totalement discrédité à force de tromperies et de trahisons allait prendre une retraite bien méritée, et le ou la futur(e) maire de Biarritz allait incarner un renouvellement considérable. Avec une démarcation claire entre Arostéguy, Veunac et Saint-Cricq, plutôt prêts à discuter avec le BO, Barucq, Motsch, EHVS et Karim Guerdane, plutôt fermes face à Aldigé.

Tous ceux qui se sont mariés savent que l’on a toujours un doute au moment de se dire « oui ». Et tous ceux qui ont travaillé dans une entreprise savent que le charmant collègue que l’on côtoie peut devenir un dictateur odieux après avoir reçu une promotion.

Légitimement, les Biarrots s’interrogent sur leur futur maire, se demandent si Maïder Arostéguy qui n’est à l’évidence pas d’extrême-droite même si elle est très à droite, saura prendre ses distances avec son entourage, si Guillaume Barucq, d’un caractère trop gentil, saura faire preuve de fermeté, si Nathalie Motsch, d’un caractère plus affirmé, ne tombera pas dans l’autocratisme d’un Borotra si elle se retrouve avec l’écharpe tricolore.

Comment Guillaume Barucq a pu proposer une place de numéro 6 à Nathalie Motsch, qui constitue une insulte au résultat du scrutin, sans comprendre que le ticket Barucq-Motsch-Morin s’avérait très rassurant pour les Biarrots, la gentillesse visionnaire de l’un étant équilibrée par la technicité et la pugnacité de la deuxième et les préoccupations basques et sociales du troisième ? Avec le maintien de la liste Saint-Cricq, cette liste recomposée aurait pu poser un sérieux problème à Maïder Arostéguy.

Barucq hué au Royalty

On peut s’étonner que Bisque, Bisque, Basque ! clairement à gauche n’éprouve pas plus d’enthousiasme pour cette liste qui est la plus à gauche des quatre, même si Nathalie Motsch a eu tort dans sa conférence de presse de parler de « liste d’extrême-gauche ». La raison est double : cette liste ne respecte pas le suffrage exprimé par les Biarrots et elle paraît vouée à d’inévitables conflits. Sur les réseaux sociaux beaucoup s’étonnent et se montrent plutôt critiques pour le docteur à catogan. Mercredi 3 juin à 14 h 45, alors que les Biarrots fêtaient le déconfinement en retrouvant leurs cafés favoris, Bisque, Bisque, Basque ! a pu assister à une scène surréaliste à la terrasse du Royalty : trois quadragénaires à la mise soignée que j’ai souvent croisés à Biarritz sans pour autant pouvoir les identifier, chantaient à tue-tête « Barucq montre-nous tes fesses, Barucq montre-nous ton cul ! », juste sous les fenêtres du cabinet du docteur qui devait les maudire s’il était en consultation.

Le gentil Guillaume Barucq ne mérite à l’évidence pas un tel traitement, mais il est vrai que dans les mariages improbables, tôt ou tard il y a toujours un gros malin pour chanter : « Les cocus, au balcon ! » …

L’entourloupe faite à Robert Rabagny

Tout le monde sait à quel point Robert Rabagny aime sa ville. « L’indien », avec son masque aux couleurs du BO, est donc arrivé pendant la conférence de presse de Guillaume Barucq et n’a pu résister au plaisir de prendre la parole : « Tout le monde sait que je soutiens Maïder Arostéguy à 150%, mais je me réjouis de voir disparaître certains élus et de voir une liste composée de jeunes et de surfeurs ». Quelques minutes plus tard, une photo, publiée sur les réseaux sociaux et retirée depuis, montrait Rabagny discutant avec les membres de la liste et remerciait Robert « pour son soutien ». Un procédé plus que discutable.

Croquignol et Filochard font de la politique

Patrick Destizon et Louis Vial ont frappé à toutes les portes avant de tomber dans les bras de Saint-Cricq. Une Odyssée qui résume tellement les dérives politiques de la Ville.

L’Histoire aime les héros prêts à tout pour défendre leurs convictions. Il y a eu le général De Gaulle, le 18 juin 1940, pour refuser la défaite et huit décennies plus tard Patrick Destizon et Louis Vial qui ont décidé d’offrir leurs cerveaux à la ville de Biarritz et de sauver la campagne électorale de l’infinie médiocrité qui la menaçait. Et quand les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! vont apprendre l’énergie, la constance et la détermination montrées par Croquignol-Destizon et Filochard-Vial, ils ne pourront être que béats d’admiration devant tant d’altruisme et de générosité.

Un petit tour chez Maïder

Tout commence avec des signaux à peine subliminaux adressés à Maïder Arostéguy. Avec la discrétion de deux phacochères dansant sur un fil tendu entre le Rocher de la Vierge et l’église Sainte-Eugénie, nos deux larrons de la liste Veunac qui sentent que leur champion a du mal à trouver une famille d’accueil pour le second tour après son score calamiteux du 15 mars, commencent à encenser Maïder Arostéguy à toutes occasions, avant de lui proposer le cadeau suprême : le don de leurs personnes afin de rehausser le niveau de sa liste composée d’incompétents absolus par rapport aux deux politiques expérimentés qu’ils sont. Mais Maïder n’a pas bon goût, c’est bien connu, et elle ose refuser les avances des deux génies définitifs et leur dire qu’elle continue avec sa liste. Bizarrement Destizon et Vial vont se mettre soudainement à dire pis que pendre de la candidate LR. Une crise de lucidité, sans doute.

Un petit tour chez Guillaume

Louis Vial peut être heureux de sa stratégie gagnante et de son nouveau surnom, « Le cerveau ». (Photo Sud Ouest)

Un vent de panique souffle alors sur les membres de la liste Veunac qui se demandent s’ils ne vont pas devoir renoncer à la vie publique… et aux indemnités qui vont avec. Et la jalousie s’en mêle quand Destizon et Vial apprennent que Guillaume Barucq semble prêt à accueillir, sans le moindre état d’âme sur sa liste Éric Bonnamy et Laurent Ortiz. Comment peut-on s’enticher de modestes caporaux comme le spécialiste des mobilités douces et le représentant des surfeurs, quand des généraux comme eux sont sur la touche ? Un peu comme De Gaulle avec Pétain, Croquignol-Destizon et Filochard-Vial décident de remonter les bretelles à leur chef, en train de sombrer dans le défaitisme le plus complet. « Michel, tu dois défendre ton bilan admirable, ce mandat apaisé et magnifique que tu as réalisé.  Laisse-nous négocier en ton nom et nous te promettons que tu vas être accueilli dans une liste avec tous les honneurs dus à l’extraordinaire maire que tu es ».

Persuadés d’être attendus comme des messies, Destizon et Vial viennent donc offrir leurs services, il y a une semaine, au petit médecin à catogan. Sauf que pour repeindre en vert Vial et Destizon, il faut prévoir quelques tonneaux de peinture. Barucq comprend qu’il va droit à la catastrophe et que Lysiann, sa nouvelle conquête abertzale verte et solidaire dont il est si fier, va sérieusement ruer dans les brancards. C’est comme cela que les chômeurs partiels Ortiz et Bonnamy qui étaient tout contents d’avoir retrouvé un petit boulot chez Barucq, se retrouvent sans emploi et éjectés de la liste !

Un petit tour chez Nathalie

Ne doutant décidément de rien, et prêts à mouiller leurs chemises pour que Biarritz soit sauvée, les deux pieds nickelés commencent samedi 30 mai des négociations avec Nathalie Motsch. S’imaginant que « Calamity Nathalie » est un cœur à prendre, fragilisée par le refus inattendu de Barucq de s’allier à elle, ils vont lui prouver qu’ils sont des vrais « mecs » sur qui elle peut compter et qu’ils détiennent la combinaison magique pour gagner les élections. Destizon et Vial lui proposent donc le « plan à trois » qui a horrifié le trop conventionnel Barucq, fusionner sa liste avec celle de Michel Veunac et celle de Jean-Benoît Saint-Cricq. Nathalie Motsch n’en croit pas ses oreilles et informe immédiatement ses colistiers de la démarche des deux Pieds nickelés. Redoutable en politique, ce qu’on savait déjà, elle décide de les laisser s’enfoncer pour voir jusqu’où ils iront dans l’ignominie. Et ce n’est pas triste.

La tête de liste ? La logique voudrait qu’elle revienne à Nathalie Motsch au vu de son score. Mais Destizon, on le sait, a réponse à tout quand il s’agit de sa survie. « Nathalie, Michel a toujours cru en toi et a toujours dit que tu étais la seule à avoir du talent en politique. Michel est le maire sortant. Tu dois lui laisser la tête de liste et devenir numéro deux tandis que Jean-Benoît sera en troisième position. Évidemment, la condition impérative pour que nos listes fusionnent est que tu renonces à ton recours sur l’Hôtel du Palais. Quant à Michel, il est vieux et fatigué et a juste besoin d’un an avant de te laisser la place et de permettre à Jean-Benoît de devenir Premier adjoint ». Allez comprendre pourquoi, mais Nathalie Motsch qui a toujours dit que Veunac est le dernier à qui elle achèterait une voiture d’occasion, n’a pas cru un mot de ces fadaises.

Mais fine mouche, elle se garde bien de les éconduire, se disant qu’elle va les faire poireauter jusqu’à ce qu’ils soient définitivement écartés de la vie publique, et joue donc les vierges effarouchées qui n’ose franchir le pas avant de leur dire non lundi soir. Un tout petit peu trop tôt, comme on va le voir.

Un deuxième tour chez Jean-Benoît

D’où ce communiqué de Michel Veunac publié mardi matin, peu avant la conférence de presse de Guillaume Barucq, annonçant qu’il se retirait de la compétition. Grande liesse des Biarrots, ces inconscients incapables de comprendre qu’ils sont en train de perdre 35 talents d’envergure comme Jocelyne Castaignède, Ghis Haye, Sylvie Claracq, sans compter tous les hommes précédemment cités et notre Mimi-la-Malice-que le-monde-entier nous-envie.

Le 2 juin, alors que l’heure de déjeuner à sonné depuis longtemps, Jean-Benoît Saint-Cricq, persuadé qu’il va se manger un quatrième mandat d’opposant, annonce à Sud Ouest qu’il ne sait pas s’il va maintenir ou non sa liste. C’est compter sans la ténacité légendaire de nos deux infatigables héros Croquignol-Destizon et Filochard-Vial, qui vont faire entendre raison à l’avocat biarrot. Patrick Destizon, alors flanqué de Maïder Arostéguy, avait trahi Saint-Cricq lors de l’élection de 2008. Mais c’est bien connu, Jean-Benoît aime souffrir et les convictions et la cause de Biarritz doivent prévaloir.

Ils se sont trahis et se sont réconciliés. C’est beau, l’amour! (Photo extraite du Facebook de Jean-Benoît Saint-Cricq)

C’est donc main dans la main qu’on apprend à 16 heures (soit deux heures avant la date limite de dépôt des listes et deux heures après les travaux d’approche enfin réussis), que l’opposant qui ne s’oppose plus Jean-Benoît et le très séduisant bourreau des cœurs Patrick vont convoler en justes noces jusqu’à la sous-préfecture, avec Louis Vial et Jocelyne Castaignède comme témoins du mariage. D’où ce selfie fait autour d’une bière (on est peuple où on ne l’est pas !) des deux compères, épaule contre épaule malgré la menace Covid, et déclarant à qui veut l’entendre : « On va faire perdre Maïder ! »

Eh, les loulous, vous ne vous surestimez pas un peu ?

Barucq tournicote et Arostéguy rigole

Pendant que Maïder Arostéguy repart avec sa liste du premier tour, Guillaume Barucq discute avec tout le monde et oublie le message des électeurs.

Guillaume Barucq a multiplié les appels du pied et semble désormais en grande difficulté pour présenter une liste cohérente et respectueuse des suffrages exprimés.

Le sport et la politique ont beaucoup de similitudes : quand Serge Blanco, unanimement reconnu comme le meilleur arrière du monde, jouait les phases qualificatives avec son cher Biarritz Olympique et perdait le match, il ne proposait pas ses services au Stade Toulousain pour jouer le dimanche suivant et restait à la maison pour suivre la fin de la compétition. Ce n’est pas faire injure à Éric Bonnamy ou Laurent Ortiz que d’affirmer que s’ils étaient les meilleurs élus du monde, quelqu’un s’en serait sans doute aperçu pendant cette mandature. Si rien ne change d’ici mardi, date limite de dépôt des listes de second tour, les voilà pourtant pressentis pour intégrer la liste recomposée de Guillaume Barucq, tandis que Patrick Destizon et Louis Vial, qui eux non plus n’ont pas grand-chose à voir avec l’aristocratie des adjoints en poste, tapent avec insistance à la porte du docteur à catogan. Les Biarrots sont sauvés !

À toutes les questions de Bisque, Bisque, Basque !  Guillaume Barucq se contente de répondre : « Pas de précipitation. Rien n’est encore acté. Soyez patient » avant de préciser dans un deuxième message : « Vous faites de la politique-fiction. Attendez mardi de découvrir notre liste de renouvellement+++ »

Pour aider les électeurs à s’y retrouver dans ce salmigondis si typiquement biarrot, nous allons donc partager avec vous les informations en notre possession, même si elles changent pratiquement d’heure en heure, et en profiter pour rappeler quelques principes républicains de respect du vote des électeurs.

Veunac essaie de fourguer son entreprise en faillite

Sévèrement fessé au soir du premier tour, Michel Veunac continue néanmoins à manoeuvrer. ( Photo Sud Ouest )

Et commençons par notre champion toutes catégories. Pas un maire sortant d’une ville de plus de vingt mille habitants ne s’est retrouvé cinquième avec 12,22% des voix, mais ce n’est pas ce genre de détail qui va arrêter notre maire-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie, qui essaie à tout prix de tirer encore quelques profits de son entreprise en faillite. La semaine dernière, une réunion houleuse a opposé l’actuel maire à ses colistiers, lui demandant quelle stratégie il compte adopter pour le second tour. Mimi-la-Malice s’est bien gardé de répondre, alors qu’il a fait le tour de toutes les listes pour tenter de négocier son soutien en échange de l’intégration de Claracq, Bonnamy et Ortiz et de l’obtention d’une SEM pour lui, histoire de prendre encore quelque menue monnaie.

Rapidement éconduit par Maïder Arostéguy qui le considère comme une machine à faire perdre des voix, ce qui démontre une lucidité certaine, notre brillant stratège a imaginé une alliance avec Saint-Cricq pour peser sur l’élection. Mais l’avocat biarrot qui a le sentiment de s’être bien fait rouler dans la farine en 2018 au moment du vote de l’Hôtel du Palais, s’est bien gardé de donner suite, décidant de maintenir sa liste pour le deuxième tour.

Veunac savait parfaitement qu’avec Nathalie Motsch, qu’il craint beaucoup, toute alliance était impossible. Sans aucune dignité, il a tout de même envoyé des émissaires qui ont affirmé à « Calamity Nathalie » que le maire sortant était prêt à la soutenir si elle renonçait à son recours contre lui au moment du vote de l’Hôtel du Palais. Tiens, tiens, on a peur ?

Barucq tombe dans le piège

Veunac s’étant fait claquer le museau presque partout, il ne restait plus qu’une porte à tenter d’entrebâiller. Mimi-la-Malice a alors entonné auprès de son adjoint à l’Environnement le grand couplet de « Biarritz ville centriste » qui n’est pas prête à tomber dans les bras d’une candidate de droite mais rêve d’un maire rassembleur comme Didier Borotra ou… lui-même. Une idée que partage visiblement Guillaume Barucq même s’il affirme que rien n’est fait. Lors d’une interview à France 3, le 26 mai, Docteur-surf laisse filtrer un peu sa stratégie : « Ma liste peut se maintenir en créant un grand rassemblement autour de l’écologie, de gauche à droite, avec une équipe de personnes complémentaires et compétentes. » Complexe de l’élève face au maître tacticien ? Visiblement Veunac préoccupe beaucoup Guillaume Barucq : « Va-t-il se maintenir ? Se retirer ? Et dans ce cas-là soutenir une liste ? J’attends de voir. J’ai été son adjoint pendant six ans : je l’ai aidé à gagner en 2014… ». Si ce n’est pas un appel du pied… Avant de laisser pointer le bout du catogan dans cette réflexion finale : « Je préfère un couple à deux qui fonctionne, qu’un ménage à trois qui dysfonctionne, ou à quatre, qui explose… »

Après l’avoir laissé poireauter une bonne semaine, Guillaume Barucq a rencontré Nathalie Motsch jeudi soir pour lui proposer une… sixième place sur sa liste, tandis que Lysiann Brao pourtant numéro deux de la liste EHVS et devancée de presque deux points par la liste Motsch se retrouve en quatrième position. De façon fort prévisible, Nathalie Motsch a refusé cet affront et a claqué la porte en décidant de maintenir sa liste.

Arostéguy, droite dans ses bottes

Peu de jours après le début du confinement, lors d’un échange téléphonique, Maïder Arostéguy avait confirmé son intention de repartir avec sa liste et de refuser les mains tendues de Michel Veunac et Jean-Benoît Saint-Cricq, estimant qu’ils incarnaient un passé et une façon de faire de la politique dont les Biarrots ne veulent plus. Deux mois plus tard, la candidate n’a pas dévié d’un pouce de la ligne tracée, déposant sa liste quatre jours avant la date limite et réaffirmant lors d’une conférence de presse vendredi sa conviction que les Biarrots n’en peuvent plus des « tripatouillages » permanents que leur a fait vivre Veunac. L’observateur local est bien obligé de reconnaître que la candidate LR a parfaitement saisi le message adressé par les Biarrots le 15 mars et manifeste beaucoup de sens politique. Et comme, pour être élu, il faut comme en sport avoir parfois un peu de chance, il semblerait que le dossier du BO, sujet sur lequel Maïder Arostéguy a parfois semblé mal à l’aise, ne refera pas surface avant le 28 juin, la DNACG, le gendarme financier du rugby, estimant qu’il faut laisser les clubs tranquilles avant de prendre des décisions.

Et si on respectait les électeurs biarrots ?

À mon sens, jamais dans l’histoire de Biarritz, résultat électoral n’a été aussi limpide que celui exprimé par les Biarrots le 15 mars dernier et Guillaume Barucq, en jouant le jeu des alliances improbables sauce Biarritz, commet une énorme erreur. Deux faits sont totalement incontestables. Michel Veunac a pris au premier tour une fessée comme jamais maire sortant n’en a pris. Ce n’est pas seulement sa personne que les Biarrots ont sanctionnée, mais aussi sa façon de faire de la politique.

Discuter, même si cela n’aboutit pas, avec les membres de cette liste, au vu du désastre que nous avons subi pendant six ans, constitue une faute majeure. Tous ceux qui ont soutenu Michel Veunac, tous les bénis oui-oui qui ont choisi de ne rien dire des abominations qui se passaient à la Ville pour sauver leur indemnité d’adjoints ou leurs délégations ne méritent pas d’être repêchés et ne peuvent figurer dans une liste Barucq qui affirme vouloir le renouvellement.

Le ticket-Barucq, Motsch, Morin séduisait les Biarrots. Pourquoi le refuser?

Par ailleurs, les Biarrots ont établi une hiérarchie avec leurs votes, Nathalie Motsch talonnant Guillaume Barucq et devançant la liste EHVS. Un vote très cohérent où tous les partisans de la fermeté républicaine face aux pressions de Jean-Baptiste Aldigé se sont retrouvés au coude-à-coude. Prendre en compte les votes des Biarrots, c’est présenter face à Maïder Arostéguy mardi, une liste où Guillaume Barucq est le numéro 1, suivi par Nathalie Motsch en deuxième position et Brice Morin en troisième position. Avec le soutien de Karim Guerdane, qui souhaitait voir cette liste de tous ses voeux et dont le talent politique doit être utilisé même s’il a fait un score modeste.

Tout le reste, c’est de la petite tambouille électorale, une tentation de « biarrotiser » l’élection avec des alliances improbables et des petits arrangements entre amis que les Biarrots ne supportent plus, c’est enclencher irréversiblement la machine à perdre. C’est bien connu, en sport comme en politique « la peur de gagner » fait commettre parfois des erreurs colossales. Barucq a encore trois jours pour se ressaisir et jouer sa balle de match. 

Tohu-bohu à la mairie

Jusqu’à la dernière minute, il nuira à sa ville ! Sans le moindre scrupule, Michel Veunac continue à prendre des décisions qui engagent l’avenir de Biarritz. Ainsi, avant la date du 28 juin il a prévu de tenir un ultime conseil municipal, où l’adjointe aux Sports Stéphanie Ricord présentera sa démission, car il l’a fait nommer entre temps Directrice des Ressources Humaines de la Ville. Une nomination qui est loin de faire l’unanimité en interne, où l’élue est peu appréciée et qui agace les candidats au poste de maire qui ont l’impression qu’on leur force la main. Dans la rubrique, « C’est un bonheur de travailler à la mairie », notons aussi la démission de la directrice de la communication qui a adressé à tous les chefs de service une lettre où elle détaille ce qu’elle a enduré. En attendant une nouvelle nomination, c’est l’inusable Claire Ripert qui va assurer l’intérim, tandis que la liste des employés tombés au front s’allonge sur le monument aux morts de la mairie.

Sylvie Claracq ou l’inexistence faite élue

La benjamine du conseil municipal, qui s’est distinguée pendant six ans par son absence d’idées, multiplie les bourdes depuis qu’elle est numéro deux de la liste Veunac. Décidément, qui se ressemble s’assemble…

Voix inconnue au téléphone, lundi 11 mai vers midi : « Mais pourquoi vous me persécutez ainsi ? » On m’avait prévenu que Sylvie Claracq adorait jouer les victimes, mais je ne m’attendais pas à une telle réaction, après avoir écrit que Michel Veunac se démenait beaucoup pour recaser la numéro deux de sa liste, ce que nombre de témoins confirmeront. « Vous ne vous rendez pas compte du tort que vous me faites, alors que je suis en couple, en écrivant que je suis proche du fils de Michel Veunac ». Me demandant un moment si je ne suis pas victime d’un canular, j’essaie d’argumenter : « Mais, Madame, vous êtes journaliste comme moi et vous connaissez le sens du mot proche. Il n’y a aucune ambiguïté. Mais si ça peut vous apaiser, je suis prêt à publier un droit de réponse de votre part ».

À ce moment-là, l’adjointe en colère sort l’argument massue pour tenter de m’intimider : « Je vais voir si je vous réponds, mais je vais saisir mon association (Sylvie Claracq est référente pour le département du réseau Élues locales.fr et je l’avais félicitée en 2018 pour cette nomination) et dénoncer votre sexisme ».

J’avoue en être resté sans voix, Bisque, Bisque, Basque ! se voulant observateur de la vie publique et se fichant éperdument du sexe, de la race, de l’orientation sexuelle de celui qui est élu, comme peuvent en témoigner les écrits de ce blog.

La jérémiade de trop arrive : « Mais pourquoi vous m’attaquez ainsi, alors que vous ne m’aviez jamais attaqué auparavant ? » Je suis sidéré : « Mais, Madame, parce que vous êtes devenue numéro deux de la liste Veunac après un mandat où on ne vous a jamais entendue, où vous n’avez jamais exprimé une idée, où vous avez toujours approuvé ce que faisait le maire. En un mot, vous n’avez strictement rien apporté à la vie municipale ».

L’adjointe à la Jeunesse et à la vie scolaire se récrie : « Mais ce n’est pas vrai. J’ai dit parfois en réunion de majorité à Michel Veunac que je n’étais pas d’accord ». Je sais que c’est faux : « Vous trouvez que votre parcours depuis six ans, justifie une place de numéro deux ? Vous avez une idée de ce qu’implique la direction d’une ville quand le maire est absent ? Vous pensez sérieusement avoir les compétences pour cela ? » Sylvie Claracq se cabre : « Mais tout le monde dit que j’ai fait de très bonnes choses à l’Atabal » Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire : « Non, tout le monde ne dit pas cela et si vous pensez que cela suffit à justifier votre place, permettez-moi de sourire ».

Sylvie Claracq ferraille encore : « À part vous, tout le monde m’apprécie ». J’éclate de rire en pensant à ces employés de mairie, très agacés par les grands airs de la dame.

Démocratie façon Claracq

L’échange en restera là. Et puisque la journaliste Sylvie Claracq réclame des faits, Bisque, Bisque, Basque !  va se faire un plaisir de raconter le dernier exploit de l’élue, qui vient de mettre une sacrée pagaille dans toutes les équipes en campagne. Lors de la préparation de la rentrée scolaire post-déconfinement, l’adjointe à la vie scolaire, au mépris de toutes les règles démocratiques en vigueur dans ce pays, va décider que certains représentants des parents d’élèves élus, ne peuvent pas participer au débat… car ils sont membres d’une liste adverse !

Voici donc ce qu’écrit aux autres élus Sylvie Claracq : « Parmi ces parents je lis déjà sur trois noms le nom d’un candidat aux élections (Sic !). Il me semble qu’il est naturel pour un travail sain et une collaboration constructive que les parents délégués soient neutres sur ce dossier, ce sujet étant déjà suffisamment complexe. Je demanderais donc que à ce que les têtes de liste à l’élection n’invitent pas la campagne électorale dans cette crise sanitaire autant que faire se peut et n’avancent pas un colistier dans ce travail complexe afin de pouvoir travailler en confiance dans l’intérêt général ». Mais depuis quand en France est-il interdit d’être à la fois délégué élu des parents d’élèves et candidat sur une liste ?

Autrement dit, Sylvie Claracq est favorable à un échange démocratique mais uniquement avec ceux qui lui plaisent. On comprend mieux pourquoi Michel Veunac l’a choisie entre tous et toutes !

Frédéric Domège, sans doute par pure détestation des femmes et non par passion de la vie publique, estimant « qu’il y en a marre de l’amateurisme », va être le premier à dégainer, jugeant que les méthodes de Claracq ont cours en Corée du Nord mais pas en France.

Maïder Arostéguy, que l’on n’accusera pas de sexisme, va à son tour exprimer son indignation :

Nombre d’autres conseillers vont faire de même, dont Brigitte Pradier et la vigie républicaine de ce conseil municipal, Hervé Boissier : « Être adjointe, ce n’est pas seulement un titre et des indemnités, c’est aussi un job que l’on doit assurer, avec difficulté parfois, mais avec compétence et surtout pas en excluant ceux qui ne sont pas d’accord » Il est bien évident que ce phallocrate de Boissier n’aurait pas dit la même chose si le coupable avait été un homme.

Heureusement pour elle, Sylvie Claracq qui fêtait cette semaine son anniversaire et approche désormais sérieusement de la quarantaine, adore toujours jouer à la petite dernière que les grands protègent. Elle a donc reçu deux soutiens inattendus.

Guillaume Barucq, retrouvant ses réflexes « Tout le monde il est gentil », n’a visiblement pas été très offensé par l’attentat démocratique que voulait commettre Claracq et a volé à son secours :

 Et, surprise, pour quelqu’un qui avait érigé la citoyenneté en cheval de bataille, Nathalie Motsch a fait de même :

Même si ce « réflexe gentil » pour leur collègue est à l’honneur de Guillaume et Nathalie, on ne peut pas d’un côté râler quand Aldigé fausse le jeu démocratique en faisant pression sur les élus et d’un autre cautionner un déni de démocratie comme celui que voulait commettre Claracq. D’où un joli bazar dans les listes, quelques grincements de dents et même des engueulades mémorables !

Qu’on se rassure, tout sexisme mis à part, la vie politique de Sylvie Claracq va bientôt se terminer comme celle de Veunac, et ça c’est une excellente nouvelle pour la Ville.