Un micro indiscret trahit Veunac : « Destizon, je vais le casser ! »

Les élus de la majorité n’ont pas remarqué que les micros étaient restés ouverts pendant le déroulement du scrutin.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! sont formidables. Un de nos lecteurs, qui souhaite sans doute qu’on le prenne en stage, a eu le bon réflexe de tendre l’oreille lors de l’interruption de séance provoquée par le vote pour désigner les quatre représentants de Biarritz pour l’EPCI. Si tout n’est malheureusement pas audible, malgré le travail d’un technicien ami qui a essayé de gommer les bruits parasites, on en entend suffisamment pour comprendre qu’entre le discours officiel sur le « rééquilibrage politique » nécessaire et la réalité, il y a comme un léger décalage.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Profitez de la bande vidéo aimablement fournie par la mairie (tant qu’elle restera en ligne !) et du fichier son que nous avons réalisé pour vivre cette nouvelle farce en direct.

lafite-demande-a-dire-un-petit-mot

46’22’’ : Alors que Super Mimi vient de lancer une de ces vannes à deux balles qu’il affectionne, « Qu’est-ce que ça serait si c’était l’élection du Président de la République », Guy Lafite intervient : « On peut peut-être dire un petit mot » … Le reste se perd dans le brouillard, mais notre cocu magnifique veut sans doute expliquer pourquoi il a demandé une interruption de séance.

veunac-si-vous-voulez

46’27’’ : Moue de mépris de Veunac : « Oui, enfin, si vous voulez » Le ton est tellement dissuasif que le courageux Premier adjoint, n’insiste pas et rentre immédiatement dans sa coquille. Cocu et condamné au silence !

finissons-vite-cte-rigolade

46’47’’ : Et pour bien marquer le mépris qu’il éprouve pour son adjoint aux Finances, Super Mimi se tourne ostensiblement vers Jocelyne Castaignède, oubliant complètement que les micros sont branchés : « Finissons vite cette rigolade ! ». La deuxième adjointe opine avant de rajouter : « C’est vraiment une image (catastrophique ?) qu’on donne ». Tandis que notre si remarquable maire, absolument pas conscient d’être le responsable de toute cette embrouille approuve : « C’est ça ! »

barucq-cest-con

47’55’’ : Le réalisateur s’ennuie pendant le vote et multiplie les gros plans sur les élus qui tapent la conversation en attendant leur tour. Visiblement l’image catastrophique donnée par la majorité ne préoccupe guère Peio Claverie et Guillaume Barucq que la situation a l’air de bien faire rire. On entend même un « C’est con ! » moqueur, sans avoir la certitude que l’expression ne vienne pas d’un autre micro.

je-vais-le-casser

48’50’’ : Alors que le réalisateur s’attarde sur le visage défait d’Éric Bonnamy qui semble comprendre qu’il ne sera pas élu et de Nathalie Sauzeau qui va procéder au dépouillement du scrutin, par un fabuleux miracle de la technique, la conversation qui se poursuivait depuis plus de deux minutes entre Veunac et Castaignède devient soudain très audible, pile au moment où Super Mimi, bravache, montre ses muscles : « C’est pas la fin du monde… Destizon… ce qu’il a fait, je vais le casser, je vais le briser » Et comme la paisible Jocelyne Castaignède semble sceptique, Super Mimi repasse la deuxième couche : « Ah oui, je vais le casser, celui-là ! »

Bisque, Bisque, Basque! n’a pas de temps libre pour l’inconsistance, mais si quelqu’un juge Patrick Destizon suffisamment intéressant pour rédiger sa nécrologie politique, il serait donc grand temps qu’il s’y mette.

Avis aux bidouilleurs

Si un ingénieur du son désœuvré ou un bidouilleur futé veut se pencher sur ces trois minutes où la majorité municipale tutoie les sommets du ridicule, pour nous offrir un verbatim complet, surtout qu’il ne se gêne pas. Nous pourrons ainsi vérifier que les guignols que nous avons élus ont toutes leurs chances pour le premier prix du festival du cirque de Monaco.