Et on attaque quand ?

 Si les trois écuries Arostéguy, Barucq, Motsch semblent en place, pour les autres le flou est encore de rigueur.

Avec huit à dix listes en compétition, il est clair qu’il va y avoir des morts au soir du premier tour.

Comme si cela manquait à notre bonheur, une nouvelle liste vient d’éclore si l’on en croit Sud Ouest du 7 janvier. Mené par l’enfant de Saint-Charles Karim Guerdane, elle s’intitule Biarritz Bonheur par allusion à l’heureux temps où les Biarrots pouvaient faire leurs courses quotidiennes dans le grand magasin de la Place Clemenceau, devenu depuis les snobinardes Galeries Lafayette. Joli nom pour une liste électorale, même si on peut se demander si ajouter de la confusion à la confusion ne fait pas au final le jeu du maire sortant Veunac.

Alors que se prépare l’assaut final, après cette drôle de guerre où chacun a fourbi ses armes et amassé des troupes, une tournée des popotes s’impose. Si les bataillons de Maïder Arostéguy, Guillaume Barucq et Nathalie Motsch semblent prêts au combat, d’autres sections d’assaut gardent la fleur au fusil et paraissent éprouver quelque peine à se mettre en ordre de marche. C’est donc le moment ou jamais de passer les troupes en revue avec le général Bisque, Bisque, Basque ! ce planqué de l’arrière qui a beaucoup moins de faits d’armes à faire valoir que le général Jean-Bernard Pinatel ou l’exubérant Guy Husson.

 

MAÏDER SE PACSE

Maïder Arostéguy peut afficher un sourire radieux. Elle vient d’annoncer aux journalistes locaux son récent PACS et le fiancé est plutôt du genre bel homme musculeux avec qui on peut aller à la guerre sans rien avoir à craindre. Richard Tardits, en effet, a décidé de s’allier à Maïder, un choix plutôt logique compte tenu de la sensibilité très libérale des deux tourtereaux et une initiative qu’on ne peut que saluer car elle va dans le bon sens.

 

MARIAGE POUR TOUS CHEZ BARUCQ

Chez Guillaume Barucq, on semble plutôt militer pour le mariage pour tous et les alliances… surprenantes. Si Corine Martineau a encore impressionné les foules pendant les vacances de Noël, avec sa capacité à aller distribuer des tracts aux bigorneaux du rocher de la Vierge ou à se baigner avec les ours blancs puisque la situation politique le commande, que dire de l’arrivée du responsable de la section socialiste Laurent Riberolles à ses côtés ? Un peu comme si Philippe de Villiers et Olivier Besancenot décidaient d’aller écouter ensemble une messe en latin du côté de Domezain.

 

VRAI OU FAUX SONDAGE POUR MOTSCH ?

L’affaire du faux-vrai sondage, lancé sur Twitter par Oier Oronos et annonçant que l’ex adjointe à l’Urbanisme se retrouvait en deuxième position derrière Veunac, agace profondément le camp de Nathalie Motsch qui est persuadé avoir affaire à un coup monté des services secrets adverses. Si l’on détaille le compte du « troll » Oier Oronos, on peut imaginer que c’est un ardent partisan de « Calamity Nathalie ». Mais est-ce si sûr ? En temps de guerre, le propre de l’agent double est de jouer… double jeu. Encenser pendant des mois une rivale pour mieux lui faire porter le chapeau ensuite peut s’avérer très astucieux. Bisque, Bisque, Basque ! est bien incapable de démêler le vrai du faux dans ce sondage flatteur pour Nathalie Motsch et pour Michel Veunac et sévère pour Maïder Arostéguy et Guillaume Barucq, mais peut témoigner que deux membres de la majorité actuelle restés fidèles à Michel Veunac (une espèce très rare !) murmuraient sous le manteau les chiffres finalement publiés plusieurs jours plus tard par Oier Oronos. Intox de Veunac pour galvaniser ses troupes, ou sondage réel financé par un promoteur ami du maire ? La question mérite d’être posée.

 

LES FANTÔMES DE LA LISTE VEUNAC

Quant au maire sortant Michel Veunac, il a beau clamer qu’il est en « pleine forme », il suffit de le voir marcher avec sa capote bleue horizon, son pantalon rouge garance et ses bandes molletières pour comprendre que ceux qui l’ont vu naître, comme l’aurait dit Coluche, ne sont plus tout jeunes. À l’évidence, Veunac peine à attirer de nouveaux talents dans sa liste, ce qu’on peut comprendre après le calamiteux mandat qu’il vient d’accomplir. Sa garde rapprochée se compose donc des bénis oui-oui qui ne peuvent envisager de renoncer à la vie municipale et aux indemnités qui vont avec : Jocelyne Castaignède, Patrick Destizon, Ghis Haye, ainsi que de l’inénarrable secrétaire d’état Jean-Baptiste Lemoyne, l’homme qui change de convictions à chaque fois que le vent tourne et qui pour le moment se bat avec les plans de la ville pour tenter d’apprendre le nom des quartiers. Et pour rajouter au scandale, quelques « obligés » du maire qui ont été gentiment conviés à venir lui apporter leur soutien comme le cavalier Olivier Camy-Sarthy, directeur par délégation de Service public (DSP) du pôle équestre de Biarritz. C’est un peu comme si votre employeur vous obligeait à vous présenter sur la liste électorale qu’il est en train de monter. Si une liste comme celle-là réussit à séduire les Biarrots, c’est à désespérer de la politique.

 

GUILLAUME JOUE LE PLEIN TEMPS

Biarritz n’est pas une maîtresse que l’on honore à la va-vite en fin de semaine mais une grande dame qui mérite d’être choyée à plein temps, ce que Didier Guillaume semble avoir compris. Après avoir beaucoup hésité sur la stratégie à suivre, l’actuel ministre de l’Agriculture paraît décidé à démissionner du gouvernement, ce qui est sage. Pas étonnant qu’il ait connu quelques états d’âme, car ses deux poissons-pilote Guy Lafite et Michel Poueyts, surtout soucieux de leur propre survie politique, lui ont promis pour le convaincre d’y aller des foules en délire et des salles plus que combles. L’homme est suffisamment habile politique pour avoir vite compris que ses deux amis avaient un peu enjolivé la situation et que la partie était loin d’être gagnée. Si le procès en parachutage que lui font tous ses détracteurs (y compris le docteur Oualam dans les colonnes de ce blog !) me paraît hors de propos pour quelqu’un qui fréquente Biarritz depuis trente ans, il reste maintenant à voir ce que va proposer le candidat et surtout avec qui il compte gouverner. Samedi à 11 heures, au jai alaï, on devrait en savoir un peu plus.

 

SAINT-CRICQ Y CROIT TOUJOURS

Jean-Benoît Saint-Cricq, que tout le monde voyait partir avec Veunac, a finalement décidé de jouer solo. Le vieux routier des élections municipales biarrotes fourmille d’idées et d’enthousiasme. Malheureusement, il ne semble pas mesurer les dégâts faits à son image par ce mandat où il a commencé en s’opposant fermement à Veunac et Lafite avant de les rejoindre à un moment où ils étaient en grande difficulté sur le dossier de L’Hôtel du Palais et de leur sauver la mise par son ralliement. Le candidat assure qu’il sera en ordre de marche le 15 janvier avec une équipe plus mobilisée que jamais. On connaît les qualités et la « technicité » de Jean-Benoît Saint-Cricq, mais, s’il veut espérer quelque chose, il faudra que l’avocat biarrot s’explique sur les choix qui l’ont conduit à saccager la bonne image que les Biarrots avaient de lui.

 

MARINE BATISTE PLUS VERTE QUE VERTE

En 1971, lors du congrès d’Épinay, François Mitterrand avait réussi le tour de force de signer sa première adhésion au Parti socialiste le jour même où il avait été nommé Premier secrétaire. Nourrie aux grands classiques socialistes, puisqu’elle a travaillé dans l’entourage de Bertrand Delanoë, Marine Batiste, tente de faire de même en se découvrant soudain une conviction plus verte que verte et en adhérant il y a peu à Europe Écologie Les Verts (EELV) quelques jours après qu’un authentique militant de ce parti, qui labourait le terrain biarrot depuis quinze ans, Éric Ménard, ait été exclu pour avoir rejoint le camp de Nathalie Motsch. Et même si elle n’a pas encore l’investiture du parti, Marine Batiste lance un appel du pied aux Abertzale pour une alliance semblable à celle que fait Sophie Bussière avec Jean-Claude Iriart à Bayonne. Mais n’est pas François Mitterrand qui veut et l’affaire pourrait capoter très vite.

Ne reste donc plus à tous ces généraux ou aspirants généraux, bien au chaud dans leurs quartiers-généraux et se rêvant déjà tous en vainqueurs, qu’à trouver l’infanterie nécessaire à leurs ambitions. Suivant que l’on aura huit ou dix listes, c’est entre trois cents et trois cent cinquante couillons qu’il va falloir convaincre de venir faire de la figuration sur les listes, d’aller tracter dans le froid, de marcher au pas et éventuellement de donner quelques subsides pour financer la future campagne.

Il est désormais plus que temps pour tous ces candidats de se plonger dans « L’art de la guerre » du Chinois Sun Tzu, car il ne fait aucun doute que la bataille pour conquérir Biarritz va être féroce.

Veunac fait du vieux avec du vieux

Malgré la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, bien planqué derrière Veunac, la liste du maire sortant est consternante et montre à quel point le vide s’est fait autour de lui.

Avec cette ébauche de liste, digne de Pif-Gadget, Veunac nous prend vraiment pour des jambons.

«  La politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen  à une fin dont on ne se vante pas » disait Jules Romain. Pendant tout leur mandat, vous ne les avez jamais entendus, au mieux juste vus opiner du bonnet quand leur seigneur et maître  à écharpe tricolore énonçait une de ses platitudes dont il a le secret. Il est donc normal qu’ils se représentent pour obtenir une nouvelle chance au suffrage. Michel Veunac nous avait annoncé une liste où l’on allait voir ce qu’on allait voir. On voit et on est édifié. Pour faire nombre et arriver à trente-cinq, Michel Veunac, qui n’en est pour le moment qu’à une quinzaine de ralliés, a donc récupéré tous ceux qui n’ont jamais soufflé mot pendant six ans, tous ceux qui n’ont jamais exprimé une idée et se sont contentés d’encaisser leurs indemnités d’adjoints en marchant docilement au pas. En avant donc pour le grand renouvellement avec Jocelyne Castaignède, Sylvie Claracq, Patrick Destizon, Laurent Ortiz ou Louis Vial ! Et c’est avec ça qu’il compte gouverner ? Mais où sont les compétences ?

Pour donner un petit air de nouveauté à ce qui se fait de plus ranci dans la majorité municipale, Veunac a donc été obligé d’aller chercher parmi ses obligés comme Josette Cazaux, la présidente du musée historique ou Olivier Cami-Sarti, l’actuel directeur du centre équestre au terme d’un appel d’offres qui avait fait grincer bien des dents à l’époque. Là aussi, il n’y a vraiment pas de quoi être ébloui.

Reste enfin la présence du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne qui a accepté de figurer en troisième position sur la liste, ce qui n’est pas faire montre d’un grand caractère que d’accepter de servir de caution à un Michel Veunac. En effet, tous ceux qui ont un vrai tempérament de patron, vous diront que « la règle numéro un est de ne jamais accepter d’être numéro deux », surtout quand on se sent intellectuellement supérieur à celui qui vous devance. Il faut donc croire que ce n’est pas le cas et que notre néo-parachuté, inconnu du grand public, mais bien connu de ses pairs pour ses traîtrises successives ( Lire ci-dessous) a gobé la promesse de Veunac de lui laisser son poste en cours de mandat.

« La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop ». se plaisait à dire Édouard Herriot.  Après l’annonce d’une liste aussi pitoyable, les opposants à Veunac peuvent rigoler et se frotter les mains.

JB Lemoyne, alias Mister Nobody

C’est l’un des plus diaphanes parmi les membres du gouvernement et il n’est guère étonnant que vous ne le connaissiez pas. Après une longue carrière dans l’Yonne, marqué par des incessants changements d’écurie, celui qui a commencé en flirtant avec la droite dure, éprouve soudainement un amour immodéré pour le Pays basque depuis qu’il vit avec la sénatrice Frédérique Espagnac. Un petit tour sur le web vous en apprend beaucoup sur la stature morale et la fidélité politique de l’intéressé. Et surprise, ce sont les journaux de droite comme « Les Échos » ou « Valeurs actuelles » qui se montrent les plus sévères :

 

Jean-Baptiste Lemoyne, le “traître” de Marrakech

Aussi ambitieux que discret, Jean-Baptiste Lemoyne a beaucoup trahi avant de devenir cet “obscur secrétaire d’Etat”.

Publié par Raphaël Stainville de « Valeurs actuelles » le 14 décembre 2018 (Extrait)

C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot. Aux Républicains, pas question de faire de la publicité à Jean-Baptiste Lemoyne. Au mieux, lorsqu’ils évoquent le signataire du pacte de Marrakech, dépêché au débotté par Emmanuel Macron pour le représenter au Maroc le 10 décembre, alors que le chef de l’État recevait à tour de bras à l’Elysée pour tenter d’apporter une réponse forte à la colère des gilets jaunes, les députés LR parlent de lui, lors de leurs questions au gouvernement, comme d’« un obscur secrétaire d’État » (Éric Ciotti), « ce je ne sais quel secrétaire d’État » (Constance Le Grip), comme pour mieux le renvoyer à son anonymat. Pas une seule fois, au sein de l’hémicycle, les parlementaires de droite ne s’aventurent à prononcer son nom. Ce serait faire trop d’honneur à celui que beaucoup considèrent encore comme un « traître professionnel ».

Un portrait de Jean-Baptiste Lemoyne ? « Vous perdez votre temps. Il ne mérite même pas qu’on s’intéresse à lui », prévient d’emblée l’un de nos interlocuteurs. Christian Jacob, le président du groupe LR au parlement, qui a peu goûté la réponse politicienne que le secrétaire d’État a faite à Claude Goasguen mardi dernier alors que le député demandait au premier ministre qu’un vrai débat sur l’immigration ait lieu et rappelait les conséquences que ne manqueraient pas d’avoir « ce pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », est cependant sorti de son silence pour railler celui qui fut pendant quelques années, le secrétaire adjoint du groupe UMP à l’Assemblée nationale. « Il ajoute l’incompétence à la médiocrité », lâche Christian Jacob. 
Guillaume Larrivé, qui n’a pas oublié que l’ancien sénateur de l’Yonne a soutenu un ancien socialiste recyclé LREM aux dernières législatives dans l’Yonne pour tenter de le faire battre, n’est guère plus amène et se fait un malin plaisir de l’habiller pour l’hiver : « Il correspond parfaitement à ce que de Gaulle appelait “les politichiens” : ne pensant rien sur rien, il va à la gamelle. » Non sans un certain cynisme.
D’abord membre du parti Démocratie libérale, il fait ses premières armes dans le Ve arrondissement de Paris auprès de Jean Tibéri, avant de se mettre dans la roue de Jean-François Copé dont il a longtemps épousé la trajectoire. Son CV est impeccable à défaut d’être impressionnant. Classes prépas littéraires, Sciences PO Strasbourg, Essec. Un petit passé militant dans un syndicat classé plus à droite que l’UNI. Il intègre le cabinet de Copé en 2002 quand le maire de Meaux devient ministre de Jacques Chirac et le suit à l’Assemblée nationale, après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Jean-François Copé veut faire de l’Assemblée nationale un contre-pouvoir, le marchepied de ses ambitions élyséennes. Secrétaire général adjoint du groupe UMP, Jean-Baptiste Lemoyne joue volontiers les porte-flingues de son patron et fait la paire avec Jérôme Lavrilleux. Il s’affiche plus à droite que son patron et ne craint pas à l’occasion de jouer les anciens combattants dans les concerts de Jean-Pax Mefret. Il reprend à tue-tête ses chansons « nostAlgériques ». En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il soutient Copé partisan d’une « droite décomplexée » contre François Fillon dans la campagne mortelle pour la présidence de l’UMP (…)

Puis il lâche Copé au profit de Fillon, avant de lâcher Fillon au profit de Macron et termine dans les bras de Veunac… Quand on vous parlait de dégringolade!

Le clan Veunac a bien tort de plastronner

Le G7 s’est mieux passé que prévu. Mais de là à imaginer Veunac en maire réélu…

Pour sauver la Ville en 2020, Biarritz peut trouver mieux.

On a tous connu ce genre de week-end improbable où l’on se retrouve invité pour trois jours chez des gens qu’on connaît peu. La bouffe est médiocre, les hôtes stupides, le décor kitsch à souhait, mais au moment de prendre congé, avec une belle hypocrisie, on dit merci et on promet de se revoir. Bien entendu, on n’en pense pas un mot et c’est avec soulagement que l’on prend congé définitif. Lundi soir, les lampions du G7 étaient à peine éteints, que les fidèles de Veunac (Ils sont rares, mais il en existe), pavoisaient à qui mieux-mieux : « Avec un tel G7, plus rien ne s’oppose à ce que Michel soit réélu triomphalement en mars 2020 ». Ce sont les mêmes qui en 1994 ne voyaient pas comment Balladur pouvait perdre face à Chirac et en 2016 étaient certains que le futur président de la République se nommerait Alain Juppé avant de clamer leur confiance en François Fillon.

Grillé auprès de Macron

Ce n’est pas un hasard si durant tout le G7 on a vu Michel Veunac tendre le cou pour essayer d’être sur la photo. Pas un hasard non plus si le Président de la République s’est tenu à distance raisonnable de celui qui l’invitait. Et pas un hasard du tout si, en rupture totale avec la tradition républicaine, Emmanuel Macron lors de chacune de ses allocutions télévisées s’est bien gardé de prononcer le nom de Michel Veunac, alors qu’il remerciait le Pays basque pour l’accueil fait aux chefs d’état. Lundi 26 août, alors qu’Emmanuel Macron avait souhaité que les représentants d’association de commerçants assistent à la cérémonie de clôture à la mairie, le chef de l’État a finalement fait défection.

Macron avait largement le temps de s’arrêter à la mairie avant de retrouver Anne-Sophie Lapix au phare : il ne l’a pas fait.

Certes la conférence de presse commune avec Trump avait pris beaucoup de retard, mais de nombreux témoins oculaires ont vu Macron quitter le casino Bellevue à 18 h 55. Sachant qu’il avait besoin de quinze minutes pour mettre ses idées en place avant son interview sur France 2 avec Anne-Sophie Lapix, il pouvait largement passer une tête à la mairie, saluer Veunac et remercier tout le monde. Au lieu de cela, il a préféré envoyer Brigitte son épouse. Un choix qui n’est pas innocent.

Avec des émissaires présents depuis plusieurs mois afin de préparer le G7, le Président de la République cerne assez précisément la personnalité et la compétence de Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-nous-envie. Son mouvement politique, LaREM, a besoin de s’élargir au moment des municipales et Biarritz semble prenable. C’est pour cette raison que Michel Veunac, comme Nathalie Motsch, Guy Lafite ou Jacques-André Schneck (les deux derniers sont membres de LaREM depuis plusieurs mois) se sont démenés pour obtenir l’investiture qui fait figure de sésame à leurs yeux. Sans oublier un certain ministre de l’Agriculture qui pourrait mettre tout le monde d’accord. L’investiture LaREM ne sera accordée que très tardivement, mais une chose est sûre : quand il évoque un lien de proximité avec le président, Veunac prend ses désirs pour des réalités et devrait savoir qu’en politique, personne ne fait jamais de sentiment.

Grillé auprès des commerçants

De son métier de sociologue, Michel Veunac a gardé l’habitude de croire qu’une incantation peut ressembler à une action. On l’a vu avec sa phrase fétiche, répétée jusqu’à l’inanité : « Biarritz ne sera pas bunkérisé ». On connaît la suite. Autre mantra dit et redit : « Les commerçants seront indemnisés ». Et comme Veunac n’a vraiment pas honte, il essaie même de faire croire, selon Sud Ouest du 2 septembre, qu’il est soudain devenu un grand défenseur des Biarrots, empêchant les services de sécurité d’enlever les poubelles trop tôt ou l’État rapace de trop spolier les malheureux commerçants qui ont vu pratiquement quinze jours de leur chiffre d’affaires du mois d’août s’envoler.

Sud Ouest, 30 août.

Patrick Darrigade, le très pondéré libraire et marchand de journaux du centre-ville estime avoir perdu « 28 000 euros de chiffre d’affaires pendant le G7 ». Quand la secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, Agnès Pannier-Runacher, annonce une enveloppe globale de 350 000 euros pour les commerçants biarrots, tout le monde commence à comprendre qu’une petite aumône sera accordée à chacun, mais que les pertes réelles ne seront jamais compensées. Et que dire du reste de la Côte basque, elle aussi sévèrement impactée par le G7 ?

Veunac n’en a cure. Jeudi, alors qu’Agnès Pannier-Runacher écoutait les commerçants qui exprimaient leurs craintes, Mimi-la-suffisance ne cessait de les interrompre en évoquant l’image de Biarritz grâce au G7 et les mirifiques retombées à venir. On a connu plus adroit, même si le mandat presque écoulé nous a prouvé que le maire ne savait pas très bien compter.

Grillé auprès de l’Agglo

Jean-René Etchegaray et Claude Olive n’ont guère apprécié la désinvolture de Veunac à l’égard de Bayonne et Anglet.

De Didier Guillaume à Max Brisson, Michel Veunac a leurré tout le monde cet été en annonçant qu’il ne se représenterait pas. Pour lui, après ce G7 qui s’est bien déroulé, les planètes sont alignées et rien ne pourra désormais empêcher sa réélection. Logiquement, il va donc annoncer fin septembre qu’il va être à nouveau candidat. Mais si, par un hasard extraordinaire, il se trouvait un Biarrot envisageant de voter pour lui, il devra tout de même se poser une question avant de glisser son bulletin dans l’urne. Comment Biarritz peut fonctionner avec l’hostilité de toute l’Agglo ? Aucun des élus du Pays basque ne pardonne à Veunac d’avoir ainsi fait cavalier seul alors qu’il est vice-président de l’Agglo. Lundi dernier à la mairie, il suffisait d’écouter les remarques acides de Claude Olive et Jean-René Etchegaray, maires pondérés et responsables s’il en est, pour comprendre que la rancune ne partira pas avec l’eau du G7.

Veunac ne s’est soucié que de lui-même et de sa réélection quand Macron lui a demandé si un G7 était jouable en août à Biarritz. Il n’a échangé avec aucun des autres élus et ne s’est nullement préoccupé des dommages collatéraux que sa décision pouvait entraîner. Il est clair que si, par un hasard extraordinaire, il attaquait un deuxième mandat après la brillantissime démonstration qu’il nous a faite depuis 2014, il n’obtiendra jamais rien à chaque fois qu’il devra solliciter l’Agglo. C’est d’autant plus ballot que le plan local d’urbanisme, l’aménagement d’un stade ou l’attribution d’une piscine relèvent désormais de l’Agglo où Veunac ne compte que des ennemis. Le choix est donc clair : si l’on ne veut rien pour BIarritz de 2020 à 2026, date à laquelle notre pimpant élu aura 80 ans, il faut voter Veunac.

Croisée en centre-ville, une conseillère municipale qui espère probablement repartir avec Veunac l’an prochain, joue la voix de la sagesse : « On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on aura », ce qui est tout de même une curieuse façon de défendre le bilan du maire. Il existe pourtant une autre variante, bien plus intéressante de cet adage : « On sait ce qu’on perd mais on est sûr que ça ne peut pas être pire ».

Bien seule Arosteguy

Au lendemain du G7, Maïder Arosteguy, craignant que les commerçants de Biarritz ne soient mal indemnisés, a le réflexe de demander à Michel Veunac la création d’une commission de suivi des procédures d’indemnisation. Un réflexe plutôt logique pour une élue. Maïder ne devait pas s’attendre à la volée de bois vert que lui a valu son initiative.

Tout commence avec Richard Tardits, pourtant à ses côtés dans les rangs de l’opposition. Pour lui, les « retombées commerciales sont incommensurables et personne ne dira jamais merci » et il est donc urgent de ne rien faire. Richard va donc se faire un plaisir d’accompagner les commerçants en difficulté chez leur banquier pour expliquer que leurs pertes ne sont pas « incommensurables ».

Louis Vial, devenu pro-Veunac inconditionnel depuis que ce dernier a eu la bonne idée de le nommer adjoint, y va à son tour de son petit couplet. On se demande ce que vient faire le « Biarritz bashing » quand on parle des pertes des commerçants, mais l’évocation des « esprits chagrins » va enchanter Veunac :

Et puis, Patrick Destizon n’est jamais très loin quand se déroule un bal des flagorneurs. Il attaque très fort avec un « Je souscrit » du plus bel effet universitaire, avant de se laver les mains du sort des commerçants : « La présence d’élus n’est ni utile ni souhaitable » :

Biarrots, voilà ce qu’écrivent les élus qui sont censés veiller sur vos intérêts. Souvenez-vous d’eux lorsqu’ils viendront faire la danse du ventre devant vous en mars prochain !

Destizon s’agace à son tour

« J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux du château Boulart » affirme l’adjoint à l’Urbanisme qui sort de sa réserve pour « Mediabask ». Il était temps.

Patrick Destizon, nouvel adjoint à l’Urbanisme, est en train de perdre le sourire avec le propriétaire du château Boulart qui effectue des travaux sans permis tout en affirmant qu’il n’a pas d’autorisation à demander.

Surtout ne demandez pas à Christian Brocas s’il a le temps d’aller à la plage. Le sémillant président de l’association Biarritz Iraty est un homme très occupé en ce moment. En effet, dès qu’il aura fini d’étudier mon patrimoine, Brocas devra s’intéresser à celui de Patrick Destizon, l’adjoint à l’Urbanisme, qui semble penser beaucoup de mal de Pierre Delalonde et nous en raconte de bien belles à propos du château Boulart et de la villa Sion dans Mediabask. À l’en croire, la Ville aurait interpellé à plusieurs reprises le propriétaire du château Boulart sur des travaux réalisés sans permis de construire ni autorisation de la Direction régionale des affaires culturelles.

Le préfet saisi début août

Patrick Destizon, rappelons-le, n’avait pas souhaité répondre il y a deux semaines aux questions de Bisque, Bisque, Basque ! En lisant le reportage de notre excellent confrère, on comprend mieux pourquoi : « Aucun permis n’a été accordé par la Ville pour ces portails (NDLR : Les passages aménagés en direction de la villa Sion), pas plus que pour une partie des aménagements réalisés depuis 2016. Or, le propriétaire poursuit les travaux malgré les avertissements. Désemparée, la Ville a saisi l’Administration et la Justice au début du mois d’août. ». Un courrier a même été adressé au préfet, car « la municipalité considère que les travaux sur cette demeure du XIXe siècle se font de façon illégale ».

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190814/le-chateau-boulart-se-fait-une-beaute-sans-permis

Les travaux ont duré tout l’hiver au château Boulart, ainsi que les riverains peuvent en attester.

Bisque, Bisque, Basque ! se réjouit de voir que la mairie se rallie enfin à son point de vue, mais est bien obligé de constater que la Ville aura mis du temps avant de se décider à agir. Tout l’hiver, d’importants travaux se sont déroulés au château Boulart, ce que n’importe quel promeneur pouvait constater. Mais, malgré les pétitions des riverains de l’allée du château, excédés par les nuisances sonores qu’ils subissaient et les risques que couraient leurs enfants avec les engins de chantier, personne n’a cru bon de réagir. Sauf que l’affaire est devenue un peu trop voyante ces derniers temps et ne pouvait plus être ignorée par la mairie.

Surtout dans un château où les Affaires culturelles et les Bâtiments de France ont leur mot à dire. Comme le raconte Goizeder Taberna dans « Mediabask » : « Les deux permis déposés en mairie dernièrement par le propriétaire n’ont pas abouti. La première demande a été adressée fin 2018, mais les travaux auraient commencé avant même un éventuel accord. La Ville a alors saisi le procureur de la République. La demande a vite été retirée et la procédure judiciaire classée sans suite. Un second permis a été déposé puis refusé, « car les travaux étaient réalisés sans l’accord ni de la Drac ni des Bâtiments de France », précise l’adjoint. Mais les coups de marteau ont continué. L’arrêté interruptif émis par la mairie n’a pas suffi pour les stopper. « J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux », se désole Patrick Destizon ».

La laborieuse défense de Delalonde

Fin juillet, l’ouverture barrée par de simples barrières ne semblait pas poser de problème au propriétaire du château Boulart.

Et comme Bisque, Bisque, Basque ! adore les contorsions sémantiques et autres grands moments d’équilibrisme intellectuel, comment ne pas se réjouir des réactions de Pierre Delalonde qui n’en est visiblement pas à une contradiction près ? Pour l’homme d’affaires biarrot, aucun permis de construire n’est nécessaire car « Nous sommes dans des travaux de recherches et de mise en valeur du patrimoine, de réparations ordinaires et de mise en conformité ». Mais alors pourquoi diable avoir déposé depuis 2016 sept permis de construire, ainsi que l’intéressé le reconnaît lui-même. Par amour de la paperasse ? Pour occuper des fonctionnaires désœuvrés ? Pour le plaisir de s’entendre dire non ?

Et c’est bien entendu dans le cadre des travaux de recherche et de mise en valeur du patrimoine que les deux grandes ouvertures donnant sur le jardin de la villa Sion ont été percées, ouvertures qui viennent d’être précipitamment fermées avec des végétaux, même si le propriétaire s’est bien gardé de détruire les piles en ciment qu’il avait fait ériger.

https://jeanyvesviollier.com/2019/08/02/faut-surtout-pas-se-gener-avec-la-villa-sion/

Mi août, Pierre Dealonde a revégétalisé les ouvertures, tout en conservant les piles en ciment prêtes à accueillir un portail. Officiellement pour raisons de sécurité.

Là aussi l’explication vaut son pesant de sacs de ciment. « C’est par précaution », pour que personne ne se blesse que des arbustes ont été plantés. Un souci de sécurité qui n’animait visiblement pas le châtelain en juillet quand BBB avait publié les photos.

Mais n’allez surtout pas vous imaginer, mauvais esprits que vous êtes, que le propriétaire du château Boulart s’apprêtait à commettre la moindre illégalité. Delalonde est catégorique : un document rédigé il y a cinquante ans lors de la cession à la Ville de la villa Sion et du parc aurait prévu un droit de passage. Dans ce cas-là pourquoi avoir laissé des ouvertures béantes à l’arrière du château pendant plusieurs jours avant de se décider soudainement à revégétaliser ces deux passages avec des arbustes voués à la destruction une fois les portails fabriqués ?

Après BBB et la Ville, ce sont donc les écologistes qui vont peut-être tomber sur le râble du châtelain pour « mauvais traitement à végétaux ». Et ce pauvre Brocas qui va avoir encore un peu plus de travail pour défendre son indéfendable copain Delalonde !

 

 

Faut surtout pas se gêner avec la villa Sion!

Alors que rien n’a été voté par la municipalité, le propriétaire a déjà fait percer deux sorties à l’arrière du château Boulart, créant un accès sur la villa Sion qui semble illégal.

La barrière métallique interdit l’accès aux ouvertures faites illégalement.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont l’œil et méritent d’être salués. Grâce à eux, une édifiante visite s’est déroulée hier matin dans les jardins de la villa Sion. Malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité, interdisant d’accueillir au château Boulart du public faute d’un dégagement suffisant, les travaux d’aménagement se sont poursuivis tout l’hiver comme si son propriétaire, Pierre Delalonde, avait la certitude d’avoir gain de cause.

https://jeanyvesviollier.com/2019/07/31/villa-sion-et-si-on-jouait-franc-jeu/

Mieux encore, depuis quelques jours deux grandes ouvertures sont en train d’être construites sur l’arrière du château dans la partie donnant sur la villa Sion. Les piles en ciment sont érigées et le portail ne saurait tarder. Alors que ce terrain appartient à la Ville et qu’aucun droit de passage n’a été consenti semble-t-il, puisqu’une telle décision doit faire l’objet d’un débat en plein conseil municipal.

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour faire bonne mesure, une deuxième ouverture XXL est en cours.

Détail cocasse, au moment où je faisais ostensiblement des photos de ces travaux depuis le jardin de la villa Sion, un ouvrier ou chef de chantier m’a interpellé vivement en m’affirmant que « j’étais sur une propriété privée et que je n’avais rien à faire ici ». Après lui avoir présenté ma carte de presse et décliné mon identité, je lui ai rappelé que la villa Sion appartenait à la ville, donc aux Biarrots et que j’avais parfaitement le droit de m’y trouver et de photographier quelque chose qui me paraissait tout à fait anormal. Ce qui a tout de suite calmé le jeu.

Mais il est vrai que le sieur Delalonde semble avoir tellement l’habitude d’aller vite en besogne qu’il doit déjà estimer que la villa Sion lui revient de droit, lui qui avait osé écrire dans La Semaine du Pays basque qu’il fallait rendre au château Boulart sa splendeur d’antan (et donc lui faire cadeau des servitudes du château).

Mais que fait Destizon ?

La vraie question qui se pose est donc de savoir si un citoyen lambda qui se permettrait de telles incartades avec la loi, comme construire à l’arrière de sa propriété un portail ouvrant sur un domaine public, sans que la moindre négociation officielle ait eu lieu, s’en sortirait sans le moindre dommage. Une question que Bisque, Bisque, Basque ! souhaitait poser au nouvel et frétillant adjoint à l’Urbanisme, Patrick Destizon. Mais, c’est ballot, il devait avoir plage ou pottok ce jour-là et s’est bien gardé de répondre. Ce qui ne va pas l’empêcher de se conformer à sa tâche en sanctionnant lourdement le contrevenant Delalonde pour sa désinvolture avec les règles courantes de l’Urbanisme. Et l’obliger à remettre son terrain en l’état en attendant que le conseil municipal ne statue sur l’autorisation de passage qu’il réclame. Une délibération, où bien évidemment la seule question qui importera sera de défendre l’intérêt des Biarrots et non les prés carrés de quelques-uns.

Nathalie Motsch : « Une cacophonie organisée de main de maître »

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque !, l’ancienne adjointe à l’Urbanisme a immédiatement réagi par mail :

 » Quel dommage que le tout jeune adjoint à l’Urbanisme ne vous ait pas répondu. J’aurais lu avec un intérêt certain ses explications sur ce dossier qui ne manque ni de fantaisie ni de clientélisme !

Étonnante les péripéties de cette procédure rocambolesque : on vend tout, on ne vend plus, le parc est trop grand, trop petit, gardons-le, ne le gardons plus, exit les arbres, à nouveau les arbres… 

Une cacophonie orchestrée de main de maître puisqu’à la fin cette propriété, offerte à la Ville, finit hachée à la moulinette des intérêts d’une société privée.

 Assez banal ceci dit, on n’est plus à un dossier près.

La villa Sion ne devait pas être vendue, je l’ai toujours dit, je m’y suis toujours opposée : la Ville en a besoin pour ses associations et le parc avait un joli défi à relever pour le quartier Bibi : un parc d’agrément pour les petits et les grands : avec des jeux pour enfants, un parcours de santé et des tas de balançoires …

Mais l’équipe actuelle fait dans le bétonnage pas dans la poésie ni dans l’intérêt général d’ailleurs.

Détonante division parcellaire : l’équipe municipale vend la maison au droit de son emprise au sol : 209 m2 et pas un centimètre carré de plus…

A la question que j’ai posée en conseil municipal : mais où se garera la voiture ou les voitures du futur propriétaire ? La réponse fusa avec condescendance : sur le domaine public voyons, entendre dans le parc. Lorsque j’étais adjointe à l’Urbanisme, je me souviens de ces règles impératives et drastiques qui s’imposaient dans tout dossier : l’obligation de prévoir le stationnement. 

Il y a eu plus d’un projet qui n’a pu avoir lieu faute de stationnement. Les propriétaires n’étaient pas satisfaits de découvrir que leur grande propriété ne pouvait pas être divisée en appartements faute de justifier de places de stationnement.

Mais je répondais systématiquement ce sont les règles et les règles s’imposent à tous, bien consciente que l’argument était mal digéré.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que ces règles, de surcroit de bon sens, ne s’imposaient pas à la collectivité pourtant garante d’une juste et stricte exemplarité …

Le parking de circonstance des véhicules des futurs propriétaires sera donc sur le domaine public, dans un parc en l’occurrence, dont on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des arbres…

Chaque Biarrot disposant des mêmes droits, j’en déduis une courtoise invitation à bénéficier d’un parking à très bas coût pour ne pas dire gratuit, en centre-ville, dans l’élégant parc de la Villa Sion.

Pour le dire autrement : c’est free et c’est facile.

Enfin, la découverte accablante de travaux dans la clôture du Château Boulard une ouverture XXL pour désenclaver définitivement, par le parc de Sion, ce bijou d’architecture, sonne enfin l’heure de vérité.

Tout cela pour ça …

Quand il suffisait simplement de dire que la société privée avait besoin pour son activité commerciale de stationnement et d’un accès, et qu’il ne lui est pas apparu de bonne gestion d’acheter une propriété au prix exorbitant du foncier biarrot. 

Que dès lors, il était plus pertinent de diviser en deux cette superbe propriété, qu’il appartiendrait à l’exécutif municipal de vendre au mieux une bâtisse bourrée de servitudes publiques et sans parking, et de laisser en accès motorisé son immense parc, pour une somme modique voire dérisoire, les servitudes de passage faisant rarement recette. »

 

 

 

La Saint-Barthélémy continue à la mairie

Après avoir longuement hésité, Veunac s’est enfin décidé à couper la tête de Nathalie Motsch, le 8 février prochain. Pendant ce temps, la débandade continue…

Il va bientôt falloir dresser un monument aux morts dans le hall d’accueil de la mairie de Biarritz, en hommage à tous ceux qui sont tombés, épuisés par les errances, indécisions et colères du piètre manager Michel Veunac. Il est très rare qu’un directeur de cabinet ne finisse pas un mandat. En quatre ans de règne, Michel Veunac a déjà fait plus de victimes qu’il n’y a de noyés chaque saison sur la Côte basque. Après le très apprécié Guillaume Snollaert, parti en 2018, c’est la chef de cabinet depuis 13 ans Catherine Mériot qui jette son tablier. En arrêt maladie, elle a demandé à réintégrer Biarritz tourisme et ne veut plus être en première ligne avec le maire. Elle sera remplacée par Nathalie Mineo.

Michel Veunac semble d’ailleurs avoir du mal à travailler avec les femmes, ce qui n’est guère une surprise au vu des horreurs qu’il a parfois lâchées en plein conseil.

Laurence Minier, la directrice de la police municipale, est partie à Bordeaux pour retrouver un peu de sérénité.

Claire Ripert, directrice de la communication, a jeté l’éponge au bout de quinze ans pour partir en Australie.

Même débandade, côté élus, où les démissions de Virginie Lannevère du conseil municipal, d’Anne Pinatel de la Socomix, après celles de François Amigorena et Édouard Chazouillères. de leurs postes d’adjoints, montrent un maire incapable de fédérer et tout juste bon à faire sauter sur ses genoux l’opposition, quand il se retrouve en minorité dans sa majorité.

« Calamity Nathalie » ne cède pas

Reste le cas particulièrement embarrassant pour Veunac de sa turbulente adjointe Nathalie Motsch. Selon les informations de « Bisque, Bisque, Basque ! », l’ancienne adjointe à l’Urbanisme, devenue adjointe à rien du tout, aurait été l’objet de plusieurs réunions restreintes et de vifs échanges entre Lafite et Veunac. Ce dernier considère que la future candidate à la mairie est beaucoup plus dangereuse, une fois sa liberté retrouvée, car elle a démontré un beau tempérament au moment de l’affaire du Palais, tandis que Lafitte, sans doute moins politique, veut à tout prix la tête de « Calamity Nathalie », car elle a le tort de ne pas être bluffée par le grand homme qu’il pense être. Veunac, Lafite et Motsch refusent bien évidemment de le reconnaître, mais, selon plusieurs sources concordantes, le grand maladroit qui nous dirige aurait tenté plusieurs opérations de câlinothérapie en direction de Nathalie Motsch, en lui promettant à chaque fois monts et merveilles… à condition qu’elle retire ses recours devant le tribunal administratif.

Des recours qui semblent terriblement inquiéter le duo Veunac-Lafite. On aurait un peu trop joué avec les règles de la vie publique ?

Heureusement pour les Biarrots, la dame a du caractère et a annoncé à plusieurs reprises qu’elle ne démissionnerait pas et ne retirerait pas ses recours, puisqu’elle n’estime avoir commis aucune faute en dénonçant le curieux montage de L’Hôtel du Palais. À regret, Veunac a donc inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 8 février prochain le retrait de délégation de Motsch. Les Biarrots sont vivement invités à venir assister à ce conseil où l’on entendra probablement encore, comme le 15 octobre dernier, des huées et des applaudissements, tant la gestion de cette ville, est extravagante.

Veunac aménage à sa guise le débat national

Vous pouvez retrouver tous les dessins d’Azo sur son blog : azo.centerblog.net

La réunion de majorité qui s’est tenue en début de semaine a déjà donné un avant-goût de l’avidité manifestée par certains élus. Motsch écartée, c’est un poste d’adjoint et l’indemnité mensuelle de 1100 euros qui va avec, dont il faut s’emparer toute affaire cessante ! Et tant pis si on n’a aucune aptitude pour ce poste. Depuis quelques semaines déjà, le très courtisan Destizon sévit à l’Urbanisme. Il fallait donc promouvoir un autre petit jeune méritant et c’est Laurent Ortiz, qui avait très bien voté pour le Palais, le 15 octobre dernier, après s’être montré un peu indiscipliné en juin dernier, qui a décroché la timbale. Au final, les cocus seront une fois de plus les Biarrots qui en perdant Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et Pinatel à des postes décisionnaires voient s’éloigner les dernières chances de ramener à la raison l’équipage fou qui dirige le paquebot biarrot.

Et comme s’il fallait poursuivre la farce jusqu’au bout, Michel Veunac s’est encore illustré lors de cette réunion de majorité quand un conseiller lui demande comment il envisage de contribuer au grand débat national voulu par son ami Macron. Pas question de donner une salle à une association qui souhaiterait débattre, a décrété le grand timonier. On va organiser deux grands débats, mais avec à chaque fois un modérateur et « interdiction absolue de poser des questions sur des sujets locaux »

Les Biarrots avaient déjà constaté que leur maire manifestait un sens un peu particulier de la démocratie, ils découvrent maintenant qu’il a peur des questions. Elles font pourtant bien moins mal aux finances des Biarrots que les décisions du maire.

 

 

Les banques refusent de prêter 50 millions

Suite au désistement des financiers du projet, François Amigorena interpelle la mairie pour savoir comment elle compte mener à bien le dossier du Palais sans le soutien des banques.

C’était bien la peine de pousser l’indécence jusqu’à sortir le champagne après le conseil municipal du 15 octobre, c’était bien la peine pour les opposants ralliés à la majorité de ramer à ce point pour faire croire à leur sincérité, c’était bien la peine d’organiser un tel hold-up démocratique pour un si pitoyable résultat ! Depuis la fin de la semaine dernière, Veunac et Lafite savent qu’une nouvelle catastrophe vient de s’abattre sur le dossier du Palais. Mais ces deux petits cachottiers se sont bien gardés de dire quoi que ce soit. Pour leur plus grande malchance, Bisque, Bisque Basque ! était aussi dans la confidence, ainsi que l’opposant au projet François Amigorena qui écrit, dans un mail envoyé lundi matin à Veunac : « J’apprends que les banques refusent finalement de consentir à la Socomix, la société d’exploitation de l’Hôtel du Palais, le prêt de 50 millions d’euros initialement prévu (…) En élu responsable, soucieux de préserver au mieux les intérêts de Biarritz, des Biarrots et de l’Hôtel du Palais, je vous propose de nous rencontrer au plus vite afin de négocier ensemble une solution permettant à toutes les parties prenantes de ce projet de sortir par le haut de cette situation ».

https://www.facebook.com/francois.amigorena

Une solution obligatoire avant jeudi

Le dossier concocté par le chantre de la  » gestion intelligente  » Guy Lafite sur Le Palais est tellement mal ficelé, le business plan d’Hyatt tellement irréaliste, que les banques qui épaulaient le projet se sont désistées.  La Caisse des dépôts, pourtant souvent bonne fille quand l’État est concerné, avait d’emblée refusé ce projet tant il semblait injouable. À leur tour Le Crédit agricole et la Banque postale viennent de se retirer du projet et refusent de prêter les 50 millions d’euros nécessaires au tour de table.

À croire que les opposants au projet disaient vrai quand ils dénonçaient un dossier totalement irréaliste !

Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! les deux doux-rêveurs Veunac et Lafite ont jusqu’au jeudi 25 octobre pour trouver une solution. Et l’addition va être sacrément salée pour les Biarrots : entre les deux millions dépensés pour monter ce dossier surréaliste, les frais de notaire et les avances versées sur les travaux déjà programmés, ce sont l’équivalent de la vente de quelques villas Sion qu’il va falloir aligner.

La Chambre Régionale des Comptes envisage une enquête

Aux dires des « spécialistes » Destizon, Saint-Cricq ou Puyau ce montage financier était « exemplaire », « limpide » et sans le « moindre risque ». Allez donc comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes vient de se faire communiquer le dossier et envisage d’ouvrir une enquête. 

Reste une interrogation de taille : Qui va payer ces travaux déjà commandés et que la Ville est bien incapable d’assumer ? Ce ne serait pas JC Decaux Holding, tout de même, un scénario que tous les aficionados du projet municipal nous ont décrit, lundi dernier, comme totalement impossible. Decaux, actionnaire principal du Palais, au bout d’une semaine, voilà qui la ficherait mal.

La mairie dément, Bisque, Bisque, Basque sourit !

 Michel Veunac s’est fendu d’un communiqué, lundi en début d’après-midi pour démentir catégoriquement une partie des informations de ce blog. Les lecteurs avisés noteront que le maire ne parle pas de la Chambre Régionale des Comptes et que la date butoir est bien fixée à jeudi, à l’occasion de l’Assemblée générale de la Socomix. Lundi matin à 8 heures, au moment de la parution de cet article, les banques n’avaient pas encore décidé si elles prêtaient à la ville de Biarritz. On peut imaginer que depuis le mail envoyé par François Amigorena, les échanges téléphoniques vont bon train pour convaincre les banquiers et arriver à un happy end jeudi. Avec, éventuellement, une petite renégociation ?

Signe qui ne trompe pas, Veunac et Lafite viennent d’annuler la réunion de majorité prévue lundi soir. Si tout était aussi simple qu’ils le disent, on se demande bien pourquoi ils auraient pris cette décision.

Affaire à suivre.