Une prime à la créativité

Sauf retour de la pandémie, on en aura fini le 28 juin prochain avec les municipales. Aux candidats maintenant de montrer qu’ils ont imagination et talent.

Parfois les politiques sont tellement « hors sol » qu’ils en deviennent burlesques. Pendant les deux mois de confinement obligatoire, l’ensemble du pays, du petit producteur au chef d’entreprise en passant par le télétravailleur, a été contraint à se réinventer, à innover, à se projeter, mais il ne faudrait surtout pas modifier en quoi que ce soit les petites habitudes de nos chers élus. Si tout va bien, le 28 juin prochain, les enfants seront majoritairement à l’école, les restaurants auront réouvert, les entreprises se seront réorganisées, mais il ne serait pas possible d’aller voter. C’est ce qu’essaient de nous faire croire le député de la France Insoumise Éric Cocquerel : « On contamine aussi la démocratie: organiser une élection sans le droit de faire une vraie campagne est une dangereuse première », l’eurodéputé Rassemblement national Gilbert Collard : « Le gouvernement organise le second tour le 28 juin : il se débarrasse des municipales ! » ou le maire sortant de Tours Christophe Bouchet, nettement devancé au premier tour et qui, hasard absolu, milite pour une élection à deux tours en janvier 2021.

Le gouvernement a pris la décision qui s’impose

Rappelons d’abord que le second tour « classique » d’une élection municipale dure une semaine avec des négociations jusqu’au mardi en cas de fusion des listes, et grosso modo la possibilité de tenir un meeting public et d’effectuer une ou deux séances de distribution de tracts. Cette fois les candidats à l’écharpe tricolore vont avoir cinq semaines pour préparer la future échéance. Et c’est le moment ou jamais de se poser la question de savoir ce que nous attendons de nos futurs élus. Le deuxième mois de confinement a déjà été un bon test sur les capacités de projection de nos candidats. Certains se sont peureusement terrés chez eux quand d’autres se projetaient et remuaient ciel et terre pour tenter d’aider leurs concitoyens. De la même façon entendre dire que la campagne est faussée parce que les réunions publiques ne pourront avoir lieu relève de la blague totale.

Aux candidats d’aller à la rencontre de leurs concitoyens en veillant à ne pas créer d’attroupements, de faire connaître leurs programmes en utilisant les prodigieuses facilités que nous offrent maintenant les outils numériques et la possibilité de dialoguer en direct. Les Français auraient été capables d’organiser des apéros à distance avec leurs amis tous les soirs et les candidats ne seraient pas capables de trouver les moyens, en 2020, de s’adresser à leurs concitoyens avant le scrutin du 28 juin ? Voilà qui en dit long sur la ringardise de certains. Pour ma part, je me réjouis de cette « prime à la créativité » qui vient d’être donnée à tous ceux qui ambitionnent de devenir maires.

Alors qu’Emmanuel Macron était réticent, le Premier ministre Édouard Philippe a pesé de tout son poids pour qu’on en termine au plus vite avec l’élection municipale. Il a bien fait.

Je ne suis toujours pas un grand fervent d’Emmanuel Macron, mais le gouvernement a pris la décision qui s’impose en décidant de « sacraliser » le premier tour et d’organiser le second tour le 28 juin prochain, sauf recrudescence de la pandémie. Il suffit de prendre l’exemple de Biarritz, avec les appétits qui se réveillaient et de nouvelles listes qui se préparaient, pour comprendre à quel point une élection à deux tours en septembre 2020 ou en janvier 2021 aurait été désastreuse dans l’opinion publique pour l’image de marque des candidats. Sans compter la nouvelle enveloppe budgétaire à prévoir pour le financement de cette campagne à un moment où chaque euro compte pour relancer le pays.

À Biarritz, il nous reste donc cinq semaines pour finir ce qui a été commencé, choisir le ou la candidate qui paraît le plus à même de diriger la ville et prendre ensuite des vacances paisibles en se disant que Veunac, magnifiquement fessé lors du premier tour, a enfin quitté la vie publique et ne risque plus de faire des dégâts majeurs.  Et vous auriez-voulu que Bisque, Bisque, Basque ! patiente jusqu’en 2021 à l’idée d’une si radieuse perspective ?

Ce grand étourdi de Peio Claverie

L’adjoint à la vie associative continue à toucher ses indemnités d’adjoint à Biarritz, alors qu’il est élu depuis le 15 mars à Saint-Martin d’Arosa. Une distraction, vraiment ?

Ah on l’imagine bien l’instituteur Peio Claverie, œil noir et sourcil en bataille, prodiguant un cours d’instruction civique à ses élèves en leur vantant la noblesse et le désintéressement du poste d’élu ! L’homme en effet adore donner des leçons de vertu républicaine à la terre entière et, si on ne l’avait vu à l’œuvre pendant cette mandature, il serait presque convaincant. Le problème, c’est qu’entre ce que dit et ce que fait Peio Claverie, il y a parfois comme un léger décalage, comme on avait pu le constater lors d’un conseil municipal où pour défendre la Cité de l’Océan de l’ineffable Didier Borotra (Cité que Peio avait combattue lorsqu’il était dans l’opposition) l’adjoint au maire nous avait servi un gros bobard.

https://jeanyvesviollier.com/2018/03/30/le-gros-bobard-de-peio-claverie/

Cette fois, c’est Sud Ouest du 15 mai qui nous dévoile le pot aux roses ou plutôt le pot de confiture auquel l’élu n’a pas su résister. Peio Claverie qui a allègrement voté toutes les hausses d’impôts souhaitées par Veunac et Lafite pendant cette mandature ne vit plus à Biarritz depuis des lustres et a décidé de s’installer à quarante-cinq kilomètres d’ici à Saint-Martin d’Arossa. Ce qui est son droit le plus absolu. Et comme la politique est une drogue dure, notre ami Peio a décidé d’être candidat dans sa nouvelle commune. Et a même réussi à être élu dès le 15 mars en huitième position avec un score très soviétique de 92,52% des voix. ( Il n’y avait qu’une liste). Et, c’est ballot, le nouvel élu Claverie a tellement été occupé avec le confinement qu’il n’a pas trouvé en deux mois le temps de rédiger sa démission de son poste d’adjoint.

D’où cette situation ubuesque, fort bien racontée par Raphaëlle Gourin dans Sud Ouest : le conseil municipal de Saint-Martin d’Arossa doit être installé ce lundi 18 mai avant de procéder dans quelques jours à l’élection du maire. Seul petit hic,  le nouvel élu a complètement oublié de démissionner de son poste biarrot et il n’est pas possible d’être élu dans deux conseils municipaux à la fois.

https://www.sudouest.fr/2020/05/15/municipales-peio-claverie-un-elu-sur-deux-communes-7486296-4037.php

Seuls les mauvais esprits, ceux qui voient le mal partout, imagineront que Peio Claverie a délibérément « fait durer le plaisir » afin de continuer à toucher les 1100 euros mensuels de son indemnité d’adjoint. Et pour nous prouver qu’il est distrait mais pas retors, Peio Claverie va sans doute se faire un plaisir de donner au CCAS de Biarritz ou à d’autres associations de la Ville ce qu’il a indûment perçu. C’est promis, même si la restitution de l’argent a lieu en 2030 ou 2060, Bisque, Bisque, Basque ! se fera un plaisir d’en informer ses lecteurs !

Sylvie Claracq ou l’inexistence faite élue

La benjamine du conseil municipal, qui s’est distinguée pendant six ans par son absence d’idées, multiplie les bourdes depuis qu’elle est numéro deux de la liste Veunac. Décidément, qui se ressemble s’assemble…

Voix inconnue au téléphone, lundi 11 mai vers midi : « Mais pourquoi vous me persécutez ainsi ? » On m’avait prévenu que Sylvie Claracq adorait jouer les victimes, mais je ne m’attendais pas à une telle réaction, après avoir écrit que Michel Veunac se démenait beaucoup pour recaser la numéro deux de sa liste, ce que nombre de témoins confirmeront. « Vous ne vous rendez pas compte du tort que vous me faites, alors que je suis en couple, en écrivant que je suis proche du fils de Michel Veunac ». Me demandant un moment si je ne suis pas victime d’un canular, j’essaie d’argumenter : « Mais, Madame, vous êtes journaliste comme moi et vous connaissez le sens du mot proche. Il n’y a aucune ambiguïté. Mais si ça peut vous apaiser, je suis prêt à publier un droit de réponse de votre part ».

À ce moment-là, l’adjointe en colère sort l’argument massue pour tenter de m’intimider : « Je vais voir si je vous réponds, mais je vais saisir mon association (Sylvie Claracq est référente pour le département du réseau Élues locales.fr et je l’avais félicitée en 2018 pour cette nomination) et dénoncer votre sexisme ».

J’avoue en être resté sans voix, Bisque, Bisque, Basque ! se voulant observateur de la vie publique et se fichant éperdument du sexe, de la race, de l’orientation sexuelle de celui qui est élu, comme peuvent en témoigner les écrits de ce blog.

La jérémiade de trop arrive : « Mais pourquoi vous m’attaquez ainsi, alors que vous ne m’aviez jamais attaqué auparavant ? » Je suis sidéré : « Mais, Madame, parce que vous êtes devenue numéro deux de la liste Veunac après un mandat où on ne vous a jamais entendue, où vous n’avez jamais exprimé une idée, où vous avez toujours approuvé ce que faisait le maire. En un mot, vous n’avez strictement rien apporté à la vie municipale ».

L’adjointe à la Jeunesse et à la vie scolaire se récrie : « Mais ce n’est pas vrai. J’ai dit parfois en réunion de majorité à Michel Veunac que je n’étais pas d’accord ». Je sais que c’est faux : « Vous trouvez que votre parcours depuis six ans, justifie une place de numéro deux ? Vous avez une idée de ce qu’implique la direction d’une ville quand le maire est absent ? Vous pensez sérieusement avoir les compétences pour cela ? » Sylvie Claracq se cabre : « Mais tout le monde dit que j’ai fait de très bonnes choses à l’Atabal » Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire : « Non, tout le monde ne dit pas cela et si vous pensez que cela suffit à justifier votre place, permettez-moi de sourire ».

Sylvie Claracq ferraille encore : « À part vous, tout le monde m’apprécie ». J’éclate de rire en pensant à ces employés de mairie, très agacés par les grands airs de la dame.

Démocratie façon Claracq

L’échange en restera là. Et puisque la journaliste Sylvie Claracq réclame des faits, Bisque, Bisque, Basque !  va se faire un plaisir de raconter le dernier exploit de l’élue, qui vient de mettre une sacrée pagaille dans toutes les équipes en campagne. Lors de la préparation de la rentrée scolaire post-déconfinement, l’adjointe à la vie scolaire, au mépris de toutes les règles démocratiques en vigueur dans ce pays, va décider que certains représentants des parents d’élèves élus, ne peuvent pas participer au débat… car ils sont membres d’une liste adverse !

Voici donc ce qu’écrit aux autres élus Sylvie Claracq : « Parmi ces parents je lis déjà sur trois noms le nom d’un candidat aux élections (Sic !). Il me semble qu’il est naturel pour un travail sain et une collaboration constructive que les parents délégués soient neutres sur ce dossier, ce sujet étant déjà suffisamment complexe. Je demanderais donc que à ce que les têtes de liste à l’élection n’invitent pas la campagne électorale dans cette crise sanitaire autant que faire se peut et n’avancent pas un colistier dans ce travail complexe afin de pouvoir travailler en confiance dans l’intérêt général ». Mais depuis quand en France est-il interdit d’être à la fois délégué élu des parents d’élèves et candidat sur une liste ?

Autrement dit, Sylvie Claracq est favorable à un échange démocratique mais uniquement avec ceux qui lui plaisent. On comprend mieux pourquoi Michel Veunac l’a choisie entre tous et toutes !

Frédéric Domège, sans doute par pure détestation des femmes et non par passion de la vie publique, estimant « qu’il y en a marre de l’amateurisme », va être le premier à dégainer, jugeant que les méthodes de Claracq ont cours en Corée du Nord mais pas en France.

Maïder Arostéguy, que l’on n’accusera pas de sexisme, va à son tour exprimer son indignation :

Nombre d’autres conseillers vont faire de même, dont Brigitte Pradier et la vigie républicaine de ce conseil municipal, Hervé Boissier : « Être adjointe, ce n’est pas seulement un titre et des indemnités, c’est aussi un job que l’on doit assurer, avec difficulté parfois, mais avec compétence et surtout pas en excluant ceux qui ne sont pas d’accord » Il est bien évident que ce phallocrate de Boissier n’aurait pas dit la même chose si le coupable avait été un homme.

Heureusement pour elle, Sylvie Claracq qui fêtait cette semaine son anniversaire et approche désormais sérieusement de la quarantaine, adore toujours jouer à la petite dernière que les grands protègent. Elle a donc reçu deux soutiens inattendus.

Guillaume Barucq, retrouvant ses réflexes « Tout le monde il est gentil », n’a visiblement pas été très offensé par l’attentat démocratique que voulait commettre Claracq et a volé à son secours :

 Et, surprise, pour quelqu’un qui avait érigé la citoyenneté en cheval de bataille, Nathalie Motsch a fait de même :

Même si ce « réflexe gentil » pour leur collègue est à l’honneur de Guillaume et Nathalie, on ne peut pas d’un côté râler quand Aldigé fausse le jeu démocratique en faisant pression sur les élus et d’un autre cautionner un déni de démocratie comme celui que voulait commettre Claracq. D’où un joli bazar dans les listes, quelques grincements de dents et même des engueulades mémorables !

Qu’on se rassure, tout sexisme mis à part, la vie politique de Sylvie Claracq va bientôt se terminer comme celle de Veunac, et ça c’est une excellente nouvelle pour la Ville.

Confiné ou déconfiné, Veunac reste d’une prodigieuse inefficacité

Pendant les deux mois de confinement, l’encore maire de Biarritz ne s’est soucié que de ses petites affaires en ignorant complètement les besoins de la population.

Parfois un compte Twitter en dit très long sur la personnalité d’un homme public. Si jusqu’au 15 mars, malgré sa préférence très nette pour le Minitel, Notre-Michel-Rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie s’était fendu de quelques Tweets, histoire de convaincre l’électeur biarrot que deux barils de Veunac valent mieux qu’un baril de candidat ordinaire, depuis le 17 mars et le début du confinement, il n’éprouve plus le besoin d’écrire. Dans une période exceptionnelle qui aurait dû mettre en surchauffe le ciboulot de n’importe quel élu digne de ce nom, notre maire qui joue les prolongations s’est contenté de cinq pauvres messages : deux pour annoncer le décès de figures de la Ville (Annie Curutchet et Pierre Cazenave), un pour remercier les services sociaux, un autre pour relayer la consigne du préfet interdisant les locations Airbnb et le dernier, avec une magnifique faute de français, (« Bravo de la confiance »…) pour espérer la réouverture des plages… un mois après Guillaume Barucq !

Question créativité et volonté de protéger sa ville, on a donc vu mieux et il suffisait de lire Sud Ouest tous les matins, de découvrir toutes les belles initiatives solidaires prises par les agglomérations voisines, pour mesurer à quel point ce maire est d’une prodigieuse inefficacité quand il s’agit de s’intéresser aux Biarrots et de les aider à repartir après le déconfinement. Ce qui n’empêche pas le site officiel de la Ville de continuer à faire le panégyrique d’un maire qui œuvre à « cultiver le magnifique héritage et à créer des conditions de vie favorables à tous ». Les salariés du Palais, les rédacteurs de lettres adressées au maire qui n’ont jamais reçu la moindre réponse ou tous ceux qui espèrent un logement social apprécieront…

Landrain pour les affaires courantes, Veunac pour Le Palais ou le BO

Tous les élus qui ont participé aux visioconférences conduites par le maire, pendant cette période du confinement, se disent consternés : Longues péroraisons dégoulinantes d’autosatisfaction, refus de donner la parole à tout élu susceptible de lui apporter une quelconque contradiction et consternante absence d’idées et de vision pour Biarritz, alors que les commerces risquent d’être particulièrement malmenés par cet épisode. « Au bout de deux séances, j’ai compris, raconte cette élue. Je gardais un magazine à portée de la main et n’écoutais que d’une oreille distraite. De toutes façons, Veunac refusait tout dialogue. »

Si Veunac a confié au secrétaire général des Services, Christophe Landrain, la charge des affaires courantes (« Nous n’avons jamais été aussi bien informés » reconnait un élu d’opposition), Veunac, comme à son habitude, s’est octroyé quelques chasses gardées. C’est au cours d’une de ses visioconférences que le duo Veunac-Lafite a annoncé une recapitalisation du Palais et donc une fragilisation encore plus grande de ce joyau des Biarrots.

https://jeanyvesviollier.com/2020/04/19/15-mars-2020-le-jour-de-la-liberation-de-biarritz/

C’est presque par hasard que les élus ont aussi découvert que Veunac avait lancé le concours d’architectes pour le centre de formation du BO, alors que, promis-juré, le vote du 12 février, lors du dernier conseil municipal n’était « qu’indicatif ». Et une fois que Veunac va être parti s’occuper de ses petits-enfants pour le plus grand soulagement des Biarrots, on va sans doute encore en découvrir de belles.

Certes, Veunac n’est pas le premier maire à qui l’inspiration manque. Mais, contrairement à des élus capables de s’appuyer sur leur entourage, Mimi-Imperator ne supporte pas que les autres aient des idées. Quand Guillaume Barucq, qui était parfaitement dans son rôle de candidat à la magistrature de la Ville, a évoqué une possible réouverture des plages et reprise du surf, Veunac s’est roulé par terre. Il se moque totalement du surf mais ne veut pas que les caméras soient braquées sur quelqu’un d’autre que lui. Quand des élus ont proposé de mobiliser les volontaires pour confectionner des masques (Françoise Mimiague avait recruté des volontaires et envisagé de trouver un local), le maire a coupé court et affirmé qu’il s’en occupait… Avec le succès que l’on sait.

Alors qu’à Nice, Christian Estrosi a organisé une distribution de masques il y a plus d’un mois, les Biarrots ont insisté ce week-end à un grandiose cafouillage, un de plus ! Distribution annoncée pour tous les Biarrots, dans les bureaux de vote sur présentation de la carte électorale, avant de préciser qu’il n’y aurait finalement que 11 000 masques distribués pour les cas les plus urgents. Les Biarrots découvrant au passage grâce à Sud Ouest que Veunac n’est pour rien dans cet arrivage puisqu’il s’est contenté de profiter du dispositif mis en place par l’Agglo au lieu de chercher à aider le pays à son niveau en mobilisant les ressources locales. Dimanche matin, le maire fanfaronne : il y aura finalement un masque pour chaque Biarrot. Résultat : personne ou presque dans les bureaux de vote en ce dimanche pluvieux. Car avec Veunac, il y a longtemps que les Biarrots ont compris qu’il valait mieux savoir se débrouiller seuls.  

(Photo Sud Ouest)

Une photo qui fait causer

Confinement oblige, vendredi 8 mai, seuls Michel Veunac et Maïder Arostéguy étaient présents pour commémorer la fin de la deuxième guerre mondiale. Nombre d’internautes se sont interrogés sur ce choix et se sont demandés ce que faisait là Maïder Arostéguy, alors que sa présence en tant que conseillère départementale était tout à fait légitime.  « J’avais prévu d’y aller seule à 9 h 30 le maire ayant annoncé qu’aucune manifestation n’était organisée, raconte la candidate arrivée en tête le 15 mars. La veille au soir, il m’a appelée pour me proposer de l’accompagner ».

Ce que raconte Maïder Arostéguy correspond totalement à la vérité, mais tous ceux qui pratiquent Mimi-La-Malice se doutent bien que ce revirement n’a rien d’innocent. Veunac sait bien au fond de lui-même qu’il a perdu l’élection même s’il continue à faire croire à ses troupes qu’une victoire est toujours possible. En revanche, il espère encore tirer quelques bénéfices de son poste en cajolant la candidate des Républicains. Le sort de Sylvie Claracq, très proche de son fils, semble beaucoup le préoccuper et notre Encore-maire-mais-la-délivrance-approche s’agite beaucoup pour qu’elle intègre une liste gagnante. Par ailleurs, notre Michel Veunac qui ne doute de rien, se verrait bien à la fin de son mandat prendre la tête d’une SEM (Société d’économie mixte) histoire d’arrondir sa retraite d’environ 10 000 euros.

Pour le moment, Maïder a dit non à tout. Sage résolution !

Le premier tour doit être sacralisé

Pour des raisons éthiques, financières et de bon sens, le vote du premier tour des élections municipales ne doit à aucun prix être annulé.

Je les entends déjà ces Cassandre anonymes des réseaux sociaux affirmer que Bisque, Bisque, Basque ! après avoir été le porte-parole de Nathalie Motsch, de Max Brisson ou de Guillaume Barucq – J’en oublie sûrement ! – est devenu celui de Maïder Arostéguy. Mais ce propos se veut plus vaste que les limites de Biarritz et n’a que faire de considérations électoralistes. Même si le Conseil d’État évoque la nécessité d’un « délai raisonnable » entre les deux tours et n’excédant pas trois mois, Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont trois raisons majeures pour décider que le premier tour doit être sacralisé et que le deuxième tour, dans les 6 000 communes qui n’ont pas encore élu leur maire doit être organisé très vite après la fin du confinement.

http://www.senat.fr/leg/pjl19-376-avis-ce.pdf

Eh les gars, vous êtes morts pour rien !

La première raison est éthique. Les chiffres sont un peu flous, mais cinq maires et une dizaine d’assesseurs ayant tenu un bureau de vote sont décédés des suites du coronavirus. Et beaucoup de ces victimes avaient conscience du risque qu’ils prenaient le 15 mars en tenant un bureau de vote.

https://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-cinq-maires-et-presidents-d-executifs-locaux-sont-decedes-6803429

De leur côté, nombre de citoyens attachés au suffrage universel ont pris eux aussi leurs responsabilités en allant voter. Et à tous ces gens, l’État s’apprêterait à dire : « C’était une blague ! Les abstentionnistes vous avez eu raison » ?  Par respect pour tous ceux qui ont fait passer l’intérêt national avant leur propre personne, comme Francis Gonzalez le maire de Boucau victime d’un coma de plusieurs jours, ce scrutin ne peut passer à la trappe. À la fin de l’article, vous découvrirez les réactions des candidats biarrots plutôt fatalistes ou qui se réfugient derrière des arguments juridiques comme les deux avocats Nathalie Motsch ou Jean-Benoît Saint-Cricq. Mais, à circonstances exceptionnelles, décisions exceptionnelles. D’autant plus que deux autres points plaident en faveur de la sacralisation du premier tour.

On se serre la ceinture… sauf pour la politique ?

La deuxième raison est économique. La crise économique qui s’annonce va être terrible avec nombre d’entreprises françaises en grande difficulté. La solidarité qui s’est organisée pendant le confinement, avec des initiatives locales qui ont montré que les Français avaient du cœur, va devoir s’organiser, évoluer vers une solidarité du… portefeuille et des impôts en hausse. Le gouvernement dépense sans compter pour tenter de maintenir à flot le navire France et, dans les mois qui viennent, il va sans doute falloir économiser dans beaucoup de domaines. On ferait des efforts dans tous les domaines et, royalement, on réorganiserait une élection à deux tours pour les municipales avec de nouveaux et importants budgets de campagne alloués à tous les candidats. Est-ce une dépense bien raisonnable ?

Autorisés à travailler mais pas à voter ?

La troisième raison relève du simple bon sens. Personne ne sait encore comment va se dérouler le déconfinement progressif prévu à partir du 11 mai, mais il est clair que pour le bien de tous, le gouvernement va essayer de remettre au travail le maximum de Français. Ces deux mois « d’hibernation » nous ont appris beaucoup de choses sur les « gestes barrière » et les comportements de « distanciation sociale ». Une fois déconfinés, on pourrait donc en prenant des précautions aller travailler, continuer à se rendre au supermarché pour ravitailler les siens, mais il serait impossible d’aller voter ? L’argument ne tient pas. On comprend donc mal ce qui s’oppose à une élection de deuxième tour en juin. Les Français vont avoir des tas de problèmes à régler au moment de leur déconfinement et il paraît donc sage de doter au plus vite les villes orphelines d’une équipe municipale qui pourra gouverner sur le long terme. Cette mesure de bon sens aura aussi le mérite d’éradiquer les rêves de « candidats du troisième tour » qui commencent à se dire qu’il serait peut-être judicieux de pointer le bout de sa frimousse électorale dans cette nouvelle compétition qui aurait lieu en octobre 2020 ou mars 2021. À Biarritz, ils sont déjà deux, absents de la joute électorale du 15 mars, à sonder sérieusement leurs amis pour savoir s’ils ne doivent pas y aller.

Alors  on finit au plus vite ce qu’on a commencé en votant dès le 21 juin ?

Biarritz : Arrêtons le massacre !

Sans le moindre scrupule, Michel Veunac, en engageant l’avenir, est en train d’obérer le mandat de celle ou celui qui va lui succéder.

Un maire sortant « normal », arrivé cinquième au premier tour de l’élection et n’ayant plus aucune chance d’endosser l’écharpe tricolore se contenterait d’expédier les affaires courantes afin de faciliter au maximum la tâche de celui qui lui succèdera. Veunac, lui, profite du sursis inespéré que lui offre la pandémie pour continuer à servir ses petits copains. Il va modifier le capital de L’Hôtel du Palais et, sans complexe, lance un concours d’architectes pour le futur centre de formation du BOPB. Alors que la moitié des entreprises biarrotes risque de mettre la clé sous la porte, est-il acceptable d’investir 12 millions d’euros dans un centre de formation ? La réponse appartiendra au prochain maire et sera suivie de très près par les Biarrots. En attendant notre impayable Veunac fait comme s’il avait un mandat devant lui. Sachant que chaque projet retenu sera rémunéré 48 000 euros, c’est entre 150 000 et 250 000 euros qui vont être engloutis par la Ville à un moment où les économies s’imposent plus que jamais.

Les réponses des candidats

Pensez-vous qu’il faut sacraliser le premier tour, même si le vote final pour les municipales se déroule en octobre 2020 ou mars 2021 ou refaire une nouvelle élection à deux tours ?

Maïder Arostéguy

Je me plierai bien évidemment aux décisions du conseil constitutionnel et aux recommandations du comité scientifique. Aucun risque ne doit être pris mettant en jeu la santé des Biarrots. Mais il devient urgent pour notre ville et pour l’agglomération que nous ayons des exécutifs en état optimal de fonctionnement.   Cet entre-deux ne permet pas de décisions fortes. On gère au mieux les affaires courantes.  J’en profite pour saluer le dévouement des services qui sont au travail, police municipale, services techniques, propreté…

Guillaume Barucq

Je me prépare à tout scénario et je m’y adapterai.
D’un côté, ce scrutin est légitime car il aura permis l’élection de milliers de maires en France. D’un autre, si le second tour est programmé au-delà du mois d’octobre, la déconnexion entre les deux tours posera un problème sur la sincérité du scrutin. Quoiqu’il en soit, que nous repartions sur un premier tour ou un second tour, notre objectif sera d’arriver en tête cette fois pour porter ce rassemblement et cet apaisement dont Biarritz a besoin après ce presque… septennat !

Nathalie Motsch

La tentation est grande, par égard pour ceux et celles qui se sont déplacés le 15 mars dernier, de préserver les résultats du 1er tour. Mais les règles électorales de notre pays s’affranchissent de considérations subjectives, à fortiori dans une période de crise où plus que jamais la loi et son application sont garantes des fondements mêmes de notre démocratie et de ses institutions. Le Conseil d’Etat estime ainsi « qu’une mesure de suspension et de report d’un deuxième tour de scrutin n’est admissible que dans des cas exceptionnels, pour des motifs d’intérêt général impérieux et à la condition que le report envisagé ne dépasse pas, eu égard aux circonstances qui le justifient, un délai raisonnable. » Le report envisagé est strictement encadré dans le temps, puisque le second tour doit se tenir dans un délai de trois mois.  Le Conseil d’Etat observe par ailleurs que si la crise persiste à cette échéance et rend impossible l’organisation du deuxième tour avant l’été, il appartiendra aux pouvoirs publics de reprendre l’ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets. » Vous comprendrez que seule la loi dicte ma réponse.

Liste EHVS (Brice Morin, Lysiann Brao, Mathieu Accoh)

Vu le contexte actuel, il est envisageable et même souhaitable qu’une nouvelle élection soit organisée. Quelles que soient les incertitudes du calendrier électoral que personne ne peut décemment anticiper, les résultats du premier tour demeurent un bon indicateur. Cependant, nous sortirons de cette crise avec des données nouvelles que ce soit pour le second tour ou pour un nouveau scrutin à deux tours : celle de l’expérience d’une crise majeure et de l’absolue nécessité de repenser notre monde et notre économie. C’est pourquoi nous sommes ouverts à toutes les propositions des biarrot-e-s pour enrichir notre projet.

Michel Veunac

Surprise ! Le maire sortant a refusé de répondre à Bisque, Bisque, Basque !

Jean-Benoît Saint-Cricq

Pour ce qui est du maintien du premier tour, il me semble illusoire, car la loi électorale et le Conseil d’État s’y opposent. Normalement, la prochaine élection ne pourra avoir lieu avant l’année prochaine, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité des personnes âgées et aussi de financement de la nouvelle campagne car en octobre l’État n’aura pas remboursé les candidats du premier tour annulé.

Karim Guerdane

Ce premier tour doit être annulé : tout a changé, le deuxième tour est complètement déconnecté dans le temps calendaire mais aussi dans le temps moral. Les priorités proposées par mes concurrents ne sont plus acceptables du tout. Je me laisse le droit de porter mon recours pour rupture d’égalité entre candidats à son terme. (Absence par dizaines de mes documents électoraux dans les circulaires). La communication a été le maître mot de cette campagne, et j’en tire les enseignements pour le futur : j’ai joué l’honnêteté et les valeurs, et je les défendrais encore. Je n’ai pas, ni l’envie, ni le besoin de travestir ma liste pour exister ou être « citoyen » : beaucoup sont prêts à s’asseoir sur leurs principes pour des postes : pas moi. 

La majeure partie de mes adversaires ont atteint leurs plafonds de verre, avec des moyens et une logistique optimale, avec des résultats que je juge faibles. Pour nous, les bases sont jetées, avec 2 mois de campagne et 2 500 euros de budget (10 fois moins à minima que toutes les listes) : cela nous laisse une marge gigantesque quand on apprécie les pourcentages assez faibles réalisés par l’ensemble de listes. Contrairement à ce que pensent beaucoup, c’est notre électorat cible qui s’est le moins déplacé.

Le besoin d’une présence d’une alternative humaniste, solidaire et moderne est d’autant plus criante en ce jour.  Mon message allait déjà dans ce sens, et je n’aurai pas à adapter beaucoup de mesures si ce vote se jouait aujourd’hui ; les programmes de mes concurrents, eux, devraient être totalement chamboulés. Mes premières phrases dans cette campagne ont été : «  Il n’existe pas d’autres alternatives crédibles, donner du sens à notre quotidien…Nous faisons le pari de l’Humain, le seul qui mérite d’être tenté « . C’est d’autant plus vrai trois mois après. 

15 mars 2020, le jour de la libération de Biarritz

Le confinement a fait oublier à quel point le message des électeurs biarrots a été clair. Un virage historique se dessine pour la Ville.

La rumeur affirme – Comment la vérifier en ces temps de confinement ? – que Michel Veunac, dès qu’il a un peu de temps libre, branche son magnétoscope à cassettes pour voir et revoir « Les Bronzés font du ski ». Et quand arrive la réplique culte de Michel Blanc, alias Jean-Claude Dusse dans le film, « On ne sait jamais. Sur un malentendu, ça peut marcher ! », tout le monde est prié de faire silence dans son salon, alors que Notre-encore-maire-que-la-Terre-entière-nous-envie affiche un sourire extatique. Fait-il semblant pour raviver la flamme chez ses maigres troupes ou y croit-il vraiment ? Difficile à dire, mais Michel Veunac s’agite beaucoup au téléphone ces derniers temps, affirmant que si une nouvelle élection à deux tours est organisée, il va « mettre Jean-Baptiste Lemoyne en avant » et « surprendre tout le monde par le score qu’il va réaliser ».

Laissons à notre plus que septuagénaire ses illusions un peu pitoyables, alors que la fin du confinement se dessine et qu’il est temps d’analyser les très clairs signaux que les électeurs biarrots ont envoyé au soir du premier tour. En effet, jamais premier tour n’aura été aussi limpide dans l’histoire politique de Biarritz.

Ce renouvellement que les « jeunes » candidats, Arostéguy, Barucq, Motsch ou Morin appelaient de tous leurs vœux, correspond visiblement aux souhaits des Biarrots. Trouvez-moi un maire sortant en France, un seul qui se soit retrouvé en cinquième position avec le score de 12,22% des suffrages exprimés ! Plus personne ne veut du « système Veunac », qui est en droite ligne avec le système Borotra des derniers mandats, les neurones en moins. Opacité autocratique, renvoi d’ascenseur aux copains, dissimulations aux autres élus, plus personne n’estime que cette façon de gouverner a un avenir possible. Et rien que pour cela, parce que le 15 mars 2020, correspond à une sorte de libération de Biarritz, le champagne mérite d’être sorti.  

Les électeurs âgés ont voté comme d’habitude

Et, même s’il est un peu moins facile que d’habitude de recouper une information, tous les témoignages de ceux qui étaient présents dans les bureaux de vote coïncident : les plus de soixante ans habitant Biarritz ont voté comme d’habitude. C’est la clientèle des quadras-quinquas, ayant encore des enfants sous leur responsabilité, qui a fait défaut. Alors que le confinement se profilait à l’horizon, le 15mars, tous ceux qui avaient de la famille à protéger ont préféré s’abstenir de voter pour mettre les leurs à l’abri. De la même façon tous ceux qui se partagent entre Biarritz, où ils sont inscrits sur les listes électorales, et une grande métropole ont hésité à venir alors que la pandémie devenait de plus en plus menaçante. Michel Veunac raconte donc un gros bobard, un de plus, lorsqu’il affirme qu’il a été pénalisé par l’absence de l’électorat âgé. Ce sont au contraire les plus jeunes élus qui ont pâti de la situation et à l’évidence, si le scrutin avait pu se dérouler dans des conditions plus normales, l’écart avec Veunac aurait été encore plus grand.

Le très beau score de Maïder

Attention à ne pas réécrire l’histoire et à ne pas énoncer a posteriori des évidences qui ne l’étaient pas tout à fait avant le vote. Maïder Arostéguy en obtenant près de huit points de plus que Max Brisson en 2014 (31,47% contre 23, 35%) montre qu’elle a fait une campagne méthodique où elle a su amalgamer le socle traditionnellement important des Républicains et la sympathie personnelle qu’elle a inspirée à des Biarrots qui pensent qu’elle fera un bon maire de rupture après les catastrophiques années Veunac. Avec 16,22% des voix, alors qu’il s’était contenté de 7,26% en 2014, Guillaume Barucq a montré qu’il avait progressé en crédibilité dans l’esprit des Biarrots. Tout en durcissant le ton, il s’est tenu éloigné de toutes les polémiques qui ont enflammé les réseaux sociaux et a mené avec sa liste une campagne très intelligente. Reste Nathalie Motsch qui se retrouve en troisième position à 177 voix seulement de Guillaume Barucq, alors qu’on l’annonçait dans certains sondages à 6% d’intentions de vote. On ne m’ôtera pas de l’idée, alors que les Biarrots voulaient à tout prix une « nouvelle gouvernance » que « Calamity Nathalie » qui offrait dans son programme toutes les garanties demandées par les citoyens de « transparence » et de respect de la démocratie, a commis une erreur stratégique de première importance en faisant monter Didier Borotra sur scène. La fidélité en amitié est respectable, mais les Biarrots ont été déroutés par cette contradiction apparente entre volonté de transparence et référence au passé, même si son score de 14,24% montre que les Biarrots voyaient en l’ancienne adjointe à l’Urbanisme une élue pugnace et compétente tout à fait apte à diriger la Ville.

Des alliances qui ne dureront qu’un temps

Si le deuxième tour s’était déroulé le 22 mars comme prévu, Maïder Arostéguy aurait-elle été élue facilement ? Difficile à dire, mais ce n’est pas si sûr. En effet, contrairement aux élections municipales précédentes, qui avaient vu des alliances improbables comme celle de Max Brisson avec Jean-Benoît Saint-Cricq, alors que tout Biarritz savait qu’ils se détestaient, pour une fois les alliances entre candidats étaient très naturelles et articulées autour de la conduite à tenir face au chantage des dirigeants du Biarritz Olympique. Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Nathalie Motsch était prête à rallier Guillaume Barucq, de même que la liste de Brice Morin, Lysiann Brao et Mathieu Accoh, tandis que Karim Guerdane aurait appelé à voter pour ce « front républicain du refus ».

Du côté de Maïder Arostéguy, les choses s’avèrent plus compliquées. Jean-Benoît Saint-Cricq avait annoncé, dès le dimanche 20 heures, son intention de se rallier à la lauréate du premier tour. Du jamais vu en politique, où en général on fait au minimum semblant pendant une journée de réfléchir ou de consulter ses troupes. Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Michel Veunac aurait lui aussi fait des propositions à Maïder. Qui sagement, et après avoir consulté ses colistiers, aurait décidé de garder sa liste telle qu’elle est, estimant que Veunac comme Saint-Cricq lui feraient perdre plus de voix qu’en gagner. Une décision sage mais qui pouvait laisser imaginer un duel très serré au soir du 22 mars entre Arostéguy et Barucq. Après tout, Michel Veunac est bien devenu maire de Biarritz en 2014 en ne recueillant que 17,43% des suffrages au premier tour. Toutes ces supputations électorales vont sans doute être balayées par la décision d’Emmanuel Macron de recommencer à zéro les élections municipales dans les villes qui n’ont pas choisi leur maire dès le premier tour. En cas de nouvelle élection en octobre 2020 ou mars 2021, qui peut dire si Nathalie Motsch retentera sa chance ou partira derrière Barucq ? Qui peut dire si de nouveaux candidats ne vont pas profiter de l’aubaine ?

Le Palais en danger et Biarritz en difficulté

Pour Biarritz l’aboutissement de cette élection et le départ tant attendu des Veunac et Lafite relèvent de l’urgence absolue. Lors de la visio-conférence qui s’est tenue avec les élus, jeudi 16 avril au matin, les deux ont pris leur voix la plus pleurnicharde pour annoncer aux élus ce que les Amigorena, Lannevère, Motsch, Pinatel, Boissier et d’autres pronostiquaient depuis 2018. Le confinement empêche les travaux de se dérouler à L’Hôtel du Palais. Ce dernier n’ouvrira donc pas cet été et la Ville de Biarritz ne touchera donc aucune redevance, alors qu’elle doit faire face à d’importantes échéances bancaires. « C’est la faute au corona-virus ! »  ont gémi en chœur Mimi-Imperator et La Faillite-nous-voilà !  Comme si l’activité touristique était linéaire ! En 1929 déjà, suite à la crise financière, plusieurs grands hôtels de Biarritz s’étaient retrouvés en difficulté. L’activité touristique n’est jamais planifiable à l’avance et une guerre, une crise financière, la fermeture des frontières peuvent mettre en difficulté un palace.

En 2018, plusieurs élus avaient mis en garde le maire et son adjoint aux Finances contre les risques courus par le montage aventureux proposé. Nous y voilà, et plus vite que prévu ! « Ce n’est pas grave, on va recapitaliser » a affirmé Guy-Lafite-réponse-à-tout. Tout en se gardant bien d’expliquer à qui il compte ouvrir le capital tout en ne perdant pas le contrôle du Palais. À un certain Jean-Claude Decaux ? Comme en 2018, les Biarrots, tout comme les élus, sont jugés trop bêtes pour qu’on leur donne les explications qui s’imposent. Et pendant ce temps-là, Veunac continue à s’agiter en tous sens persuadé que lors d’une nouvelle élection « sur un malentendu, ça peut marcher ! ». Nous ne saurions donc trop lui conseiller de regarder la filmographie intégrale de Michel Blanc. À chaque fois, le comédien mise sur un malentendu pour parvenir à ses fins, mais ça ne marche jamais.

Veunac n’a donc plus qu’une chose à faire au vu de la fessée électorale qu’il vient de prendre : quitter la politique biarrote avec dignité. Mais en est-il capable ?

Mardi : Le premier tour doit être sacralisé

Les réponses des candidats

Quel commentaire vous inspire le résultat de votre liste et éventuellement les résultats obtenus par les autres listes ?

Maïder Arostéguy

Il s’agit d’un résultat très encourageant et très net qui confirme la dynamique des sondages de juin et surtout de janvier   Proximité, actions de terrain et travail participatif ont fait la différence.

Guillaume Barucq

Nous avons plus que rempli notre objectif du premier tour qui était de placer notre liste Biarritz Nouvelle vague sur le podium. Avec cette deuxième place nous étions bien positionnés pour mener une large coalition sur un projet écologique et social et jouer la mairie au second tour. Le message envoyé par les électeurs biarrots est clair : place au renouvellement.

Nous avons subi nous aussi l’abstention avec une part non-négligeable de notre électorat conscient de la situation émergente liée au Covid-19et qui a fait le choix de ne pas venir voter. Au pire cette élection aura servi de sondage en conditions réelles et     servi de révélateur pour bon nombre d’électeurs qui ont vu que notre projet était réaliste et que notre équipe avait les moyens de prendre des responsabilités à la mairie de Biarritz

Nathalie Motsch

Un commentaire enthousiaste et reconnaissant de la confiance des Biarrots : 14,23% des suffrages exprimés pour une toute première élection est un résultat honorable qui nous a rendus heureux. Il démontre la crédibilité de notre équipe et du programme environnemental que nous avions proposé aux biarrots. Nous avons ainsi fait taire les mauvaises langues qui nous créditaient d’à peine 4% ! Nous sommes fiers de ce résultat et surtout très touchés de la confiance que les Biarrots nous ont témoignée.

177 voix nous séparent de Guillaume Barucq, c’est un écart infime qui démontre l’appétence des Biarrots pour nos programmes écologiques et durables. C’est une belle nouvelle qui prend tout son sens dans le contexte actuel : nos modes de vies vont changer et « le bons sens » portera, enfin, des politiques environnementales inédites sur nos territoires. Je note aussi l’arrivée de Karim Guerdane dans le paysage politique biarrot, sa présence démontre l’envie des Biarrots de renouveler le paysage politique.

Liste EHVS (Brice Morin, Lysiann Brao, Mathieu Accoh)

Nous faisons le constat que l’écologie représente a minima 30 % des suffrages sans tenir compte de la grande abstention du premier tour. Alors même que nos têtes de liste, très investis dans notre cité depuis des décennies mais non « professionnels de la politique » ont recueilli 12,34 % des suffrages des votants. C’est un bon score et nous en sommes fiers.

Plus que jamais, cette crise sanitaire et économique sans précédent confirme l’urgence et la nécessité de mettre en place dès aujourd’hui des mesures inédites. L’humilité s’impose face à l’ampleur de ce qui nous frappe. Pour autant, l’ensemble de notre projet en sort renforcé : consommer et agir local, construire une véritable économie circulaire à l’échelle du pays basque y compris au niveau de l’industrie et de la production de matériel de santé (un appel à projet a été lancé par la CAPB pour la production de matériels de santé.), aide aux plus démunis.

L’ensemble des enjeux de transition écologique peuvent être sereinement abordés avec notre liste grâce à un mouvement de gauche progressiste, écologiste et abertzale qui se renforce élection après élection au sein de l’agglomération pays basque. Ensemble nous pèserons !

Biarritz a vocation à mener la barque.

Alors que certains pouvaient encore nous stigmatiser et nous qualifier d’utopistes ou de radicaux, ils doivent se résoudre au constat que la mise en place de nos propositions ne peut attendre plus longtemps.

Les mesures de confinement n’ont fait qu’exacerber les inégalités sociales. Le respect de notre environnement et de notre territoire va de pair avec toutes formes de solidarité et de lien social. L’un ne peut aller sans l’autre. Plus qu’un changement de gouvernants c’est aujourd’hui un changement de gouvernance qui s’impose, d’un mode dépassé d’exercice du pouvoir : plus de démocratie directe et participative.

Michel Veunac : Surprise ! Le maire sortant a refusé de répondre à Bisque, Bisque, Basque !

Jean-Benoît Saint-Cricq

Pas de commentaire particulier à faire. La participation étant faible a peut-être faussé le résultat mais personne ne peut savoir ce qu’auraient voté les 18% qui manquaient.

Karim Guerdane

Le résultat de la liste Biarritz Bonheur me ramène à une certaine logique de moyens, et je m’interroge sur l’abstention inédite qui nous a frappés ; certains de mes colistiers ne sont pas même allés voter à cause des annonces contre-productives du gouvernement, et je ne peux les blâmer. J’assume également ma part de responsabilité et j’avoue ne pas avoir pris la mesure de cet appel au vote. 

La communication a été le maître mot de cette campagne, et j’en tire les enseignements pour le futur : j’ai joué l’honnêteté et les valeurs, et je les défendrais encore. Je n’ai pas, ni l’envie, ni le besoin de travestir ma liste pour exister ou être « citoyen » : beaucoup sont prêts à s’asseoir sur leurs principes pour des postes : pas moi. La majeure partie de mes adversaires ont atteint leurs plafonds de verre, avec des moyens et une logistique optimale, avec des résultats que je juge faibles.

Pour nous, les bases sont jetées, avec 2 mois de campagne et 2 500 euros de budget (10 fois moins à minima que toutes les listes) : cela nous laisse une marge gigantesque quand on apprécie les pourcentages assez faibles réalisés par l’ensemble de listes. Contrairement à ce que pensent beaucoup, c’est notre électorat cible qui s’est le moins déplacé.

Le besoin d’une présence d’une alternative humaniste, solidaire et moderne est d’autant plus criante en ce jour. Mon message allait déjà dans ce sens, et je n’aurai pas à adapter beaucoup de mesures si ce vote se jouait aujourd’hui ; les programmes de mes concurrents, eux, devraient être totalement chamboulés. Mes premières phrases dans cette campagne ont été : «  Il n’existe pas d’autres alternatives crédibles, donner du sens à notre quotidien…Nous faisons le pari de l’Humain, le seul qui mérite d’être tenté « . C’est d’autant plus vrai trois mois après. 

L’arrêté bancal de Veunac fait marrer la France entière

Le maire de Biarritz a voulu jouer au con finement. Résultat, il a provoqué un éclat de rire général avec son interdiction de s’asseoir sur les bancs !

Quand on est maire sortant, qu’on finit cinquième au premier tour avec 12,21% des suffrages exprimés, on rase en général les murs. Mais ce n’est pas le cas de Notre-encore-maire-que-le-monde-entier-nous-envie. Peureusement confiné chez lui pour cause de grand âge, tandis que le directeur des services, Christophe Landrin, se tape tout le travail à la mairie (On ne sait pas s’ils ont échangé leurs émoluments), Michel Veunac, miraculeusement prolongé par la grâce du coronavirus, frétille d’aise en suivant l’actualité.  Persuadé qu’il a encore ses chances, malgré la claque que lui ont infligée les Biarrots, il cherche à galvaniser ses maigres troupes en leur promettant une victoire éclatante pour le cas où, le premier tour annulé, les Biarrots devraient voter par deux fois. « Les personnes âgées, par peur de la maladie, ne sont pas venues voter (Affirmation qui ne correspond nullement à mes observations), ose Mimi-la-Science avec un bel optimisme. Il faut juste mettre plus en avant Jean-Baptiste Lemoyne et on va gagner largement cette future élection » Pas de doute, quand on a des « perdreaux de l’année » comme Patrick Destizon, Louis Vial ou Jocelyne Castaignède dans sa liste, il y a de quoi impressionner les foules.

Visio-conférence burlesque

Reste maintenant à exister et à montrer aux Biarrots ébahis qui est le boss. Quand Michel Veunac a appris que le préfet refusait la démission de Guillaume Barucq car l’État a besoin de médecins élus, et que ce dernier venait régler les dossiers tous les jours à la mairie, notre septuagénaire à écharpe tricolore s’est enfin décidé à sortir de sa tanière et à présenter le bout de son masque à la mairie. Avant, miracle de la technologie pour quelqu’un qui n’a jamais dépassé le stade du Minitel, d’organiser des visio-conférences avec tout son conseil. La première a eu lieu le jeudi 2 avril et la deuxième ce vendredi 10 avril. Et à chaque fois, le seul message essentiel de Veunac a été de réaffirmer qu’il était le maire en exercice. Un maire qui fait toujours autant preuve de désinvolture avec son équipe. Ce matin, il était question de budget et les élus ont reçu un document… hier soir. Comment travailler sérieusement dans ces conditions, sachant que la réunion a été bouclée en une heure et quinze minutes ? « Une fois de plus, c’était nul de chez nul » résume un des participants.

Veunac cherche à faire parler de lui et se rate

Comme cette visio-conférence est assez loin des préoccupations quotidiennes des Biarrots, Veunac a recherché la semaine dernière une idée forte, susceptible dans le cas d’une future élection, de lui attirer les bonnes grâces des politiques et des habitants. Et on le sait depuis six ans, trouver une idée originale n’est pas toujours le point fort de notre actuel maire. Lundi 7 avril, Veunac est enfin visité par la grâce et dans une lettre publique aux Biarrots, il annonce qu’il prend un arrêté interdisant aux gens de s’asseoir plus de deux minutes sur les bancs de la Ville.

Le succès de la mesure va aller au-delà de toutes les espérances de Michel Veunac.  La France entière se gausse de Biarritz et de la trouvaille du maire. Après le maire de Sanary, qui avait cru bon d’interdire les sorties à plus de … dix mètres de son domicile, la France, qui a bien besoin de rire en ce moment, s’est longuement payé la tête de notre édile. BFM TV, mais aussi Le Parisien, Le Point, Ouest-France, Le Figaro et même L’Équipe y sont allés de leur article moqueur. Même déchaînement sur Twitter et les réseaux sociaux.

Le ridicule a été tel que le maire a été obligé de plaider « la maladresse » et d’annuler son arrêté bancal. Mais bien évidemment, Veunac est un grand incompris et ce n’est pas tout à fait sa faute si les Français se sont focalisés sur « une phrase de deux lignes dans une lettre de cinq pages », alors que « cet arrêté est moins sévère que les mesures nationales ».

Les Biarrots, pour leur part, n’ont guère apprécié d’être une fois de plus, grâce à leur maire, la risée de tout le pays.

Dis, Michel, la prochaine fois que tu as une idée de génie comme celle-là, tu ne pourrais pas la soumettre au… banc d’essai ?

 

 

 

Mission presque accomplie

Avec le retrait quasi-certain de Michel Veunac de la vie publique, Bisque Bisque Basque ! va enfin pouvoir se consacrer à autre chose.

(Photo Sud Ouest )

Prononcer son oraison funèbre de son vivant n’est pas chose courante. Dimanche soir, dans le bureau de vote de la mairie, Michel Veunac, sidéré par le résultat qui prend forme petit à petit sous ses yeux et cette cinquième place avec 12,22% des suffrages exprimés, en oublie la présence à ses côtés de la journaliste de Sud Ouest Raphaëlle Gourin et murmure à voix haute : « Pour une gamelle, c’est une gamelle ! » Un propos révélateur pour un homme dont toute la carrière politique a été marquée par une « chasse à la gamelle » effrénée.

Même si depuis sept ans Bisque, Bisque, Basque ! s’efforce de montrer aux lecteurs qui est Veunac, même si une nette évolution des esprits est perceptible (En 2014, on souriait des turpitudes de Veunac en me disant : « À sa place, on ferait pareil ». En 2020, plus personne n’a envie de rire), ce blog très anti-Veunac, ou les vieux qui auraient omis de voter dimanche 15 mars, ne constituent pas des explications suffisantes à ce camouflet mémorable que vient de prendre cet homme aussi fait pour être maire que François Hollande pour devenir Mister Univers.

Ambiance irrespirable dans l’équipe de Veunac

Deux anecdotes datant de quelques jours, montrent bien l’inconscience, le cynisme et la rouerie de celui qui nous a dirigés pendant six ans. En début de semaine, Michel Veunac convoque individuellement à la mairie tous les candidats, à l’exception de Nathalie Motsch, pour les recevoir dans son bureau : « J’ai des infos. Je suis nettement en tête des sondages. C’est le moment ou jamais de te rallier à moi, car après le premier tour il sera trop tard ». Veunac ayant bluffé pendant six ans, personne ne tombe dans le panneau.

Un des colistiers de Veunac, scandalisé par ce qu’il a vécu au quotidien, s’est aussi décidé à contacter Bisque, Bisque, Basque ! Avec le recul, il se réjouit de la « déculottée » subie par Mimi-Imperator et jure, mais un peu tard qu’on ne l’y reprendra plus à jouer les faire-valoir du maire.

Son témoignage écrit est accablant : « Comment peut-on vouloir gérer la Ville si on ne sait même pas gérer sa propre équipe ? Qui plus est quand on est psychologue de métier ! La campagne électorale de Michel Veunac est à l’image de son mandat écoulé : colères violentes contre les membres de sa liste qui sont sommés d’être sur le terrain du matin au soir sous peine d’exclusion de la liste au second tour, omniprésence de Marie-Lou Veunac qui fait office de directeur de campagne-bis, présence du fils, notamment comme chauffeur, confortant la perception d’une PME familiale, promesses de postes de futurs adjoints aux membres les plus subordonnés, notamment d’un point de vue matériel, relégation de quelques membres de la liste ayant une certaine personnalité, mise en valeur purement circonstancielle des benjamins de la liste pour en réalité favoriser le maintien au pouvoir d’un vieillard de 74 ans ». 

Avec de telles pelletées de terre sur le cercueil, Veunac n’a plus besoin de fossoyeurs. Bisque, Bisque, Basque ! n’en rajoutera donc pas et, comme tout le monde, va désormais se soucier du confinement des siens et se consacrer, avec le sentiment d’une mission accomplie, à des travaux littéraires personnels ou à des écrits beaucoup plus espacés sur ce blog.

Ne pas confondre confinés et cons finis

En effet, celui ou celle qui triomphera le 21 juin, au soir du deuxième tour, amènera à la ville un renouveau dont elle avait plus que besoin, après les trop nombreux mandats de Didier Borotra et le calamiteux de son successeur. Si Maïder Arostéguy l’emporte, ce ne sera pas Veunac. Et si Barucq s’empare de l’écharpe tricolore, ce sera encore mieux ! Nous en reparlerons quand la permission de sortie nous sera redonnée et la campagne électorale relancée, en faisant confiance entre temps aux trolls anonymes qui ont pollué toute cette campagne pour continuer à insulter tout le monde bien à l’abri derrière leur clavier et leur anonymat.

Ainsi le bien nommé « Néocon » a découvert que de « manière subliminale », j’avais soutenu Nathalie Motsch et que j’allais me prononcer en faveur de Guillaume Barucq. Ayant signé sous mon nom et expliqué que j’étais plus séduit par le front de la fermeté républicaine que par le trio qui avait cédé à Aldigé, je suis bluffé par la capacité de déduction de ce troll qui ne doit pas connaître le sens du mot subliminal. Le confinement va lui laisser le temps d’ouvrir le dictionnaire.

Et pour notre part, virus ou pas, nous allons avec citoyenneté continuer notre tri sélectif entre confinés et… cons finis.

 

 

 

On ne remerciera jamais assez Veunac

Ce mandat à la médiocrité abyssale, avec ses attentats démocratiques à répétition et la débandade de la majorité, aura au moins permis de faire éclore des talents. Biarritz est prête à tourner la page.

L’enfumeur public numéro 1, le Lucky Luke de la phrase creuse, l’homme qui profère des lieux communs plus vite que son ombre est prêt à sévir six ans de plus (Photo-montage Bisque, Bisque, Basque !)

Une fois n’est pas coutume, Bisque, Bisque, Basque ! va faire dans la tendresse au lieu de l’ironie lourde. Ils sont 245 dimanche qui vont se confronter à l’une des activités humaines la plus ingrate qui soit, la politique, en se présentant aux suffrages de leurs concitoyens. Si l’on ajoute les membres des comités de soutien, et les proches, ce sont près de cinq cents personnes qui sont concernées à Biarritz par le scrutin municipal. Et à l’exception d’une vingtaine de professionnels de la vie publique, beaucoup plus soucieux du futur de leurs indemnités que du devenir de Biarritz, (… Hasard, ils ont presque tous trouvé refuge dans la liste à Veunac !), il reste donc plusieurs centaines de Biarrots, qui donnent leur temps et leur énergie sans compter depuis des mois, qui réfléchissent au devenir de la Ville et à un bien vivre ensemble, qui se mettent parfois en danger dans leur vie professionnelle ou leur vie de famille, qui prennent souvent des risques financiers énormes puisque, en dessous de 5% des suffrages obtenus, il n’y aura pas de remboursement des frais. Et l’on dira ensuite que la démocratie n’est pas vivace en France !

À vous tous qui avez passé des heures à tracter dans les rues, à faire du porte-à-porte en essuyant parfois les rebuffades de ceux que vous dérangiez, à imaginer un Biarritz meilleur et plus fraternel, à dialoguer jusqu’à l’épuisement avec les uns et les autres, je tiens à adresser un immense merci pour le message d’espoir que vous nous adressez. Et je tiens aussi à féliciter les directeurs de campagne de toutes les listes, qui se sont toujours efforcés, malgré l’enthousiasme parfois débordant de leurs supporters, de rester dans les limites du jeu démocratique en n’oubliant pas que le 15 mars au soir, il faudra négocier avec les autres listes, fusionner et comprendre le sens donné par les Biarrots à ce scrutin.

Le « connardovirus » souvent présent dans les réseaux sociaux

Qu’on ne s’imagine pas pour autant que Bisque, Bisque, Basque ! soudain visité par la grâce démocratique est devenu aveugle et persuadé que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En tant que témoin actif d’un combat capital pour l’avenir de Biarritz, je me réjouis de l’activité de tous ceux qui, à visage découvert, ont exprimé sur les réseaux sociaux leurs points de vue et leurs attentes. Malheureusement, si le coronavirus pour le moment épargne quelque peu le Pays basque, le connardovirus, bien présent à Biarritz avec ses trolls masqués balançant leur haine anonyme derrière leurs claviers, est devenu la plaie de la vie publique sur les réseaux sociaux. Avec d’une part des supporters qui ont une fois pour toutes débranché leurs cerveaux et refusent d’entendre tout ce qui n’est pas directement favorable au candidat de leur choix. Et plus grave, des petits malins qui profitent de la pagaille ambiante, pour pousser leurs pions en avançant masqués, multiplier les menaces et faire pression sur les futurs candidats dans ce qui ne peut être qualifié que de chantage abject et de jeu pervers contre la démocratie.

Le mandat parfait de Veunac

L’Hôtel du Palais était l’assurance vie des Biarrots avec une valeur estimée à plus de 200 millions d’euros. Michel Veunac l’a rendu impossible à vendre pendant 75 ans avec le risque que Decaux ne s’en empare.

Ce monde étant imparfait comme on le sait tous, il ne nous reste donc plus qu’à remercier Michel Veunac pour le mandat parfait qu’il vient d’accomplir. Il a en effet en six ans de temps réussi à cocher toutes les cases. Incompétence vertigineuse puisque vous ne trouverez pas un élu de cette ville ou de l’Agglo pour déceler en lui la moindre aptitude à la vie publique, colères à répétition, la mairie étant devenu une pétaudière où les salariés sont en souffrance, hésitations permanentes comme en témoigne le plateau d’Aguilera où pas le moindre permis de construire n’a été déposé pendant des années, Veunac pataugeant dans sa piscine olympique fantôme, incapacité à diriger une équipe ainsi qu’en attestent les départs fracassants de François Amigorena, Édouard Chazouillères, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq ou Virginie Lannevère, attentats démocratiques à répétition comme les écuries de Bigueyrie, la villa Sion, l’Hôtel du Palais ou l’aménagement du plateau d’Aguilera… Et on rajoutera même un soupçon de malhonnêteté puisque certains des colistiers de Michel Veunac attendent depuis 2014 d’être remboursés de l’argent qu’ils ont prêté au maire. Une histoire racontée par Bisque, Bisque, Basque ! et que le maire a oublié de démentir.

https://jeanyvesviollier.com/2020/02/25/le-vilain-rapport-a-largent-de-veunac/

Vous avez aimé cette série interminable de 2014 à 2020 avec un nouvel épisode presque chaque semaine ? Alors, si par malheur Veunac est réélu, vous allez adorer ce qui va se passer de 2020 à 2026, avec un maire de 74 ans, ivre de sa toute-puissance qui en fera encore plus à sa tête qu’avant. On ne confie pas les clés de sa voiture à un copain qui a éclusé toute la soirée et qui est visiblement à trois grammes. On ne peut pas confier après tout ce que l’on a enduré à Biarritz, les clés du camion à un maire qui a montré tellement d’inaptitude au poste. Vous envisagez néanmoins de voter dimanche pour le maire sortant ? Alors Bisque, Bisque, Basque ! ne peut rien pour vous si vous aimez souffrir et vous conseille une consultation chez le psy.

On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe

Bisque, Bisque, Basque ! pour ce qui sera le dernier papier avant le premier tour, tient donc à remercier chaleureusement Michel Veunac pour tous ses errements. Grâce à lui, les Biarrots se sont intéressés à la vie publique et ont singulièrement modifié leur curseur personnel sur ce qui est acceptable et inacceptable à Biarritz en matière de démocratie locale. Et les occasions de s’indigner n’ont pas manqué pendant ce mandat : 600 pages à lire en deux heures avec interdiction de prendre des notes ou des photos dans une salle où les élus étaient surveillés comme des pensionnaires dans un collège privé ! Voilà ce que Veunac a osé infliger à son conseil municipal en 2018, à propos de L’Hôtel du Palais ! Et au final – du jamais vu dans une autre ville de France ! – un maire qui se retrouve en minorité dans sa propre majorité mais qui est sauvé par une partie de son opposition venue lui sauter sur les genoux à point nommé. Avec des enseignants de Sciences-Po, nous avons cherché des votes similaires dans d’autres villes de France, mais Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie est un créatif et n’a pas d’équivalent. Avec ces mêmes enseignants, nous avons cherché début février, une ville faisant voter aux élus une décision à 12 millions d’euros à cinq semaines de la fin du mandat. Nous n’avons pas trouvé.

La vente de la villa Sion, un des grands scandales du mandat.

Mais, avec son Premier adjoint, La-Faillite-Nous-Voilà, qui lui au moins a le bon goût de quitter la vie publique après son flirt raté avec Didier Guillaume, nous avons pu grâce à ce duo improbable percevoir beaucoup de choses en tant que simples citoyens. « À quelque chose, malheur est bon » affirme un vieil adage populaire. En voulant singer Didier Borotra, élu parfois désinvolte avec la loi, comme l’a prouvé l’affaire des PV, mais qui avait une vision pour sa ville, Michel Veunac, personnage falot et dénué d’imagination, a poussé à bout un système de copinage et de clientélisme dont les Biarrots ne veulent plus entendre parler. Grâce à lui, dans toutes les listes figurent désormais des promesses de transparence et de démocratie participative.

Avec ces ultimes acrobaties municipales, nous avons aussi pu mesurer quels sont les élus et candidats sensibles aux pressions (Jean-Baptiste Aldigé a repoussé d’un mois l’assemblée générale où la « faillite » du BO devait être évoquée, ce qui montre bien qu’il s’agissait d’un chantage pur et simple) et quels sont ceux décidés à y résister. On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe et quand on est un citoyen raisonnable on ne peut pas donner son bulletin de vote à des gens qui, avant même d’endosser l’écharpe tricolore, ont montré leur propension à céder. Bisque, Bisque, Basque ! espère que les scores décevants qu’obtiendront dimanche 15 mars, les listes Arostéguy et Saint-Cricq, élus qui par ailleurs ne manquent pas de qualités, leur permettront de comprendre qu’ils se sont trompés.

Des talents qui émergent et qui rassurent

Et, la nature ayant horreur du vide, on ne remerciera jamais assez Michel Veunac de « la pépinière de talents » qu’il a engendrée en obligeant ses adjoints à prendre leurs responsabilités et à progresser très vite. Qui se souvient de la diaphane Nathalie Motsch, qui a joué les bonnes élèves de la majorité de 2008 à 2014 avant de devenir une élue pugnace, réfléchie et compétente, qui a fait preuve d’un courage remarquable lors de ce mandat après avoir compris le fonctionnement, disons un peu particulier de son chef de file ? Qui se rappelle du Guillaume Barucq de ses débuts, persuadé que la gentillesse et le dialogue pouvaient tout résoudre avant de comprendre que la politique et les bons sentiments ne font jamais bon ménage et de devenir un élu clairvoyant et lucide, n’hésitant pas à exprimer ce qu’il pense ? Pas d’inquiétude à avoir, ces deux élus ont désormais les épaules pour gouverner la Ville, et si d’aventure « la grosse tête » s’emparait d’eux en devenant maire, il y a suffisamment de talents et d’expérience dans les listes qu’ils ont constituées pour les ramener à la raison.

Si la situation n’était pas devenue aussi folle à Biarritz, est-ce que nous aurions eu la chance d’avoir un Karim Guerdane avec ses convictions de gauche, son bon sens et ses idées novatrices comme candidat ?

Si le duo Veunac-Lafite n’avait pas désespéré Pétricot, Parme ou La Négresse, est-ce que nous aurions eu cette intéressante alliance entre les Abertzale, les Verts et la France Insoumise, avec les belles personnalités de Brice Morin, Lysiann Brao et Mathieu Accoh ?

C’est à Veunac que l’on doit tout cela, avec ces quatre listes de rupture qui présentent bien des convergences et qui pourraient, au soir du premier tour, constituer la force susceptible de mettre fin à des années de dysfonctionnement à Biarritz et à un retour au dialogue et à la démocratie apaisée. C’est à vous de choisir entre ces quatre listes pour désigner celui ou celle qui doit être chef de file des espoirs biarrots au deuxième tour.

Et comme il convient de remercier Michel Veunac pour tous ces talents qui ont pu éclore grâce à lui, faisons-lui un beau cadeau en le renvoyant chez lui pour lui laisser enfin le temps de s’occuper de ses petits-enfants. Non, non, ne me remerciez pas, Michel, ce sera un plaisir de vous voir quitter la vie publique.

Merci l’ami !

Hasard de la vie, un de mes copains vient de me signer une procuration et son vote, que j’aurais respecté quel qu’il soit, vient à merveille compléter le mien. C’est peut-être idiot, mais j’ai très envie de voir une femme à la tête de Biarritz, car il me semble que sa nomination pourrait profondément changer les vilaines pratiques en cours. Et quand je constate que tous les élus les plus impliqués et combatifs de la majorité comme Hervé Boissier, François Amigorena, Françoise Mimiague ou Brigitte Pradier viennent au soutien de cette candidate, je me dis que Biarritz tient là une opportunité intéressante, car incontestablement il faut du caractère et de la technicité pour être maire et la dame ne manque ni de l’un ni de l’autre. Mais l’égalité des sexes implique aussi que le fait d’être un homme ou une femme ne soit pas un critère déterminant, au moins dans un monde idéal où la parité serait une réalité. Cet autre candidat au stéthoscope et à la planche de surf milite pour un renouvellement profond, il a des idées, de la sincérité et une liste prometteuse autour de lui. Grâce à la loi, je vais pouvoir déposer un bulletin en faveur de chacun de ces deux candidats, en espérant qu’ils fusionnent au deuxième tour, tant ils me semblent proches dans leur vision de l’avenir de Biarritz. Quelle bonne idée, ce copain a eu de s’absenter !

Ce trio qui n’engendre pas la mélancolie

Ils sont trois à diriger la liste Euskal Herrian Vert et Solidaire et visiblement, ce fonctionnement ne pose pas le moindre problème.

Brice Morin, Mathieu Accoh et Lysiann Brao dans leur permanence de l’avenue Kennedy.

Lorsqu’on demande à Lysiann Brao, Brice Morin et Mathieu Accoh à partir de quel score ils feront la fête le 15 mars au soir, le trio éclate de rire : « On fera la fête quoiqu’il arrive ». Dans leur permanence de l’avenue du président Kennedy, les trois militants, bien que venus d’horizons politiques assez éloignés, ont visiblement trouvé une façon de réfléchir ensemble harmonieuse. Pour Bisque, Bisque, Basque ! ils ont accepté de répondre sans détours à toutes les questions.

– On a le sentiment que votre liste a un peu patiné au départ, a eu du mal à trouver ses marques. C’est exact ?

Brice Morin : C’est tout simplement parce que nous n’avons pas procédé comme les autres et que l’élaboration du programme nous a paru essentielle avant d’annoncer des noms. Ensuite, il a été compliqué de faire travailler ensemble des groupes déjà constituées et des personnes isolées.

Mathieu Accoh : Je suis engagé en politique depuis 2005 à cause du déni de démocratie dont les Français ont été victimes au moment du référendum pour le Traité Constitutionnel Européen. Cette question est fondamentale pour moi. On peut ne pas être d’accord mais la volonté populaire, une fois qu’elle s’est exprimée, doit être entendue et suivie. En tant que militant du Parti de Gauche, puis du Front de gauche et de la France Insoumise, je suis confronté à la crise de la représentation et je cherche un outil politique qui me permette de faire avancer mes idées. Soutenir un mouvement citoyen comme l’association Biarritz Euskal herrian paraissait la meilleure démarche. Pour nous, cette rencontre est un événement politique à plusieurs niveaux. D’abord parce que cela fait bouger les lignes entre jacobinisme et culture locale. Ensuite parce que de nombreux symptômes de notre monde malade trouvent une solution évidente à l’échelle locale. Pour ne prendre qu’un exemple l’eusko, monnaie locale basque, est une solution à la fraude ou l’évasion fiscale, cela participe à la relocalisation de l’économie et donc aux circuits courts et donc à l’écologie.  

– Vous diriez que votre trio fonctionne bien ?

Lysiann Brao : C’est une évidence. Le fonctionnement à trois va nous protéger d’un fonctionnement vertical et il évite les conflits d’ego. C’est une immense responsabilité de porter officiellement les valeurs de l’écologie, d’avoir à construire une ville qui protège les plus démunis à un moment où notre système de protection est violemment attaqué. De plus nous sommes à un moment où Biarritz risque de devenir une ville hors-sol, terrain de jeu des touristes et des spéculateurs. Il fallait être au moins trois pour porter une telle responsabilité ! Pour les élections municipales de 2014, j’ai été sollicitée pour travailler sur les questions autour de la jeunesse par l’association Biarritz Autrement pour proposer des actions pour faire revenir des jeunes à Biarritz. L’association a choisi de partir avec Michel Veunac au 1er tour et j’ai donc intégré cette liste. La manière dont se sont passés les évènements, m’a fait me dire que plus jamais je ne repartirai dans un tel contexte politique, vertical et déconnecté

« Croire en l’intelligence collective »

– Parmi les élus abertzale de la précédente mandature, vous n’avez retenu que Maialen Etcheverry. Pourquoi elle et pas Régine Daguerre ou Peio Claverie ?

Brice Morin : Parce que Maialen est la seule qui est restée en contact avec nous. Elle voulait démissionner compte tenu des soubresauts qui agitaient la majorité. C’est nous qui lui avons demandé de rester, de défendre nos idées, ce qu’elle a fait avec beaucoup de conviction même si la situation était très difficile pour elle. Quant aux autres élus que vous citez, ils ont disparu de la circulation et nous n’avons plus eu la moindre nouvelle d’eux après leur élection. Grâce à Maialen Etcheverry, nous avons une partie des clés du fonctionnement de la mairie et nous pourrons aller plus vite lorsque nous serons en position de gouverner.

Matthieu Accoh : Ce mandat de Veunac a été catastrophique. Je me suis engagé avec enthousiasme dans les conseils de quartiers dont j’ai été l’un des présidents (Bibi-Beaurivage, Milady Colline). On a vite vu les limites dues, non pas au dispositif ou à la volonté des participants mais aux freins qui résidaient entièrement dans le refus du maire d’appliquer la charte qu’il avait lui-même écrite ! Hervé Boissier a fait un très bon travail pour promouvoir la démocratie participative mais le problème, c’est que Veunac n’en voulait pas. Je crois encore plus qu’avant à l’intelligence collective et notre projet de démocratie participative a tiré le meilleur des expériences d’autres villes.

Lysiann Brao : La participation, c’est la capacité à être agile, à adapter sa façon de gouverner à la demande des citoyens.

– Quelle est la mesure phare de votre programme ?

Brice Morin : il n’y a pas une mesure phare mais toute une série pour remettre les Biarrots au centre des préoccupations municipales. La démocratie participative sera évidemment omniprésente dans toutes les décisions que nous prendrons. Nous avons prévu de faire des conseils extra-municipaux pour toutes les décisions importantes à prendre et un conseil municipal de la jeunesse pour responsabiliser très vite les jeunes Biarrots.

Lysiann Brao : Nous consacrerons beaucoup de soin au logement pour permettre aux jeunes Biarrots de rester dans leur ville. La situation actuelle est inacceptable. Nous appliquerons une surtaxe maximale de 60% aux résidences secondaires. Bidart et Guéthary ont pris cette décision avant nous et pourtant les chars russes ne sont pas à nos portes !

Matthieu Accoh : Et bien évidemment la transition écologique nous préoccupe beaucoup et nous prendrons des mesures radicales pour préserver le futur comme la signature d’un contrat avec un fournisseur d’électricité 100% renouvelable ou la relance au phare d’un projet d’énergie houlomotrice. Mais l’enjeu de cette élection c’est de savoir si l’écologie n’est ni de droite ni de gauche ou bien si au contraire c’est le système libéral qui a pour objectif de vendre tout, partout et dans la plus grande quantité qui est la cause des problèmes. Vous aurez compris que nous dénonçons l’illusion du capitalisme vert et du greenwashing portés par de nombreux candidats.

« Le pouvoir de l’argent a demandé aux élus de se soumettre »

– J’imagine que vous avez suivi avec attention le conseil municipal du 12 février dernier et les débats autour du Biarritz Olympique…

Brice Morin : Ce débat a ouvert les yeux à tout le monde. Un club professionnel ne peut pas affirmer de cette façon ses demandes. C’est un signal fort que le pouvoir de l’argent a voulu envoyer en demandant aux élus de se soumettre. Bien évidemment, nous ne l’accepterons pas.

– Avez-vous déjà pris une décision sur ce que vous allez faire au soir du premier tour ?

Lysiann Brao : Nous avons pris une décision de fonctionnement. Il faudra qu’une proposition obtienne l’approbation des deux tiers de la liste pour qu’elle soit adoptée et, si nous dépassons les 10% de suffrages obtenus, nous devrons décider si nous nous maintenons pour faire une opposition constructive ou si nous rejoignons une autre liste.

– Est qu’il y a des listes avec lesquelles vous ne vous allierez jamais ?

Les trois, unanimes : Arostéguy, Saint-Cricq, Veunac, ce n’est pas pour nous !

Quand on vous disait que cette liste ne manque pas de caractère et ne louvoie pas pour dire ce qu’elle pense.

 Pour lire le programme en détail : https://www.biarritzvertetsolidaire.eus/fr/ehvs-biarritz/