Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com

 

 

 

Mille raisons de ne pas voter Arosteguy

Soutien inconditionnel de Fillon, la descendante de la prestigieuse épicerie biarrotte a déjà adopté tous les travers des politiques les plus roués.

Maïder Arosteguy a fait sienne la devise de Jean-Claude Dusse, le séducteur des Bronzés : sur un malentendu, ça peut passer aux législatives. (Capture d’écran du blog de la candidate)

Surtout ne vous amusez pas à jouer à la marelle avec Maïder Arostéguy, car vous êtes certain de perdre ! Même si le Pays basque, en matière de figures politiques, compte quelques spécialistes réputés de la haute-voltige, on n’a jamais vu une candidate démontrer une aussi incroyable agilité pour passer d’une case à l’autre. Notre Nadia Comaneci locale fait ses débuts en politique à Biarritz en 2008 sur la liste d’un de ses amis personnels, Jean-Benoît Saint-Cricq. Ce qui ne l’empêchera pas de planter là dès le premier conseil municipal le godelureau qui l’a fait élire pour sauter dans les bras de Patrick Destizon. Là aussi les amours vont tourner court et deux séances plus tard, la novice en politique, adepte du trapèze volant, crée son groupe avec une colistière Denise Servy. Pendant six ans, Maïder Arostéguy sera officiellement dans l’opposition sans que personne ne s’en aperçoive, soutenant avec la majorité la Cité de l’Océan chère à Borotra et appliquant un principe simple : se faire oublier et guetter le coup suivant.

Même picorage au sein des partis politiques. Visant le conseil départemental, elle adhère à l’UDI, cette belle maison de passe du département, où à l’exception de quelques convaincus comme Philippe Morel, les ambitieux du suffrage universel viennent se faire ripoliner en centriste avant de se donner au plus offrant, à l’image du marcheur de dernière minute Vincent Bru qui vient de quitter l’UDI pour le MoDem, contre la perspective de devenir député.

L’alliance pour les départementales LR-UDI permet à Max Brisson et Maïder Arosteguy d’être élus en 2015. Mais l’ascenseur ne monte pas assez vite à son gré et Maïder redoute de ne pas obtenir l’investiture de l’UDI pour les législatives 2017. Maline, elle a compris qu’elle possède un nom de famille qui parle aux gens et  remarqué que les grands partis manquent beaucoup de femmes, alors que les amendes pour non respect de la parité ne cessent de croître. Elle quitte donc l’UDI au printemps 2016 pour rejoindre Les Républicains. Grande copine de Corine Martineau, elle a l’intuition de parier Fillon avant les primaires. Bingo ! Maïder  se retrouve investie pour les législatives. Jusque-là, pas grand-chose à dire. L’ambition, le flair et la chance font partie de la panoplie de l’élu potentiel.

Manque de morale

C’est en 2017 que tout se complique et que cette candidate, que j’apprécie à titre personnel mais certainement pas à titre politique, va tomber dans tous les travers des élus les plus roués, alors que l’on attend des novices fraîcheur, enthousiasme et volonté de moraliser la vie publique. Ce qui nous vaudra d’ailleurs un échange téléphonique où je lui annonce que je vais désormais la combattre dans ce blog et où elle conclura impavide : « Merci pour cet échange républicain ». Obtenir une investiture aux législatives à cinquante ans, neuf ans après des débuts comme simple conseillère municipale, relève de l’exploit et Maïder le sait.

Quand le vilain Canard enchaîné, révèle fin janvier que Pénélope est assistante parlementaire de son mari depuis vingt ans, sans que quiconque ou presque ne trouve trace de son activité, c’est la catastrophe pour Maïder qui voit l’appétissant gâteau que lui réserve l’Assemblée nationale s’éloigner d’elle. D’où une page Facebook, un blog, un compte Twitter surréalistes, fustigeant les journalistes, criant au complot et affirmant sans la moindre distance que Fillon est le seul président possible pour la France.

La politique, tous les Français le savent, est un métier difficile et corrupteur, même si tous les élus ne sont pas pourris, loin de là. Ce sont les meilleurs au départ, les plus altruistes, qui s’y intéressent et qui se dévoient avec le temps au fil d’arrangements improbables entre amis. Si on commence à accepter qu’un candidat soit parjure, qu’il se présente à la plus haute fonction de l’État en étant mis en examen pour « escroquerie aggravée » voire « faux en écritures publiques », si on s’égosille à le soutenir parce que c’est son intérêt du moment, alors bien évidemment, quand on se retrouvera une fois élue confrontée à un problème moral, on fera preuve du même manque de rigueur et on franchira la ligne jaune. Cette première raison suffit déjà largement à perdre toute envie de voter Arosteguy. Mais il y a pire.

Manque de courage

Le soir du premier tour, c’est comme si la lumière s’était soudain éteinte dans la maison Arosteguy. D’un seul coup les écrits de la candidate potentielle ne s’intéressent plus à la vie publique, mais affichent des clochettes de muguet, des vues de ce Pays basque si beau et si ensoleillé et de ces gens si merveilleux qui vont voter immanquablement pour vous aux prochaines législatives. Pourtant, il reste deux candidats en lice qui devraient mobiliser tout politique digne de ce nom. D’un côté Macron avec son mouvement hybride ni droite ni gauche mais républicain, de l’autre la représentante d’un parti antirépublicain et raciste, qui cherche à dédiaboliser son mouvement et ne dupe personne. On ne rigole pas avec le Front national, on le combat !

 L’attitude ambigüe d’un Jean-Luc Mélenchon m’a scandalisé, celle de Maïder Arosteguy tout autant. Quand des Brisson ou Olive se montrent très clairs dans leurs choix, même si ça ne leur a sans doute pas fait plus plaisir qu’à moi de voter Macron, notre ambitieuse se complaît dans une équivoque ambiguïté, histoire de ratisser le plus large possible et de ne pas se mettre à dos pour les législatives des militants républicains susceptibles de voter Marine Le Pen.

Le vrai courage en politique, c’est d’être devant ses électeurs et non planquée derrière, c’est d’anticiper, d’annoncer clairement ses décisions et quand on n’est pas suivi de savoir en tirer les conclusions qui s’imposent. Face au parti de la haine, ce n’est pas très glorieux de rester ainsi silencieuse. Pour la même raison, je ne voterai pas Vincent Bru, arriviste de la dernière heure, qui pour justifier son investiture, annonce qu’il va adhérer à En Marche (Il est temps !) et affirme avoir voté Macron à deux reprises. Un politique ne vote pas à titre personnel. Il éclaire les citoyens moins avertis que lui et rend publique la couleur de son vote.

Manque de convictions

Morale, courage et convictions, voilà ce qu’on attend d’un politique et ce que l’on cherche vainement dans cette candidature Arosteguy. Si Maïder avait assisté à quelques débats à l’Assemblée Nationale, elle aurait une petite idée du niveau requis, de la culture historique et politique des participants, du talent oratoire nécessaire et du rythme infernal demandé à ceux qui participent véritablement à toutes les séances, comme la députée Colette Capdevielle (Quel dommage, que je ne dépende pas de la Ve circonscription, mon choix serait vite fait !). J’avoue que je ne peux pas imaginer un élu qui ne soit pas passionné par la vie publique, qui ne pense pas qu’à cela.

Le lendemain du débat de deuxième tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, tout Biarritz ne parlait que du Facebook de Maïder Arosteguy, qui assistait à une représentation des ballets Malandain à l’heure où Macron pilonnait Marine. Un peu comme si le président de la fédération française de rugby Bernard Laporte publiait un selfie de lui juché sur un âne à l’heure de la finale du top 14. Et beaucoup de se demander sérieusement si la candidate des Républicains n’est pas beaucoup plus intéressée par son devenir personnel, par les avantages liés à la députation, que par l’avenir de la France. Dans l’opposition municipale depuis trois ans, Maïder brille par une navrante absence de convictions et une prudence absolue quand il s’agit d’émettre un avis ou de faire de la peine à ce cher Michel Veunac. Mais dans ses tracts électoraux, la nouvelle venue nous annonce en toute modestie que « La France a besoin d’un changement majeur en 2017 » … et qu’il faut donc voter pour elle.

Le changement avec les vieilles pratiques d’antan, serait donc incarné par notre sémillante candidate ?  Entre l’école où on joue à la marelle et l’Assemblée où l’on pratique souvent la corde raide, il est long, très long le chemin. Sans doute beaucoup trop long pour la « petite » Arosteguy, comme on l’appelle ici, même si à Biarritz on a tendance à élire tout ce qui porte l’étiquette « À droite ».

Liberté de la presse façon Arosteguy

À l’image du grand démocrate Veunac qui refuse de répondre à mes questions de journaliste, Maïder Arosteguy a décidé que je n’aurai plus accès à son compte Twitter. Un peu plus habile en matière de réseaux sociaux que Vincent Bru qui ne sait toujours pas comment ça marche, comme se plaît à le raconter François Amigorena, Maïder n’a visiblement pas réalisé que créer un nouveau compte Twitter prend trente secondes. J’ai donc une nouvelle identité, fort discrète celle-là, qui me permet en tant qu’abonné de tout savoir des commentaires visionnaires et définitifs de la candidate.

Et ce n’est pas triste !  

Le document qui disculpe (sur un point) Maïder Arosteguy

« Je me suis engagée dès réception du courriel à représenter le Président dans le cadre de ma délégation. Votre critique de mon absence au débat ne me paraît pas justifiée… » La candidate aux législatives conteste formellement un point et le document qu’elle adresse à Bisque, Bisque, Basque ! montre sa bonne foi  sur son absence au débat de deuxième tour.  Dont acte, ce qui n’excuse pas pour autant le grand silence face à Marine Le Pen.

 

Faut reconnaître, c’est du Bru…tal

Vincent Bru pique l’investiture En Marche à François Amigorena. Un mauvais polar dans lequel Michel Veunac a trempé. Récit des coulisses.

En politique, les bons sentiments ne durent qu’un temps et les tontons flingueurs ont souvent le dernier mot.

Les deux seuls points communs entre Michel Veunac, le maire de Biarritz et son premier adjoint Guy Lafite ? Le mépris mutuel qu’ils éprouvent l’un pour l’autre et leur détestation cordiale et partagée du septième adjoint François Amigorena. Il faut dire aussi que ce petit garnement, accessoirement membre de la brinquebalante majorité municipale, s’est permis de contredire les creuses incantations du premier en plein conseil municipal et de ridiculiser l’autre en démontrant qu’il ne comprend rien de rien aux réseaux sociaux, ce qui la fiche un peu mal pour un énarque.

Lundi 8 mai, Michel Veunac qui a regardé la veille à la télévision les premiers pas d’Emmanuel Macron,  décide qu’il ne se contentera pas comme d’habitude des trois mouvements de menton qui lui tiennent lieu de jogging quotidien. Il est plus que temps d’agir et dès son arrivée à la mairie, SuperMimi s’empare de son téléphone pour dire à son ami François Bayrou tout le mal qu’il pense de l’investiture possible de François Amigorena. Le président du MoDem, dont les troupes tiendraient au large dans une cabine téléphonique, ne peut rien refuser à « son ami Michel » et, roulant des mécaniques comme à l’accoutumée,  lui affirme qu’il fait son affaire du trublion biarrot. Guy Lafite de son côté passe la deuxième couche en revisitant son carnet d’adresses d’anciens de l’ENA et en délivrant le même message sur l’impossible Amigrosdégâts.

D’où cette surprise et ce sentiment de flottement, en milieu de semaine dernière lorsque la liste des candidats En Marche est publiée. La décision d’investiture dans la VIe circonscription est suspendue. Ce qui signifie que le candidat Amigorena, souhaité par les militants car présent depuis le lancement du mouvement est mis en balance avec Vincent Bru, le maire de Cambo, un inconnu au bataillon de La République En Marche.

Les manigances sont de sortie

Et l’on découvre qu’entre l’intention et l’action politique existe comme un fossé dans lequel ont fini bien des audacieux. Claquer deux bises chaleureuses à Tata Merkel, lors de son premier voyage officiel à Berlin, ne suffit pas pour faire de la politique autrement. Emmanuel Macron nous promet une moralisation de la vie publique, mais les ratés lors de la constitution du gouvernement comme les frondes qui éclatent dans de nombreuses circonscriptions, démontrent que les professionnels de la politique ne baisseront pas pavillon face au jeunot sans ourdir quelques manigances.

Prenez le caprice de François Bayrou, une fois la liste des investitures connues. Cet homme ne pèse strictement rien, il est un casus belli vivant avec son appel à voter en 2012 pour François Hollande que la droite ne lui pardonne pas. Macron pouvait traduire de façon spectaculaire et quasiment sans risque sa volonté de rénover la vie politique en laissant Bayrou bouder dans son coin. Et Amigorena aurait eu une investiture légitime au vu de son parcours. Et de réelles chances de l’emporter.

Au lieu de cela, le joueur de poker Bayrou réussit à intoxiquer l’équipe adverse avec sa misérable paire de deux et fait monter les enchères. Le coup de bluff réussit au-delà de toute espérance. Mais comme Bayrou n’a pas suffisamment de militants, il se retrouve obligé de ratisser large et de se tourner vers de possibles affidés.

Contre le mariage pour tous, Vincent Bru n’hésite pas à rallier… Macron.

Le diaphane Vincent Bru est le portrait en creux du candidat dont Macron ne veut plus entendre parler : multirécidiviste ayant bouffé à tous les râteliers politiques, avec pour seul étendard l’absence totale de convictions et une ductilité idéologique à toute épreuve si une copieuse gamelle se profile à l’horizon. Candidat sans étiquette, il forme un ticket avec Michèle Alliot-Marie en 2012 aux législatives. Après l’échec dont tout le monde se souvient, il appareille pour l’UDI où il se distingue par son absentéisme. Il affirmerait, selon ses dires,  des sympathies depuis le début de l’année pour le mouvement En Marche, mais l’homme est tellement discret que personne ne se souvient l’avoir vu participer à la moindre réunion militante ou au grand meeting de Pau.

En revanche, une rapide recherche sur Internet montre que Vincent Bru n’a pas été le dernier à combattre les lois défendues par Emmanuel Macron, comme le prouve cette pétition contre le mariage pour tous signée – à l’insu de son plein gré très certainement – par le maire de Cambo.

http://www.mairespourlenfance.fr/les-signataires?search_field=dept&value=64&operator=LIKE&sortBy=city&ascdesc=ASC&submit=Rechercher#participants-list

Un vieux routier de la politique, homophobe de surcroît, voilà vraiment une investiture qui s’imposait pour le grand mouvement moderne REM! Contacté mardi, pour s’expliquer sur son parcours, le courageux maire de Cambo s’est bien gardé de répondre à Bisque, Bisque, Basque! La timidité, sans doute.

Morel : « Bru part dans le sens du vent »

Reste encore un épisode dont l’authenticité fait débat dans cette interminable saga intitulée « Agitons-nous, folle ville de Biarritz ! ». Il se situerait ce week-end dernier, juste avant l’annonce de l’investiture de Vincent Bru, lundi 15 mai, et concernerait Didier Borotra. « Impossible que le vieux prenne son téléphone pour défendre quelqu’un d’autre que lui-même » affirme un fin connaisseur de la vie biarrote qui est intarissable sur le copieux nombril de l’ancien maire. « Borotra apprécie François Amigorena, rapporte un autre,  mais s’il a pris son téléphone pour appeler Bayrou, c’est uniquement pour emmerder Lafite, à qui il ne pardonne pas son lâchage dans l’affaire de la  Cité de l’Océan ».  Impossible de savoir le fin mot de l’histoire, mais force est de constater que Veunac a désormais plus de poids que Borotra auprès de Bayrou, ce qui en dit long sur l’état de déliquescence du MoDem.

Le très prudent Philippe Morel, qui pèse toujours ses mots avec une balance d’apothicaire quand il parle aux journalistes, masque mal sa perplexité : « Cette investiture étonne l’UDI. Le miltant Vincent Bru ne s’est jamais expliqué au bureau départemental sur sa candidature. En rejoignant Macron, il part dans le sens du vent ». On a connu encouragements plus chaleureux.

François Amigorena est le plus à gauche : sur la photo au moins.

Journaliste spécialisée en économie bleue mais aussi référente du mouvement En Marche pour les Pyrénées-Atlantiques, Nathalie Niel, affirme avoir reçu 350 mails indignés pour  protester contre l’investiture de Vincent Bru. « J’ai saisi la commission d’éthique par rapport aux militants, car cette décision est totalement contraire à tout ce que j’ai raconté en tant que référente. Par son parcours et ses prises de position contre le mariage pour tous, Vincent Bru ne fait absolument pas partie des valeurs de En Marche ».

De son côté, un militant de base du mouvement, Pierre Aldama, a lancé une pétition contre cette désignation et pour une investiture Amigorena.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-contre-l-investiture-par-lrem-de-vincent-bru-dans-la-6%C3%A8me-circonscription-du-64

J’ignore pour ma part si François Amigorena ferait un bon député, même si je l’en crois capable. Mais, à l’évidence, avec son engagement des premiers instants, sa vie civile plus que respectable et sa personnalité, il incarne le renouvellement voulu par Emmanuel Macron quand Bru personnifie tout ce que les Français ont rejeté.

Ces petits mouvements d’humeur d’un lointain département pyrénéen auront-ils un effet quelconque sur un état-major parisien qui semble déjà soumis à bien des tensions et des contradictions ? La réponse dans quelques heures, en rappelant à la commission d’investiture qu’il n’est jamais trop tard pour être cohérent.

Lundi : Mille raisons de ne pas voter Arosteguy

PS : Merci à La Marquise de Vérité de « La Semaine du Pays Basque », pour m’avoir autorisé à emprunter ce titre, contre un baise-pied et trois menues flexions.

Richard Tardits joue très fin

Quelle bonne nouvelle de savoir Richard Tardits remobilisé. Nouvel adhérent de l’UDI, il se positionne clairement pour 2020.

Seuls ceux qui ne s’intéressent pas au Super Bowl s’imaginent que le joueur qui va réussir à tromper la vigilance des bloqueurs et à désintégrer le quaterback adverse, est un pur bourrin qui préfèrera toujours traverser les murs plutôt que de passer par la porte. Si Richard Tardits a été le recordman de sacks de l’université de Georgia, avec 29 réalisations, avant d’intégrer l’équipe professionnelle des New England Patriots, c’est parce qu’il sait surgir quand on ne l’attend pas, et qu’il reste doté, encore actuellement, d’un fort joli contre-pied.

Alors que de semaine en semaine, nous constatons un manque cruel de talents à la tête de la Ville, la décision qu’il vient de prendre va faire causer le landernau politique. En rejoignant les rangs de l’UDI, Richard Tardits, fait preuve du sang-froid et de la lucidité qui le caractérisaient quand il était joueur.

Auteur d’une très belle campagne électorale en 2014, avec l’appui du très subtil directeur de campagne Antoine Doury, obtenant 10,68% des voix en se présentant sans étiquette, ce qui est une sacrée performance dans ces conditions, Richard a compris que dans une ville comme Biarritz où nombre d’électeurs ne connaissent pas les candidats, il est indispensable, pour avoir une chance d’exister politiquement, de s’adosser à un parti.

Homme modéré et consensuel, mais surtout remarquable boîte à idées pour la ville de son cœur, même s’il est un peu trop libéral à mon goût, Richard Tardits va probablement se sentir très à l’aise dans un parti centriste. Et en plus, il va bénéficier de l’appui de Philippe Morel, militant comme on n’en fait plus, qui a toujours fait passer l’intérêt de son parti avant le sien et qui a eu le cran de demander et d’obtenir sa réintégration à l’UDI après avoir été exclu en septembre 2015 pour avoir soutenu aux Régionales Barthélémy Aguerre. On a connu plus rancunier !

Richard refuse de commenter sa récente adhésion pour l’instant, mais on peut se demander si le passage de Maïder Arostéguy de l’UDI aux rangs des Républicains est tout à fait étranger à cette décision. (Maïder a promis qu’elle commenterait cette évolution un peu surprenante, en septembre, pour les lecteurs de « Bisque, bisque, basque ! »). Même s’il s’est montré beaucoup moins présent dans les bagarres de conseil qu’un Jean-Benoît Saint-Cricq, car il est le premier à reconnaître qu’il ne se sent « pas fait pour l’opposition » (lire à ce sujet https://jeanyvesviollier.com/2016/06/30/le-conseil-de-classe-des-elus-biarrots/), voilà une très bonne nouvelle pour Biarritz et la promesse d’une future campagne électorale animée et intéressante. Car il est clair qu’ils sont nombreux à penser très fortement à 2020.

Futur maire ? Futur premier adjoint ? Il est beaucoup trop tôt pour le dire, car dans cette ville morcelée, celui qui remporte l’écharpe tricolore a toujours bricolé une alliance improbable du genre Michel Veunac et Peio Claverie. Mais il ne fait nul doute que Richard Tardits ferait un magnifique ambassadeur de Biarritz et qu’avec des Saint-Cricq, Barucq, Arostéguy ou Amigorena candidats, les citoyens pourraient enfin rêver à des jours moins noirs que ceux qu’ils connaissent actuellement

Car après deux années où l’on a pu mesurer « l’étendue » du talent de l’actuel duo dirigeant, le cauchemar pour les Biarrots serait d’imaginer que la prochaine échéance se limiterait à un duel Veunac-Lafite… Et pourquoi pas Destizon comme troisième larron, pendant qu’on y est ?

Veunac bashing

Le bashing, la curée en français, consiste à s’acharner sur une personnalité publique, tout en racontant des histoires vraies, ce qui est la base du journalisme. Au « Canard enchaîné », on appelait cette décision journalistique, toujours prise en concertation avec le rédacteur en chef, « attendrir la bête ». Quand Michel Veunac, me déniant toute qualité de journaliste, refuse de répondre aux questions simplissimes que je pose au service de presse, comme le coût des fêtes d’Halloween ou la raison de la présence de sa voiture sur le trottoir, j’estime qu’il trahit ses devoirs d’élu et de transparence vis-à-vis des électeurs et je prends un malin plaisir, ne craignant strictement aucune mesure de rétorsion ou perte d’espaces publicitaires pour Bisque, bisque, Basque !, à taper sur lui comme le sourd que je suis. Je regrette d’ailleurs que les confrères en activité ne me soutiennent pas dans ce combat pour l’information.

Mais tout ce que j’écris sur Michel Veunac ne relève pas d’une animosité particulière. Je reste persuadé que l’homme est sympa, même si le maire est totalement dépassé par sa fonction et aligne les mauvaises décisions comme perles dans un collier. Lors du papier publié sur le conseil de classe des élus, où Bisque, bisque, Basque ! s’est permis de singer les appréciations scolaires et de noter le travail des élus, il ne s’est pas trouvé un élu, un seul élu, pour estimer que le Premier magistrat de la Ville avait du talent, ce qui est très révélateur… Et il n’y a pas le moindre bashing dans ce fait !

Qui fait le jeu du Front national?

Brisson-Bisque, bisque, Basque! Histoire d’un désamour.

FN 02

Qui incite les électeurs à voter Front national? Le journaliste qui raconte ce qu’il voit ou le politique qui ne respecte pas son mandat?

Bisque, bisque, Basque!  n’a pas pour habitude de mettre son drapeau dans sa poche. En 2014, aux moments des élections municipales, face aux emprunts de Michel Veunac à un fournisseur de la mairie, face à son coup de main en douce donné à la liste du Front national et à son mélange des genres professionnels, avec des études sociologiques grassement payées, effectuées pour le compte de villes où il était politiquement impliqué, ce blog a très clairement pris parti pour Max Brisson. Sans faire offense au maire actuel, l’ancien premier adjoint de Didier Borotra nous paraissait d’une probité et d’une dimension intellectuelle et politique bien supérieures  à celle de son challenger. Mais il n’est finalement rien de pire qu’une intelligence dévoyée, celle que l’on met au service de médiocres ambitions personnelles au lieu de l’offrir à la collectivité. Récit d’une dégringolade.

Des électeurs trahis

Ce n’est un secret pour personne que Max Brisson a très mal vécu le fait de ne pas être élu maire. C’est avec bienveillance que nombre de ceux qui avaient voté pour lui ont assisté à son arrivée différée au conseil municipal, dans un rôle qu’il n’avait visiblement pas envie d’occuper : celui de premier opposant. Mais la politique exige des choix clairs : si ce rôle était aussi pénible à vivre, pourquoi Max Brisson n’a-t-il pas tout de suite démissionné pour laisser sa place à quelqu’un de sa liste ayant envie de faire le job? Au lieu de cela, les Biarrots ont eu droit au spectacle affligeant d’un opposant qui ne s’oppose pas et qui, depuis dix-huit mois,  manœuvre sournoisement pour tenter de revenir dans le jeu. Au mépris des Biarrots.

Comme premier adjoint de Didier Borotra, Max Brisson, malgré ses très lourdes occupations professionnelles n’avait jamais manqué un conseil municipal. D’un seul coup, son dur labeur d’inspecteur général l’ empêche d’assister à un conseil municipal sur deux, surtout quand les décisions à prendre sont délicates. Et, comble de malchance, lorsque Max annonce sa présence, c’est la neige, cette ennemie sournoise qui a l’habitude de couper les routes entre Bayonne et Biarritz, qui lui interdit d’être présent à Biarritz, tout en lui permettant de se pavaner à Bayonne dans l’optique des élections départementales.

Quel est l’intérêt pour la Ville d’avoir un opposant qui est d’accord sur tout avec le maire, qui ne voit rien à redire au budget, qui multiplie les mamours à Veunac dans l’optique des départementales et lui fait la courte échelle pour les régionales? Au lieu de proposer, de discuter et de tenter d’infléchir la politique  -souvent désastreuse!- impulsée par le duo Veunac-Lafite, Brisson n’amène pas une idée, joue sa carte personnelle et se moque totalement de l’intérêt des Biarrots. Si le cumul des mandats l’incite enfin à démissionner du conseil municipal après les élections régionales, il n’y  aura qu’une chose à dire : bon débarras!

Un démocrate façon Ceaucescu

Les nombreuses tentatives de fronde au sein de l’UMP, devenue les Républicains, qu’elles soient 2.0 à la Nalpas, candidature dissidente façon Domège ou Darrigade, ou gros coup de gueule style Corine Martineau, montrent bien l’omniprésence du glouton absolu Brisson, candidat à tout, absolument pas décidé à laisser la moindre miette à quiconque. Fort logiquement, Bisque, bisque, Basque!, toujours prêt à admirer les surhommes, s’est donc demandé comment on pouvait être à la fois président départemental des Républicains, vice-président du Conseil départemental, membre de l’Agglo, membre du conseil des élus, tout en exerçant à plein temps une activité d’inspecteur général. Une question écrite a donc été posée, en juin dernier,  au ministère de l’Éducation nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche, pour savoir quelles étaient les obligations de présence et de travail lorsqu’on occupe ce poste.

Non content d’être glouton, notre candidat-à-tout Brisson est aussi vantard. Fier de lui, il a donc raconté un peu partout dans Biarritz comment, il avait été immédiatement informé de ma demande par son supérieur hiérarchique (quoi de plus normal?) et comment il avait obtenu que le ministère ne me réponde pas (Je confirme, alors que je suis toujours titulaire d’une carte de presse!) sous prétexte que je n’exerce plus au Canard enchaîné. Belle vision de la démocratie qui donne vraiment envie de voter pour le futur candidat aux élections régionales! Une vision qu’à l’évidence Veunac et Brisson partagent, puisque le maire de Biarritz, depuis novembre 2014, refuse lui aussi de répondre à mes questions. Bisque, bisque, basque! repose donc officiellement la question : quand et comment le candidat Brisson, avec ses nombreuses casquettes politiques, trouve-t-il le temps de faire son métier convenablement et combien de jours par an lui consacre-t-il?

Le populiste n’est pas toujours celui que l’on croit

Et comme décidément c’est désormais le désamour complet entre Brisson et ce blog, notre avaleur de chips n’hésite pas à répéter à mes amis proches que « Bisque, bisque, Basque! est un blog populiste qui fait le jeu du Front national« . Intéressante remarque : Qui fait le jeu du Front national? Le journaliste, dépité par le spectacle affligeant qu’il voit et cette pathétique course à la gamelle qui s’organise à chaque élection, ou l’élu sans foi ni loi, qui ne respecte pas les mandats qu’il vient d’obtenir de ses électeurs et qui ne pense qu’au coup suivant et aux prébendes qui vont avec?

Ayant eu un grand-père et un père qui ont exercé des mandats de maire, j’ai toujours pensé que la politique était une activité de la plus haute noblesse qui devait être pratiquée par les meilleurs. Quelle tristesse d’apprendre cette semaine, l’exclusion de l’UDI d’un Philippe Morel, qui a toujours eu une idée généreuse et humaniste de la politique, pendant que des forbans prospèrent, de coups fourrés en coups fourrés. Gentleman jusqu’au bout, Philippe Morel accepte la sanction et demande simplement à rester membre d’un parti qui a toujours correspondu à ses idées et qu’il a soutenu de ses propres deniers dans les périodes difficiles, comme vous pourrez le lire dans la lettre adressée aux plus hautes instances de l’UDI.

Vous pensez vraiment que Veunac et Brisson resteraient membres de leurs partis respectifs, s’il n’y avait plus ni mandats ni indemnités à la clé?

Alors, même si l’époque des châtiments corporels est révolue, face à cette façon obscène et méprisable de faire de la politique, on se prend à souhaiter que les électeurs du département flanquent, en décembre prochain lors des régionales, une bonne fessée aux deux compères.

Le pantalon baissé ne sera pas indispensable.

 

La très belle lettre de Philippe Morel à l’UDI

 

 

Monsieur le président de la CNAT

UDI

22 bis rue des volontaires

75015 PARIS

 Biarritz le 23 septembre 2015

 

Monsieur le Président,

En réponse à votre courrier des 16 septembre 2015 par lequel le secrétaire général  me notifie ma suspension de ma qualité de membre de notre parti,  je vous prie de trouver ci-dessous mon mémoire en défense de ma mise en cause.

« Je souhaite dans un premier temps vous  exposer mon  action en tant que du délégué départemental de l’UDI 64 depuis la création de l’UDI64 jusqu’à la mise en congé de cette fonction.

Avant d’être nommé, par Jean Louis BORLOO, délégué départemental, je fus chargé de mission pour procéder à la mise œuvre des élections fondatrices de l’UDI 64 (Président, Conseil national et conseil départemental).

J’ai sur mes deniers personnels entièrement pris en charge jusqu’à ce jour  tous les frais de fonctionnement de la fédération.

J’assume depuis 2013 la maintenance des comptes Facebook et twitter de l’UDI 64 que votre commission peut consulter pour vérification des informations diffusées. Ces comptes sont inactifs depuis la notification du retrait de ma délégation.

J’ai participé à presque toutes les réunions nationales et me suis rendu plusieurs fois au siège national pour y recueillir des « feuilles de route ».

La  création d’une  fédération d’un nouveau parti   n’a pas été chose simple. Il faut se souvenir des difficultés rencontrées lors de la mise en place de notre fédération, OPA tentée par le CNIP et son président local, affaire que j’ai  pu traiter en vous demandant de refuser le statut  de centriste à ces « coucous » dont la seule ambition était de tuer dans l’œuf  notre formation embryonnaire.

La CNAT à l’époque m’avait suivi.

Nous avons eu à subir l’entrisme,  à l’aide d’adhésions de complaisance d’un ancien élu de la ville d’ANGLET, qui à travers une  candidature camouflée  à la présidence de la fédération  souhaitait faire main basse sur notre fédération en voie de constitution,  et se donner une légitimé dans ses perspectives électorales sur ANGLET. On s’est ce qu’il en est devenu ?

J’avais demandé l’exclusion de cette personne, à l’époque la CNAT statué dans ce sens.

Depuis près de trois ans avec le président élu Charles PELANNE  nous  avons essayé de rassembler dans un esprit d’unité des militants qui venaient de partis sources différents.

C’était le grand objectif de Jean Louis BORLOO.

Ce fut le grand espoir de la réunification du centre avec la création avant les européennes de l’alliance de l’UDI avec le MoDem avec « L’alternative ».

En ce qui concerne notre propre fédération  des Pyrénées Atlantiques, ce que j’avais souhaité ne s’est malheureusement pas réalisé.

Pour ma part, j’ai quitté la présidence de la fédération départementale du Parti radical pour bien montrer la fin d’un système et me consacrer entièrement à l’UDI.

Nous avons négocié au mieux des intérêts de l’UDI des investitures pour nos candidats,  quelle que soit leur origine partisane. A cette négociation,  à laquelle participaient notre président et le trésorier, nous avions obtenu un accord avec un nombre significatif de candidats UDI afin de porter nos couleurs au cotés des partenaires de l’UMP et du MoDem.

Les résultats ont été bons dans l’ensemble nous donnant 6 élus encartés et 2 apparentés.

Les défaites très courtes de certains d’entre nous auguraient bien de l’avenir.

Pour les élections régionales qui s’annoncent, le siège national nous a demandé de faire appel à candidature.

Cet effort louable de démocratie interne était à saluer et 17 d’entre nous se sont portés volontaires pour participer à une liste d’union pour reprendre la nouvelle région à la gauche.

L’enthousiasme à cet effort de transparence est vite retombé, car aucun candidat à la candidature n’a reçu le moindre accusé réception

Nous avons appris qu’un  binôme de candidats  aurait été nommé pour nous représenter.

Ni le président départemental ni son délégué départemental n’ont été avertis officiellement de cette nomination. Seule la presse  a publié dès le 2 juillet le nom d’un nominé, suite à une décision de la CNI du 1 er juillet.

En dehors d’une information par texto de ce nominé,  personnellement je n’ai rien reçu du siège et

 J’attends toujours une notification en bonne et dûe forme et une conduite à tenir.

Si l’un des postulant avait  reçu une notification officielle, il me l’aurait certainement fait connaître, or le délégué départemental  que j’étais n’a JAMAIS été informé de quoi que se soit.

Lors des négociations  pour les départementales, la délégation de l’UDI s’était engagée à soutenir notre ami Barthélemy AGUERRE comme candidat  sur la liste des régionales, car  dans un souci de discipline centriste il a  permis à Jean Jacques LASSERRE de remporter le nouveau canton, dont une partie était située  sur l’ancien territoire de Barthélemy AGUERRE, et de devenir notre président du Conseil départemental.

Les représentants UDI de l’époque, et j’étais l’un d’entre eux, se doivent de respecter leur parole et c’est le sens de mon soutien à Barthélemy AGUERRE  qui s’est exprimé par un courrier, qui comme par magie s’est retrouvé publié dans la presse locale…

J’ai toujours soutenu les candidats investis par le parti. J’ai simplement souhaité que notre demande de sièges éligibles ne se cantonne pas uniquement dans une perspective de perdants mais dans celle de « Winner » comme le demande à chaque intervention la tête de liste investie, Virginie CALMELS.

Je me suis placé dans l’optique de remporter cette nouvelle région et il ya  une juste place pour au minimum trois candidats potentiellement éligibles en cas de victoire.

Pourquoi vouloir rester dans une démarche de vaincus ?

Ce n’est pas mon combat, ce n’est pas ma vision, pour un nouveau parti qui souhaite s’implanter durablement dans le paysage politique français.

Dans la précipitation d’une demande « dite urgence »  j’ai en tant que secrétaire presque permanent de la fédération,  diffusé par courriel sous le timbre de la fédération UDI 64 la  lettre de soutien à Barthelemy AGUERRE. Ce fut un « clic » de trop.

Mon erreur,  et je la reconnais volontiers,  fut que cette lettre, qui aurait du être uniquement adressée au président LAGARDE, ait  été communiqué à nos partenaires.

C’est une faute et je l’admets.

Celle-ci vient d’être sanctionnée par le retrait de ma délégation départementale.

J’estime ne pas avoir démérité, cependant à votre demande, je quitterai  donc avec tristesse et regret cette tâche que m’avait confiée Jean Louis BORLOO et que j’ai assumée ensuite sous l’autorité  du président LAGARDE. Elle devait prendre fin en janvier prochain lors du renouvellement de nos instances. Son terme  arrive plus tôt que prévu.

Je demande à la CNAT de me conserver mon statut de membre de l’UDI compte tenu de  l’ ancienneté de mon engagement dans les partis centristes, membre du parti radical depuis 1977, adhérent de l’UDF, puis enfin de l’UDI. »

Je vous assure, Monsieur le Président de la CNAT, de l’assurance de ma fidélité centriste.

     Philippe MOREL