15 mars 2020, le jour de la libération de Biarritz

Le confinement a fait oublier à quel point le message des électeurs biarrots a été clair. Un virage historique se dessine pour la Ville.

La rumeur affirme – Comment la vérifier en ces temps de confinement ? – que Michel Veunac, dès qu’il a un peu de temps libre, branche son magnétoscope à cassettes pour voir et revoir « Les Bronzés font du ski ». Et quand arrive la réplique culte de Michel Blanc, alias Jean-Claude Dusse dans le film, « On ne sait jamais. Sur un malentendu, ça peut marcher ! », tout le monde est prié de faire silence dans son salon, alors que Notre-encore-maire-que-la-Terre-entière-nous-envie affiche un sourire extatique. Fait-il semblant pour raviver la flamme chez ses maigres troupes ou y croit-il vraiment ? Difficile à dire, mais Michel Veunac s’agite beaucoup au téléphone ces derniers temps, affirmant que si une nouvelle élection à deux tours est organisée, il va « mettre Jean-Baptiste Lemoyne en avant » et « surprendre tout le monde par le score qu’il va réaliser ».

Laissons à notre plus que septuagénaire ses illusions un peu pitoyables, alors que la fin du confinement se dessine et qu’il est temps d’analyser les très clairs signaux que les électeurs biarrots ont envoyé au soir du premier tour. En effet, jamais premier tour n’aura été aussi limpide dans l’histoire politique de Biarritz.

Ce renouvellement que les « jeunes » candidats, Arostéguy, Barucq, Motsch ou Morin appelaient de tous leurs vœux, correspond visiblement aux souhaits des Biarrots. Trouvez-moi un maire sortant en France, un seul qui se soit retrouvé en cinquième position avec le score de 12,22% des suffrages exprimés ! Plus personne ne veut du « système Veunac », qui est en droite ligne avec le système Borotra des derniers mandats, les neurones en moins. Opacité autocratique, renvoi d’ascenseur aux copains, dissimulations aux autres élus, plus personne n’estime que cette façon de gouverner a un avenir possible. Et rien que pour cela, parce que le 15 mars 2020, correspond à une sorte de libération de Biarritz, le champagne mérite d’être sorti.  

Les électeurs âgés ont voté comme d’habitude

Et, même s’il est un peu moins facile que d’habitude de recouper une information, tous les témoignages de ceux qui étaient présents dans les bureaux de vote coïncident : les plus de soixante ans habitant Biarritz ont voté comme d’habitude. C’est la clientèle des quadras-quinquas, ayant encore des enfants sous leur responsabilité, qui a fait défaut. Alors que le confinement se profilait à l’horizon, le 15mars, tous ceux qui avaient de la famille à protéger ont préféré s’abstenir de voter pour mettre les leurs à l’abri. De la même façon tous ceux qui se partagent entre Biarritz, où ils sont inscrits sur les listes électorales, et une grande métropole ont hésité à venir alors que la pandémie devenait de plus en plus menaçante. Michel Veunac raconte donc un gros bobard, un de plus, lorsqu’il affirme qu’il a été pénalisé par l’absence de l’électorat âgé. Ce sont au contraire les plus jeunes élus qui ont pâti de la situation et à l’évidence, si le scrutin avait pu se dérouler dans des conditions plus normales, l’écart avec Veunac aurait été encore plus grand.

Le très beau score de Maïder

Attention à ne pas réécrire l’histoire et à ne pas énoncer a posteriori des évidences qui ne l’étaient pas tout à fait avant le vote. Maïder Arostéguy en obtenant près de huit points de plus que Max Brisson en 2014 (31,47% contre 23, 35%) montre qu’elle a fait une campagne méthodique où elle a su amalgamer le socle traditionnellement important des Républicains et la sympathie personnelle qu’elle a inspirée à des Biarrots qui pensent qu’elle fera un bon maire de rupture après les catastrophiques années Veunac. Avec 16,22% des voix, alors qu’il s’était contenté de 7,26% en 2014, Guillaume Barucq a montré qu’il avait progressé en crédibilité dans l’esprit des Biarrots. Tout en durcissant le ton, il s’est tenu éloigné de toutes les polémiques qui ont enflammé les réseaux sociaux et a mené avec sa liste une campagne très intelligente. Reste Nathalie Motsch qui se retrouve en troisième position à 177 voix seulement de Guillaume Barucq, alors qu’on l’annonçait dans certains sondages à 6% d’intentions de vote. On ne m’ôtera pas de l’idée, alors que les Biarrots voulaient à tout prix une « nouvelle gouvernance » que « Calamity Nathalie » qui offrait dans son programme toutes les garanties demandées par les citoyens de « transparence » et de respect de la démocratie, a commis une erreur stratégique de première importance en faisant monter Didier Borotra sur scène. La fidélité en amitié est respectable, mais les Biarrots ont été déroutés par cette contradiction apparente entre volonté de transparence et référence au passé, même si son score de 14,24% montre que les Biarrots voyaient en l’ancienne adjointe à l’Urbanisme une élue pugnace et compétente tout à fait apte à diriger la Ville.

Des alliances qui ne dureront qu’un temps

Si le deuxième tour s’était déroulé le 22 mars comme prévu, Maïder Arostéguy aurait-elle été élue facilement ? Difficile à dire, mais ce n’est pas si sûr. En effet, contrairement aux élections municipales précédentes, qui avaient vu des alliances improbables comme celle de Max Brisson avec Jean-Benoît Saint-Cricq, alors que tout Biarritz savait qu’ils se détestaient, pour une fois les alliances entre candidats étaient très naturelles et articulées autour de la conduite à tenir face au chantage des dirigeants du Biarritz Olympique. Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Nathalie Motsch était prête à rallier Guillaume Barucq, de même que la liste de Brice Morin, Lysiann Brao et Mathieu Accoh, tandis que Karim Guerdane aurait appelé à voter pour ce « front républicain du refus ».

Du côté de Maïder Arostéguy, les choses s’avèrent plus compliquées. Jean-Benoît Saint-Cricq avait annoncé, dès le dimanche 20 heures, son intention de se rallier à la lauréate du premier tour. Du jamais vu en politique, où en général on fait au minimum semblant pendant une journée de réfléchir ou de consulter ses troupes. Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! Michel Veunac aurait lui aussi fait des propositions à Maïder. Qui sagement, et après avoir consulté ses colistiers, aurait décidé de garder sa liste telle qu’elle est, estimant que Veunac comme Saint-Cricq lui feraient perdre plus de voix qu’en gagner. Une décision sage mais qui pouvait laisser imaginer un duel très serré au soir du 22 mars entre Arostéguy et Barucq. Après tout, Michel Veunac est bien devenu maire de Biarritz en 2014 en ne recueillant que 17,43% des suffrages au premier tour. Toutes ces supputations électorales vont sans doute être balayées par la décision d’Emmanuel Macron de recommencer à zéro les élections municipales dans les villes qui n’ont pas choisi leur maire dès le premier tour. En cas de nouvelle élection en octobre 2020 ou mars 2021, qui peut dire si Nathalie Motsch retentera sa chance ou partira derrière Barucq ? Qui peut dire si de nouveaux candidats ne vont pas profiter de l’aubaine ?

Le Palais en danger et Biarritz en difficulté

Pour Biarritz l’aboutissement de cette élection et le départ tant attendu des Veunac et Lafite relèvent de l’urgence absolue. Lors de la visio-conférence qui s’est tenue avec les élus, jeudi 16 avril au matin, les deux ont pris leur voix la plus pleurnicharde pour annoncer aux élus ce que les Amigorena, Lannevère, Motsch, Pinatel, Boissier et d’autres pronostiquaient depuis 2018. Le confinement empêche les travaux de se dérouler à L’Hôtel du Palais. Ce dernier n’ouvrira donc pas cet été et la Ville de Biarritz ne touchera donc aucune redevance, alors qu’elle doit faire face à d’importantes échéances bancaires. « C’est la faute au corona-virus ! »  ont gémi en chœur Mimi-Imperator et La Faillite-nous-voilà !  Comme si l’activité touristique était linéaire ! En 1929 déjà, suite à la crise financière, plusieurs grands hôtels de Biarritz s’étaient retrouvés en difficulté. L’activité touristique n’est jamais planifiable à l’avance et une guerre, une crise financière, la fermeture des frontières peuvent mettre en difficulté un palace.

En 2018, plusieurs élus avaient mis en garde le maire et son adjoint aux Finances contre les risques courus par le montage aventureux proposé. Nous y voilà, et plus vite que prévu ! « Ce n’est pas grave, on va recapitaliser » a affirmé Guy-Lafite-réponse-à-tout. Tout en se gardant bien d’expliquer à qui il compte ouvrir le capital tout en ne perdant pas le contrôle du Palais. À un certain Jean-Claude Decaux ? Comme en 2018, les Biarrots, tout comme les élus, sont jugés trop bêtes pour qu’on leur donne les explications qui s’imposent. Et pendant ce temps-là, Veunac continue à s’agiter en tous sens persuadé que lors d’une nouvelle élection « sur un malentendu, ça peut marcher ! ». Nous ne saurions donc trop lui conseiller de regarder la filmographie intégrale de Michel Blanc. À chaque fois, le comédien mise sur un malentendu pour parvenir à ses fins, mais ça ne marche jamais.

Veunac n’a donc plus qu’une chose à faire au vu de la fessée électorale qu’il vient de prendre : quitter la politique biarrote avec dignité. Mais en est-il capable ?

Mardi : Le premier tour doit être sacralisé

Les réponses des candidats

Quel commentaire vous inspire le résultat de votre liste et éventuellement les résultats obtenus par les autres listes ?

Maïder Arostéguy

Il s’agit d’un résultat très encourageant et très net qui confirme la dynamique des sondages de juin et surtout de janvier   Proximité, actions de terrain et travail participatif ont fait la différence.

Guillaume Barucq

Nous avons plus que rempli notre objectif du premier tour qui était de placer notre liste Biarritz Nouvelle vague sur le podium. Avec cette deuxième place nous étions bien positionnés pour mener une large coalition sur un projet écologique et social et jouer la mairie au second tour. Le message envoyé par les électeurs biarrots est clair : place au renouvellement.

Nous avons subi nous aussi l’abstention avec une part non-négligeable de notre électorat conscient de la situation émergente liée au Covid-19et qui a fait le choix de ne pas venir voter. Au pire cette élection aura servi de sondage en conditions réelles et     servi de révélateur pour bon nombre d’électeurs qui ont vu que notre projet était réaliste et que notre équipe avait les moyens de prendre des responsabilités à la mairie de Biarritz

Nathalie Motsch

Un commentaire enthousiaste et reconnaissant de la confiance des Biarrots : 14,23% des suffrages exprimés pour une toute première élection est un résultat honorable qui nous a rendus heureux. Il démontre la crédibilité de notre équipe et du programme environnemental que nous avions proposé aux biarrots. Nous avons ainsi fait taire les mauvaises langues qui nous créditaient d’à peine 4% ! Nous sommes fiers de ce résultat et surtout très touchés de la confiance que les Biarrots nous ont témoignée.

177 voix nous séparent de Guillaume Barucq, c’est un écart infime qui démontre l’appétence des Biarrots pour nos programmes écologiques et durables. C’est une belle nouvelle qui prend tout son sens dans le contexte actuel : nos modes de vies vont changer et « le bons sens » portera, enfin, des politiques environnementales inédites sur nos territoires. Je note aussi l’arrivée de Karim Guerdane dans le paysage politique biarrot, sa présence démontre l’envie des Biarrots de renouveler le paysage politique.

Liste EHVS (Brice Morin, Lysiann Brao, Mathieu Accoh)

Nous faisons le constat que l’écologie représente a minima 30 % des suffrages sans tenir compte de la grande abstention du premier tour. Alors même que nos têtes de liste, très investis dans notre cité depuis des décennies mais non « professionnels de la politique » ont recueilli 12,34 % des suffrages des votants. C’est un bon score et nous en sommes fiers.

Plus que jamais, cette crise sanitaire et économique sans précédent confirme l’urgence et la nécessité de mettre en place dès aujourd’hui des mesures inédites. L’humilité s’impose face à l’ampleur de ce qui nous frappe. Pour autant, l’ensemble de notre projet en sort renforcé : consommer et agir local, construire une véritable économie circulaire à l’échelle du pays basque y compris au niveau de l’industrie et de la production de matériel de santé (un appel à projet a été lancé par la CAPB pour la production de matériels de santé.), aide aux plus démunis.

L’ensemble des enjeux de transition écologique peuvent être sereinement abordés avec notre liste grâce à un mouvement de gauche progressiste, écologiste et abertzale qui se renforce élection après élection au sein de l’agglomération pays basque. Ensemble nous pèserons !

Biarritz a vocation à mener la barque.

Alors que certains pouvaient encore nous stigmatiser et nous qualifier d’utopistes ou de radicaux, ils doivent se résoudre au constat que la mise en place de nos propositions ne peut attendre plus longtemps.

Les mesures de confinement n’ont fait qu’exacerber les inégalités sociales. Le respect de notre environnement et de notre territoire va de pair avec toutes formes de solidarité et de lien social. L’un ne peut aller sans l’autre. Plus qu’un changement de gouvernants c’est aujourd’hui un changement de gouvernance qui s’impose, d’un mode dépassé d’exercice du pouvoir : plus de démocratie directe et participative.

Michel Veunac : Surprise ! Le maire sortant a refusé de répondre à Bisque, Bisque, Basque !

Jean-Benoît Saint-Cricq

Pas de commentaire particulier à faire. La participation étant faible a peut-être faussé le résultat mais personne ne peut savoir ce qu’auraient voté les 18% qui manquaient.

Karim Guerdane

Le résultat de la liste Biarritz Bonheur me ramène à une certaine logique de moyens, et je m’interroge sur l’abstention inédite qui nous a frappés ; certains de mes colistiers ne sont pas même allés voter à cause des annonces contre-productives du gouvernement, et je ne peux les blâmer. J’assume également ma part de responsabilité et j’avoue ne pas avoir pris la mesure de cet appel au vote. 

La communication a été le maître mot de cette campagne, et j’en tire les enseignements pour le futur : j’ai joué l’honnêteté et les valeurs, et je les défendrais encore. Je n’ai pas, ni l’envie, ni le besoin de travestir ma liste pour exister ou être « citoyen » : beaucoup sont prêts à s’asseoir sur leurs principes pour des postes : pas moi. La majeure partie de mes adversaires ont atteint leurs plafonds de verre, avec des moyens et une logistique optimale, avec des résultats que je juge faibles.

Pour nous, les bases sont jetées, avec 2 mois de campagne et 2 500 euros de budget (10 fois moins à minima que toutes les listes) : cela nous laisse une marge gigantesque quand on apprécie les pourcentages assez faibles réalisés par l’ensemble de listes. Contrairement à ce que pensent beaucoup, c’est notre électorat cible qui s’est le moins déplacé.

Le besoin d’une présence d’une alternative humaniste, solidaire et moderne est d’autant plus criante en ce jour. Mon message allait déjà dans ce sens, et je n’aurai pas à adapter beaucoup de mesures si ce vote se jouait aujourd’hui ; les programmes de mes concurrents, eux, devraient être totalement chamboulés. Mes premières phrases dans cette campagne ont été : «  Il n’existe pas d’autres alternatives crédibles, donner du sens à notre quotidien…Nous faisons le pari de l’Humain, le seul qui mérite d’être tenté « . C’est d’autant plus vrai trois mois après. 

L’arrêté bancal de Veunac fait marrer la France entière

Le maire de Biarritz a voulu jouer au con finement. Résultat, il a provoqué un éclat de rire général avec son interdiction de s’asseoir sur les bancs !

Quand on est maire sortant, qu’on finit cinquième au premier tour avec 12,21% des suffrages exprimés, on rase en général les murs. Mais ce n’est pas le cas de Notre-encore-maire-que-le-monde-entier-nous-envie. Peureusement confiné chez lui pour cause de grand âge, tandis que le directeur des services, Christophe Landrin, se tape tout le travail à la mairie (On ne sait pas s’ils ont échangé leurs émoluments), Michel Veunac, miraculeusement prolongé par la grâce du coronavirus, frétille d’aise en suivant l’actualité.  Persuadé qu’il a encore ses chances, malgré la claque que lui ont infligée les Biarrots, il cherche à galvaniser ses maigres troupes en leur promettant une victoire éclatante pour le cas où, le premier tour annulé, les Biarrots devraient voter par deux fois. « Les personnes âgées, par peur de la maladie, ne sont pas venues voter (Affirmation qui ne correspond nullement à mes observations), ose Mimi-la-Science avec un bel optimisme. Il faut juste mettre plus en avant Jean-Baptiste Lemoyne et on va gagner largement cette future élection » Pas de doute, quand on a des « perdreaux de l’année » comme Patrick Destizon, Louis Vial ou Jocelyne Castaignède dans sa liste, il y a de quoi impressionner les foules.

Visio-conférence burlesque

Reste maintenant à exister et à montrer aux Biarrots ébahis qui est le boss. Quand Michel Veunac a appris que le préfet refusait la démission de Guillaume Barucq car l’État a besoin de médecins élus, et que ce dernier venait régler les dossiers tous les jours à la mairie, notre septuagénaire à écharpe tricolore s’est enfin décidé à sortir de sa tanière et à présenter le bout de son masque à la mairie. Avant, miracle de la technologie pour quelqu’un qui n’a jamais dépassé le stade du Minitel, d’organiser des visio-conférences avec tout son conseil. La première a eu lieu le jeudi 2 avril et la deuxième ce vendredi 10 avril. Et à chaque fois, le seul message essentiel de Veunac a été de réaffirmer qu’il était le maire en exercice. Un maire qui fait toujours autant preuve de désinvolture avec son équipe. Ce matin, il était question de budget et les élus ont reçu un document… hier soir. Comment travailler sérieusement dans ces conditions, sachant que la réunion a été bouclée en une heure et quinze minutes ? « Une fois de plus, c’était nul de chez nul » résume un des participants.

Veunac cherche à faire parler de lui et se rate

Comme cette visio-conférence est assez loin des préoccupations quotidiennes des Biarrots, Veunac a recherché la semaine dernière une idée forte, susceptible dans le cas d’une future élection, de lui attirer les bonnes grâces des politiques et des habitants. Et on le sait depuis six ans, trouver une idée originale n’est pas toujours le point fort de notre actuel maire. Lundi 7 avril, Veunac est enfin visité par la grâce et dans une lettre publique aux Biarrots, il annonce qu’il prend un arrêté interdisant aux gens de s’asseoir plus de deux minutes sur les bancs de la Ville.

Le succès de la mesure va aller au-delà de toutes les espérances de Michel Veunac.  La France entière se gausse de Biarritz et de la trouvaille du maire. Après le maire de Sanary, qui avait cru bon d’interdire les sorties à plus de … dix mètres de son domicile, la France, qui a bien besoin de rire en ce moment, s’est longuement payé la tête de notre édile. BFM TV, mais aussi Le Parisien, Le Point, Ouest-France, Le Figaro et même L’Équipe y sont allés de leur article moqueur. Même déchaînement sur Twitter et les réseaux sociaux.

Le ridicule a été tel que le maire a été obligé de plaider « la maladresse » et d’annuler son arrêté bancal. Mais bien évidemment, Veunac est un grand incompris et ce n’est pas tout à fait sa faute si les Français se sont focalisés sur « une phrase de deux lignes dans une lettre de cinq pages », alors que « cet arrêté est moins sévère que les mesures nationales ».

Les Biarrots, pour leur part, n’ont guère apprécié d’être une fois de plus, grâce à leur maire, la risée de tout le pays.

Dis, Michel, la prochaine fois que tu as une idée de génie comme celle-là, tu ne pourrais pas la soumettre au… banc d’essai ?

 

 

 

Mission presque accomplie

Avec le retrait quasi-certain de Michel Veunac de la vie publique, Bisque Bisque Basque ! va enfin pouvoir se consacrer à autre chose.

(Photo Sud Ouest )

Prononcer son oraison funèbre de son vivant n’est pas chose courante. Dimanche soir, dans le bureau de vote de la mairie, Michel Veunac, sidéré par le résultat qui prend forme petit à petit sous ses yeux et cette cinquième place avec 12,22% des suffrages exprimés, en oublie la présence à ses côtés de la journaliste de Sud Ouest Raphaëlle Gourin et murmure à voix haute : « Pour une gamelle, c’est une gamelle ! » Un propos révélateur pour un homme dont toute la carrière politique a été marquée par une « chasse à la gamelle » effrénée.

Même si depuis sept ans Bisque, Bisque, Basque ! s’efforce de montrer aux lecteurs qui est Veunac, même si une nette évolution des esprits est perceptible (En 2014, on souriait des turpitudes de Veunac en me disant : « À sa place, on ferait pareil ». En 2020, plus personne n’a envie de rire), ce blog très anti-Veunac, ou les vieux qui auraient omis de voter dimanche 15 mars, ne constituent pas des explications suffisantes à ce camouflet mémorable que vient de prendre cet homme aussi fait pour être maire que François Hollande pour devenir Mister Univers.

Ambiance irrespirable dans l’équipe de Veunac

Deux anecdotes datant de quelques jours, montrent bien l’inconscience, le cynisme et la rouerie de celui qui nous a dirigés pendant six ans. En début de semaine, Michel Veunac convoque individuellement à la mairie tous les candidats, à l’exception de Nathalie Motsch, pour les recevoir dans son bureau : « J’ai des infos. Je suis nettement en tête des sondages. C’est le moment ou jamais de te rallier à moi, car après le premier tour il sera trop tard ». Veunac ayant bluffé pendant six ans, personne ne tombe dans le panneau.

Un des colistiers de Veunac, scandalisé par ce qu’il a vécu au quotidien, s’est aussi décidé à contacter Bisque, Bisque, Basque ! Avec le recul, il se réjouit de la « déculottée » subie par Mimi-Imperator et jure, mais un peu tard qu’on ne l’y reprendra plus à jouer les faire-valoir du maire.

Son témoignage écrit est accablant : « Comment peut-on vouloir gérer la Ville si on ne sait même pas gérer sa propre équipe ? Qui plus est quand on est psychologue de métier ! La campagne électorale de Michel Veunac est à l’image de son mandat écoulé : colères violentes contre les membres de sa liste qui sont sommés d’être sur le terrain du matin au soir sous peine d’exclusion de la liste au second tour, omniprésence de Marie-Lou Veunac qui fait office de directeur de campagne-bis, présence du fils, notamment comme chauffeur, confortant la perception d’une PME familiale, promesses de postes de futurs adjoints aux membres les plus subordonnés, notamment d’un point de vue matériel, relégation de quelques membres de la liste ayant une certaine personnalité, mise en valeur purement circonstancielle des benjamins de la liste pour en réalité favoriser le maintien au pouvoir d’un vieillard de 74 ans ». 

Avec de telles pelletées de terre sur le cercueil, Veunac n’a plus besoin de fossoyeurs. Bisque, Bisque, Basque ! n’en rajoutera donc pas et, comme tout le monde, va désormais se soucier du confinement des siens et se consacrer, avec le sentiment d’une mission accomplie, à des travaux littéraires personnels ou à des écrits beaucoup plus espacés sur ce blog.

Ne pas confondre confinés et cons finis

En effet, celui ou celle qui triomphera le 21 juin, au soir du deuxième tour, amènera à la ville un renouveau dont elle avait plus que besoin, après les trop nombreux mandats de Didier Borotra et le calamiteux de son successeur. Si Maïder Arostéguy l’emporte, ce ne sera pas Veunac. Et si Barucq s’empare de l’écharpe tricolore, ce sera encore mieux ! Nous en reparlerons quand la permission de sortie nous sera redonnée et la campagne électorale relancée, en faisant confiance entre temps aux trolls anonymes qui ont pollué toute cette campagne pour continuer à insulter tout le monde bien à l’abri derrière leur clavier et leur anonymat.

Ainsi le bien nommé « Néocon » a découvert que de « manière subliminale », j’avais soutenu Nathalie Motsch et que j’allais me prononcer en faveur de Guillaume Barucq. Ayant signé sous mon nom et expliqué que j’étais plus séduit par le front de la fermeté républicaine que par le trio qui avait cédé à Aldigé, je suis bluffé par la capacité de déduction de ce troll qui ne doit pas connaître le sens du mot subliminal. Le confinement va lui laisser le temps d’ouvrir le dictionnaire.

Et pour notre part, virus ou pas, nous allons avec citoyenneté continuer notre tri sélectif entre confinés et… cons finis.

 

 

 

On ne remerciera jamais assez Veunac

Ce mandat à la médiocrité abyssale, avec ses attentats démocratiques à répétition et la débandade de la majorité, aura au moins permis de faire éclore des talents. Biarritz est prête à tourner la page.

L’enfumeur public numéro 1, le Lucky Luke de la phrase creuse, l’homme qui profère des lieux communs plus vite que son ombre est prêt à sévir six ans de plus (Photo-montage Bisque, Bisque, Basque !)

Une fois n’est pas coutume, Bisque, Bisque, Basque ! va faire dans la tendresse au lieu de l’ironie lourde. Ils sont 245 dimanche qui vont se confronter à l’une des activités humaines la plus ingrate qui soit, la politique, en se présentant aux suffrages de leurs concitoyens. Si l’on ajoute les membres des comités de soutien, et les proches, ce sont près de cinq cents personnes qui sont concernées à Biarritz par le scrutin municipal. Et à l’exception d’une vingtaine de professionnels de la vie publique, beaucoup plus soucieux du futur de leurs indemnités que du devenir de Biarritz, (… Hasard, ils ont presque tous trouvé refuge dans la liste à Veunac !), il reste donc plusieurs centaines de Biarrots, qui donnent leur temps et leur énergie sans compter depuis des mois, qui réfléchissent au devenir de la Ville et à un bien vivre ensemble, qui se mettent parfois en danger dans leur vie professionnelle ou leur vie de famille, qui prennent souvent des risques financiers énormes puisque, en dessous de 5% des suffrages obtenus, il n’y aura pas de remboursement des frais. Et l’on dira ensuite que la démocratie n’est pas vivace en France !

À vous tous qui avez passé des heures à tracter dans les rues, à faire du porte-à-porte en essuyant parfois les rebuffades de ceux que vous dérangiez, à imaginer un Biarritz meilleur et plus fraternel, à dialoguer jusqu’à l’épuisement avec les uns et les autres, je tiens à adresser un immense merci pour le message d’espoir que vous nous adressez. Et je tiens aussi à féliciter les directeurs de campagne de toutes les listes, qui se sont toujours efforcés, malgré l’enthousiasme parfois débordant de leurs supporters, de rester dans les limites du jeu démocratique en n’oubliant pas que le 15 mars au soir, il faudra négocier avec les autres listes, fusionner et comprendre le sens donné par les Biarrots à ce scrutin.

Le « connardovirus » souvent présent dans les réseaux sociaux

Qu’on ne s’imagine pas pour autant que Bisque, Bisque, Basque ! soudain visité par la grâce démocratique est devenu aveugle et persuadé que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. En tant que témoin actif d’un combat capital pour l’avenir de Biarritz, je me réjouis de l’activité de tous ceux qui, à visage découvert, ont exprimé sur les réseaux sociaux leurs points de vue et leurs attentes. Malheureusement, si le coronavirus pour le moment épargne quelque peu le Pays basque, le connardovirus, bien présent à Biarritz avec ses trolls masqués balançant leur haine anonyme derrière leurs claviers, est devenu la plaie de la vie publique sur les réseaux sociaux. Avec d’une part des supporters qui ont une fois pour toutes débranché leurs cerveaux et refusent d’entendre tout ce qui n’est pas directement favorable au candidat de leur choix. Et plus grave, des petits malins qui profitent de la pagaille ambiante, pour pousser leurs pions en avançant masqués, multiplier les menaces et faire pression sur les futurs candidats dans ce qui ne peut être qualifié que de chantage abject et de jeu pervers contre la démocratie.

Le mandat parfait de Veunac

L’Hôtel du Palais était l’assurance vie des Biarrots avec une valeur estimée à plus de 200 millions d’euros. Michel Veunac l’a rendu impossible à vendre pendant 75 ans avec le risque que Decaux ne s’en empare.

Ce monde étant imparfait comme on le sait tous, il ne nous reste donc plus qu’à remercier Michel Veunac pour le mandat parfait qu’il vient d’accomplir. Il a en effet en six ans de temps réussi à cocher toutes les cases. Incompétence vertigineuse puisque vous ne trouverez pas un élu de cette ville ou de l’Agglo pour déceler en lui la moindre aptitude à la vie publique, colères à répétition, la mairie étant devenu une pétaudière où les salariés sont en souffrance, hésitations permanentes comme en témoigne le plateau d’Aguilera où pas le moindre permis de construire n’a été déposé pendant des années, Veunac pataugeant dans sa piscine olympique fantôme, incapacité à diriger une équipe ainsi qu’en attestent les départs fracassants de François Amigorena, Édouard Chazouillères, Nathalie Motsch, Guillaume Barucq ou Virginie Lannevère, attentats démocratiques à répétition comme les écuries de Bigueyrie, la villa Sion, l’Hôtel du Palais ou l’aménagement du plateau d’Aguilera… Et on rajoutera même un soupçon de malhonnêteté puisque certains des colistiers de Michel Veunac attendent depuis 2014 d’être remboursés de l’argent qu’ils ont prêté au maire. Une histoire racontée par Bisque, Bisque, Basque ! et que le maire a oublié de démentir.

https://jeanyvesviollier.com/2020/02/25/le-vilain-rapport-a-largent-de-veunac/

Vous avez aimé cette série interminable de 2014 à 2020 avec un nouvel épisode presque chaque semaine ? Alors, si par malheur Veunac est réélu, vous allez adorer ce qui va se passer de 2020 à 2026, avec un maire de 74 ans, ivre de sa toute-puissance qui en fera encore plus à sa tête qu’avant. On ne confie pas les clés de sa voiture à un copain qui a éclusé toute la soirée et qui est visiblement à trois grammes. On ne peut pas confier après tout ce que l’on a enduré à Biarritz, les clés du camion à un maire qui a montré tellement d’inaptitude au poste. Vous envisagez néanmoins de voter dimanche pour le maire sortant ? Alors Bisque, Bisque, Basque ! ne peut rien pour vous si vous aimez souffrir et vous conseille une consultation chez le psy.

On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe

Bisque, Bisque, Basque ! pour ce qui sera le dernier papier avant le premier tour, tient donc à remercier chaleureusement Michel Veunac pour tous ses errements. Grâce à lui, les Biarrots se sont intéressés à la vie publique et ont singulièrement modifié leur curseur personnel sur ce qui est acceptable et inacceptable à Biarritz en matière de démocratie locale. Et les occasions de s’indigner n’ont pas manqué pendant ce mandat : 600 pages à lire en deux heures avec interdiction de prendre des notes ou des photos dans une salle où les élus étaient surveillés comme des pensionnaires dans un collège privé ! Voilà ce que Veunac a osé infliger à son conseil municipal en 2018, à propos de L’Hôtel du Palais ! Et au final – du jamais vu dans une autre ville de France ! – un maire qui se retrouve en minorité dans sa propre majorité mais qui est sauvé par une partie de son opposition venue lui sauter sur les genoux à point nommé. Avec des enseignants de Sciences-Po, nous avons cherché des votes similaires dans d’autres villes de France, mais Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie est un créatif et n’a pas d’équivalent. Avec ces mêmes enseignants, nous avons cherché début février, une ville faisant voter aux élus une décision à 12 millions d’euros à cinq semaines de la fin du mandat. Nous n’avons pas trouvé.

La vente de la villa Sion, un des grands scandales du mandat.

Mais, avec son Premier adjoint, La-Faillite-Nous-Voilà, qui lui au moins a le bon goût de quitter la vie publique après son flirt raté avec Didier Guillaume, nous avons pu grâce à ce duo improbable percevoir beaucoup de choses en tant que simples citoyens. « À quelque chose, malheur est bon » affirme un vieil adage populaire. En voulant singer Didier Borotra, élu parfois désinvolte avec la loi, comme l’a prouvé l’affaire des PV, mais qui avait une vision pour sa ville, Michel Veunac, personnage falot et dénué d’imagination, a poussé à bout un système de copinage et de clientélisme dont les Biarrots ne veulent plus entendre parler. Grâce à lui, dans toutes les listes figurent désormais des promesses de transparence et de démocratie participative.

Avec ces ultimes acrobaties municipales, nous avons aussi pu mesurer quels sont les élus et candidats sensibles aux pressions (Jean-Baptiste Aldigé a repoussé d’un mois l’assemblée générale où la « faillite » du BO devait être évoquée, ce qui montre bien qu’il s’agissait d’un chantage pur et simple) et quels sont ceux décidés à y résister. On ne gouverne pas avec un pistolet sur la tempe et quand on est un citoyen raisonnable on ne peut pas donner son bulletin de vote à des gens qui, avant même d’endosser l’écharpe tricolore, ont montré leur propension à céder. Bisque, Bisque, Basque ! espère que les scores décevants qu’obtiendront dimanche 15 mars, les listes Arostéguy et Saint-Cricq, élus qui par ailleurs ne manquent pas de qualités, leur permettront de comprendre qu’ils se sont trompés.

Des talents qui émergent et qui rassurent

Et, la nature ayant horreur du vide, on ne remerciera jamais assez Michel Veunac de « la pépinière de talents » qu’il a engendrée en obligeant ses adjoints à prendre leurs responsabilités et à progresser très vite. Qui se souvient de la diaphane Nathalie Motsch, qui a joué les bonnes élèves de la majorité de 2008 à 2014 avant de devenir une élue pugnace, réfléchie et compétente, qui a fait preuve d’un courage remarquable lors de ce mandat après avoir compris le fonctionnement, disons un peu particulier de son chef de file ? Qui se rappelle du Guillaume Barucq de ses débuts, persuadé que la gentillesse et le dialogue pouvaient tout résoudre avant de comprendre que la politique et les bons sentiments ne font jamais bon ménage et de devenir un élu clairvoyant et lucide, n’hésitant pas à exprimer ce qu’il pense ? Pas d’inquiétude à avoir, ces deux élus ont désormais les épaules pour gouverner la Ville, et si d’aventure « la grosse tête » s’emparait d’eux en devenant maire, il y a suffisamment de talents et d’expérience dans les listes qu’ils ont constituées pour les ramener à la raison.

Si la situation n’était pas devenue aussi folle à Biarritz, est-ce que nous aurions eu la chance d’avoir un Karim Guerdane avec ses convictions de gauche, son bon sens et ses idées novatrices comme candidat ?

Si le duo Veunac-Lafite n’avait pas désespéré Pétricot, Parme ou La Négresse, est-ce que nous aurions eu cette intéressante alliance entre les Abertzale, les Verts et la France Insoumise, avec les belles personnalités de Brice Morin, Lysiann Brao et Mathieu Accoh ?

C’est à Veunac que l’on doit tout cela, avec ces quatre listes de rupture qui présentent bien des convergences et qui pourraient, au soir du premier tour, constituer la force susceptible de mettre fin à des années de dysfonctionnement à Biarritz et à un retour au dialogue et à la démocratie apaisée. C’est à vous de choisir entre ces quatre listes pour désigner celui ou celle qui doit être chef de file des espoirs biarrots au deuxième tour.

Et comme il convient de remercier Michel Veunac pour tous ces talents qui ont pu éclore grâce à lui, faisons-lui un beau cadeau en le renvoyant chez lui pour lui laisser enfin le temps de s’occuper de ses petits-enfants. Non, non, ne me remerciez pas, Michel, ce sera un plaisir de vous voir quitter la vie publique.

Merci l’ami !

Hasard de la vie, un de mes copains vient de me signer une procuration et son vote, que j’aurais respecté quel qu’il soit, vient à merveille compléter le mien. C’est peut-être idiot, mais j’ai très envie de voir une femme à la tête de Biarritz, car il me semble que sa nomination pourrait profondément changer les vilaines pratiques en cours. Et quand je constate que tous les élus les plus impliqués et combatifs de la majorité comme Hervé Boissier, François Amigorena, Françoise Mimiague ou Brigitte Pradier viennent au soutien de cette candidate, je me dis que Biarritz tient là une opportunité intéressante, car incontestablement il faut du caractère et de la technicité pour être maire et la dame ne manque ni de l’un ni de l’autre. Mais l’égalité des sexes implique aussi que le fait d’être un homme ou une femme ne soit pas un critère déterminant, au moins dans un monde idéal où la parité serait une réalité. Cet autre candidat au stéthoscope et à la planche de surf milite pour un renouvellement profond, il a des idées, de la sincérité et une liste prometteuse autour de lui. Grâce à la loi, je vais pouvoir déposer un bulletin en faveur de chacun de ces deux candidats, en espérant qu’ils fusionnent au deuxième tour, tant ils me semblent proches dans leur vision de l’avenir de Biarritz. Quelle bonne idée, ce copain a eu de s’absenter !

Ce trio qui n’engendre pas la mélancolie

Ils sont trois à diriger la liste Euskal Herrian Vert et Solidaire et visiblement, ce fonctionnement ne pose pas le moindre problème.

Brice Morin, Mathieu Accoh et Lysiann Brao dans leur permanence de l’avenue Kennedy.

Lorsqu’on demande à Lysiann Brao, Brice Morin et Mathieu Accoh à partir de quel score ils feront la fête le 15 mars au soir, le trio éclate de rire : « On fera la fête quoiqu’il arrive ». Dans leur permanence de l’avenue du président Kennedy, les trois militants, bien que venus d’horizons politiques assez éloignés, ont visiblement trouvé une façon de réfléchir ensemble harmonieuse. Pour Bisque, Bisque, Basque ! ils ont accepté de répondre sans détours à toutes les questions.

– On a le sentiment que votre liste a un peu patiné au départ, a eu du mal à trouver ses marques. C’est exact ?

Brice Morin : C’est tout simplement parce que nous n’avons pas procédé comme les autres et que l’élaboration du programme nous a paru essentielle avant d’annoncer des noms. Ensuite, il a été compliqué de faire travailler ensemble des groupes déjà constituées et des personnes isolées.

Mathieu Accoh : Je suis engagé en politique depuis 2005 à cause du déni de démocratie dont les Français ont été victimes au moment du référendum pour le Traité Constitutionnel Européen. Cette question est fondamentale pour moi. On peut ne pas être d’accord mais la volonté populaire, une fois qu’elle s’est exprimée, doit être entendue et suivie. En tant que militant du Parti de Gauche, puis du Front de gauche et de la France Insoumise, je suis confronté à la crise de la représentation et je cherche un outil politique qui me permette de faire avancer mes idées. Soutenir un mouvement citoyen comme l’association Biarritz Euskal herrian paraissait la meilleure démarche. Pour nous, cette rencontre est un événement politique à plusieurs niveaux. D’abord parce que cela fait bouger les lignes entre jacobinisme et culture locale. Ensuite parce que de nombreux symptômes de notre monde malade trouvent une solution évidente à l’échelle locale. Pour ne prendre qu’un exemple l’eusko, monnaie locale basque, est une solution à la fraude ou l’évasion fiscale, cela participe à la relocalisation de l’économie et donc aux circuits courts et donc à l’écologie.  

– Vous diriez que votre trio fonctionne bien ?

Lysiann Brao : C’est une évidence. Le fonctionnement à trois va nous protéger d’un fonctionnement vertical et il évite les conflits d’ego. C’est une immense responsabilité de porter officiellement les valeurs de l’écologie, d’avoir à construire une ville qui protège les plus démunis à un moment où notre système de protection est violemment attaqué. De plus nous sommes à un moment où Biarritz risque de devenir une ville hors-sol, terrain de jeu des touristes et des spéculateurs. Il fallait être au moins trois pour porter une telle responsabilité ! Pour les élections municipales de 2014, j’ai été sollicitée pour travailler sur les questions autour de la jeunesse par l’association Biarritz Autrement pour proposer des actions pour faire revenir des jeunes à Biarritz. L’association a choisi de partir avec Michel Veunac au 1er tour et j’ai donc intégré cette liste. La manière dont se sont passés les évènements, m’a fait me dire que plus jamais je ne repartirai dans un tel contexte politique, vertical et déconnecté

« Croire en l’intelligence collective »

– Parmi les élus abertzale de la précédente mandature, vous n’avez retenu que Maialen Etcheverry. Pourquoi elle et pas Régine Daguerre ou Peio Claverie ?

Brice Morin : Parce que Maialen est la seule qui est restée en contact avec nous. Elle voulait démissionner compte tenu des soubresauts qui agitaient la majorité. C’est nous qui lui avons demandé de rester, de défendre nos idées, ce qu’elle a fait avec beaucoup de conviction même si la situation était très difficile pour elle. Quant aux autres élus que vous citez, ils ont disparu de la circulation et nous n’avons plus eu la moindre nouvelle d’eux après leur élection. Grâce à Maialen Etcheverry, nous avons une partie des clés du fonctionnement de la mairie et nous pourrons aller plus vite lorsque nous serons en position de gouverner.

Matthieu Accoh : Ce mandat de Veunac a été catastrophique. Je me suis engagé avec enthousiasme dans les conseils de quartiers dont j’ai été l’un des présidents (Bibi-Beaurivage, Milady Colline). On a vite vu les limites dues, non pas au dispositif ou à la volonté des participants mais aux freins qui résidaient entièrement dans le refus du maire d’appliquer la charte qu’il avait lui-même écrite ! Hervé Boissier a fait un très bon travail pour promouvoir la démocratie participative mais le problème, c’est que Veunac n’en voulait pas. Je crois encore plus qu’avant à l’intelligence collective et notre projet de démocratie participative a tiré le meilleur des expériences d’autres villes.

Lysiann Brao : La participation, c’est la capacité à être agile, à adapter sa façon de gouverner à la demande des citoyens.

– Quelle est la mesure phare de votre programme ?

Brice Morin : il n’y a pas une mesure phare mais toute une série pour remettre les Biarrots au centre des préoccupations municipales. La démocratie participative sera évidemment omniprésente dans toutes les décisions que nous prendrons. Nous avons prévu de faire des conseils extra-municipaux pour toutes les décisions importantes à prendre et un conseil municipal de la jeunesse pour responsabiliser très vite les jeunes Biarrots.

Lysiann Brao : Nous consacrerons beaucoup de soin au logement pour permettre aux jeunes Biarrots de rester dans leur ville. La situation actuelle est inacceptable. Nous appliquerons une surtaxe maximale de 60% aux résidences secondaires. Bidart et Guéthary ont pris cette décision avant nous et pourtant les chars russes ne sont pas à nos portes !

Matthieu Accoh : Et bien évidemment la transition écologique nous préoccupe beaucoup et nous prendrons des mesures radicales pour préserver le futur comme la signature d’un contrat avec un fournisseur d’électricité 100% renouvelable ou la relance au phare d’un projet d’énergie houlomotrice. Mais l’enjeu de cette élection c’est de savoir si l’écologie n’est ni de droite ni de gauche ou bien si au contraire c’est le système libéral qui a pour objectif de vendre tout, partout et dans la plus grande quantité qui est la cause des problèmes. Vous aurez compris que nous dénonçons l’illusion du capitalisme vert et du greenwashing portés par de nombreux candidats.

« Le pouvoir de l’argent a demandé aux élus de se soumettre »

– J’imagine que vous avez suivi avec attention le conseil municipal du 12 février dernier et les débats autour du Biarritz Olympique…

Brice Morin : Ce débat a ouvert les yeux à tout le monde. Un club professionnel ne peut pas affirmer de cette façon ses demandes. C’est un signal fort que le pouvoir de l’argent a voulu envoyer en demandant aux élus de se soumettre. Bien évidemment, nous ne l’accepterons pas.

– Avez-vous déjà pris une décision sur ce que vous allez faire au soir du premier tour ?

Lysiann Brao : Nous avons pris une décision de fonctionnement. Il faudra qu’une proposition obtienne l’approbation des deux tiers de la liste pour qu’elle soit adoptée et, si nous dépassons les 10% de suffrages obtenus, nous devrons décider si nous nous maintenons pour faire une opposition constructive ou si nous rejoignons une autre liste.

– Est qu’il y a des listes avec lesquelles vous ne vous allierez jamais ?

Les trois, unanimes : Arostéguy, Saint-Cricq, Veunac, ce n’est pas pour nous !

Quand on vous disait que cette liste ne manque pas de caractère et ne louvoie pas pour dire ce qu’elle pense.

 Pour lire le programme en détail : https://www.biarritzvertetsolidaire.eus/fr/ehvs-biarritz/

Journal d’un buté de campagne (8)

Veunac, gonflé de chez gonflé

Les promesses n’engagent que les électeurs imbéciles qui y croient. Le maire sortant en a fait une fois de plus la démonstration avec autorité.

Michel Veunac qui n’avait pas pu défendre ses chances lors du débat de France 3 tant il était aphone, avait retrouvé toute sa superbe lors de l’excellent débat de Médiabask qui est consultable en ligne depuis jeudi. Et qui dit parole intelligible, dit aussi capacité à mentir avec un aplomb absolu. Treize minutes ne s’étaient pas écoulées, que le maire sortant de Biarritz affirmait, avec le culot dont il est capable : « Un bon bilan c’est un mandat où les engagements qui ont été pris ont été tenus ». Un propos tellement énorme que les autres candidats en sont restés bouche bée, tant ce mandat a été celui des promesses non tenues.

https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20200305/les-candidats-de-biarritz-debattent

Conscient d’avoir un peu poussé mémé dans la colline aux hortensias, Mimi-La-Malice, quelques minutes plus tard, parlera de « 70 à 80% de promesses tenues », sans que personne ne relève ce demi-aveu. Pour rafraîchir la mémoire des Biarrots ou de ceux qui n’étaient pas là en 2014, Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de rappeler tout ce qui a été laissé en route dans le programme de celui qui était alors deuxième adjoint de Didier Borotra :

– Ne pas toucher à la fiscalité locale, promesse non tenue sous prétexte de baisse des dotations de l’État, une baisse largement compensée à Biarritz par les droits de mutation sur l’immobilier encaissés par la Ville.

– Aménager le plateau d’Aguilera et construire à cet endroit des logements sociaux. Il a fallu six ans de tergiversations à Veunac pour ne rien faire avant de soudain se réveiller quand Aldigé lui a mis un pistolet sur la tempe. À quatre semaines de la fin de son mandat !

– Construire un bassin olympique de 50 mètres qui manque cruellement dans les Pyrénées-Atlantiques. Promesse annulée après avoir confié une étude à des « experts » rémunérés par la mairie jugeant la réalisation « trop chère ». Effectivement, avec la rénovation du Palais et la construction d’un centre de formation du BO, cet équipement qui contentait tous les Biarrots n’avait plus aucune raison d’être.

Et on vous fait grâce des promesses de respect de la démocratie, de transparence ou de travail en équipe !

Alors, pour tous ceux qui n’ont pas lu une œuvre de fiction depuis longtemps, plongez-vous vite dans le programme de Veunac, vous y découvrirez tout ce qui ne se fera pas entre 2020 et 2026.

BARUCQ, LE SNIPER – C’est un détail auquel les spectateurs ne pensent jamais, mais le tirage au sort des emplacements attribués peut s’avérer crucial. Nathalie Motsch en a fait l’expérience lors du débat de Médiabask en se retrouvant aux côtés de Saint-Cricq et Veunac qui ont pris un malin plaisir à la rendre difficilement audible lors de ses interventions en créant un brouhaha sonore à chaque fois. De son côté, Guillaume Barucq a pu bénéficier d’un environnement plus calme et s’exprimer dans le silence, ce qui lui a permis de sortir largement vainqueur de la confrontation. Où est-il le temps où Guillaume Barucq trouvait des excuses à tout le monde et voulait croire à un dialogue possible entre composantes de la majorité ?   L’homme a changé en étant beaucoup plus ferme dans ses propos. Ne fuyant nullement ses responsabilités d’adjoint, il a tout de même adressé un scud à Michel Veunac en parlant d’un « mandat de transition » Et cette fois, le maire-qui-a-réponse-à-tout en est resté sans voix face à ce « Dégage Pépère ! » de son ancien adjoint.

MORIN, LE MAUVAIS ESPRIT – Les huées dans la salle du conseil municipal, le 12 février dernier, étaient donc une simple vue de l’esprit ? C’est Brice Morin, lors du débat de Médiabask, qui a le mieux réussi à faire dégoupiller Veunac. Du haut de ses 74 printemps, le maire pour quelques jours encore s’est permis de tancer le jeunot : « Ce n’est pas correct de dire que le 12 février les élus ont voté sous la menace et ls pressions », avant de conclure à destination de l’insolent : « Vous êtes obsédé par l’opacité ». On se demande bien pourquoi au vu de la transparence avec laquelle ont été menées les opérations concernant les écuries de Bigueyrie, la vente de la villa Sion, le dossier de cession à Decaux de l’Hôtel du Palais ou les aides multiples et répétées au BO.  

ROBERT CE HÉROS – Tous ceux qui ont dans leur entourage proche un fonctionnaire de la mairie, savent à quel point le personnel n’en peut plus de Veunac et de ses colères permanentes qui n’ont d’égales que ses constantes hésitations. Robert Rabagny avait osé, le 28 février lors de son départ à la retraite, venir dire avec des fleurs à la directrice des ressources humaines ce qu’il pensait de son comportement (lire le Journal d’un buté de campagne 7). Revenu, tout à fait par hasard, mardi dernier à la mairie, Rabagny a provoqué à chaque fois qu’il arrivait dans un bureau des applaudissements nourris. Le 14 juillet 1789 est-t-il sur le point d’être revécu à la mairie ?

LE GROGNARD FAIT PSCHITTT ! – Connu sur les réseaux sociaux pour ses éructations permanentes et sa façon d’être parfois dans la diffamation (au point que Bisque, Bisque, Basque ! a été obligé de le virer du blog), Guy Husson avait annoncé dès le mercredi 3 février qu’il allait distribuer un tract concernant la « malhonnêteté » de Borotra et de Veunac. Et pour que la surprise ne soit pas totale, l’homme qui m’avait jadis insulté en découvrant que j’avais été membre des comités de soldats, avait mis en ligne son tract en invitant ceux qui partageaient son point de vue à le photocopier à leur tour. Mais, jeudi matin, il aura suffi que Louis Vial et un policier municipal fassent les gros yeux au grognard napoléonien pour que la garde meure et décampe au plus vite…

LA SUPERBE MANŒUVRE DE MARTINEAU – Les listes de Maïder Arostéguy et Jean-Benoît Saint-Cricq s’enorgueillissent d’avoir un général dans leur entourage, mais c’est bien la fille de militaire et numéro deux de la liste Barucq, Corine Martineau, qui en a remontré à ces messieurs au niveau de la stratégie d’occupation du terrain, lors du débat organisé au casino par Sud Ouest et France Bleu Pays basque. Arrivés les premiers, les membres de l’équipe « Biarritz Nouvelle vague » avaient pris la précaution de se munir d’un coupe-vent vert fluo aux couleurs de leur champion et de s’emparer des premiers rangs, ce qui fait qu’on ne voyait qu’eux dans la salle quand les autres équipes étaient beaucoup plus dispersées. Une manœuvre comme celle-là, il faut au moins avoir fait l’école militaire de Saint-Cyr pour la réussir !

LE FRANC PARLER DE LYSIANN BRAO – La candidate de Euskal Herrian Vert et Solidaire a laissé parler son tempérament lors du débat au casino municipal. Évoquant le denier mandat de Didier Borotra et le calamiteux mandat de Veunac, elle s’est soudain muée en médecin urgentiste en traitant le problème du logement : « Pendant six ans, voire douze ans, Biarritz a fait un arrêt cardiaque. Le cadavre est encore chaud et d’un seul coup il y a urgence. Il y a autant de logements que d’habitants dans cette ville, mais 42% sont des résidences secondaires. » Même absence de langue de bois, quand Michel Veunac se targuait de ses bons résultats en matière d’eaux de baignade : « Nous les Biarrots, qui allons nous baigner tous les jours, nous pouvons vous dire, cette eau est dégueulasse ! » Michel, tu peux renfiler ton peignoir !

https://www.sudouest.fr/2020/03/04/municipales-a-biarritz-assistez-au-debat-entre-les-sept-candidats-ce-vendredi-au-casino-7276303-4037.php

LE COUP BAS DE SAINT-CRICQ – Le marivaudage entre Saint-Cricq et Veunac, visible de tous lors du débat de Mediabask, s’est poursuivi au casino municipal, avec la volonté très affirmée de clouer le bec à Nathalie Motsch. Alors que l’ex-adjointe à l’Urbanisme affirmait sa volonté de désimperméabiliser la ville, l’avocat biarrot s’est permis de « dénoncer le caractère fantaisiste de ce qu’on vient d’entendre » avant de faire semblant d’être magnanime : « Madame, vous êtes excusable, car vous n’êtes pas d’ici » … Un propos qui rejoint celui de Michel Veunac qui évoque souvent en réunion de majorité « Les Biarrots de souche ». À ce sujet, le troisième opus de François Amigorenan « Vues sur maire » où il évoque les « Vrais Biarrots et Français de souche » est à ne rater sous aucun prétexte.

www.amigorena.fr

QUI SONT LES ENFOIRÉS ? – Le débat au casino a été mené avec beaucoup d’autorité par le trio de journalistes Véronique Fourcade, Michel Garicoïx et, en meneur de jeu, le rédacteur en chef de France Bleu Yves Tusseau. Ce dernier a suscité les rires de l’assistance au moment de conclure à 19 h 57 en souhaitant à tous une « bonne soirée des enfoirés » Et tout le monde de se demander s’il évoquait le débat passé ou la soirée à venir.

EMBOUTEILLAGE SUR LE PARVIS DES HALLES – Ce dimanche 8 mars, Jean-Benoît Saint-Cricq a été le plus rapide à s’installer, tandis qu’un peu partout dans la ville des militants sillonnaient les rues à la recherche de rares électeurs disposés à les écouter. Karim Guerdane, tout comme Guillaume Barucq avaient choisi la grande plage, tandis que l’équipe de Nathalie Motsch se partageait entre la rue Mazagran, les contre-allées du marché et le parvis. Maïder Arostéguy avait dispersé ses militants un peu partout après une présence massive aux Halles le samedi, tandis que l’équipe du maire sortant était représentée par Sylvie Claracq et Éric Bonamy. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils n’attiraient pas la grande foule. Face à la densité des distributeurs de tracts, un commerçant des halles pestait : « Heureusement que ce cirque se termine bientôt. Il va bientôt y avoir plus de candidats que de clients ».

Ce 12 février qui fracture Biarritz

Les pressions subies par les élus lors du dernier conseil municipal ne semblent pas poser problème à trois des sept candidats… Mais elles posent problème aux électeurs.

Un président n’a pas à se comporter en simple supporter, distribuant les huées ou les acclamations aux élus.

Il n’y a, selon le dictionnaire Larousse, qu’un petit tiret d’écart entre le maître chanteur et le maître-chanteur, mais il fait toute la différence. Le premier, au sommet de sa maîtrise musicale, va vous faire aimer l’art lyrique. Le second, qui est aussi incontestablement un artiste en son genre, va vous apprivoiser pour mieux vous dévorer, grignotant un doigt, puis la main, puis le bras avant que vous ne compreniez que vous êtes définitivement perdu.

Je n’ai pas de boule de cristal sur mon bureau et je suis bien incapable de dire qui va emporter cette élection, mais toutes les conversations à Biarritz me montrent que depuis le dernier conseil municipal du 12 février une fracture très nette s’est opérée entre les citoyens qui estiment que les élus ne doivent jamais céder au chantage et ceux qui, sans crainte du coronavirus, respirent en estimant le BO sauvé, ce qui reste à prouver. Une fracture qui s’est totalement vérifiée lors de l’excellent débat organisé par Mediabask où l’on constatera que « la bande des trois » du plateau d’Aguilera n’a désormais de divergences que sur les détails

https://www.mediabask.eus/eu/info_mbsk/20200305/les-candidats-de-biarritz-debattent

Pour tous les Biarrots, même s’ils n’ont pas encore décidé pour qui ils voteront au final, les choses sont désormais claires : il existe trois listes d’un côté, Veunac, Arostéguy, Saint-Cricq, et quatre de l’autre avec Barucq, Motsch, Morin et Guerdane. Une préfiguration des alliances de second tour ?

On ne transige pas avec les principes républicains

Il faut se méfier des raccourcis hâtifs, surtout en période électorale et je me garderai bien de mettre au même niveau un Michel Veunac qui démontre chaque jour qu’il est plus que temps qu’il s’occupe de ses petits-enfants, une Maïder Arostéguy qui a le sens du terrain et une assise populaire incontestable et un Jean-Benoît Saint-Cricq qui a les qualités requises pour être un bon maire même si je suis totalement en désaccord sur ses choix concernant le BO et Le Palais

Sourires complices et volonté systématique de couper la parole à Nathalie Motsch, lors du débat de Médiabask. La romance entre Veunac et Saint-Cricq continue.

Mais la position de Bisque, Bisque, Basque ! est très claire sur le sujet et j’ai eu l’occasion de m’en expliquer avec les intéressés. Il n’existe plus que quatre listes pour lesquelles je suis susceptible de voter car à mes yeux on ne doit jamais transiger avec les valeurs républicaines et jamais céder à un chantage quand on est un élu et encore moins à un double chantage. Celui du président du Biarritz Olympique, décidant qui sont les bons et les mauvais élus et se comportant comme un porte-flingue en s’invitant au conseil municipal et en demandant à ses troupes de huer les élus qui lui déplaisent. Mais aussi le chantage du maire, faisant voter à quatre semaines de la fin de son mandat, une résolution qui officiellement n’engage personne pour la construction d’un centre de formation à 12 millions d’euros. Après n’avoir jamais, malgré des promesses réitérées pendant six ans, fait déposer le moindre permis de construire concernant l’aménagement d’Aguilera, ce qui en dit long sur la duplicité de Mimi-La-Malice.

Même à Toulon, on se marre !

À ce sujet, la réaction de l’ancien président du RC Toulon, Mourad Boudjellal, qui se moque comme de ses premières chaussettes de rugby de l’élection municipale biarrote, est totalement édifiante : « Le président Jean-Baptiste Aldigé a annoncé qu’une Assemblée Générale allait avoir lieu le 3 mars en disant que si la mairie n’accordait pas le bail immobilier voulu par le club, il allait déposer le bilan. Mais je vais t’expliquer, Jean-Baptiste : il faut être un spécialiste pour faire du chantage. Quand tu menaces de faire déposer le bilan à ton club, évite de signer des joueurs pour la saison d’après car ça ne fait pas crédible. C’est un métier que de faire du chantage. » On ne saurait mieux résumer la situation et, visiblement, Boudjellal met un trait d’union entre maître et chanteur.

https://twitter.com/F_Amigorena/status/1227974108476006400

Et comme si cet affront démocratique ne suffisait pas, Aldigé se permet de multiplier les pieds de nez dans les jours qui suivent, comme ce commentaire où il insulte Barucq « et sa copine Amigorena » sans que le trio Veunac-Arostéguy-Saint-Cricq, ne réagisse. C’est tout l’art du chantage : on vous fait accepter un petit truc équivoque, puis on vous en demande un peu plus et encore un peu plus. Et comme si ce « foutage de gueule » ne suffisait pas, Aldigé annonce peu après qu’il reporte au… 1er avril (Non, ce n’est pas un gag !) l’assemblée générale prévue le 3 mars pour décider de l’avenir du club. Ce qui montre bien que la situation n’avait rien d’urgent et que les élus qui se sont rangés aux côtés du maire auraient beaucoup mieux fait de dire que leur premier conseil municipal, une fois élus maire, serait consacré au sauvetage du BO.

Guillaume Barucq :  » On leur donne ça, ils demandent ça « .

Avec beaucoup de dignité et de calme, Guillaume Barucq, lors du débat qui s’est tenu dans les locaux de Mediabask, a expliqué son point de vue : « C’est mon arrière-grand-père qui a fondé ce club. Ce qui me choque, c’est que Jean-Baptiste Aldigé dise : « Tu n’es plus chez toi au BO » avant de rajouter en mimant le geste d’un bras qui coupe l’autre : « Avec ce genre d’entrepreneur, quand vous leur donnez ça, ils veulent ça ! » On ne saurait faire un meilleur résumé de la situation actuelle.

Saint-Cricq et Arostéguy ne regrettent rien

Trois semaines après ce conseil houleux sur lequel l’élection se jouera probablement, il était intéressant de demander à Maïder Arostéguy et Jean-Benoît Saint-Cricq s’ils ne regrettaient pas leurs votes. (Il y a longtemps que Veunac a cessé de répondre à mes questions…). Saluons d’abord le courage des deux intéressés qui ne se sont nullement échappés et ont fort courtoisement répondu comme on doit le faire dans une démocratie apaisée. Jean-Benoît Saint-Cricq reste parfaitement droit dans ses mocassins : « Concernant mon intervention du 12 février, je n’ai rien à ajouter ni à retrancher. Ma position est toujours la même : le montage est bon et cette affaire n’avait que trop duré. Il s’agissait de lancer l’opération et de rattraper le temps perdu avec la procédure MECDU ». Pour les profanes, la Mise en Conformité des documents d’Urbanisme.

Avec son franc parler légendaire, Maïder Arostéguy qui annonce clairement qu’elle ne s’alliera pas à Michel Veunac au second tour, ne fuit pas la discussion : « Pour moi, Aldigé n’a pas fait de chantage. Ça fait des mois que Veunac le balade. Je me suis engagée a minima sur le centre de formation mais pour moi rien n’est figé » La candidate des Républicains reconnaît que le président du Biarritz Olympique est clivant : « Si on peut avoir un autre interlocuteur qu’Aldigé, je ne serai pas traumatisée. Par ses excès verbaux, Aldigé est grandement coupable, mais en face, ce n’est pas mieux. »  

Maïder Arostéguy affirme avoir apporté son soutien en « off » à Guillaume Barucq et « ne pas vouloir entrer dans la guéguerre d’Aldigé », un propos qui laisse un peu rêveur. Jean-Benoît Saint-Cricq affirme pour sa part « avoir réagi trop tardivement auprès de Sud Ouest qui n’a pas publié son texte », tandis que Veunac prétend avoir engueulé Aldigé en privé.

Ce qui renvoie à la question initiale posée par Bisque, Bisque, basque ! Pourquoi ne pas réagir publiquement quand on est un élu de la République et qu’un autre élu se fait insulter publiquement ? Par peur du maître-chanteur ? Parce qu’électoralement, ça arrange bien d’avoir un sniper qui arrose les adversaires politiques tandis qu’on fait semblant de ne rien remarquer ? Parce que, quand on s’est fait dévorer la main, on est terrorisé et on redoute d’y laisser le bras ?

Biarritz a besoin d’élus indépendants et cette zone d’ombre qui entoure trois des sept candidats pose un sacré problème.

Pour retrouver les  » Vues sur maire  » de François Amigorena : www.amigorena.fr

Maurice Goldring et l’effet papillon

En 1972, le météorologue Edward Lorenz avait un peu stupéfait la communauté scientifique en affirmant que le battement d’ailes d’un papillon au Brésil pouvait provoquer une tornade au Texas.  Insultes, trolls déchaînés sur les réseaux sociaux, rancunes tenances, Biarritz semble un peu être l’illustration de la « théorie du chaos » qu’évoquait alors Edward Lorenz. Et le papillon de service, celui qui a déréglé le fonctionnement démocratique de la Ville, pourrait bien être Jean-Baptiste Aldigé, avec ses propos clivants, ses maladresses verbales, ses dérapages qui ont amené tout le monde à tomber dans l’excès. Au départ, début février, un propos particulièrement malheureux de Maïder Arostéguy à Mediapart estimant que la famille Gave n’avait « construit ni Auschwitz ni Buchenwald ». Consciente de sa maladresse, en voulant défendre l’équipe dirigeante du BO, Maïder s’était immédiatement excusée. Mais le propos avait eu le don de mettre en colère Maurice Goldring, un universitaire qui a eu la douleur de vivre en direct la déportation. Ironique, il avait parodié la candidate sur sa page Facebook en écrivant que « Jean-Baptiste Aldigé était très fréquentable parce qu’il n’avait jamais imposé le triangle rose aux homosexuels ».  

Et à partir de là, par un effet papillon, tout est parti en vrille. Les supporters s’en sont mêlés, insultant l’universitaire et lui conseillant d’aller se faire enc… Et Maïder, deuxième erreur à mes yeux, au lieu de laisser le soufflé retomber, s’est empressée d’aller au commissariat pour déposer une main courante contre… Maurice Goldring !

Interrogée à ce sujet, Maïder estime qu’elle n’avait pas d’autre choix, car il fallait que la polémique cesse. Maurice Goldring pour sa part se montre très caustique : « J’aime Biarritz, car c’est une ville très tolérante. J’ai apprécié par exemple la façon dont Didier Borotra avait envoyé bouler Monseigneur Aillet, quand il lui demandait de ne pas autoriser des manifestations en faveur du mariage pour tous. Je pense que Maïder Arostéguy a agi sous le coup de la colère, car mon intervention a montré combien au fond d’elle-même, elle est d’extrême-droite ».

Nous voilà loin, très loin de la tolérance, du bien vivre ensemble et de la démocratie apaisée que souhaitent les Biarrots après la catastrophique mandature Veunac. À chaque électeur désormais de se demander quels sont les candidats en mesure de défendre ces valeurs.

Pour comprendre cette polémique, lire : http://mauricegoldring.blogspot.com/

Journal d’un buté de campagne (7)

L’esclandre de Rabagny à la mairie

L’ancien animateur n’a pas digéré la façon dont il a été viré de la mairie et il l’a fait savoir en dénonçant les « privilèges » dont a bénéficié le fils de la directrice des ressources humaines.

Vendredi matin, lorsque Robert Rabagny est entré dans la mairie avec une rose rouge à la main, tout le petit personnel de la mairie qui le connaît bien et lui garde beaucoup d’affection, s’est demandé ce qu’il avait en tête. Cette fleur était destinée à la directrice des Ressources Humaines de la Ville, Patricia Dumont, qui partait en retraite. Après l’avoir longuement cherchée, Robert a fini par dénicher l’intéressée dans les bureaux de la réglementation et a pu lui remettre son cadeau devant de nombreux témoins riant sous cape. « Oh, Robert, je suis très touchée. Il ne fallait pas ». Un enthousiasme qui va être vite douché par Robert : « Madame, Je suis courtois et c’est pour cette raison que je vous offre des fleurs. Il y a deux mois, je vous ai demandé de regarder mon dossier de retraite pour voir s’il n’y avait pas une erreur ou si je n’avais pas droit à une aide. Quand vous m’avez imposé en 2015 de partir en préretraite pour raisons médicales, vous saviez très bien que je ne toucherais que 750 euros de retraite par mois, alors que j’ai encore une fille à élever. Vous vous êtes bien gardée de me le dire, même si j’étais en pleine dépression avec tout ce que la mairie m’avait fait subir. Je vous ai demandé d’étudier mon dossier et évidemment vous ne l’avez pas fait. Pourtant, vous aussi vous avez un fils et visiblement vous vous en occupez, ce qui est normal. Votre fils, Clément Guyard, est rentré à la mairie comme chargé de mission au développement économique, un poste qui ne sert strictement à rien aux dires de tous mais que Michel Veunac a imposé. Voilà comment fonctionne la Ville et je tenais à vous remercier, Madame, pour tout ce que vous n’avez pas fait en ma faveur. » Et Robert, superbe, de quitter Patricia Dumont éberluée, avant de rajouter : « Et je vais me faire un plaisir de tout raconter à Bisque, Bisque, Basque ! »

Un esclandre qui en dit long sur les pratiques de la mairie. Et pour faire bonne mesure, rajoutons que le poste que va libérer Patricia Dumont, a déjà été promis à Stéphanie Ricord, cette gentille conseillère municipale qui a eu le bon goût d’approuver toutes les décisions du maire pendant la mandature. Après tout, pourquoi se gêner ?

METTEZ FIN À SES SOUFFRANCES ! – Pas de chance pour Michel Veunac, le soir du débat organisé par France 3 région à Bordeaux, il était totalement aphone et absolument inintelligible pour les téléspectateurs. Le lendemain du côté des halles, des plaisantins affirmaient que Mimi-la-Malice avait fait semblant de ne pas pouvoir parler pour être sûr de ne pas proférer de bêtises, tandis que d’autres faisaient mine de s’inquiéter pour l’avenir en imaginant Veunac atteint du coronavirus, contaminant tous ses rivaux, et Karim Guerdane devenant maire puisqu’il était seul à être en duplex à Bayonne.

LYSIANN BRAO EN PREND POUR SON GRADE – Michel Veunac, qui était accompagné de son fils, est sorti en fureur du débat, – « Vite, une clope ! » – et, sa voix subitement retrouvée, s’en est pris vertement à Lysiann Brao qui aurait raconté n’importe quoi et utilisé des chiffres faux.  La candidate EELV, qui a affiché lors du débat un beau caractère, ne s’est pas démontée. Si elle a suivi les conseils municipaux de ces six dernières années, elle n’a pas dû être surprise de l’agression verbale et sait à quel point le duo Veunac-Lafite tient les femmes en haute estime.

PAUVRES GAMINS – Croisant fortuitement deux jeunes distributeurs de tracts à peine en âge d’être lycéens, Bisque, Bisque, Basque ! n’a pu résister au plaisir de les taquiner quelque peu. « C’est étonnant à votre âge d’être favorables à Michel Veunac » Et l’un d’eux d’avouer piteusement : « Mais, Monsieur, on est payés pour faire ça ! ». La liste Veunac croit tellement fort en lui qu’il ne trouve même pas de volontaires pour aller distribuer gratos sa propagande.

LA CONFUSION TOTALE – Le maire sortant est censé avoir trente-cinq colistiers mais, visiblement, la motivation est telle dans sa « bande à Mimiles », ainsi que les habitants surnomment les vieux chevaux de retour de la liste à Veunac, que personne n’a pris le temps de relire la prose du premier édile qui s’est – une fois de plus ! -sérieusement emmêlé les pinceaux sur les futures dates. Il donne rendez-vous aux électeurs, non le 15 et 22 mars comme tout le monde, mais les 20 et 23 mars prochains. Si vous voulez voter pour Veunac à ces dates, cela convient très bien à Bisque, Bisque, Basque !

UNE BELLE COQUILLE DE SAINT-CRICQ – L’avocat biarrot a lui aussi laissé passer une coquille dans son programme puisqu’il parle du réaménagement du « Jardin Pubique », amenant les Biarrots à se demander si dans son audace, Jean-Benoît Saint-Cricq ne veut pas ratiboiser la toison de l’espace public favori des Biarrots. Une aubaine pour François Amigorena qui s’est auto-proclamé « morpion, coupeur de poils en quatre ». Un humour pile-poil.

LA SURENCHÈRE CONTINUE – Maïder Arostéguy avait annoncé, lors de la présentation de sa liste, avoir laissé quarante personnes à la porte du Colisée. Les troupes de Nathalie Motsch affirment que plus de cent personnes n’ont pu rentrer lors de la présentation de la liste « Biarritz en a besoin ». Étant à l’intérieur de la salle, l’affirmation est impossible à vérifier. Mais une chose est sûre : la salle était bondée et la réunion publique a été un franc succès avec une présentation très enlevée des « binômes » de la liste et des applaudissements nourris pour Didier Borotra, qui est sagement resté au premier rang, et pour Jean-René Etchegaray qui est monté sur scène en tant que président de l’UDI pour dire tout le bien qu’il pense de la candidate biarrote de son parti.

LE BRICE HORTEFEUX DE VEUNAC – Patrick Destizon, dans le rôle du méchant de service, se révèle. Chargé auprès de Michel Veunac des sales besognes, comme l’était Brice Hortefeux auprès de Nicolas Sarkozy, il s’est fendu au lendemain de la réunion publique de Nathalie Motsch d’un post vengeur sur la présence de Jean-René Etchegaray, affirmant qu’en tant qu’immense adjoint du maire actuel il s’impose « un droit de réserve » avant de conclure, martial, : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs ». Une mauvaise foi assez évidente quand on constate l’omniprésence de Jean-Baptiste Lemoyne dans la liste Veunac. Avec au passage, ce qui la fout assez mal pour un ex-universitaire, une magnifique faute d’orthographe sur « l’immixtion flagrante » d’Etchegaray. L’ex-adjoint confond visiblement l’immiscion dans les affaires des autres, la mission impossible qui est la sienne consistant à faire élire Veunac et la miction urgente qui le conduit à soulager sa vessie.

OH, LE VILAIN COUP BAS – Comme si elle faisait peur à tout le monde, Jean-Benoît Saint-Cricq, lui aussi, s’est cru obligé d’en rajouter une couche au lendemain de la réunion publique de Nathalie Motsch en affirmant sur  Facebook que Jean-René Etchegaray est venu « soutenir l’Aviron Bayonnais » avec une « candidate qui s’oppose au BO ». On commence par céder au chantage d’Aldigé le 12 février et pour justifier son choix, on ne se montre pas solidaire des ses collègues élus qui se font insulter par le président du BO deux jours plus tard et on accuse ensuite carrément de traîtrise une candidate, ce qui est indigne, même en période électorale, de la part d’un élu aussi expérimenté et subtil que Jean-Benoît Saint-Cricq.

COURAGE, FUYONS ! –  Après la publication dans Bisque, Bisque, Basque ! mardi 25 février, de l’article « Le vilain rapport à l’argent de Veunac », le maire sortant et ses maigres troupes, qui avaient pourtant été sollicités avant la parution de l’article, se sont bien gardés de rédiger le moindre démenti officiel. Et quand les Biarrots, stupéfaits d’apprendre que le maire a rançonné ses adjoints et ne les a jamais remboursés, interrogent les soutiens de Veunac, ceux-ci se contentent de lever les yeux au ciel en affirmant que Bisque, Bisque, Basque ! veut la perte du maire actuel, ce qui est vrai, et raconte n’importe quoi, ce qui reste à prouver. Chiche que vous venez au tribunal affirmer la même chose !

LA CAMPAGNE EST UNE FÊTE – Bisque, Bisque, Basque ! n’a pu assister, samedi 29 février à la présentation à Plaza Berri de la liste emmenée conjointement par Brice Morin, Lysiann Brao et Matthieu Accoh, mais, aux dires de Jean-Philippe Viaud, numéro quatre de la liste de Nathalie Motsch mais très ami avec tous les membres de cette liste, la fête a été superbe et s’est terminée bien au-delà de minuit. Démonstration que l’on peut défendre avec ardeur ses idées sans perdre sa joie de vivre. Et comme un bonheur n’arrive jamais seul, le collectif a eu la bonne idée de créer un site pour permettre à tous de suivre son actualité.

https://www.biarritzvertetsolidaire.eus/fr/

 

 

Le vilain rapport à l’argent de Veunac

À la fin du premier conseil municipal de sa mandature, Michel Veunac a emprunté 6 500 euros à sept de ses adjoints qui attendent toujours leur remboursement. Une distraction, sans doute.

Ce n’est pas un hasard si Michel Veunac est fan d’Enrico Macias et en particulier de sa chanson : « Donnez-moi, donnez-moi, Dieu vous le rendra ». Parfois des mimiques en disent beaucoup plus qu’un long discours. Si vous interrogez ses anciens colistiers sur le rapport à l’argent de Michel Veunac, vous aurez droit à tout une gamme de soupirs éloquents, sourires crispés ou sourcils froncés. En effet nombre d’entre eux ont le sentiment de s’être fait arnaquer en beauté par le maire de Biarritz et n’ont pas digéré sa façon de fuir depuis six ans les questions qui fâchent. Si l’engagement politique du jeune Michel Veunac a sûrement été sincère, très vite l’argent est venu polluer son parcours de sociologue qui n’avait pas beaucoup de travail mais qui trouvait des mains tendues auprès de ses amis politiques, à Pau, à Bayonne ou à Bordeaux.

C’est ainsi qu’en 2012, la ville de Bayonne avait payé 56 000 euros au cabinet MVC (Michel Veunac Consultant) une étude impérissable sur « Les rassemblements festifs des jeunes dans le petit-Bayonne », ce qui avait fait dire à l’élue socialiste Colette Capdevielle que « des pratiques de ce genre ne sont plus acceptables ».

Dans le même genre, on avait découvert que pour financer sa campagne des municipales de 2014, celui qui était à l’époque l’adjoint à la communication et au tourisme de Didier Borotra n’avait pas hésité à emprunter à l’un des principaux fournisseurs de la ville, Jacques Darrigrand, 15 000 euros. Au niveau morale républicaine, on a vu mieux. Il n’était donc guère étonnant que sur l’élan, ce jeune talent prometteur tape tous ceux se trouvant sur sa liste. Et qu’il oublie complètement de les rembourser.

https://jeanyvesviollier.com/2014/02/02/i-les-discutables-acrobaties-de-lelu-michel-veunac/

https://jeanyvesviollier.com/2014/02/02/ii-un-souciologue-a-bayonne/

Les adjoints, au rapport !

Le piège à gogos désireux d’être élus a fonctionné en deux temps et ceux qui en ont été victimes sont tellement honteux de ce qui leur est arrivé qu’ils préfèrent, par peur du ridicule, raconter sous couvert d’anonymat. Mais que Mimi-la-Malice ne se réjouisse pas trop vite. Certains de ses proches se sont retirés de la vie publique, parfois volontairement, parfois involontairement et les témoignages sont tellement nombreux, tellement précis que l’histoire ne fait pas le moindre doute.

Dans un premier temps, comme nombre de candidats, Michel Veunac souhaite que tous ceux qui peuvent l’aident à financer la campagne. Une démarche habituelle pour un candidat à une élection municipale. La plupart donc, de sortir leur carnet de chèques et de recevoir en retour une attestation leur permettant, comme le prévoit la loi, de déduire une partie de la somme versée de leurs impôts, ce qui va contribuer à les rassurer.

Première surprise à quelques jours du premier tour, lorsque Veunac demande à tous de restituer les attestations distribuées en expliquant qu’on leur rendra dans quelques jours.

Sur ce l’élection arrive et, au deuxième tour, contre toute attente la coalition Veunac-Lafite-Barucq, l’emporte sur Max Brisson et ses alliés Tardits et Saint-Cricq. Dans l’ivresse de la victoire, plus personne ne se soucie des attestations ni du remboursement des frais engagés, persuadé que tout arrivera en son temps.

La deuxième mauvaise surprise survient à la fin du premier conseil municipal. Un ancien adjoint raconte : « Lors de ce premier conseil municipal, où déjà on percevait les futures tensions, Veunac se dirige vers sept d’entre nous et, sans un mot d’explication, nous intime l’ordre de le retrouver dans son bureau. J’étais sidéré par le ton comminatoire qu’il employait et je me souviens que tous les sept nous regardions nos chaussures en nous demandant bien quelle boulette nous avions commise ». Selon tous les témoignages, les sept « punis » étaient Jocelyne Castaignède, Nathalie Motsch, Peio Claverie, Régine Daguerre, Patrick Destizon, Françoise Mimiague et Michel Poueyts. Comme toujours quand il est en tort, Michel Veunac prend alors un air excédé : « Il nous faut boucler nos comptes de campagne. Il me manque 6500 euros et j’ai besoin que vous me fassiez un chèque ».

Aucune échappatoire n’est possible, car Super-Mimi a tout prévu y compris d’exiger des sommes proportionnelles aux revenus de chacun. C’est ainsi que Peio Claverie, Jocelyne Castaignède et Nathalie Motsch seront chacun délestés de 1500 euros, tandis que les « chanceux » Poueyts, Destizon, Daguerre et Mimiague ne sont rançonnés qu’à hauteur de 500 euros. Chacun est éberlué, d’autant plus qu’une fois les chèques empochés Veunac part sans dire un mot. Tout le monde essaie de se rassurer comme il peut face à cette ponction imprévue « Le maire est stressé par ses nouvelles fonctions. Il va nous rendre cet argent dès qu’il sera remboursé de ses frais de campagne ».

« Tu es grassement payé comme adjoint »

Le temps passe et comme sœur Anne, les « simples » conseillers municipaux tout comme les adjoints ne voient rien venir et n’entendent parler de rien. Les premiers ne récupèreront jamais leur attestation qui leur aurait valu une déduction fiscale et les autres se feront sévèrement rembarrer quand ils oseront parler d’argent au maire plus d’un an après, alors que les frais de campagne avaient été remboursés depuis longtemps. Patrick Destizon sera un des plus virulents et protestera à de nombreuses reprises, ce qui ne l’empêchera pas de rejoindre la liste Veunac 2020… Quand on aime souffrir ! À un autre qui tentera d’évoquer le sujet, la réponse sera cinglante : « Tu oses te plaindre alors que tu es grassement payé comme adjoint ? »  se serait contenté de répliquer Michel Veunac, superbe, en tournant les talons immédiatement. Selon les témoignages, seul Hervé Boissier qui aurait interpellé publiquement l’épouse du maire, aurait été remboursé.

Pas de chance pour les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque !  Michel Veunac a totalement refusé de répondre au SMS que nous lui avons envoyé.

Six ans après et alors que le maire souhaite se faire réélire, la question se pose donc de savoir ce que Michel Veunac a fait de cet argent. Seuls des esprits chagrins pourraient s’imaginer qu’il l’a mis dans sa poche et gardé pour lui. Trois hypothèses demeurent donc :

– Soit le maire sortant a remboursé en douce certains de ses adjoints et pas d’autres et dans ce cas-là, il serait intéressant qu’il nous explique pourquoi.

– Soit Michel Veunac a largement dépassé le plafond légal prévu par la loi pour les frais de campagne. Pour masquer sa tricherie il a fait payer ses colistiers en sachant parfaitement qu’ils ne seraient pas remboursés. Et il s’est bien gardé de leur dire.

– Soit Michel Veunac, trop occupé par son écrasante tâche de maire pendant six ans, a fait preuve d’une distraction totale et il va donc se faire un plaisir de mettre ses comptes à jour avant la fin du mandat et de rembourser ce qu’il doit à ses adjoints involontairement plumés.

Qui osera dire après ce récit que Veunac, ce n’est pas la créativité au pouvoir ?

Cet argent qui pollue totalement la vie municipale

C’est un site que tous les citoyens devraient consulter tant il apporte d’informations sur nos élus. Comme tous les maires, présidents ou vice-présidents d’agglomération, Michel Veunac a dû par deux fois déclarer ses revenus à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique.

https://www.hatvp.fr/

Point n’est besoin d’être inspecteur des impôts pour découvrir, lors de sa première déclaration de 2015, qu’il ne roule pas sur l’or, ce qui arrive à des gens très bien. En revanche, en 2017, lors de sa deuxième déclaration au moment de sa nomination comme vice-président de la communauté d’Agglo Pays basque, tout baigne pour le beau Michel. En 2016, entre ses revenus de maire, son mandat de conseiller régional et sa vice-présidence, Notre-maire-que-le-monde-entier-nous-envie dépasse les 108 000 euros bruts annuels. Et au même moment, il explique à ses adjoints qu’il ne peut pas les rembourser avec ses modestes émoluments !

Étonnez-vous après cela que Veunac se redécouvre en 2020 une passion brûlante pour les Biarrots et l’envie à 74 ans, après un premier mandat catastrophique aux dires de tous, d’en faire un second qui sera sans nul doute encore pire.

D’autant plus qu’il y a un petit détail mis en avant par les gilets jaunes au moment de la rédaction des cahiers de doléances que les politiques ont malencontreusement oublié en route. Contrairement aux citoyens ordinaires qui paient des impôts sur l’ensemble de leurs revenus annuels, les élus sont prélevés à la source sur chacune de leurs indemnités et bénéficient donc d’une fiscalité beaucoup plus douce que le commun des mortels. Ajoutez à cela pour un maire comme celui de Biarritz, les invitations un peu partout, les buffets gratuits, le plaisir de serrer la louche à Macron et vous comprendrez qu’on est loin de l’indemnisation symbolique voulue par le législateur aux débuts de la Ve République.

Avec 1100 euros pour un adjoint et 600 pour un conseiller municipal en charge d’une délégation, on est là aussi en apparence sur des indemnisations modestes. Mais malheureusement pour certains, à cause de pensions alimentaires à verser, d’une carrière discrète ou de retraites modestes, garder à tout prix cette petite rente mensuelle devient vital. Le vote en faveur de l’Hôtel du Palais s’explique en grande partie ainsi et a été le fait de conseillers bénis-oui-oui qui avaient trop peur de s’opposer au maire et de perdre ce qu’ils touchaient. Et la même explication est sans doute valable pour ces vieux chevaux de retour qui n’ont pas une fois exprimé leur différence dans toute la mandature passée, pas une fois lancé une idée originale et qui continuent leur carrière de courtisans dans la liste Veunac avec l’espoir insensé de manger quelques miettes du gâteau municipal pendant six ans de plus.

Je pense en particulier à ce simple conseiller municipal en 2014 qui ne cessait de qualifier le maire « d’autiste » à chaque fois que nous nous croisions. Devenu subitement adjoint par le jeu des démissions multiples subies par la majorité municipale, il ne tarit plus d’éloges pour le maire actuel et en reprend pour six ans avec enthousiasme.

En politique, c’est bien connu, rien ne vaut les convictions !

 

 

Journal d’un buté de campagne (6)

Motsch, catégorique : « Ni Veunac, ni Arostéguy »

L’ex-adjointe à l’Urbanisme ne louvoie pas sur son positionnement au second tour tandis que la liste Veunac se fait copieusement arroser et que Saint-Cricq prépare un grand coup de balai.

C’est un petit jeu délicieux que nous vous conseillons vivement de pratiquer pendant les dernières semaines de cette campagne électorale. Allez assister à la réunion publique d’un des huit candidats et, la bouche en cœur, demandez-lui ce qui se passera s’il n’arrive pas en tête au soir du premier tour. Pudeur de rosière au moment de passer à l’acte, mouvement de menton martial, grand moment de solitude, vous aurez droit à toutes les postures humaines traduisant l’embarras, alors que les citoyens avant de voter devraient clairement savoir avec qui les candidats sont prêts à s’allier ou ne pas s’allier le 15 mars au soir : « J’ai besoin de réfléchir » … « Je ne peux pas envisager la défaite » …  « C’est une question dont je dois débattre avec mon équipe ». Et en plus, on nous prend pour des imbéciles !

Avec le beau tempérament qui la caractérise, Nathalie Motsch est la seule à se montrer on ne peut plus précise sur le sujet : « Depuis le conseil municipal du 12 février, nous sentons une dynamique en notre faveur et les gens nous disent qu’ils ont apprécié mes positions très claires que ce soit sur le Palais ou Aguilera. Mais, si je devais être battue, nous sommes tous d’accord dans mon équipe et n’aurons pas une seconde d’hésitation. Nous ne nous rallierons ni à Michel Veunac ni à Maider Arostéguy ». Voilà Michel Veunac, qui laisse entendre partout qu’il a passé un accord de deuxième tour avec Nathalie Motsch et qu’il en fera sa première adjointe, une fois de plus pris en flagrant délit de mensonge.

LA LISTE VEUNAC PREND L’EAU – Lorsqu’il a pris la pose pour les journalistes avec son équipe devant le parapet de la Côte des Basques, Michel Veunac a juste oublié un détail : vérifier la force et l’horaire de la marée. Résultat, pour la plus grande joie des journalistes présents, la liste a copieusement été douchée. Avec le sens de la phrase creuse qui le caractérise, Michel Veunac a voulu badiner sur le sujet au micro de France Bleu Pays basque : « Les éléments sont venus nous rafraîchir. C’est une bonne chose ! Je le vois comme quelque chose de bon aloi ! »  D’autres y verront plutôt le signe d’un prévisible naufrage.

RENOUVELLEMENT FAÇON VIEUXNAC – Avec six septuagénaires dans la liste dont les inusables Castaignède, Vial et Blanco et neuf sexagénaires dont Ghis Haye, on ne peut vraiment pas dire que le maire fasse dans le rajeunissement massif, même s’il s’est offert l’attaché parlementaire de Vincent Bru, François-Xavier Menou en invité surprise. Quant à la numéro deux de cette liste, Sylvie Claracq, qui s’est distinguée pendant six ans par son inféodation totale au maire, son mutisme et son absence d’idées, son amitié avec le fils de Michel Veunac n’est peut-être pas étrangère à cette inespérée promotion. Visiblement, si par malheur il est réélu, Notre-maire-que-le-monde-entier-nous envie est bien décidé à gouverner plus seul que jamais.

BARUCQ TRANSCENDENTAL – Même s’il affiche toujours les mêmes valeurs de dialogue et de concertation, le changement qui s’opère actuellement chez Guillaume Barucq frappe les observateurs. Mardi 18 février au Colisée, lors de la présentation de sa liste, le docteur surfeur se montre beaucoup plus incisif qu’à l’accoutumée : « Ce qui s’est passé lors du dernier conseil municipal est inacceptable. Tout le long de la mandature, à chaque conseil on se disait : ça va aller mieux. Et à chaque fois, c’était pire. Nous ne voulons plus de ce fonctionnement et notre liste, cohérente et compétente est faite pour gagner et non pour se rallier ». Un peu plus tard, Guillaume Barucq, qui se déclare très fier à juste titre de son action pour le sport-santé au Pays basque, estime que « cinq minutes de méditation pour tous les élus avant le conseil seraient sans doute une bonne solution ». Et si Veunac fait le poirier, c’est promis, la presse fait de même.

SAINT-CRICQ VEUT DU BALAI – L’avocat biarrot qui a réuni jeudi 20 février une petite chambrée à la Maison des associations pour la présentation de sa liste, concurrence du rugby oblige, a décidé comme première mesure de son programme, de doter les employés municipaux… d’un balai, parce que « les trottoirs sont dégueulasses, on n’en peut plus ». Peu convaincu par les outils actuels qui déplacent la saleté au lieu de l’enlever, Jean-Benoît Saint-Cricq est persuadé de la justesse de l’investissement. Et si au passage, il pouvait profiter de ces balais neufs pour permettre un grand ménage dans l’équipe municipale actuelle, Bisque, Bisque, Basque ! approuverait totalement.

LES ÉTOILES, C’EST TELLEMENT CHIC – Décidément, il est du dernier chic cette année d’avoir dans son comité de soutien ou sa liste un général dûment étoilé. Jean-Benoît Saint-Cricq n’échappe pas à la règle avec en dernière position de sa liste le général Francis Lenne, connu pour ses prises de position contre l’arme nucléaire. Peut-être va-t-il réussir à faire cesser les bombardements incessants à chaque conseil municipal ?

FAIS BISOU À BIZI – Bisque, Bisque, Basque ! est totalement fan des actions de Bizi et de la façon dont cette association sait mettre les rieurs de son côté. Et pour circuler lui-même en vélo dans la ville, il approuve totalement l’occupation momentanée du hall de la mairie par des vélos, seule piste cyclable non dangereuse de la ville. Une initiative qui a mis hors de ses gonds Michel Veunac comme en témoigne la photo prise ce jour-là, qu’un internaute farceur a légendé : « Ta piste cyclable, tu la veux sur la joue droite ou sur la joue gauche ? » Quel est le médecin qui va convaincre Michel Veunac de ne plus se mettre dans cet état et d’arrêter toutes affaires cessantes la politique ?

IL N’Y A PAS QUE LE CENTRE-VILLE – Toutes les listes déplorent la politique qui a été conduite pendant les deux derniers mandats où seul le petit périmètre sacré, allant du Palais au casino Bellevue en passant par le jardin public a été entretenu, mais presque tous les candidats ont choisi ce même périmètre pour leurs permanences. En s’installant 140 avenue du président Kennedy, la liste emmenée par Brice Morin, Lysiann Brao et Matthieu Accoh, affiche sa volonté de rester au contact de tous les Biarrots. Belle initiative.

LA BOULETTE DE FRANCE 3 – Alors que la rédaction de Sud Ouest Biarritz traite remarquablement bien cette campagne municipale avec un grand souci d’équité et des thématiques de fond qui permettent de mieux comprendre les programmes des candidats, la chaîne publique France 3 se montre visiblement beaucoup plus décontractée avec la démocratie. Elle a prévu d’organiser un débat mercredi prochain avec… cinq des huit candidats déclarés à Biarritz. Jean-Benoît Saint-Cricq, Karim Guerdane et Marine Batiste ont ainsi appris qu’ils n’étaient pas conviés. Une injustice qui a fait bondir l’avocat biarrot qui a immédiatement saisi le CSA. On espère que les candidats retenus uniront leurs protestations à celle des évincés pour ce fâcheux manquement à la démocratie.

LAPSUS RÉVÉLATEUR – Lors de la première rédaction de son communiqué, annonçant le report de son assemblée générale au… 1er avril, histoire de bien souligner le côté farce de l’opération de chantage menée par Aldigé, le Biarritz Olympique s’est livré à un lapsus très révélateur, en affirmant qu’il attendait, avant de procéder à la liquidation du club, le résultat de l’élection municipale et le nom du prochain « idylle » (au lieu d’édile). Le BO et la mairie, ça a toujours été une histoire d’amour compliquée.

L’HUMOUR D’AMIGORENA – Fustigé aussi bien par la Ligue professionnelle de rugby que par le magazine « Têtu » pour ses commentaires sur « Barucq et sa copine Amigorena », Jean-Baptiste Aldigé s’est livré à une esquisse de laborieuse repentance en affirmant que ses mots avaient dépassé sa pensée et qu’il n’est nullement homophobe. Sur sa page Facebook, François Amigorena s’est surtout étonné du manque de solidarité de certains élus qui n’ont pas cru bon de s’indigner face aux propos du président du BO. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se montre autrement percutant qu’Aldigé.