Conflit BO – Journalistes : la mairie doit siffler la fin de la récré

Subventionné en partie par la Ville, le BO ne peut pas se permettre de se lancer dans des actions qui nuisent à l’image de Biarritz.

Le BO a toujours aimé les numéros d’équilibriste.

Un immense sentiment de lassitude prévaut désormais chez les amoureux du B0 qui ont envie de vivre du beau rugby et non des conflits permanents. Alors que le cycle des matches amicaux n’est pas encore terminé, Jean-Baptiste Aldigé, après la distribution des casquettes « Make Journalism honest again » la saison passée, se lance dans une nouvelle provocation en fermant la tribune de presse et en invitant les journalistes à payer leurs places lors du match amical de ce soir BO-UBB. Depuis un an, l’Union des Journalistes Sportifs Français (UJSF) s’efforce de lui expliquer sans le moindre succès qu’une tribune de presse, c’est comme une ambassade installée en pays étranger et que sa composition ne le regarde pas mais relève du syndic de presse, chargé de distribuer les places en fonction des impératifs des différents médias. La Ligue lui a écrit dans le même sens, mais Aldigé a décidé de faire la circulation et affirme qu’il a le droit puisqu’il s’agit d’un match amical. Une rhétorique un peu faiblarde qui ne peut à long terme que pénaliser le BO.

La presse mal nécessaire de la démocratie

Lorsque je sévissais au Canard enchaîné, les hommes politiques trouvaient en général très drôles nos articles, sauf… lorsqu’on parlait d’eux ! À L’Équipe, la rédaction a connu de longues périodes de fâcheries avec Claude Bez, Bernard Tapie ou la fédération de volley, j’ai même vu un deuxième ligne d’un club de renom menacer un confrère de … « l’enculer à sec », mais aucun d’entre eux n’a eu l’idée de mettre ses menaces à exécution ou d’interdire à la presse l’accès aux matches. Ceux qui lisent ce blog savent qu’il n’est pas très favorable au maire de Biarritz, c’est le moins que l’on puisse dire, ce qui ne va pas m’empêcher pour une fois de dire du bien de Michel Veunac. Le premier élu soupire sans doute et lève les yeux au ciel à chaque nouvel article publié le concernant, mais il n’a jamais tenté d’une façon ou d’une autre de m’empêcher d’écrire. Mieux, après avoir refusé de répondre à mes questions en début de mandat, il m’adresse désormais une lettre détaillée et précise à chacune de mes interrogations écrites.

(Photo Daniel Velez)

Jean-Baptiste Aldigé a parfaitement le droit d’être agacé par la teneur de tel ou tel article de Sud Ouest. Il a aussi celui d’exprimer oralement son point de vue à l’auteur ou de rédiger un droit de réponse. Voire de faire un procès en diffamation. Mais il doit se souvenir qu’il est président d’un club emblématique et non premier supporter et garder la maîtrise de ses émotions. Les empoignades avec Philippe Tayeb, le président de l’Aviron, ou avec son ancien ami Jack Isaac, ne font pas qu’écorner son image. Elles démonétisent un club qui a bien besoin du soutien de tous actuellement pour retrouver son lustre passé.

Dans cette affaire, je ne peux que rejoindre le général Pinatel, authentique passionné de rugby, qui écrit dans un tweet : « Comme beaucoup de Français, on peut douter de l’objectivité de certains médias et journalistes, mais je trouve l’initiative du Président Aldigé contre-productive. Quand je dirigeais le SIRPA (Service d’Information et de Relations Publiques de l’Armée) j’avais à faire à des journalistes antimilitaristes et, même en colère, je devais faire avec. » Ayant été un journaliste antimilitariste, je peux témoigner de la constante courtoisie du SIRPA.

On ne peut cajoler les journalistes du G7 et fustiger ceux du rugby

Pour toutes ces raisons, la mairie doit intervenir au plus vite pour siffler la fin de la récréation. À tort ou à raison, Michel Veunac est persuadé que le G7 va amener énormément de retombées positives au Pays basque et souhaite cajoler la presse. Le site de l’Élysée nous apprend ainsi que les 4 000 journalistes qui viendront à Biarritz pour couvrir l’événement se verront dotés d’une carte de restauration d’une valeur de 75 euros, incluse dans le

C’est l’Élysée ou la ville de Biarritz qui paie cette libéralité?

« Welcome pack » pour aller déguster en ville les spécialités culinaires locales. Une initiative qui paraît plus que discutable en ces temps d’économie à tout-va (l’opposition se fera un plaisir de demander si c’est l’État ou la ville de Biarritz qui prend en charge cette dépense), les envoyés spéciaux ayant leurs repas payés par leurs rédactions, mais qui démontre une volonté de donner une bonne image de notre ville. Pour toutes ces raisons, la mairie doit dire son mot sur le fonctionnement du BO et ne pas laisser se développer des chamailleries de cour d’école qui nuisent au club de rugby et à la Ville. Mais avec la personnalité pour le moins éruptive de l’actuel président, est-ce vraiment possible ? Espérons-le.

Sur le sujet, lire aussi : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/le-biarritz-olympique-interdit-l-acces-du-stade-aux-journalistes-1565374506

Avec Aldigé, je t’aime moi non plus

Avec sa fraîcheur et sa passion du rugby, j’ai plutôt ressenti de la sympathie pour Jean-Baptiste Aldigé lors de son arrivée à la tête du club. Confier une buvette à un club local, organiser des mercredis pour les enfants, tenter de réveiller Aguilera me paraissait aller dans le bon sens. D’où mon acceptation à venir voir en privé le futur projet d’aménagement d’Aguilera.

En revanche, j’ai été très surpris lorsque le service communication du BO m’a téléphoné pour me proposer une invitation à un match contre Soyaux-Angoulême. J’ai toujours payé ma place et je pense que les élus qui sont si soucieux du devenir du BO devraient faire de même. Et bien vite, j’en suis arrivé au constat qu’il était impossible d’être journaliste face à ce président : le monde aldigéen est blanc ou noir. Soit on est pour lui, soit on est un ennemi. Les casquettes anti journalistes m’ont mis en rogne, ce que j’ai eu l’occasion de dire au président du BO et à Louis-Vincent Gave.

Les choses se sont encore compliquées depuis cet été, lorsqu’une rumeur, probablement fausse, a annoncé le président du BO impliqué dans un fait divers. Je me suis efforcé de vérifier l’information auprès de personnalités biarrotes avant de décider de ne rien publier. J’avais l’intention d’échanger ensuite avec Jean-Baptiste Aldigé pour tenter de comprendre d’où venait cette boule puante et qui lui voulait du mal (une démarche que j’ai déjà faite avec des élus de la Ville). Mais décidément le journalisme et Aldigé, ça fait deux. Depuis le président du BO me chercherait pour me casser la gueule. Coller un marron à quelqu’un qui a trente ans de plus et vient de faire un AVC n’est peut-être pas la meilleure idée du monde, mais ainsi va la vie à Biarritz.

Et si tout le monde redevenait un peu raisonnable ?

La lettre de l’UJSF.

Le courrier de la Ligue.

 

 

 

 

 

 

Élus ordinaires d’une ville ordinaire…

Le G7 nous prouve une fois de plus que la majorité ne marche vraiment pas au super (Chronique publiée dans Mediabask, le 8 août).

Les penseurs de la majorité sont déjà concentrés sur le mandat suivant. Ils sont tellement préoccupés des Biarrots qu’il serait vraiment dommage de se passer d’eux dans le futur.

Quand vous les croisez, ils vous expliquent qu’ils ont accepté un mandat par passion de la vie publique et sens exacerbé de l’intérêt général. Et si d’aventure, ils se représentent en 2020, c’est bien entendu parce qu’ils ont cédé à la pression affectueuse de leurs amis et non parce qu’ils y trouvent leur compte.

Imaginons maintenant une ville de la côte basque sur le point d’accueillir un grand sommet international. Le débat n’est pas de savoir si l’initiative est judicieuse ou non, même s’il y aurait beaucoup à dire sur le sujet. Mais dans une ville ordinaire, avec des élus ordinaires, chacun en fonction de sa délégation se préoccuperait de savoir comment les personnes âgées résidant en centre-ville vont pouvoir traverser cet événement sans trop de dommage. Quelques emplois jeunes, dûment badgés, sembleraient particulièrement indiqués, dans cette cité balnéaire où la moyenne d’âge flirte avec les soixante ans, pour recenser les esseulés et voir les menus services à leur rendre pendant le G7.

En effet, au vu des contraintes multipliées à plaisir par l’État pour la venue des grands de ce monde, il n’est pas du tout sûr que le ravitaillement et les tâches quotidiennes puissent se dérouler normalement. Un exemple parmi d’autres ? L’Agglomération annonce que pendant quinze jours, du 19 août au 2 septembre, toutes les poubelles situées dans la zone rouge de la Ville seront neutralisées et inutilisables et que les ordures ménagères devront être portées en zone bleue. À pied, puisque les voitures seront interdites. Sachant que les côtes sont raides à Biarritz, ils vont devenir musclés nos papis et mamies si pendant quinze jours ils doivent faire une grimpette quotidienne pour se délester de leurs déchets ! Et émaciés, puisqu’ils ne sont pas sûrs de pouvoir trouver à se ravitailler.

Évidemment, aucun de ces élus beaux parleurs n’a consacré une seconde de son temps si précieux pour imaginer un dispositif facilitant la vie des plus nécessiteux. On offre aux séquestrés le spectacle de Macron, Trump et Veunac paradant dans une ville déserte et ils oseraient se plaindre ! Un spectacle que les manants ne pourront d’ailleurs voir qu’à la télé puisqu’il sera interdit de se mettre aux fenêtres. Nos élus de la majorité à Biarritz, vous l’avez compris, ne sont pas ordinaires et ils n’ont pas de temps à consacrer à des tâches aussi triviales. Ils sont déjà tellement ivres d’eux-mêmes, tellement occupés à se demander s’ils réussiront à obtenir un selfie avec Macron ou une risette de Brigitte, qu’ils ne vont pas s’encombrer l’esprit avec des gens qui n’avaient qu’à se mettre au vert comme la majorité. Heureusement qu’un élu de l’opposition, même pas candidat en 2020, François Amigorena, a eu la bonne idée de créer une page Facebook « Entraide G7 » pour tenter de limiter les dégâts. Même s’il n’a pas les moyens de la majorité à sa disposition.

Car ainsi va désormais notre démocratie : pendant que certains festoieront au Palais, d’autres se contenteront de la série « Poubelle la vie ! »

Jacques-André Schneck : « L’éthique avant tout »

Le premier candidat déclaré à la mairie de Biarritz est persuadé que la relation incestueuse entre argent et politique est la cause de bien des maux. Élu, il refusera la moindre indemnité.

Il est des signes qui ne trompent pas. Sur la table du salon, les piles de tracts « Biarritz on t’aime ! », dont la distribution a commencé dans les boîtes à lettres de Biarritz, montrent bien que Jacques-André Schneck est plus que jamais décidé à se présenter à la mairie de Biarritz.

Depuis avril 2018, époque où il faisait « une offre aux Biarrots » par l’intermédiaire de ce blog, on a pourtant le sentiment que le projet de Jacques-André Schneck n’a guère avancé, même si on est conscient qu’une campagne électorale, comme un iceberg, doit avant tout s’appuyer sur un socle invisible mais conséquent. L’intéressé ne nie pas : « Je me suis lancé volontairement dans une démarche un peu solitaire, car je voulais mettre en avant des idées auxquelles je tiens ». Fataliste et plein d’humour, il ajoute : « Je pars d’une notoriété que je qualifierais d’assez limitée. Il me fallait donc faire un travail sur les réseaux sociaux ».

Première évocation de candidature, le 22 avril 2018, dans BBB!

Même s’il n’a jamais été élu, Jacques-André Schneck a une réelle expérience de la politique. Petit-fils et fils de gaullistes alsaciens, ancien membre de cabinets ministériels, il est passé par l’UMP puis LR où il soutenait Alain Juppé en 2006. Ami de Franck Riester et Fabienne Keller, il est aujourd’hui membre d’AGIR, la droite constructive, ainsi que de LaREM. Il retient l’idée d’un travail invisible. « J’ai regroupé des motivations et bâti autour de moi un « shadow cabinet » qui a toute ma confiance. J’ai aussi un trésorier de campagne pour être prêt au moment du démarrage officiel de la campagne, mi-septembre. Je dévoilerai en temps utile la liste des gens qui sont à mes côtés et les Biarrots seront informés en toute transparence. »

« Macron s’intéresse beaucoup à Biarritz »

Quand on lui demande contre qui il imagine concourir, Jacques-André Schneck semble assez sûr de son fait : « J’ai plutôt le sentiment que Michel Veunac ne va pas se représenter. À mon sens, Guy Lafite ne rêve que de cela. Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, LaREM et ex-PS de la Drôme suit de très près les affaires biarrotes. » Jacques-André Schneck revient sur la future campagne électorale : « La grande question est de savoir si les élections vont être très politisées ou pas trop. Je ne souhaite pas trop le premier cas (NDLR : qui impliquerait un parachutage du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume), car la gestion d’une ville n’a pas grand-chose à voir avec cela. Dans ma liste, toutes les sensibilités politiques peuvent être représentées, les critères principaux étant la motivation à servir le bien commun et la compétence. » Le futur candidat n’est pas dupe pour autant : « Il est clair que le président Macron s’intéresse beaucoup à Biarritz et que le candidat qui aura l’investiture LaREM a de fortes chances de l’emporter. Après avoir fait une première OPA sur le PS puis une autre sur LaREM, Lafite se voit tête de liste. On verra. »

« Didier Borotra et sa pâle copie Michel Veunac »

La première des quatre pages qui vont être distribuées aux Biarrots.

Avec un de ces petits sourires dont il a le secret, Jacques-André Schneck refuse de dévoiler le fond de sa pensée et préfère en arriver à son cheval de bataille favori : « Ma priorité des priorités sera l’éthique. Quelques soucis familiaux font que je ne suis pas très riche, mais je l’ai dit et redit, si je suis élu, je ne m’octroierai aucune indemnité de mandat puisque je bénéficie déjà d’une retraite ». Suite au navrant épisode François de Rugy, c’est Jacques-André qui se met à rugir : « Il faut réduire immédiatement la relation incestueuse entre argent et politique. C’en est fini de la gouvernance à la Rex Imperator façon Didier Borotra, et sa pâle copie Michel Veunac. » Agacé, il évoque nombre de dossiers traités par Bisque, Bisque, Basque ! qui montrent que Veunac ne laisse pas ses adjoints (en matière d’urbanisme particulièrement) libres de les traiter en toute sérénité… Quand il ne leur pique pas purement et simplement ! « Telle n’est en aucune façon ma conception de la délégation, car fonctionner ainsi, c’est garantir les plus mauvaises décisions et l’inefficacité. Mes mots clés sont la transparence et la consultation des Biarrots. Pour les enjeux les plus importants pour eux, je n’hésiterai jamais à faire un referendum local pour que les Biarrots soient consultés. Pour la plaine d’Aguilera par exemple, je proposerai trois projets pour que les Biarrots choisissent en connaissance de cause. Je viens de visiter un quartier à la pointe du modernisme environnemental et du développement durable à Hambourg et je ferai des propositions en ce sens aux citoyens ».

« Une charte éthique signée par tous les élus »

De la même façon, Jacques-André Schneck souhaite redonner des droits à l’opposition. « La campagne donnera des indications en matière de respect. En tout cas, je fais une promesse : nous ne médirons pas sur nos concurrents » Veunac compris ? « Lui, c’est le maire sortant, il est logique que nous évoquions son bilan. En ce qui concerne l’opposition, je n’exclus pas de confier un poste d’adjoint à l’un de ses membres pour que le débat soit enrichi. Je ferai aussi signer à tous les élus une charte d’éthique et je demanderai à tous ceux qui m’accompagneront de suivre des formations à l’éthique, à la prévention des risques pénaux et à l’expertise dans les domaines de leurs délégations ».

Avant de conclure, catégorique : « La gestion d’une ville est devenue très technique. Je préfèrerais consacrer 200 000 euros dans la formation des élus plutôt que de les gaspiller pour le festival Onda Carioca »

Voilà Cassel prévenu.

À lire aussi : https://jeanyvesviollier.com/2018/04/22/jacques-andre-schneck-je-constate-que-biarritz-souffre/

Faut surtout pas se gêner avec la villa Sion!

Alors que rien n’a été voté par la municipalité, le propriétaire a déjà fait percer deux sorties à l’arrière du château Boulart, créant un accès sur la villa Sion qui semble illégal.

La barrière métallique interdit l’accès aux ouvertures faites illégalement.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont l’œil et méritent d’être salués. Grâce à eux, une édifiante visite s’est déroulée hier matin dans les jardins de la villa Sion. Malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité, interdisant d’accueillir au château Boulart du public faute d’un dégagement suffisant, les travaux d’aménagement se sont poursuivis tout l’hiver comme si son propriétaire, Pierre Delalonde, avait la certitude d’avoir gain de cause.

https://jeanyvesviollier.com/2019/07/31/villa-sion-et-si-on-jouait-franc-jeu/

Mieux encore, depuis quelques jours deux grandes ouvertures sont en train d’être construites sur l’arrière du château dans la partie donnant sur la villa Sion. Les piles en ciment sont érigées et le portail ne saurait tarder. Alors que ce terrain appartient à la Ville et qu’aucun droit de passage n’a été consenti semble-t-il, puisqu’une telle décision doit faire l’objet d’un débat en plein conseil municipal.

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour faire bonne mesure, une deuxième ouverture XXL est en cours.

Détail cocasse, au moment où je faisais ostensiblement des photos de ces travaux depuis le jardin de la villa Sion, un ouvrier ou chef de chantier m’a interpellé vivement en m’affirmant que « j’étais sur une propriété privée et que je n’avais rien à faire ici ». Après lui avoir présenté ma carte de presse et décliné mon identité, je lui ai rappelé que la villa Sion appartenait à la ville, donc aux Biarrots et que j’avais parfaitement le droit de m’y trouver et de photographier quelque chose qui me paraissait tout à fait anormal. Ce qui a tout de suite calmé le jeu.

Mais il est vrai que le sieur Delalonde semble avoir tellement l’habitude d’aller vite en besogne qu’il doit déjà estimer que la villa Sion lui revient de droit, lui qui avait osé écrire dans La Semaine du Pays basque qu’il fallait rendre au château Boulart sa splendeur d’antan (et donc lui faire cadeau des servitudes du château).

Mais que fait Destizon ?

La vraie question qui se pose est donc de savoir si un citoyen lambda qui se permettrait de telles incartades avec la loi, comme construire à l’arrière de sa propriété un portail ouvrant sur un domaine public, sans que la moindre négociation officielle ait eu lieu, s’en sortirait sans le moindre dommage. Une question que Bisque, Bisque, Basque ! souhaitait poser au nouvel et frétillant adjoint à l’Urbanisme, Patrick Destizon. Mais, c’est ballot, il devait avoir plage ou pottok ce jour-là et s’est bien gardé de répondre. Ce qui ne va pas l’empêcher de se conformer à sa tâche en sanctionnant lourdement le contrevenant Delalonde pour sa désinvolture avec les règles courantes de l’Urbanisme. Et l’obliger à remettre son terrain en l’état en attendant que le conseil municipal ne statue sur l’autorisation de passage qu’il réclame. Une délibération, où bien évidemment la seule question qui importera sera de défendre l’intérêt des Biarrots et non les prés carrés de quelques-uns.

Nathalie Motsch : « Une cacophonie organisée de main de maître »

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque !, l’ancienne adjointe à l’Urbanisme a immédiatement réagi par mail :

 » Quel dommage que le tout jeune adjoint à l’Urbanisme ne vous ait pas répondu. J’aurais lu avec un intérêt certain ses explications sur ce dossier qui ne manque ni de fantaisie ni de clientélisme !

Étonnante les péripéties de cette procédure rocambolesque : on vend tout, on ne vend plus, le parc est trop grand, trop petit, gardons-le, ne le gardons plus, exit les arbres, à nouveau les arbres… 

Une cacophonie orchestrée de main de maître puisqu’à la fin cette propriété, offerte à la Ville, finit hachée à la moulinette des intérêts d’une société privée.

 Assez banal ceci dit, on n’est plus à un dossier près.

La villa Sion ne devait pas être vendue, je l’ai toujours dit, je m’y suis toujours opposée : la Ville en a besoin pour ses associations et le parc avait un joli défi à relever pour le quartier Bibi : un parc d’agrément pour les petits et les grands : avec des jeux pour enfants, un parcours de santé et des tas de balançoires …

Mais l’équipe actuelle fait dans le bétonnage pas dans la poésie ni dans l’intérêt général d’ailleurs.

Détonante division parcellaire : l’équipe municipale vend la maison au droit de son emprise au sol : 209 m2 et pas un centimètre carré de plus…

A la question que j’ai posée en conseil municipal : mais où se garera la voiture ou les voitures du futur propriétaire ? La réponse fusa avec condescendance : sur le domaine public voyons, entendre dans le parc. Lorsque j’étais adjointe à l’Urbanisme, je me souviens de ces règles impératives et drastiques qui s’imposaient dans tout dossier : l’obligation de prévoir le stationnement. 

Il y a eu plus d’un projet qui n’a pu avoir lieu faute de stationnement. Les propriétaires n’étaient pas satisfaits de découvrir que leur grande propriété ne pouvait pas être divisée en appartements faute de justifier de places de stationnement.

Mais je répondais systématiquement ce sont les règles et les règles s’imposent à tous, bien consciente que l’argument était mal digéré.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que ces règles, de surcroit de bon sens, ne s’imposaient pas à la collectivité pourtant garante d’une juste et stricte exemplarité …

Le parking de circonstance des véhicules des futurs propriétaires sera donc sur le domaine public, dans un parc en l’occurrence, dont on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des arbres…

Chaque Biarrot disposant des mêmes droits, j’en déduis une courtoise invitation à bénéficier d’un parking à très bas coût pour ne pas dire gratuit, en centre-ville, dans l’élégant parc de la Villa Sion.

Pour le dire autrement : c’est free et c’est facile.

Enfin, la découverte accablante de travaux dans la clôture du Château Boulard une ouverture XXL pour désenclaver définitivement, par le parc de Sion, ce bijou d’architecture, sonne enfin l’heure de vérité.

Tout cela pour ça …

Quand il suffisait simplement de dire que la société privée avait besoin pour son activité commerciale de stationnement et d’un accès, et qu’il ne lui est pas apparu de bonne gestion d’acheter une propriété au prix exorbitant du foncier biarrot. 

Que dès lors, il était plus pertinent de diviser en deux cette superbe propriété, qu’il appartiendrait à l’exécutif municipal de vendre au mieux une bâtisse bourrée de servitudes publiques et sans parking, et de laisser en accès motorisé son immense parc, pour une somme modique voire dérisoire, les servitudes de passage faisant rarement recette. »

 

 

 

G7 : le grand bazar a déjà commencé

30 minutes d’attente au minimum pour les nigauds qui ont répondu dès aujourd’hui à la convocation de la sous-préfecture. Pour s’entendre dire que les badges des habitants de l’hyper centre ne sont pas prêts.

Il est bien évident qu’un 1er août, il est beaucoup plus agréable de faire la queue dans un centre style assurances maladie, hôpital ou agence pour l’emploi, avec retrait d’un ticket et maigre espoir d’entendre enfin son numéro d’appel que de déambuler au bord de l’océan. Bons citoyens, décidés à faire preuve de civisme malgré les folies de leur maire cautionnant un G7 en plein mois d’août, les Biarrots ont donc répondu en nombre à la convocation qu’ils avaient reçue par mail de la sous-préfecture de Bayonne. Sauf que cette convocation était une vaste blague qui n’augure pas bien de ce que nous allons endurer dans les semaines à venir.

Quand votre tour de s’avancer vers le guichet disponible arrive enfin, la préposée s’étonne de ne pas trouver votre nom, appelle sa collègue puis sa supérieure hiérarchique. Et d’un seul coup tout s’éclaire. « Vous habitez l’hyper centre ? » Oui, sinon je ne serais pas là à perdre mon temps à cause des caprices des grands de ce monde. « Les badges ne sont pas encore prêts. Il y a encore des vérifications à faire. Ils ne le seront que dans quinze jours » Même les assurances maladie n’osent pas vous faire un coup comme cela ! Et quand vous vitupérez en vous demandant pourquoi dans ce cas-là la sous-préfecture vous a convoqué, tout le monde prend l’air gêné, regarde les mouches au plafond, avant de vous rétorquer cette remarquable réflexion : « C’est comme ça ! »

La sous-préfecture de Bayonne se moque du monde : rien n’indiquait dans le mail que certains Biarrots du centre-ville allaient se déplacer inutilement.

 

« Allô, Allô, Mouriscot ne répond plus »

À gauche, la tour métallique érigée derrière le collège Fal. À droite le camion avec parabole télescopique.

Un « C’est comme ça ! » que nous n’avons probablement pas fini d’entendre tout le mois d’août, tant il est évident que le grand bazar qui va nous pourrir l’existence pendant un mois est destiné à la satisfaction des plus grands au détriment des citoyens ordinaires. Le collège Fal va être le PC sécurité de l’événement pendant la durée du G7. Un peu surpris les riverains ont vu une tour métallique bardée d’antennes être érigée, sans que personne ne juge bon de leur donner la moindre explication. Depuis peu un camion doté d’une sorte de grande parabole téléscopique a pris place non loin de la tour métallique. Là non plus pas la moindre explication. Mais un constat que font les habitatns de ce quartier : les conversations téléphoniques par téléphone portable sont devenues depuis peu très aléatoires et il n’est pas rare de devoir s’y reprendre à quatre ou cinq reprises pour terminer un échange avec ses proches. Vrai ? Faux ? Bisque, Bisque, Basque ! n’ayant aucune compétence en matière de téléphonie se gardera bien de trancher mais déplore le mépris et l’indifférence dans lequel on tient la population.

Débrouille-toi avec tes ordures ménagères !

Et il y a plus fort encore ! Fort benoîtement, l’Agglo distribue à tout-va un tract dans lequel elle annonce que du 19 août au 2 septembre  (soit deux semaines tout de même) toutes les poubelles et containers à ordures seront neutralisés dans la zone rouge. Sachant que les personnes âgées sont majoritaires dans cette zone, et que si l’on part de la place Clemenceau il y a des côtes à avaler de tous côtés, on se demande comment vont faire nos seniors qui, si l’on en croit l’Agglo, n’auront qu’à les déposer en zone bleue. Ils vont devenir musclés nos pépés et mémés en portant leurs sacs poubelle !

Heureusement qu’un des opposants de cette ville, François Amigorena, a eu l’idée de créer une page Facebook « SOS G7 Biarritz », où les plus costauds se proposent d’aider les plus faibles à survivre en milieu hostile le temps du G7, car du côté de la majorité municipale il n’y a vraiment rien à espérer.

https://www.facebook.com/SOS.G7.Biarritz/

Vous imaginez ce que va donner un appartement surchauffé en cette période de fin du mois d’août, avec l’interdiction d’ouvrir ses volets le temps du G7 et quatorze jours de déchets ménagers empilés dans la cuisine en attendant la libération de la ville ?

Mais visiblement, le maire et ses adjoints ne considèrent pas qu’il entre dans leurs attributions de se soucier des Biarrots les plus démunis. La perspective de serrer la louche à Macron, de compter les rides de la première dame et de pouvoir détailler la mystérieuse coiffure de Trump, va amplement suffire à leur bonheur et ils ne vont pas en plus s’encombrer l’esprit avec des détails aussi triviaux que le bien-être des Biarrots nécessiteux.

En espérant que ce sera la dernière valse de tous ces petits roitelets locaux qui déshonorent la politique et qu’un grand coup de balai les attend en mars 2020.

 

Villa Sion : Et si on jouait franc-jeu ?

La municipalité veut faire une fleur à Pierre Delalonde pour mieux négocier les terrains qui lui appartiennent à Iraty. Est-ce inavouable ?

Ruser, biaiser, renarder, finasser, leurrer, bluffer, broder, contourner, feindre, falsifier, enjoliver, louvoyer, mentir par omission, tergiverser, tournicoter, prétexter, simuler, dissimuler, insinuer, arranger, contrefaire, duper, embobiner, enjôler, inventer, tromper, truquer, égarer, sont tellement devenus le pain quotidien depuis 2014 du duo Veunac-Lafite qu’il ne leur vient même plus à l’idée de dire la vérité aux Biarrots. Nous en avons encore un magnifique exemple avec la villa Sion, celle qu’Édouard Chazouillères a si joliment qualifié lors du dernier conseil municipal de « villa brouillon ».

L’intérêt des Biarrots ? Une vaste blague !

Si l’on a déménagé en catastrophe les associations qui se trouvaient et en particulier le club de billard, ce n’est pas comme l’a affirmé en septembre 2018 « La Faillite, nous voilà ! » pour faire de « la gestion intelligente du patrimoine biarrot ». La villa Sion était parfaitement adaptée pour accueillir des associations et suffisamment en bon état pour abriter le logement de fonction du directeur de cabinet du maire. Il n’y avait donc strictement aucune raison de la vendre. Sauf qu’un grand ami de la mairie, Pierre Delalonde, se retrouvait dans la panade après l’acquisition du château Boulard qu’il avait prévu de rénover pour faire de l’événementiel, jusqu’à ce que la commission de sécurité estime qu’il était impossible d’accueillir du public, faute d’un dégagement suffisant. Et, c’est bien connu, si l’équipe dirigeante se fiche éperdument des Biarrots, elle vole toujours au secours des amis.

D’où cette vente précipitée à un prix défiant toute concurrence jusqu’à ce que le conseil municipal rue un peu dans les brancards. Dans ce cas précis, un soupçon de franchise n’aurait pas nui, même si, visiblement, le mot reste inconnu de l’équipe dirigeante. Dramatiquement en retard dans le domaine du logement social (on ne peut pas rénover le Palais et se soucier du logement des jeunes Biarrots…) la Ville lorgne depuis longtemps sur les terrains d’Iraty qui appartiennent à… Pierre Delalonde. Plutôt que se lancer dans une procédure longue et coûteuse d’expropriation, il est intelligent d’essayer de négocier avec l’homme d’affaires qui a la réputation d’être redoutable quand il s’agit de ses intérêts. Mais pourquoi ne pas le dire publiquement au lieu de raconter en plein conseil des bobards que ne goberaient pas des enfants de dix ans ?

Les Domaines particulièrement imprévisibles

Une belle bâtisse dans un quartier privilégié, vendue au final à 2750 euros le mètre carré.

Et l’on en revient à l’estimation initiale des Domaines de 980 000 euros, comprenant la maison, la possibilité d’un grand parking pour de nombreuses voitures et un jardin public, peu fréquenté et entraînant des servitudes de passage plutôt mineures.  Soit 2400 euros du mètre carré pour les deux étages habitables, sachant que le dernier étage est aménageable facilement. Une fois de plus, prenant les Biarrots pour des imbéciles à qui on peut faire gober n’importe quoi, Veunac et Lafite ont délibérément confondu le « prix plancher » des Domaines, en dessous duquel une Ville n’a pas le droit de vendre, avec le prix réel, sachant que le prix moyen à Biarritz, selon le fichier des notaires, est de 5310 euros le mètre carré. Compte-tenu de l’emplacement et du bâtiment et même s’il faut prévoir 1000 euros de rénovation au mètre carré, on peut estimer le manque à gagner pour la Ville entre 500 et 700 000 euros. Une décontraction qui s’explique par le fait que, bien avant le conseil municipal, Pïerre Delalonde s’était vanté un peu partout qu’il allait avoir cette villa à prix d’ami. Finalement, suivant l’avis d’experts juridiques, la mairie revisite sa copie et décide de vendre la maison sur son assiette au sol, c’est-à-dire sans le moindre mètre carré de verdure et sans parking, ce qui est un peu curieux quand on oblige les établissements du centre-ville à avoir des parkings correspondant à la surface acquise. Et là, alors que le bien est beaucoup moins intéressant que dans sa version initiale, les Domaines augmentent le prix de vente de 130 000 euros, estimant qu’on ne peut pas vendre cette maison en dessous de 1,1 millions d’euros. Ce qui passe l’ensemble à 2750 euros le mètre carré habitable. Comprenne qui pourra.

Un droit de passage spécial copinage

Si la Ville veut faire une bonne affaire, il n’y a qu’un choix possible. En rouge, le jardin public qui reste en l’état. En bleu la villa Sion avec son prolongement naturel. L’accès commun reste le même. L’ensemble vaut alors beaucoup plus cher. Et si Pierre Delalonde ne l’achète pas, il se retrouve avec un problème par rapports à ses projets concernant le château Boulard.

Que s’est-il donc passé pour expliquer ce changement de stratégie, sachant que Pierre Delalonde, comme s’il était sûr du résultat final, n’a cessé de faire des travaux dans son château tout cet hiver, ainsi que peuvent en témoigner tous les riverains ? Pour être aimable avec l’actuel propriétaire des terrains d’Iraty, la mairie a une fois de plus inventé une solution qui dessert les intérêts des Biarrots. En vendant la maison privée du jardin qui le prolonge, la Ville peut alors octroyer un droit de passage à Pierre Delalonde qui n’a même plus besoin d’acheter la villa Sion. À la mairie, on murmure qu’on lui demanderait une redevance annuelle de 2 000 euros, ce qui est vraiment cadeau. Hervé Boissier et Nathalie Motsch se sont étonnés à juste titre de ce curieux découpage qui ne prévoit pas d’emplacement de parking pour les futurs acquéreurs de la villa Sion.

Mais dialoguer, débattre, se concerter, être soucieux de l’intérêt général, prévoir, étudier, réfléchir, conférer, discuter, anticiper, conjecturer, imaginer, escompter, cogiter, approfondir, méditer sont visiblement des vertus démocratiques totalement étrangères au duo Veunac-Lafite qui ne jure décidément que par les copains.  

C’est le festival Onda Cariocaisse !

Incapable de présenter à temps un budget prévisionnel pour l’édition 2019, le producteur de Vincent Cassel demande 200 000 euros à la Ville pour 2020 en évoquant «des frais d’annulation». Par ici, la monnaie !

La page de garde du document remis aux élus par Vincent Cassel et son producteur. On s’y croirait, même si ça fait cher le palmier.

Avec l’abnégation d’un voyageur de commerce cherchant à fourguer une encyclopédie en cinquante volumes à un illettré, notre pauvre maire débordé, quand il se fait mettre dehors par la porte, revient par la fenêtre et si elle est close, n’hésite pas à forcer un vélux ou à passer par le soupirail de la cave. En l’absence du moindre document écrit, les élus avaient réussi à faire annuler une subvention de 100 000 euros attribuées au festival « Onda Carioca » souhaité par Vincent Cassel, mais il en faudrait beaucoup plus que cela pour freiner les ardeurs people de notre Mimi-la-Malice. Mardi 15 juillet, il a donc remis le couvert en commission générale (une réunion à huis clos des élus) en présence de Vincent Cassel et de son producteur, un homme dont personne n’a retenu le nom mais qui, a laissé pour le moins perplexe ceux qui assistaient à cette commission générale.

Mise doublée pour 2020

Si Vincent Cassel éprouve une authentique passion pour le Brésil, il a sans doute dû roupiller sévère pendant les cours d’instruction civique pour s’être imaginé qu’un simple accord oral avec Michel Veunac lui permettait de lancer son festival sans que les élus ne valident sa demande de subvention. Retoqué faute d’avoir monté un dossier digne de ce nom, Cassel et son producteur sont donc revenus à la charge et, comme des joueurs malheureux au casino, ont doublé la mise en toute simplicité.

Avec Photoshop, rien de plus facile que de remplir de foule enthousiaste le Port vieux. Et pour la marée, on fait comment?

Pour réussir cet exploit peu commun, ils ont fait vibrer les petits cœurs de midinettes des élus en les abreuvant de noms ronflants, en les faisant rêver d’un Port-vieux noir de monde et en leur promettant d’innombrables émissions de télévisées sur le festival. Qui peut un an à l’avance être certain de sa couverture télé, même quand on s’appelle Cassel ? Mais l’esprit critique était assez peu de mise mardi soir, Cassel et son producteur remettant aux élus présents (plusieurs comme Nathalie Motsch ou Hervé Boissier étaient retenus par leurs obligations personnelles ou professionnelles) un dossier propre à séduire tout le monde. Ou presque !

Et puis, comme Cassel et son producteur sont de grands pudiques, c’est en regardant la pointe de leurs chaussures qu’ils ont demandé 200 000 euros de subvention, alors que la Ville ne leur en avait accordé que 100 000 il y a quelques mois avant de se rétracter.

Pas de chance pour eux, parmi les présents, se trouvait un chef d’entreprise François Amigorena, qui sait lire les budgets prévisionnels et qui s’est intéressé à une petite ligne fort discrète, rédigée en noir sur fond bleu pour qu’elle soit encore moins lisible :

Intitulée « Report à nouveau, suite à l’annulation de l’édition 2019 », cette ligne affiche tout de même un montant de 125 152 euros. Autrement dit, le producteur de Vincent Cassel, qui a été infoutu de présenter un dossier digne de ce nom pour obtenir une subvention, demande à la Ville de lui rembourser les frais qu’il a engagés pour 2019, alors qu’il n’avait pas le moindre lien contractuel avec Biarritz !

Seuls trois élus s’opposent

Une décontraction qui n’a semble-t-il pas ému plus que cela l’assistance puisqu’en dehors de François Amigorena, seuls trois élus se sont étonnés : Françoise Mimiague, Brigitte Pradier et Ghis Haye.

Le budget prévisionnel de l’événement : une petite plaisanterie à plus d’un million d’euros.

Et pour que le vaudeville soit complet, Veunac a profité d’une pause-pipi de son ennemi préféré, François Amigorena, pour faire voter vite fait les élus afin de savoir si on devait ou non continuer à travailler avec Cassel. En dehors des trois noms précédemment cités, personne n’a rien trouvé à y redire, Guillaume Barucq se fendant même d’un discours enthousiaste en faveur de ce projet.

Seul petit détail qui n’a visiblement ému personne, les commissions générales sont faites pour informer à huis clos les élus de dossiers où des informations commerciales ne peuvent être rendues publiques (il en avait été de même pour Aguilera et Pichet) mais les décisions et a fortiori les votes doivent être effectués en conseil municipal.

Deux conclusions s’imposent donc sur ce dossier « Onda Carioca » qui va encore faire couler beaucoup d’encre à l’avenir. Soit Veunac et Lafite, au bout de cinq ans de mandat, ne maîtrisent toujours pas les règles de la vie publique et dans ce cas-là il est urgent de ne pas les réélire, soit ils sont capables de toutes les fourberies et dans ce cas-là aussi il est indispensable de ne pas les réélire.

Ce qui leur laissera un peu de temps pour méditer le vieil adage : « Tout ce qui brille n’est pas d’or ! »

C’est celui qui le dit qui l’est

Veunac adore l’ambiance cour d’école pendant les conseils municipaux. Jeudi soir, l’homme qui a la réputation d’avoir toujours un temps de retard lorsqu’on lui explique quelque chose, s’est permis une réflexion totalement saugrenue à l’égard d’Édouard Chazouillères, cherchant à comprendre l’imbroglio autour de la villa Sion. Sans rire le moins du monde, celui qui déshonore le rôle de maire par des propos d’un tel niveau, a répondu aux questions totalement pertinentes de Chazouillères par un méprisant : « On ne peut pas faire coïncider nos projets avec le temps que vous mettez à les comprendre ».  Ce à quoi, Édouard Chazouillères, toujours aussi pince sans rire, a répondu : « C’est depuis que je vous ai quitté, Monsieur le maire ! ».

Quelques minutes plus tard, vexé d’avoir un temps de retard sur son seigneur et maître, le premier adjoint « La Faillite nous voilà ! », s’est donc senti obligé de surenchérir après une question de François Amigorena sur le commanditaire du sondage que subissent les Biarrots actuellement. Croyant les micros coupés et alors que tout le monde se levait, on a pu entendre alors un distinct : « Quel connard celui-là ! »

Comme disent les enfants de l’école primaire, « C’est celui qui le dit qui l’est ! »

Sur le sujet, voir les deux excellents articles de Mediabask :

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190718/insultes-au-conseil-municipal-de-biarritz

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190719/les-elus-de-biarritz-reagissent-aux-propos-insultants-de-guy-lafite

Et aussi un très bon décortiquage du budget prévisionnel par Jacques Saury dans « Biarritzmania » :

Onda Carioca