Veunac fait du vieux avec du vieux

Malgré la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, bien planqué derrière Veunac, la liste du maire sortant est consternante et montre à quel point le vide s’est fait autour de lui.

Avec cette ébauche de liste, digne de Pif-Gadget, Veunac nous prend vraiment pour des jambons.

«  La politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen  à une fin dont on ne se vante pas » disait Jules Romain. Pendant tout leur mandat, vous ne les avez jamais entendus, au mieux juste vus opiner du bonnet quand leur seigneur et maître  à écharpe tricolore énonçait une de ses platitudes dont il a le secret. Il est donc normal qu’ils se représentent pour obtenir une nouvelle chance au suffrage. Michel Veunac nous avait annoncé une liste où l’on allait voir ce qu’on allait voir. On voit et on est édifié. Pour faire nombre et arriver à trente-cinq, Michel Veunac, qui n’en est pour le moment qu’à une quinzaine de ralliés, a donc récupéré tous ceux qui n’ont jamais soufflé mot pendant six ans, tous ceux qui n’ont jamais exprimé une idée et se sont contentés d’encaisser leurs indemnités d’adjoints en marchant docilement au pas. En avant donc pour le grand renouvellement avec Jocelyne Castaignède, Sylvie Claracq, Patrick Destizon, Laurent Ortiz ou Louis Vial ! Et c’est avec ça qu’il compte gouverner ? Mais où sont les compétences ?

Pour donner un petit air de nouveauté à ce qui se fait de plus ranci dans la majorité municipale, Veunac a donc été obligé d’aller chercher parmi ses obligés comme Josette Cazaux, la présidente du musée historique ou Olivier Cami-Sarti, l’actuel directeur du centre équestre au terme d’un appel d’offres qui avait fait grincer bien des dents à l’époque. Là aussi, il n’y a vraiment pas de quoi être ébloui.

Reste enfin la présence du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne qui a accepté de figurer en troisième position sur la liste, ce qui n’est pas faire montre d’un grand caractère que d’accepter de servir de caution à un Michel Veunac. En effet, tous ceux qui ont un vrai tempérament de patron, vous diront que « la règle numéro un est de ne jamais accepter d’être numéro deux », surtout quand on se sent intellectuellement supérieur à celui qui vous devance. Il faut donc croire que ce n’est pas le cas et que notre néo-parachuté, inconnu du grand public, mais bien connu de ses pairs pour ses traîtrises successives ( Lire ci-dessous) a gobé la promesse de Veunac de lui laisser son poste en cours de mandat.

« La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop ». se plaisait à dire Édouard Herriot.  Après l’annonce d’une liste aussi pitoyable, les opposants à Veunac peuvent rigoler et se frotter les mains.

JB Lemoyne, alias Mister Nobody

C’est l’un des plus diaphanes parmi les membres du gouvernement et il n’est guère étonnant que vous ne le connaissiez pas. Après une longue carrière dans l’Yonne, marqué par des incessants changements d’écurie, celui qui a commencé en flirtant avec la droite dure, éprouve soudainement un amour immodéré pour le Pays basque depuis qu’il vit avec la sénatrice Frédérique Espagnac. Un petit tour sur le web vous en apprend beaucoup sur la stature morale et la fidélité politique de l’intéressé. Et surprise, ce sont les journaux de droite comme « Les Échos » ou « Valeurs actuelles » qui se montrent les plus sévères :

 

Jean-Baptiste Lemoyne, le “traître” de Marrakech

Aussi ambitieux que discret, Jean-Baptiste Lemoyne a beaucoup trahi avant de devenir cet “obscur secrétaire d’Etat”.

Publié par Raphaël Stainville de « Valeurs actuelles » le 14 décembre 2018 (Extrait)

C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot. Aux Républicains, pas question de faire de la publicité à Jean-Baptiste Lemoyne. Au mieux, lorsqu’ils évoquent le signataire du pacte de Marrakech, dépêché au débotté par Emmanuel Macron pour le représenter au Maroc le 10 décembre, alors que le chef de l’État recevait à tour de bras à l’Elysée pour tenter d’apporter une réponse forte à la colère des gilets jaunes, les députés LR parlent de lui, lors de leurs questions au gouvernement, comme d’« un obscur secrétaire d’État » (Éric Ciotti), « ce je ne sais quel secrétaire d’État » (Constance Le Grip), comme pour mieux le renvoyer à son anonymat. Pas une seule fois, au sein de l’hémicycle, les parlementaires de droite ne s’aventurent à prononcer son nom. Ce serait faire trop d’honneur à celui que beaucoup considèrent encore comme un « traître professionnel ».

Un portrait de Jean-Baptiste Lemoyne ? « Vous perdez votre temps. Il ne mérite même pas qu’on s’intéresse à lui », prévient d’emblée l’un de nos interlocuteurs. Christian Jacob, le président du groupe LR au parlement, qui a peu goûté la réponse politicienne que le secrétaire d’État a faite à Claude Goasguen mardi dernier alors que le député demandait au premier ministre qu’un vrai débat sur l’immigration ait lieu et rappelait les conséquences que ne manqueraient pas d’avoir « ce pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », est cependant sorti de son silence pour railler celui qui fut pendant quelques années, le secrétaire adjoint du groupe UMP à l’Assemblée nationale. « Il ajoute l’incompétence à la médiocrité », lâche Christian Jacob. 
Guillaume Larrivé, qui n’a pas oublié que l’ancien sénateur de l’Yonne a soutenu un ancien socialiste recyclé LREM aux dernières législatives dans l’Yonne pour tenter de le faire battre, n’est guère plus amène et se fait un malin plaisir de l’habiller pour l’hiver : « Il correspond parfaitement à ce que de Gaulle appelait “les politichiens” : ne pensant rien sur rien, il va à la gamelle. » Non sans un certain cynisme.
D’abord membre du parti Démocratie libérale, il fait ses premières armes dans le Ve arrondissement de Paris auprès de Jean Tibéri, avant de se mettre dans la roue de Jean-François Copé dont il a longtemps épousé la trajectoire. Son CV est impeccable à défaut d’être impressionnant. Classes prépas littéraires, Sciences PO Strasbourg, Essec. Un petit passé militant dans un syndicat classé plus à droite que l’UNI. Il intègre le cabinet de Copé en 2002 quand le maire de Meaux devient ministre de Jacques Chirac et le suit à l’Assemblée nationale, après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Jean-François Copé veut faire de l’Assemblée nationale un contre-pouvoir, le marchepied de ses ambitions élyséennes. Secrétaire général adjoint du groupe UMP, Jean-Baptiste Lemoyne joue volontiers les porte-flingues de son patron et fait la paire avec Jérôme Lavrilleux. Il s’affiche plus à droite que son patron et ne craint pas à l’occasion de jouer les anciens combattants dans les concerts de Jean-Pax Mefret. Il reprend à tue-tête ses chansons « nostAlgériques ». En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il soutient Copé partisan d’une « droite décomplexée » contre François Fillon dans la campagne mortelle pour la présidence de l’UMP (…)

Puis il lâche Copé au profit de Fillon, avant de lâcher Fillon au profit de Macron et termine dans les bras de Veunac… Quand on vous parlait de dégringolade!

Le clan Veunac a bien tort de plastronner

Le G7 s’est mieux passé que prévu. Mais de là à imaginer Veunac en maire réélu…

Pour sauver la Ville en 2020, Biarritz peut trouver mieux.

On a tous connu ce genre de week-end improbable où l’on se retrouve invité pour trois jours chez des gens qu’on connaît peu. La bouffe est médiocre, les hôtes stupides, le décor kitsch à souhait, mais au moment de prendre congé, avec une belle hypocrisie, on dit merci et on promet de se revoir. Bien entendu, on n’en pense pas un mot et c’est avec soulagement que l’on prend congé définitif. Lundi soir, les lampions du G7 étaient à peine éteints, que les fidèles de Veunac (Ils sont rares, mais il en existe), pavoisaient à qui mieux-mieux : « Avec un tel G7, plus rien ne s’oppose à ce que Michel soit réélu triomphalement en mars 2020 ». Ce sont les mêmes qui en 1994 ne voyaient pas comment Balladur pouvait perdre face à Chirac et en 2016 étaient certains que le futur président de la République se nommerait Alain Juppé avant de clamer leur confiance en François Fillon.

Grillé auprès de Macron

Ce n’est pas un hasard si durant tout le G7 on a vu Michel Veunac tendre le cou pour essayer d’être sur la photo. Pas un hasard non plus si le Président de la République s’est tenu à distance raisonnable de celui qui l’invitait. Et pas un hasard du tout si, en rupture totale avec la tradition républicaine, Emmanuel Macron lors de chacune de ses allocutions télévisées s’est bien gardé de prononcer le nom de Michel Veunac, alors qu’il remerciait le Pays basque pour l’accueil fait aux chefs d’état. Lundi 26 août, alors qu’Emmanuel Macron avait souhaité que les représentants d’association de commerçants assistent à la cérémonie de clôture à la mairie, le chef de l’État a finalement fait défection.

Macron avait largement le temps de s’arrêter à la mairie avant de retrouver Anne-Sophie Lapix au phare : il ne l’a pas fait.

Certes la conférence de presse commune avec Trump avait pris beaucoup de retard, mais de nombreux témoins oculaires ont vu Macron quitter le casino Bellevue à 18 h 55. Sachant qu’il avait besoin de quinze minutes pour mettre ses idées en place avant son interview sur France 2 avec Anne-Sophie Lapix, il pouvait largement passer une tête à la mairie, saluer Veunac et remercier tout le monde. Au lieu de cela, il a préféré envoyer Brigitte son épouse. Un choix qui n’est pas innocent.

Avec des émissaires présents depuis plusieurs mois afin de préparer le G7, le Président de la République cerne assez précisément la personnalité et la compétence de Notre-Mimi-rien-qu’à-nous-que-le-monde-nous-envie. Son mouvement politique, LaREM, a besoin de s’élargir au moment des municipales et Biarritz semble prenable. C’est pour cette raison que Michel Veunac, comme Nathalie Motsch, Guy Lafite ou Jacques-André Schneck (les deux derniers sont membres de LaREM depuis plusieurs mois) se sont démenés pour obtenir l’investiture qui fait figure de sésame à leurs yeux. Sans oublier un certain ministre de l’Agriculture qui pourrait mettre tout le monde d’accord. L’investiture LaREM ne sera accordée que très tardivement, mais une chose est sûre : quand il évoque un lien de proximité avec le président, Veunac prend ses désirs pour des réalités et devrait savoir qu’en politique, personne ne fait jamais de sentiment.

Grillé auprès des commerçants

De son métier de sociologue, Michel Veunac a gardé l’habitude de croire qu’une incantation peut ressembler à une action. On l’a vu avec sa phrase fétiche, répétée jusqu’à l’inanité : « Biarritz ne sera pas bunkérisé ». On connaît la suite. Autre mantra dit et redit : « Les commerçants seront indemnisés ». Et comme Veunac n’a vraiment pas honte, il essaie même de faire croire, selon Sud Ouest du 2 septembre, qu’il est soudain devenu un grand défenseur des Biarrots, empêchant les services de sécurité d’enlever les poubelles trop tôt ou l’État rapace de trop spolier les malheureux commerçants qui ont vu pratiquement quinze jours de leur chiffre d’affaires du mois d’août s’envoler.

Sud Ouest, 30 août.

Patrick Darrigade, le très pondéré libraire et marchand de journaux du centre-ville estime avoir perdu « 28 000 euros de chiffre d’affaires pendant le G7 ». Quand la secrétaire d’État à l’Économie et aux Finances, Agnès Pannier-Runacher, annonce une enveloppe globale de 350 000 euros pour les commerçants biarrots, tout le monde commence à comprendre qu’une petite aumône sera accordée à chacun, mais que les pertes réelles ne seront jamais compensées. Et que dire du reste de la Côte basque, elle aussi sévèrement impactée par le G7 ?

Veunac n’en a cure. Jeudi, alors qu’Agnès Pannier-Runacher écoutait les commerçants qui exprimaient leurs craintes, Mimi-la-suffisance ne cessait de les interrompre en évoquant l’image de Biarritz grâce au G7 et les mirifiques retombées à venir. On a connu plus adroit, même si le mandat presque écoulé nous a prouvé que le maire ne savait pas très bien compter.

Grillé auprès de l’Agglo

Jean-René Etchegaray et Claude Olive n’ont guère apprécié la désinvolture de Veunac à l’égard de Bayonne et Anglet.

De Didier Guillaume à Max Brisson, Michel Veunac a leurré tout le monde cet été en annonçant qu’il ne se représenterait pas. Pour lui, après ce G7 qui s’est bien déroulé, les planètes sont alignées et rien ne pourra désormais empêcher sa réélection. Logiquement, il va donc annoncer fin septembre qu’il va être à nouveau candidat. Mais si, par un hasard extraordinaire, il se trouvait un Biarrot envisageant de voter pour lui, il devra tout de même se poser une question avant de glisser son bulletin dans l’urne. Comment Biarritz peut fonctionner avec l’hostilité de toute l’Agglo ? Aucun des élus du Pays basque ne pardonne à Veunac d’avoir ainsi fait cavalier seul alors qu’il est vice-président de l’Agglo. Lundi dernier à la mairie, il suffisait d’écouter les remarques acides de Claude Olive et Jean-René Etchegaray, maires pondérés et responsables s’il en est, pour comprendre que la rancune ne partira pas avec l’eau du G7.

Veunac ne s’est soucié que de lui-même et de sa réélection quand Macron lui a demandé si un G7 était jouable en août à Biarritz. Il n’a échangé avec aucun des autres élus et ne s’est nullement préoccupé des dommages collatéraux que sa décision pouvait entraîner. Il est clair que si, par un hasard extraordinaire, il attaquait un deuxième mandat après la brillantissime démonstration qu’il nous a faite depuis 2014, il n’obtiendra jamais rien à chaque fois qu’il devra solliciter l’Agglo. C’est d’autant plus ballot que le plan local d’urbanisme, l’aménagement d’un stade ou l’attribution d’une piscine relèvent désormais de l’Agglo où Veunac ne compte que des ennemis. Le choix est donc clair : si l’on ne veut rien pour BIarritz de 2020 à 2026, date à laquelle notre pimpant élu aura 80 ans, il faut voter Veunac.

Croisée en centre-ville, une conseillère municipale qui espère probablement repartir avec Veunac l’an prochain, joue la voix de la sagesse : « On sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce que l’on aura », ce qui est tout de même une curieuse façon de défendre le bilan du maire. Il existe pourtant une autre variante, bien plus intéressante de cet adage : « On sait ce qu’on perd mais on est sûr que ça ne peut pas être pire ».

Bien seule Arosteguy

Au lendemain du G7, Maïder Arosteguy, craignant que les commerçants de Biarritz ne soient mal indemnisés, a le réflexe de demander à Michel Veunac la création d’une commission de suivi des procédures d’indemnisation. Un réflexe plutôt logique pour une élue. Maïder ne devait pas s’attendre à la volée de bois vert que lui a valu son initiative.

Tout commence avec Richard Tardits, pourtant à ses côtés dans les rangs de l’opposition. Pour lui, les « retombées commerciales sont incommensurables et personne ne dira jamais merci » et il est donc urgent de ne rien faire. Richard va donc se faire un plaisir d’accompagner les commerçants en difficulté chez leur banquier pour expliquer que leurs pertes ne sont pas « incommensurables ».

Louis Vial, devenu pro-Veunac inconditionnel depuis que ce dernier a eu la bonne idée de le nommer adjoint, y va à son tour de son petit couplet. On se demande ce que vient faire le « Biarritz bashing » quand on parle des pertes des commerçants, mais l’évocation des « esprits chagrins » va enchanter Veunac :

Et puis, Patrick Destizon n’est jamais très loin quand se déroule un bal des flagorneurs. Il attaque très fort avec un « Je souscrit » du plus bel effet universitaire, avant de se laver les mains du sort des commerçants : « La présence d’élus n’est ni utile ni souhaitable » :

Biarrots, voilà ce qu’écrivent les élus qui sont censés veiller sur vos intérêts. Souvenez-vous d’eux lorsqu’ils viendront faire la danse du ventre devant vous en mars prochain !

Destizon s’agace à son tour

« J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux du château Boulart » affirme l’adjoint à l’Urbanisme qui sort de sa réserve pour « Mediabask ». Il était temps.

Patrick Destizon, nouvel adjoint à l’Urbanisme, est en train de perdre le sourire avec le propriétaire du château Boulart qui effectue des travaux sans permis tout en affirmant qu’il n’a pas d’autorisation à demander.

Surtout ne demandez pas à Christian Brocas s’il a le temps d’aller à la plage. Le sémillant président de l’association Biarritz Iraty est un homme très occupé en ce moment. En effet, dès qu’il aura fini d’étudier mon patrimoine, Brocas devra s’intéresser à celui de Patrick Destizon, l’adjoint à l’Urbanisme, qui semble penser beaucoup de mal de Pierre Delalonde et nous en raconte de bien belles à propos du château Boulart et de la villa Sion dans Mediabask. À l’en croire, la Ville aurait interpellé à plusieurs reprises le propriétaire du château Boulart sur des travaux réalisés sans permis de construire ni autorisation de la Direction régionale des affaires culturelles.

Le préfet saisi début août

Patrick Destizon, rappelons-le, n’avait pas souhaité répondre il y a deux semaines aux questions de Bisque, Bisque, Basque ! En lisant le reportage de notre excellent confrère, on comprend mieux pourquoi : « Aucun permis n’a été accordé par la Ville pour ces portails (NDLR : Les passages aménagés en direction de la villa Sion), pas plus que pour une partie des aménagements réalisés depuis 2016. Or, le propriétaire poursuit les travaux malgré les avertissements. Désemparée, la Ville a saisi l’Administration et la Justice au début du mois d’août. ». Un courrier a même été adressé au préfet, car « la municipalité considère que les travaux sur cette demeure du XIXe siècle se font de façon illégale ».

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190814/le-chateau-boulart-se-fait-une-beaute-sans-permis

Les travaux ont duré tout l’hiver au château Boulart, ainsi que les riverains peuvent en attester.

Bisque, Bisque, Basque ! se réjouit de voir que la mairie se rallie enfin à son point de vue, mais est bien obligé de constater que la Ville aura mis du temps avant de se décider à agir. Tout l’hiver, d’importants travaux se sont déroulés au château Boulart, ce que n’importe quel promeneur pouvait constater. Mais, malgré les pétitions des riverains de l’allée du château, excédés par les nuisances sonores qu’ils subissaient et les risques que couraient leurs enfants avec les engins de chantier, personne n’a cru bon de réagir. Sauf que l’affaire est devenue un peu trop voyante ces derniers temps et ne pouvait plus être ignorée par la mairie.

Surtout dans un château où les Affaires culturelles et les Bâtiments de France ont leur mot à dire. Comme le raconte Goizeder Taberna dans « Mediabask » : « Les deux permis déposés en mairie dernièrement par le propriétaire n’ont pas abouti. La première demande a été adressée fin 2018, mais les travaux auraient commencé avant même un éventuel accord. La Ville a alors saisi le procureur de la République. La demande a vite été retirée et la procédure judiciaire classée sans suite. Un second permis a été déposé puis refusé, « car les travaux étaient réalisés sans l’accord ni de la Drac ni des Bâtiments de France », précise l’adjoint. Mais les coups de marteau ont continué. L’arrêté interruptif émis par la mairie n’a pas suffi pour les stopper. « J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux », se désole Patrick Destizon ».

La laborieuse défense de Delalonde

Fin juillet, l’ouverture barrée par de simples barrières ne semblait pas poser de problème au propriétaire du château Boulart.

Et comme Bisque, Bisque, Basque ! adore les contorsions sémantiques et autres grands moments d’équilibrisme intellectuel, comment ne pas se réjouir des réactions de Pierre Delalonde qui n’en est visiblement pas à une contradiction près ? Pour l’homme d’affaires biarrot, aucun permis de construire n’est nécessaire car « Nous sommes dans des travaux de recherches et de mise en valeur du patrimoine, de réparations ordinaires et de mise en conformité ». Mais alors pourquoi diable avoir déposé depuis 2016 sept permis de construire, ainsi que l’intéressé le reconnaît lui-même. Par amour de la paperasse ? Pour occuper des fonctionnaires désœuvrés ? Pour le plaisir de s’entendre dire non ?

Et c’est bien entendu dans le cadre des travaux de recherche et de mise en valeur du patrimoine que les deux grandes ouvertures donnant sur le jardin de la villa Sion ont été percées, ouvertures qui viennent d’être précipitamment fermées avec des végétaux, même si le propriétaire s’est bien gardé de détruire les piles en ciment qu’il avait fait ériger.

https://jeanyvesviollier.com/2019/08/02/faut-surtout-pas-se-gener-avec-la-villa-sion/

Mi août, Pierre Dealonde a revégétalisé les ouvertures, tout en conservant les piles en ciment prêtes à accueillir un portail. Officiellement pour raisons de sécurité.

Là aussi l’explication vaut son pesant de sacs de ciment. « C’est par précaution », pour que personne ne se blesse que des arbustes ont été plantés. Un souci de sécurité qui n’animait visiblement pas le châtelain en juillet quand BBB avait publié les photos.

Mais n’allez surtout pas vous imaginer, mauvais esprits que vous êtes, que le propriétaire du château Boulart s’apprêtait à commettre la moindre illégalité. Delalonde est catégorique : un document rédigé il y a cinquante ans lors de la cession à la Ville de la villa Sion et du parc aurait prévu un droit de passage. Dans ce cas-là pourquoi avoir laissé des ouvertures béantes à l’arrière du château pendant plusieurs jours avant de se décider soudainement à revégétaliser ces deux passages avec des arbustes voués à la destruction une fois les portails fabriqués ?

Après BBB et la Ville, ce sont donc les écologistes qui vont peut-être tomber sur le râble du châtelain pour « mauvais traitement à végétaux ». Et ce pauvre Brocas qui va avoir encore un peu plus de travail pour défendre son indéfendable copain Delalonde !

 

 

Faut surtout pas se gêner avec la villa Sion!

Alors que rien n’a été voté par la municipalité, le propriétaire a déjà fait percer deux sorties à l’arrière du château Boulart, créant un accès sur la villa Sion qui semble illégal.

La barrière métallique interdit l’accès aux ouvertures faites illégalement.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont l’œil et méritent d’être salués. Grâce à eux, une édifiante visite s’est déroulée hier matin dans les jardins de la villa Sion. Malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité, interdisant d’accueillir au château Boulart du public faute d’un dégagement suffisant, les travaux d’aménagement se sont poursuivis tout l’hiver comme si son propriétaire, Pierre Delalonde, avait la certitude d’avoir gain de cause.

https://jeanyvesviollier.com/2019/07/31/villa-sion-et-si-on-jouait-franc-jeu/

Mieux encore, depuis quelques jours deux grandes ouvertures sont en train d’être construites sur l’arrière du château dans la partie donnant sur la villa Sion. Les piles en ciment sont érigées et le portail ne saurait tarder. Alors que ce terrain appartient à la Ville et qu’aucun droit de passage n’a été consenti semble-t-il, puisqu’une telle décision doit faire l’objet d’un débat en plein conseil municipal.

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour faire bonne mesure, une deuxième ouverture XXL est en cours.

Détail cocasse, au moment où je faisais ostensiblement des photos de ces travaux depuis le jardin de la villa Sion, un ouvrier ou chef de chantier m’a interpellé vivement en m’affirmant que « j’étais sur une propriété privée et que je n’avais rien à faire ici ». Après lui avoir présenté ma carte de presse et décliné mon identité, je lui ai rappelé que la villa Sion appartenait à la ville, donc aux Biarrots et que j’avais parfaitement le droit de m’y trouver et de photographier quelque chose qui me paraissait tout à fait anormal. Ce qui a tout de suite calmé le jeu.

Mais il est vrai que le sieur Delalonde semble avoir tellement l’habitude d’aller vite en besogne qu’il doit déjà estimer que la villa Sion lui revient de droit, lui qui avait osé écrire dans La Semaine du Pays basque qu’il fallait rendre au château Boulart sa splendeur d’antan (et donc lui faire cadeau des servitudes du château).

Mais que fait Destizon ?

La vraie question qui se pose est donc de savoir si un citoyen lambda qui se permettrait de telles incartades avec la loi, comme construire à l’arrière de sa propriété un portail ouvrant sur un domaine public, sans que la moindre négociation officielle ait eu lieu, s’en sortirait sans le moindre dommage. Une question que Bisque, Bisque, Basque ! souhaitait poser au nouvel et frétillant adjoint à l’Urbanisme, Patrick Destizon. Mais, c’est ballot, il devait avoir plage ou pottok ce jour-là et s’est bien gardé de répondre. Ce qui ne va pas l’empêcher de se conformer à sa tâche en sanctionnant lourdement le contrevenant Delalonde pour sa désinvolture avec les règles courantes de l’Urbanisme. Et l’obliger à remettre son terrain en l’état en attendant que le conseil municipal ne statue sur l’autorisation de passage qu’il réclame. Une délibération, où bien évidemment la seule question qui importera sera de défendre l’intérêt des Biarrots et non les prés carrés de quelques-uns.

Nathalie Motsch : « Une cacophonie organisée de main de maître »

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque !, l’ancienne adjointe à l’Urbanisme a immédiatement réagi par mail :

 » Quel dommage que le tout jeune adjoint à l’Urbanisme ne vous ait pas répondu. J’aurais lu avec un intérêt certain ses explications sur ce dossier qui ne manque ni de fantaisie ni de clientélisme !

Étonnante les péripéties de cette procédure rocambolesque : on vend tout, on ne vend plus, le parc est trop grand, trop petit, gardons-le, ne le gardons plus, exit les arbres, à nouveau les arbres… 

Une cacophonie orchestrée de main de maître puisqu’à la fin cette propriété, offerte à la Ville, finit hachée à la moulinette des intérêts d’une société privée.

 Assez banal ceci dit, on n’est plus à un dossier près.

La villa Sion ne devait pas être vendue, je l’ai toujours dit, je m’y suis toujours opposée : la Ville en a besoin pour ses associations et le parc avait un joli défi à relever pour le quartier Bibi : un parc d’agrément pour les petits et les grands : avec des jeux pour enfants, un parcours de santé et des tas de balançoires …

Mais l’équipe actuelle fait dans le bétonnage pas dans la poésie ni dans l’intérêt général d’ailleurs.

Détonante division parcellaire : l’équipe municipale vend la maison au droit de son emprise au sol : 209 m2 et pas un centimètre carré de plus…

A la question que j’ai posée en conseil municipal : mais où se garera la voiture ou les voitures du futur propriétaire ? La réponse fusa avec condescendance : sur le domaine public voyons, entendre dans le parc. Lorsque j’étais adjointe à l’Urbanisme, je me souviens de ces règles impératives et drastiques qui s’imposaient dans tout dossier : l’obligation de prévoir le stationnement. 

Il y a eu plus d’un projet qui n’a pu avoir lieu faute de stationnement. Les propriétaires n’étaient pas satisfaits de découvrir que leur grande propriété ne pouvait pas être divisée en appartements faute de justifier de places de stationnement.

Mais je répondais systématiquement ce sont les règles et les règles s’imposent à tous, bien consciente que l’argument était mal digéré.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que ces règles, de surcroit de bon sens, ne s’imposaient pas à la collectivité pourtant garante d’une juste et stricte exemplarité …

Le parking de circonstance des véhicules des futurs propriétaires sera donc sur le domaine public, dans un parc en l’occurrence, dont on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des arbres…

Chaque Biarrot disposant des mêmes droits, j’en déduis une courtoise invitation à bénéficier d’un parking à très bas coût pour ne pas dire gratuit, en centre-ville, dans l’élégant parc de la Villa Sion.

Pour le dire autrement : c’est free et c’est facile.

Enfin, la découverte accablante de travaux dans la clôture du Château Boulard une ouverture XXL pour désenclaver définitivement, par le parc de Sion, ce bijou d’architecture, sonne enfin l’heure de vérité.

Tout cela pour ça …

Quand il suffisait simplement de dire que la société privée avait besoin pour son activité commerciale de stationnement et d’un accès, et qu’il ne lui est pas apparu de bonne gestion d’acheter une propriété au prix exorbitant du foncier biarrot. 

Que dès lors, il était plus pertinent de diviser en deux cette superbe propriété, qu’il appartiendrait à l’exécutif municipal de vendre au mieux une bâtisse bourrée de servitudes publiques et sans parking, et de laisser en accès motorisé son immense parc, pour une somme modique voire dérisoire, les servitudes de passage faisant rarement recette. »

 

 

 

La Saint-Barthélémy continue à la mairie

Après avoir longuement hésité, Veunac s’est enfin décidé à couper la tête de Nathalie Motsch, le 8 février prochain. Pendant ce temps, la débandade continue…

Il va bientôt falloir dresser un monument aux morts dans le hall d’accueil de la mairie de Biarritz, en hommage à tous ceux qui sont tombés, épuisés par les errances, indécisions et colères du piètre manager Michel Veunac. Il est très rare qu’un directeur de cabinet ne finisse pas un mandat. En quatre ans de règne, Michel Veunac a déjà fait plus de victimes qu’il n’y a de noyés chaque saison sur la Côte basque. Après le très apprécié Guillaume Snollaert, parti en 2018, c’est la chef de cabinet depuis 13 ans Catherine Mériot qui jette son tablier. En arrêt maladie, elle a demandé à réintégrer Biarritz tourisme et ne veut plus être en première ligne avec le maire. Elle sera remplacée par Nathalie Mineo.

Michel Veunac semble d’ailleurs avoir du mal à travailler avec les femmes, ce qui n’est guère une surprise au vu des horreurs qu’il a parfois lâchées en plein conseil.

Laurence Minier, la directrice de la police municipale, est partie à Bordeaux pour retrouver un peu de sérénité.

Claire Ripert, directrice de la communication, a jeté l’éponge au bout de quinze ans pour partir en Australie.

Même débandade, côté élus, où les démissions de Virginie Lannevère du conseil municipal, d’Anne Pinatel de la Socomix, après celles de François Amigorena et Édouard Chazouillères. de leurs postes d’adjoints, montrent un maire incapable de fédérer et tout juste bon à faire sauter sur ses genoux l’opposition, quand il se retrouve en minorité dans sa majorité.

« Calamity Nathalie » ne cède pas

Reste le cas particulièrement embarrassant pour Veunac de sa turbulente adjointe Nathalie Motsch. Selon les informations de « Bisque, Bisque, Basque ! », l’ancienne adjointe à l’Urbanisme, devenue adjointe à rien du tout, aurait été l’objet de plusieurs réunions restreintes et de vifs échanges entre Lafite et Veunac. Ce dernier considère que la future candidate à la mairie est beaucoup plus dangereuse, une fois sa liberté retrouvée, car elle a démontré un beau tempérament au moment de l’affaire du Palais, tandis que Lafitte, sans doute moins politique, veut à tout prix la tête de « Calamity Nathalie », car elle a le tort de ne pas être bluffée par le grand homme qu’il pense être. Veunac, Lafite et Motsch refusent bien évidemment de le reconnaître, mais, selon plusieurs sources concordantes, le grand maladroit qui nous dirige aurait tenté plusieurs opérations de câlinothérapie en direction de Nathalie Motsch, en lui promettant à chaque fois monts et merveilles… à condition qu’elle retire ses recours devant le tribunal administratif.

Des recours qui semblent terriblement inquiéter le duo Veunac-Lafite. On aurait un peu trop joué avec les règles de la vie publique ?

Heureusement pour les Biarrots, la dame a du caractère et a annoncé à plusieurs reprises qu’elle ne démissionnerait pas et ne retirerait pas ses recours, puisqu’elle n’estime avoir commis aucune faute en dénonçant le curieux montage de L’Hôtel du Palais. À regret, Veunac a donc inscrit à l’ordre du jour du conseil municipal du 8 février prochain le retrait de délégation de Motsch. Les Biarrots sont vivement invités à venir assister à ce conseil où l’on entendra probablement encore, comme le 15 octobre dernier, des huées et des applaudissements, tant la gestion de cette ville, est extravagante.

Veunac aménage à sa guise le débat national

Vous pouvez retrouver tous les dessins d’Azo sur son blog : azo.centerblog.net

La réunion de majorité qui s’est tenue en début de semaine a déjà donné un avant-goût de l’avidité manifestée par certains élus. Motsch écartée, c’est un poste d’adjoint et l’indemnité mensuelle de 1100 euros qui va avec, dont il faut s’emparer toute affaire cessante ! Et tant pis si on n’a aucune aptitude pour ce poste. Depuis quelques semaines déjà, le très courtisan Destizon sévit à l’Urbanisme. Il fallait donc promouvoir un autre petit jeune méritant et c’est Laurent Ortiz, qui avait très bien voté pour le Palais, le 15 octobre dernier, après s’être montré un peu indiscipliné en juin dernier, qui a décroché la timbale. Au final, les cocus seront une fois de plus les Biarrots qui en perdant Amigorena, Chazouillères, Motsch, Lannevère et Pinatel à des postes décisionnaires voient s’éloigner les dernières chances de ramener à la raison l’équipage fou qui dirige le paquebot biarrot.

Et comme s’il fallait poursuivre la farce jusqu’au bout, Michel Veunac s’est encore illustré lors de cette réunion de majorité quand un conseiller lui demande comment il envisage de contribuer au grand débat national voulu par son ami Macron. Pas question de donner une salle à une association qui souhaiterait débattre, a décrété le grand timonier. On va organiser deux grands débats, mais avec à chaque fois un modérateur et « interdiction absolue de poser des questions sur des sujets locaux »

Les Biarrots avaient déjà constaté que leur maire manifestait un sens un peu particulier de la démocratie, ils découvrent maintenant qu’il a peur des questions. Elles font pourtant bien moins mal aux finances des Biarrots que les décisions du maire.

 

 

Les banques refusent de prêter 50 millions

Suite au désistement des financiers du projet, François Amigorena interpelle la mairie pour savoir comment elle compte mener à bien le dossier du Palais sans le soutien des banques.

C’était bien la peine de pousser l’indécence jusqu’à sortir le champagne après le conseil municipal du 15 octobre, c’était bien la peine pour les opposants ralliés à la majorité de ramer à ce point pour faire croire à leur sincérité, c’était bien la peine d’organiser un tel hold-up démocratique pour un si pitoyable résultat ! Depuis la fin de la semaine dernière, Veunac et Lafite savent qu’une nouvelle catastrophe vient de s’abattre sur le dossier du Palais. Mais ces deux petits cachottiers se sont bien gardés de dire quoi que ce soit. Pour leur plus grande malchance, Bisque, Bisque Basque ! était aussi dans la confidence, ainsi que l’opposant au projet François Amigorena qui écrit, dans un mail envoyé lundi matin à Veunac : « J’apprends que les banques refusent finalement de consentir à la Socomix, la société d’exploitation de l’Hôtel du Palais, le prêt de 50 millions d’euros initialement prévu (…) En élu responsable, soucieux de préserver au mieux les intérêts de Biarritz, des Biarrots et de l’Hôtel du Palais, je vous propose de nous rencontrer au plus vite afin de négocier ensemble une solution permettant à toutes les parties prenantes de ce projet de sortir par le haut de cette situation ».

https://www.facebook.com/francois.amigorena

Une solution obligatoire avant jeudi

Le dossier concocté par le chantre de la  » gestion intelligente  » Guy Lafite sur Le Palais est tellement mal ficelé, le business plan d’Hyatt tellement irréaliste, que les banques qui épaulaient le projet se sont désistées.  La Caisse des dépôts, pourtant souvent bonne fille quand l’État est concerné, avait d’emblée refusé ce projet tant il semblait injouable. À leur tour Le Crédit agricole et la Banque postale viennent de se retirer du projet et refusent de prêter les 50 millions d’euros nécessaires au tour de table.

À croire que les opposants au projet disaient vrai quand ils dénonçaient un dossier totalement irréaliste !

Selon les informations de Bisque, Bisque, Basque ! les deux doux-rêveurs Veunac et Lafite ont jusqu’au jeudi 25 octobre pour trouver une solution. Et l’addition va être sacrément salée pour les Biarrots : entre les deux millions dépensés pour monter ce dossier surréaliste, les frais de notaire et les avances versées sur les travaux déjà programmés, ce sont l’équivalent de la vente de quelques villas Sion qu’il va falloir aligner.

La Chambre Régionale des Comptes envisage une enquête

Aux dires des « spécialistes » Destizon, Saint-Cricq ou Puyau ce montage financier était « exemplaire », « limpide » et sans le « moindre risque ». Allez donc comprendre pourquoi la Chambre Régionale des Comptes vient de se faire communiquer le dossier et envisage d’ouvrir une enquête. 

Reste une interrogation de taille : Qui va payer ces travaux déjà commandés et que la Ville est bien incapable d’assumer ? Ce ne serait pas JC Decaux Holding, tout de même, un scénario que tous les aficionados du projet municipal nous ont décrit, lundi dernier, comme totalement impossible. Decaux, actionnaire principal du Palais, au bout d’une semaine, voilà qui la ficherait mal.

La mairie dément, Bisque, Bisque, Basque sourit !

 Michel Veunac s’est fendu d’un communiqué, lundi en début d’après-midi pour démentir catégoriquement une partie des informations de ce blog. Les lecteurs avisés noteront que le maire ne parle pas de la Chambre Régionale des Comptes et que la date butoir est bien fixée à jeudi, à l’occasion de l’Assemblée générale de la Socomix. Lundi matin à 8 heures, au moment de la parution de cet article, les banques n’avaient pas encore décidé si elles prêtaient à la ville de Biarritz. On peut imaginer que depuis le mail envoyé par François Amigorena, les échanges téléphoniques vont bon train pour convaincre les banquiers et arriver à un happy end jeudi. Avec, éventuellement, une petite renégociation ?

Signe qui ne trompe pas, Veunac et Lafite viennent d’annuler la réunion de majorité prévue lundi soir. Si tout était aussi simple qu’ils le disent, on se demande bien pourquoi ils auraient pris cette décision.

Affaire à suivre.

Mairie au bord de la crise de nerfs

Le prochain conseil municipal s’annonce crucial avec le vote du contrat de gestion pour l’Hôtel du Palais. En attendant, Veunac insulte ses adjoints, trépigne, mais se garde bien de communiquer le moindre chiffre à son équipe.

C’est Guillaume Barucq qui résume le mieux ce surréaliste conseil municipal du 30 juillet dernier : « Avec mon groupe, nous avons beaucoup réfléchi avant de prendre la décision de voter contre la signature d’un bail emphytéotique de 75 ans en faveur de la Socomix. Et naturellement, nous avons regardé tout ce qu’avait dit et écrit Jean-Benoît Saint-Cricq en 2017 sur L’Hôtel du Palais. Toute son argumentation sur les risques que cette décision fait courir à la Ville était très cohérente et pertinente. En votant contre la signature de ce bail, nous ne nous attendions vraiment pas à retrouver Saint-Cricq dans le camp du maire ».

Interrogés par Bisque, Bisque, Basque ! plusieurs journalistes politiques confirment que Biarritz est une ville à part politiquement. « Le changement de camp est monnaie courante en politique. Mais voir les opposants de deux listes du premier tour (NDLR : Saint-Cricq mais aussi Domège, Puyau et probablement Darrigade) voter sans complexe en faveur du maire, je crois que c’est de l’inédit en France, commente ce journaliste du « Canard enchaîné ». Est-ce qu’ils ont cru que leur ralliement allait passer inaperçu un 30 juillet ? On peut imaginer que des promesses ont été faites, car le bon goût pour l’opposition dans une situation comme celle-là où le maire va être mis en minorité par sa propre majorité, c’est a minima de s’abstenir ».

Cet ancien et aimable confrère s’il connaît parfaitement le dicton voulant que « les promesses n’engagent que les imbéciles qui y croient », n’a jamais eu l’occasion de croiser Veunac et de découvrir son sens de la survie. Mettez-le maire de Biarritz avec son conseil municipal dans une île déserte, façon Koh-Lanta, ne laissez qu’une seule noix de coco et vous pouvez être tranquille, elle sera pour lui !

Récit d’un mois d’août terrible où les vacances des conseillers municipaux n’ont pas été tout à fait paisibles.

RÉUNION D’ADJOINTS OU BATAILLE DE COUR D’ÉCOLE ?

Ulcéré par cette victoire à la Pyrrhus 18 voix à 17 qui montre qu’il ne maîtrise plus sa majorité, Veunac décide de convoquer trois jours après le conseil du 30 juillet une réunion d’adjoints. Sans ordre du jour annoncé. Pendant trente secondes environ, Veunac semble calme avant d’exploser aux premières questions : « On n’est pas là pour parler du fond mais de la forme ! » Visiblement, endetter la Ville pour 75 ans n’a rien de grave, mais s’élever contre une décision du maire est un pur scandale. Et les mots doux de voler à l’adresse des supposés félons, Barucq, Motsch et Mimiague, même si cette dernière est absente. « Affaire déloyale… Complot… Coup de poignard à la majorité ». Un participant confie son trouble : « Cette réunion a été d’une violence inouïe. Barucq et Motsch se sont bien défendus et ont argumenté. Ils ont prouvé qu’ils avaient du caractère et méritaient d’être écoutés, mais Veunac était hors de lui. Nous nous sommes rendus compte, lors de cette réunion d’adjoints, que personne n’avait eu le moindre chiffre, la moindre information et qu’on nous a demandés comme l’a courageusement affirmé Madame Motsch de « voter les yeux bandés » sans savoir qui sont les prêteurs, quelles sont les garanties, ou le business-plan. C’est de la folie. »

L’engueulade ou plutôt la bataille de cour d’école va durer près de quatre-vingt dix minutes, sans que jamais le moindre élément d’information ne soit communiqué. Au nom de la discipline de majorité, Veunac ne veut voir qu’une tête et tout le monde doit voter sans comprendre. Si Ghislaine Haye et Patrick Destizon se montrent modérés vis-à-vis de Barucq et Motsch et défendent le pluralisme d’opinion, les autres se déchaînent contre les « traîtres », en particulier Jocelyne Castaignède, Michel Poueyts et Peio Claverie.

« Je me sens particulièrement mal à l’aise, reconnaît l’adjoint qui se confie à Bisque, Bisque, Basque ! Les propos tenus par Lafite et Veunac à l’encontre de Madame Motsch relèvent souvent du sexisme absolu. Veunac s’est permis de parler de « ses ambitions ridicules » et Lafite d’affirmer qu’on ne lui avait pas communiqué les éléments car elle ne les aurait pas compris. Le mépris n’est pas l’idée que je me fais du fonctionnement d’une majorité ».

Tout le monde sort consterné de cette réunion tant le capitaine du navire municipal semble incapable de maîtriser le gros temps.

REDISTRIBUTION TOTALE DES CARTES

Si Veunac n’est pas réélu en 2020 ou si, frappé d’une soudaine crise de lucidité, il décidait de ne pas se représenter, c’est au début du mois d’août 2018 qu’il faudra situer le grand tournant du mandat. Oubliées la majorité et l’opposition avec ce vote où Veunac a voulu forcer le destin et abattu ses cartes beaucoup plus tôt que prévu ! Nombre d’élus sont sortis écoeurés de cette séquence et ont désormais l’impression d’un fossé infranchissable entre la « vieille politique » où tous les coups fourrés sont bons et où les ennemis d’hier deviennent les alliés de demain et une « jeune politique », plus morale, qui se refuse à faire n’importe quoi et à aller contre les intérêts des Biarrots. Des élus qui ne se connaissaient pas ou à peine se parlent désormais et estiment qu’il est urgent de s’unir et de mettre fin à des pratiques déshonorantes. Plusieurs membres de la majorité municipale, même s’ils sont conscients des pressions qu’ils vont subir, envisagent sérieusement de démissionner lors du prochain conseil.

Détail qui ne trompe pas : pour la deuxième fois après l’affaire Bigueyrie, Veunac évoque devant son entourage l’idée de ne pas se représenter en 2020. Coquetterie de vieux politicien qui veut être rassuré (« Michel, t’es le meilleur ! ») et qui n’a pas la moindre envie de renoncer aux avantages dont il bénéficie depuis 2014 ? Sans doute ! Mais Veunac est suffisamment lucide pour savoir que le prochain conseil municipal, avec le vote du contrat de gestion, est loin d’être gagné. L’atmosphère de fin de règne à la mairie est évidente et la petite et de plus en plus mince poignée de fidèles autour de Veunac, passe son temps à compter et recompter les votes possibles de chaque conseiller, à les harceler au téléphone et à envisager les représailles possibles pour les faire changer d’avis en cas de vote défavorable. Quand on vous disait que l’équipe municipale n’a pas passé de bonnes vacances…

LE RECOURS D’AMIGORENA SÈME LA PANIQUE CHEZ HYATT

Les hommes d’affaires comme les banquiers, adorent cultiver la discrétion pour mieux prospérer dans la soie. Le recours au préfet, émis par François Amigorena, pour défaut d’information lors de cette délibération semble tout à fait fondé juridiquement. Et inquiète à juste titre les juristes de la mairie.

En attendant le résultat de cette controverse municipale, l’heureux pressenti pour reprendre les rênes de L’Hôtel du Palais, le consortium américain Hyatt, commence à se demander dans quel palace il vient de se fourrer. Manifestement la lune de miel avec la mairie de Biarritz n’est plus que de l’histoire ancienne et l’enthousiasme actuel pour convoler en justes noces serait des plus modérés. Le groupe Hyatt, sachant qu’il est seul en lice depuis le départ de Four Seasons, devrait donc faire une offre très modique et guère satisfaisante pour la Ville, sachant que le maire est totalement coincé par le calendrier puisqu’il veut un beau Palais tout neuf pour le prochain G7. Pour être bien vu de Macron et, éventuellement, décrocher une investiture LREM aux prochaines municipales, que ne ferait-on pas !

Même manque d’enthousiasme, selon nos informations, du côté des banques qui trouvent le montage financier particulièrement téméraire. Selon nos informations, la Caisse des Dépôts, ne serait pas de la partie et seul le Crédit Agricole, fraîchement réconcilié avec Veunac depuis que la banque a obtenu sans même déposer de dossier à l’Urbanisme l’autorisation de construire à la place de l’ancien garage Honda, participerait encore à la partie sans beaucoup d’enthousiasme.

VEUNAC REGRETTE SON MINITEL

Les emmerdes volant en escadrille, comme aimait à le dire Jacques Chirac, Michel Veunac qui avait voulu faire « d’jeune » en 2014, en ouvrant une page Facebook où il ne mettait plus jamais le nez depuis son élection, vient de découvrir qu’il s’est fait pirater par des petits malins (Sud Ouest, 25/8). Compatissant, Bisque, Bisque, Basque !  est prêt à lui prêter son vieux minitel avec qui le maire se sent manifestement beaucoup plus à l’aise, pour qu’il puisse s’exprimer à nouveau. Après Lafite qui s’était fait piquer son compte Twitter, il ne fait désormais aucun doute que nous avons des champions du numérique à la tête de la Ville.

Plus sérieusement, ce sont les perspectives de nouvelles démissions de membres de la majorité municipale qui inquiètent fortement la garde rapprochée du maire. Peu après le conseil municipal du 30 juillet, Veunac avait décidé, lors du prochain conseil, de retirer leurs délégations à Motsch, Barucq et Mimiague, coupables d’avoir réfléchi par eux-mêmes au lieu de marcher dans les pas du Premier magistrat. Problème, Veunac n’a même plus assez de fidèles à disposition pour occuper tous les postes d’adjoints. Le maire qui ose tout ira-t-il jusqu’à offrir un strapontin aux bons opposants qui l’ont suivi sur ce dossier ? Les paris sont ouverts !

LAFITE COMPLIQUE LE JEU

(Photo Sud Ouest)

S’il est un bon conseil que Bisque, Bisque, Basque ! peut se permettre de donner à Guy et Anne Lafite, c’est de se mettre d’accord sur une version avant d’aller papoter à Biarritz avec les amis. L’affaire paraissait entendue : le brillant argentier municipal ne se représenterait pas en 2020, car sa femme Anne le menaçait de divorce s’il continuait la politique. Mais Anne Lafite, depuis qu’elle a tenu Macron dans ses bras le 15 août 2017 à L’Hôtel du Palais, semble de plus en plus apprécier les fastes de la vie municipale. La menace à l’égard de son mari ne semble plus tout à fait d’actualité.

Pendant ce temps, Guy, l’homme qui ne se trompe jamais, parcourt les rues et s’épanche auprès de ses copains (ou ceux qu’il perçoit comme tels) : « Veunac fait conneries sur conneries. Si je n’étais pas là pour rattraper ses boulettes, je ne sais pas où en serait la Ville ». Sortez vos mouchoirs !

Le hic, c’est que son épouse ne dit pas tout à fait la même chose comme ont pu le vérifier tous ceux qui ont été invités à L’Hôtel du Palais pour le feu d’artifice du 15 août : « Guy va se présenter aux côtés de Michel en 2020. Mon mari a compris qu’il ne serait jamais élu maire de Biarritz, car il est trop à gauche pour les Biarrots ».

Personne n’avait vraiment remarqué le gauchisme de Lafite ni ne l’avait imaginé sur une barricade ou en train de charger les CRS, mais puisque Madame le dit.

Selon des proches du couple, le ralliement à Veunac du Premier adjoint se serait négocié contre la présidence de la Socomix en 2020. On comprend mieux l’enthousiasme des élites dirigeantes de la Ville à refaire un Palais tout neuf aux frais des Biarrots !

Le problème, c’est que ce ralliement n’arrange pas du tout les affaires de Veunac qui s’était promis de se débarrasser de son donneur de leçons favori pour 2020, considérant qu’il ne pèse rien politiquement. Et qui, emporté par l’enthousiasme, avait fait miroiter un poste de premier adjoint à quelque membre de l’opposition fraîchement converti à ses vues.

Difficile de rétrograder un premier adjoint au poste de deuxième adjoint en 2020 et délicat, en ces temps périlleux pour la majorité municipale, d’énerver des alliés de circonstance dont on ne saurait se passer.

Alors vous qui rentrez de vacances, apaisés et détendus, si vous avez une boîte d’aspirine en trop dans votre armoire à pharmacie, n’hésitez pas à la faire parvenir à la mairie. Ils en ont tous bien besoin actuellement !

Nathalie Motsch punie de télé

Fort courageusement l’adjointe à l’Urbanisme a pris clairement position contre le projet du maire le 30 juillet dernier. Malgré des représailles qui durent depuis l’affaire Bigueyrie, où le maire était seul responsable du fiasco. Alors qu’elle avait longuement travaillé sur la stratégie du trait de côte avec le conseil régional, Nathalie Motsch a failli tomber de sa chaise en découvrant mardi dernier l’émission de France 5 « Pays basque : Péril en la demeure ». De Hendaye à Anglet, ce sont des élus pour cette émission tournée il y a plusieurs semaines qui répondent aux questions des journalistes, mais personne n’a daigné informer l’adjointe à l’Urbanisme de ce reportage. « Décision du maire », soupire un fonctionnaire municipal. À la place de Nathalie Motsch, que Veunac a promis de « tuer politiquement », c’est donc Bernard Touret, fonctionnaire responsable de l’urbanisme qui parle sans en avoir référé à sa responsable politique. Démonstration, une nouvelle fois, que plus rien ne fonctionne à la tête de la Ville !