Un Didier Guillaume très convenu

Le ministre de l’Agriculture s’est livré à un prêchi-prêcha électoral fort prévisible avec la volonté affirmée de ne surtout fâcher personne.

Non, l’homme au chapeau Serge Istèque n’est pas là par hasard sur la photo, mais au terme d’une stratégie très élaborée.

La déclaration de candidature d’un homme politique est au journalisme ce que la leçon de mathématiques est au cancre. Un moment qui pourrait être d’un ennui mortel si le paysage derrière la fenêtre ne venait sauver le mauvais élève et la succulente comédie humaine qui se déroule dans ces occasions divertir le porteur de stylo. Foule des grands jours, samedi matin, dans le hall du jai-aläï d’Aguilera, à l’occasion de la conférence de presse donnée par Didier Guillaume. Les médias nationaux sont nombreux tandis que, côté supporters, nous assistons à un raccourci saisissant de tout ce qu’est devenue LaRem, cette lessiveuse idéologique apte à lyophiliser toutes les convictions les plus établies, qui permet aux Républicains bon teint, aux rares représentants de la gauche et aux Abertzale de se taper désormais sur le ventre sans complexe.

C’est une cohorte enamourée qui arrive dans le sillage de Didier Guillaume où l’on reconnaît Guy Lafite, Michel Poueyts, mais aussi Régine Daguerre, Frédéric Domège, Alain Pouyau ou la présidente de « Femmes de droite » Maria François.

Un câlin électoral pas très défenestrant

Et c’est là qu’il convient d’admirer, alors que la conférence de presse n’a pas encore démarré, la capacité à jouer placé de certains. Prenez par exemple le président de l’association des commerçants des halles, l’homme au chapeau gris de la photo, Serge Istèque. Négligemment, quinze minutes avant que Didier Guillaume ne prenne la parole, il va s’installer au pied du pupitre juste à côté du micro en devisant avec ceux qui passent. Et bien malin celui qui l’en délogera ! Philippe Nalpas fera une tentative pour que l’espace autour du candidat se dégage mais en vain. Andy Wahrol avait précisé que chaque individu connaitrait son « quart d’heure de célébrité » mais avait oublié de préciser à quelles contorsions il fallait se livrer pour y arriver.

Après des préliminaires aussi prévisibles, il était clair que le « câlin électoral » prodigué par le candidat ministre n’allait pas être du genre défenestrant. Quelques punchline bien troussées afin de donner un peu de picore aux médias « Je ne viens pas là par amour mais par raison ». Des critiques tellement diaphanes, tellement voilées, que seuls les connaisseurs, adeptes de l’entre-soi, peuvent les décoder. « Biarritz a besoin d’une nouvelle impulsion », façon en creux de dire qu’il est grand temps pour papy Veunac de s’occuper de ses petits-enfants. Enfin des promesses de « passer à la vitesse supérieure » pour « faire rayonner notre ville en France et à l’international ». Trop d’imagination tue l’imagination !

Ajoutez au passage un hommage appuyé au premier adjoint : « Je veux saluer le Premier adjoint qui a réussi à ce que les Finances soient très bonnes », ce qui montre bien que Didier Guillaume n’est pas souvent à Biarritz et n’a pas encore découvert les dettes planquées sous le tapis par « La Faillite nous voilà ! », avant de préciser dans un heureux mouvement de balancier « Aucun des adjoints de l’actuelle municipalité ne sera adjoint dans la prochaine ».  

Rajoutez la nécessité de « faire travailler ensemble des hommes et des femmes », la promesse d’une « ville citoyenne » et la belle réponse du présumé parachuté « Les racines les plus fortes sont celles que l’on se choisit ».  Comme vous le découvrez en lisant cet article, vous avez bien fait de rester aux halles à prendre un café plutôt que de monter jusqu’à Aguilera.

Non au parachute de secours

Même sentiment de malaise lors du pot qui suit la déclaration de candidature. De l’attaché de presse qui vient vous expliquer qu’il a beaucoup insisté pour que Bisque, Bisque, Basque ! soit convié, comme si le fait d’être ou non invité allait changer quoi que ce soit à l’esprit d’impertinence assumé par ce blog, à tous ces élus qui vous expliquent que depuis le premier jour ce mandat est un désastre (pourquoi diable ne se sont-ils pas manifestés bruyamment pour dénoncer l’incurie de Veunac aux côtés des Nathalie Motsch ou Maïder Arostéguy ?), on a le sentiment d’être dans le vieux monde des élites qui estiment que le citoyen ordinaire n’a pas à connaître la vérité. Sentiment renforcé par le discours de Didier Guillaume qui ne veut attaquer personne et surtout pas se risquer à faire le bilan de son prédécesseur alors que la population est totalement traumatisée par ce qui s’est passé pendant six ans.

L’honnêteté intellectuelle oblige à dire que l’exercice est difficile et que l’on a rarement vu un homme politique à son avantage dans cet exercice. On sent que Didier Guillaume en a sous la pédale et serait à la tête de la Ville d’une toute autre dimension que l’actuel maire. En tant qu’homme de gauche, j’ai envie de croire en lui et l’on va donc lui faire crédit au moins jusqu’à sa prochaine réunion publique, en espérant que le candidat va enfin fendre l’armure. Mais certains détails ne trompent pas. Il est des hommes amoureux qui quittent tout du jour au lendemain pour suivre la femme qu’ils aiment. Il en est d’autres qui naviguent de longs mois entre épouse légitime et maîtresse avant de voir comment les événements tourneront. Didier Guillaume a annoncé qu’il démissionnerait du ministère de l’Agriculture s’il était élu. Ce qui est une façon de dire qu’il va faire campagne à Biarritz en fin de semaine tout en occupant son poste de ministre le reste du temps. « Biarritz est la seule ville non capitale connue dans le monde entier » affirme l’intéressé.

Alors peut-être que la moindre des choses était de se consacrer à plein temps à Biarritz et de prouver aux Biarrots, en démissionnant de ses fonctions, qu’on est prêt à prendre tous les risques pour diriger la ville qu’on aime, au lieu de garder… un parachute de secours.

Être de gauche n’est pas une maladie honteuse

À plusieurs reprises, des Biarrots sont venus m’aborder avec la mine de conspirateurs désireux d’évoquer les turpitudes de Gabriel Matzneff avec les adolescents pré-pubères : « On voterait bien pour lui, mais Didier Guillaume est de gauche ». Comme si je n’avais pas l’information ! Je déplore justement que pas une fois lors de sa conférence de presse, le ministre de l’Agriculture n’ait cru bon d’évoquer son long cheminement à gauche ou ses « valeurs de gauche » avant de se rallier à Emmanuel Macron.

Plus que jamais, le communiqué de Mathieu Accoh, au nom des Insoumis biarrots, pose les bonnes questions : « Qui me représente en tant qu’électeur biarrot ? » C’est donc avec plaisir que nous le publions dans son intégralité.

Mathieu Accoh, porte-parole des Insoumis biarrots (Photo Sud Ouest)

« L’électorat de Biarritz soucieux de justice sociale, d’égalité, de transparence démocratique et d’indépendance par rapport aux intérêts économiques peut légitimement se poser cette question : qui me représente ? Qui aujourd’hui parmi les chômeurs, les ouvriers, les employés, les personnels précaires, les retraités aux petits revenus, l’ensemble des classes populaires pour résumer, est représenté au Sénat, à l’Assemblée nationale ou plus près de nous au conseil municipal ? Cette partie de la population est-elle vouée à ne même plus pouvoir se rendre aux urnes dans une ville comme Biarritz ? Des centaines de milliers de Français ont manifesté leur détresse et leur colère pendant des mois sur les ronds-points, ont battu le pavé depuis des semaines pour défendre notre système de retraite. Et pourtant la volonté et les intérêts de cette majorité sont systématiquement piétinés et humiliés. Pour l’instant huit listes semblent se rassembler dans le souci de ne pas paraître « à gauche » comme si l’idéal de services publics de qualité, d’égalité dans la redistribution des richesses, de démocratie, de préservation des biens communs et de nos écosystèmes n’était plus qu’un lointain souvenir et tout sauf un objectif. C’est face à ce trop-plein unicolore qui semble se satisfaire de la contagion de la pauvreté, de l’accumulation insensée et ostentatoire de richesse, de la destruction d’une nature que le capitalisme vert n’enrayera pas, que nous, insoumis biarrots, écologistes, citoyens investis dans la vie associative, décidons de nous engager dans cette campagne électorale. Nous avons le souci de représenter l’électorat de gauche et d’empêcher la division des listes partageant la même fibre écologique et sociale, c’est pourquoi nous allons œuvrer à l’unité dans les prochaines semaines en espérant que les Biarrots soucieux d’une vie plus juste et plus proche de la nature trouveront une réponse dans nos propositions. »

Mathieu Accoh, pour les Insoumis biarrots

Quadras en quête d’ère pure

Dans le prolongement de « Biarritz 2.0 », la liste « Changer d’ère », emmenée par Menou et Nalpas, veut construire le Biarritz de 2040.

Emmanuelle Barrère, Philippe Nalpas, Laurence Mir-Graciet, François-Xavier Menou et Daniela Ricalde.

C’est jeune et ça ose tout : « Quand on veut incarner la rupture, il faut une méthode différente » affirme à la presse le « simple porte-parole » François-Xavier Menou. Autour de lui, cinq trentenaires et quadragénaires qui composent la liste « Changer d’ère », presque tous anciens membres de « Biarritz 2.0 », association qui a été présente pendant toute la mandature sur le terrain et qui est donc largement aussi légitime que certaines officines montées quelques mois avant les élections pour partir en campagne électorale.

Quant à la rupture promise, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne saute pas aux yeux des représentants de la presse conviés à échanger au « Café de la baleine » avec cette équipe sympathique : « Des soutiens de poids vont apparaître dans les prochaines semaines » (…) « Nous parlons avec tout le monde et n’excluons aucun rapprochement » (…) « On n’est pas contre une investiture, mais on n’est pas obnubilé par, car la légitimité d’un candidat ne vient pas d’une étiquette ».

Comme toutes les autres équipes qui se lancent en campagne, « Changer d’ère », ne veut visiblement pas dévoiler toutes ses cartes et reste un peu dans le vague, même si quelques slogans mûrement réfléchis dessinent un peu ce que va être cette liste : « Nous voulons que les Biarrots retrouvent la fierté d’être Biarrots ». « Nous sommes la génération la mieux à même de construire le Biarritz de 2040 ». « Les attelages recomposés qui se mettent en place nous semblent obsolètes ». « Notre candidature n’est pas contre quiconque. Nous prônons des valeurs d’humilité, d’écoute, de respect et surtout d’intégrité ». Michel, pourquoi tu tousses ?

Heureusement, un échange confiant avec la presse succède au formalisme un peu désuet de la déclaration de candidature. Les deux éléments de la liste à être membres d’un parti politique (Menou est le suppléant de Vincent Bru à l’Assemblée nationale, Nalpas l’assistant parlementaire du sénateur Max Brisson) affirment avoir évoqué leur candidature avec leur mentor. Pour le « simple porte-parole » François-Xavier Menou, qui, parions-le, devrait finir tête de liste, Vincent Bru, contrairement à une rumeur tenace n’a jamais été intéressé par Biarritz et voit sa candidature avec bienveillance. Quant à Philippe Nalpas qui faisait partie avec Daniela Ricarde de l’équipe municipale lors du dernier mandat de Didier Borotra, il affirme qu’il en est de même avec Max Brisson.

Reste un point d’importance à préciser quand on affirme que cette candidature n’est pas contre quiconque. Est-ce qu’une alliance avec Michel Veunac serait possible au soir du premier tour ou même avant ?  Les possibles enfants et petits-enfants du maire actuel, compte-tenu de l’écart d’âge qui les sépare, se montrent clairs sur le sujet : « Nous ne pensons pas que Michel Veunac soit le candidat qui puisse faire changer d’ère Biarritz ». Ouf, on respire.

 

Le lot de consolation offert à Nalpas

Max Brisson avait promis à son suppléant son poste au conseil départemental. Avant de se raviser et de lui proposer d’être son assistant parlementaire.

Qu’est-ce qu’on s’ennuierait si les politiques n’existaient pas !  La vie serait beaucoup moins drôle et on laisserait en route nombre de fous-rires provoqués par la façon qu’ils ont tous de faire de l’accrobranche et de tenter de masquer leurs grands écarts perpétuels sous des airs de raison, à l’image de ces gendres idéaux obligés de se coltiner leur belle-mère tous les dimanches ou de ces journalistes serviables chargés de rédiger la nécrologie, élogieuse forcément élogieuse, de gens qu’ils détestaient cordialement.

Ne ratez donc sous aucun prétexte l’article du nouveau sénateur Max Brisson, publié dans le Huffington post où notre nouvel élu explique qu’il doit « choisir entre deux mandats, entre le cœur et la raison ».

http://www.huffingtonpost.fr/max-brisson/choisir-entre-deux-mandats-entre-le-coeur-et-la-raison_a_23245730/

« Max-le-maigre » comme le surnomme l’impertinente Marquise de La Semaine du Pays basque depuis qu’il est au régime, a visiblement coché la case sport dans son programme minceur et il rame, il rame, il rame pour nous expliquer le bien-fondé de son choix. Pour un peu il nous tirerait des larmes sur son triste sort de néo-cumulard : « Le cœur fait pencher pour Biarritz, ma ville pour laquelle j’ai une réelle passion. La raison me conduit pourtant à choisir le département. » Pas étonnant après un tel déchirement que notre néo-sénateur, pour qui j’éprouve une réelle sympathie ce n’est un secret pour personne, se soit délesté en route de quelques dizaines de kilos !

Une part de vérité… Une part seulement !

Comme toujours dans les déclarations de politiques, il y a une part de vérité, et l’on ne doute pas que laisser le champ libre à Veunac sur Biarritz soit un crève-cœur pour Max. Ensuite, c’est l’histoire du verre à moitié plein ou à moitié vide. Ses détracteurs diront que comme par hasard, Max choisit le mandat rémunérateur et qu’il abandonne le mandat qui ne rapporte rien. Ses soutiens mettront en avant sa technicité et l’inquiétude de Jean-Jacques Lasserre qui trouvait le conseil départemental un peu dépourvu de pointures.

Nalpas, Durand-Purvis, Brisson, lors des élections départementales (Photo Sud Ouest)

Reste qu’en politique, et ce n’est pas Max Brisson qui dira le contraire, on parle toujours trop. Grand seigneur pendant la campagne des sénatoriales, il avait promis à son suppléant au conseil départemental, Philippe Nalpas, de lui laisser la place. Ou du moins c’est ce que ce dernier avait cru comprendre. D’où une grosse amertume du suppléant qui s’y voyait déjà en découvrant que Max allait abandonner son rôle d’opposant au conseil municipal et céder sa place au suivant sur la liste Alain Puyau. À l’idée de perdre Nalpas, embarras de Max Brisson qui n’est pas sûr de réussir à aligner deux tables de belote avec ses fidèles, avant de trouver LA solution.

«  Les nouvelles vont vite ! »

Philippe Nalpas est très surpris du coup de téléphone de Bisque, Bisque, Basque ! « Décidément, les nouvelles vont vite ! » avant de reconnaître avec franchise qu’il est en pourparlers avec Max. « Oui, j’ai eu l’occasion de dire à Max ce que je pensais et j’ai été très agréablement surpris qu’il me propose un poste d’assistant parlementaire. Je ne pouvais pas accepter un poste à plein temps, car je ne veux pas abandonner mon métier. Nous devons en parler samedi, mais on se dirige vers un mi-temps qui me convient parfaitement ».

Vrai passionné de politique, animateur de l’association Biarritz 2.0, Philippe Nalpas sera sans doute tout à fait à sa place à ce poste, même si ce côté petits arrangements entre amis peut prêter à sourire. Alors connaissant le côté bosseur de Max Brisson, ne surnommez pas Philippe Nalpas « Pénélope », car son travail d’assistant parlementaire n’aura probablement vraiment rien de fictif.

La majorité se délite et les langues se délient

Dans son article du Huffington Post, Max Brisson, au moment de s’éloigner, devient soudain très lucide sur la majorité municipale, estimant qu’elle « se délite » :

« Biarritz a souvent opté pour une gouvernance municipale ouverte mais efficace, associant des hommes et des femmes venus d’horizons différents mais en phase sur un projet de développement partagé et servi dans la cohérence.

Cette gouvernance, à laquelle j’ai eu l’honneur d’apporter ma pierre de 2001 à 2014, m’a appris l’importance du contrat municipal. Le sens du collectif, avec sa part de discipline librement consentie, c’est l’alpha et l’oméga de la réussite d’un projet municipal. Manifestement c’est ce qui manque le plus à l’équipe actuelle et explique les retards pris par tous les dossiers municipaux ainsi que l’impression d’immobilisme qui caractérise le mandat en cours et qui devra le moment venu être dépassé.

C’est fort de ce constat et de convictions chevillées au corps mais aussi de l’expérience que m’apportera mon nouveau mandat que je conserverai un regard attentif sur Biarritz qui reste la Ville où je vis et que j’entends continuer demain à servir avec passion. »

Un fieffé menteur

Pour Michel Veunac, un nageur est un être décérébré qui laisse son cerveau au vestiaire quand il enfile son maillot de bain. 
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Sud Ouest, 25 février.

La construction d’un bassin olympique faisait partie de ses engagements électoraux. Et comme notre maire n’a pas peur de se mouiller, le 9 septembre 2015, lorsque l’équipe de France de natation était venue rendre visite aux jeunes nageurs de la Ville à la piscine municipale, Michel Veunac n’avait pas hésité à faire un selfie avec Florent Manaudou et à réitérer devant les enfants sa promesse d’un bassin olympique à hauteur de leurs rêves.

Et puis, dans Sud Ouest  du 25 février, une information qui n’a l’air de rien mais qui est tellement révélatrice du mode de fonctionnement du maire ! Après s’être ridiculisé tout seul comme un grand, lors du dernier conseil municipal, à propos de la piscine olympique, avoir prétendu que le club de sauvetage côtier ne comptait que 70 adhérents alors qu’il y en a 913, et s’être abrité derrière de discutables experts pour ne pas se lancer dans la construction de ce bassin olympique, notre Super Mimi a désormais le chlore qui lui sort des yeux dès qu’on lui parle lignes d’eau.

Les trois clubs de la Ville représentent plus de deux mille adhérents, mais Veunac ne veut plus en entendre parler. Sans doute parce que le secteur du rugby professionnel du BO, qui a ses petites et grandes entrées à la mairie, tient absolument à ce que le plateau Aguilera reste uniquement dévolu au rugby et accessoirement au tennis.

Or ne voilà-t-il pas que les facétieux (et efficaces !) garnements qui animent l’association Biarritz 2.0, présidée par Philippe Nalpas, ont lancé cette semaine une pétition demandant la construction de ce bassin olympique et recueilli 1300 signatures en moins de temps que notre magnifique édile municipal ne met pour faire un cent mètres brasse coulée, sa spécialité

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Même le Gros dégueulasse du regretté Reiser adore la piscine…

En lisant les commentaires plus souvent modérés qu’acerbes des pétitionnaires sur son manque de vision à long terme dans un département qui ne compte pas un seul bassin olympique, notre dictateur à écharpe tricolore a soudain eu le sentiment de boire la tasse et s’en est allé passer un soufflon mémorable aux dirigeants du club de sauvetage côtier, estimant qu’ils « n’ont pas à communiquer sur cette pétition ». Ce qui, traduit en langage non municipal, signifie que si les dirigeants ne réussissent pas à faire taire leurs grandes gueules d’adhérents, ils verront la subvention qui les concerne passer de la taille d’un bermuda de surfeur à celle d’un string brésilien. Le porte-flingue favori du maire, Peio Claverie, spécialiste des basses besognes municipales, est allé porter le même message aux deux autres associations de nageurs.

On avait déjà connu l’employé municipal Robert Rabagny viré pour avoir affirmé clairement ses idées politiques, voilà maintenant les membres d’un club municipal menacés parce qu’ils osent se mouiller et parler à voix haute. Et l’on aimerait savoir sur quelle loi s’appuie notre champion de nage en eaux troubles pour interdire à des citoyens membres d’une association de donner leurs points de vue.

Désormais, les enfants nageurs savent tous que leur maire est un fieffé menteur et les adultes ont compris qu’il se soucie de la démocratie comme de sa première bouée gonflable.

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La page Facebook de Biarritz Sauvetage Côtier.

 

N’hésitez pas à lire (et signer !) la pétition lancée par Biarritz 2.0

https://www.change.org/p/mairie-de-biarritz-etes-vous-favorable-%C3%A0-la-cr%C3%A9ation-d-un-bassin-de-50m-et-de-10-couloirs-%C3%A0-biarritz?recruiter=682795193&utm_source=share_petition&utm_medium=copylink

C’est le trambus ou le tram motus ?

L’association Biarritz 2.0 s’étonne du silence de la mairie biarrote sur le sujet.

Voilà à quoi devrait ressembler l’avenue de la reine Victoria, à partir d’août prochain, si l’on se fie aux informations données par l’Agglo.

C’est un joli bébé de dix-huit mètres de long, soit trois de plus que les bus actuels, qui devrait, à partir d’août 2017, contribuer à saturer encore un peu plus Biarritz. Un trambus, c’est un tramway avec des pneus. La majorité du temps, il circule dans des couloirs réservés, mais peut aussi s’insérer dans le trafic. Mais, alors que les Bayonnais ont pu participer à plusieurs réunions publiques pour qu’on leur explique le projet, alors que les Angloys disposent d’une maquette et d’un plan d’aménagement très détaillé, les Biarrots sont à la traîne et personne, à six mois des premiers coups de pelle n’est capable de dire quel impact va avoir ce trambus sur le stationnement, le plan de circulation ou les embouteillages de Biarritz

L’association citoyenne Biarritz 2.0, qui a déjà fait parler d’elle à propos des cantines scolaires ou de l’aménagement d’Aguilera, a donc eu un très bon réflexe en proposant aux Biarrots intéressés de participer à une réunion au Tonic Hôtel, le 1er février dernier. Et le succès était au rendez-vous, puisque soixante participants se sont réunis dans la salle.

Un brontosaure à roulettes ?

François-Xavier Menou, Philippe Nalpas, et Fabrice Bach.

Tour à tour, Philippe Nalpas, François-Xavier Menou et Fabrice Bach ont partagé avec l’assistance les maigres informations dont ils disposent et distribué à tous ceux qui le souhaitent un dossier de presse préparé par leurs soins pour aider chacun à prendre conscience de l’enjeu et lancer le débat sur la place publique.

Constatant que les bus actuels sont souvent vides, et que dénicher une place de stationnement inoccupée devient presque aussi difficile que de rencontrer un visiteur heureux à sa sortie du Musée de l’Océan, l’assistance se lâche et déplore la tactique d’évitement de la mairie. Ce n’est une découverte que pour les nouveaux venus.

Un auditoire très intéressé par le sujet.

Le débat est parfois imprécis, mais il est bon enfant et chacun fait l’effort d’écouter l’autre et de comprendre comment va fonctionner ce futur brontosaure à roulettes. On note même avec amusement un Monsieur, nouvellement installé avenue de la Marne, et qui parle des « Biarrotains ». Max Brisson rappelle qu’en 2014, il avait proposé que le trambus s’arrête au rond-point de l’Europe et à Iraty et que les voyageurs finissent avec des navettes, ce qui semble relever du bon sens.

Une réunion simple et efficace, bouclée en une heure chrono, avec une association qui ne se contente pas de faire de la politique trois mois avant les élections municipales et qui donne le sentiment d’un grand bol d’air en pleine affaire Fillon.

 

Philippe Nalpas pense évidemment à 2020

portrait-nalpasOn va encore me reprocher de n’écrire des articles que sur Les républicains ! Ce n’est pas faux, mais il faut dire qu’ils sont à Biarritz nettement plus nombreux que les membres du Front de gauche ou du Parti communiste. Et puis, même si nos idées ne sont pas les mêmes, il est difficile de ne pas éprouver de la sympathie pour Philippe Nalpas, toujours souriant et affable et pour l’association qu’il a montée, car il n’y a jamais trop d’associations citoyennes dans une ville. Cet ancien étudiant en droit, devenu spécialiste des placements financiers, ne louvoie pas. Passionné de politique, il a l’honnêteté de reconnaître qu’il « rêve de 2020 ». Conscient de tout ce qu’il doit à Max Brisson, il se dit « fier d’être un de ses derniers fidèles ». Cet ancien conseiller municipal de l’ère Borotra qui considère que dans une ville comme Biarritz « la partie travaux est intéressante » porte un jugement assez sévère sur l’opposition et la majorité actuelles : « Biarritz 2.0 se positionne sur des sujets sur lesquels l’opposition nous laisse la place ». Quant à la majorité, « on sent que la machine n’arrive pas à se mettre en marche ».

L’association qu’il préside, Biarritz 2.0, affiche la moitié des chiffres de 2020. Mais de là à dire que Philippe Nalpas est en bon chemin…

 Si le travail de l’association Biarritz 2.0 vous intéresse, vous pouvez joindre Philippe Nalaps au  06 64 77 88 52 ou sur Facebook

https://www.facebook.com/Biarritz-20-1005036626213780/

Brisson fustigé par ses propres troupes

Nalpas

On avait connu Nalpas 1.0, alias la voix de son maître Max Brisson, voici Nalpas 2.0, qui prend son indépendance et rêve de 2020.

Mais quelle belle claque! Qui a osé dire récemment dans Sud Ouest que « les Biarrots ne se sentent pas représentés au conseil municipal » et que la nécessité se fait sentir « d’une opposition constructive à la majorité en place« ? Quelques grincheux de la gauche? Des membres de la majorité municipale, s’étonnant de la faiblesse de l’opposition? Bisque, bisque, Basque!  qui est scandalisé par la façon indigne de ne pas respecter son mandat de l’opposant qui ne s’oppose à rien Max Brisson? Encore mieux que ça! Les factieux se nomment Philippe Nalpas,  remplaçant de Max Brisson aux dernières élections départementales, François-Xavier Menou, qui était son directeur de campagne et Anne-Cécile Durand qui était la remplaçante de Maïder Arostéguy.

Et le moins que l’on puisse dire, est qu’ils ne font pas dans le détail lorsqu’il s’agit de fustiger leur ancien leader : « Nous rencontrons les Biarrots depuis dix-huit mois et, qu’ils aient ou non voté pour l’actuelle majorité, beaucoup restent sur leur faim et ont l’impression que rien ne se passe, font le constat d’un certain amateurisme, d’un manque de ligne directrice et de politique structurée », souligne Philippe Nalpas. Traiter de jeune perdreau de l’année, à l’amateurisme certain, Max Brisson, il fallait oser! « Nous voulons être une force de proposition, organiser des débats, des réflexions, des discussions » surenchérit Anne-Cécile Durand. Une façon de dire que l’actuel leader de l’opposition, trop souvent absent des conseils municipaux ou perdu dans la neige, n’a plus la tête à Biarritz?

Se positionner pour 2020

Les ambitieux quadras ont donc monté une association nommée « Biarritz 2.0 » et invitent tous ceux qui le souhaitent à participer à un forum citoyen, le 7 octobre prochain. Alors que la majorité municipale navigue à vue, on ne peut que se réjouir de cette initiative, car la Ville a plus que jamais besoin de réflexion et d’imagination face à ses trois grandes plaies actuelles, la Cité de l’Océan, l’Hôtel du palais et le BO. Ensuite, il est permis de sourire quand cette association s’annonce apolitique.

Philippe Nalpas n’élude pas : « Si un citoyen biarrot avait pris cette initiative, je me serais immédiatement rangé à ses côtés. Il se trouve que nous sommes nombreux à être membres des Républicains, mais ça ne doit pas empêcher le débat entre citoyens à propos de l’avenir de Biarritz« . Et que pense Max Brisson de Biarritz 2.0? « Il a été tenu au courant et ne s’y est pas opposé« , rétorque l’ancien président des jeunes UMP. Qui va soudain faire preuve d’une sympathique franchise : « J’ai le virus de la politique et je crois que je n’en guérirai jamais. À 36 ans, j’ai éprouvé le besoin de me positionner dans la perspective des élections municipales de 2020« …

Encore un, qui va être très préoccupé tous les matins en se rasant!

Philippe Nalpas précise

Réponse fort courtoise de Philippe Nalpas, le jour même de la parution de l’article : « J’ai lu avec attention votre article. Vous n’avez pas perdu votre coup de griffe en tout cas. Je crois cependant qu’il y a eu une confusion sur le constat d’un certain amateurisme. C’est bien de l’actuelle majorité que nopus parlions. Vous avez attribué cette pique à Max Brisson et, du coup, cela contredit nos propos« .

Dont acte. Avec son mauvais esprit légendaire, Bisque, bisque, Basque! s’était imaginé que le qualificatif d’amateur visait à la fois Veunac et Brisson, ce qui n’avait rien de très surprenant puisque les deux sont toujours d’accord!

C’est vraiment farce book !

Entre les gros malins de la communication, ceux qui ne maîtrisent rien et les inconscients, revue de détail du phénomène farce book à Biarritz.

Farcebook 004 Frank PerrinAvez-vous reconnu ce belliqueux chevalier, prêt à pourfendre le sarrasin ennemi, à verser de l’huile bouillante, du haut de son château-fort, sur le connétable Max Brisson ou à instruire un procès en sorcellerie pour conduire au bûcher Sainte Bénédicte Darrigade ? C’est notre candidat du Front national à Biarritz, Frank Perrin, loin, très loin sur sa page personnelle Facebook, de l’image de l’homme paisible qu’il s’efforce de donner pendant les campagnes électorales. Bien évidemment, il vous expliquera que c’est du second degré.

Farcebook 007 LafiteGuy Lafite, pour sa part, ne se remet visiblement pas du détournement de son compte Twitter par son ancien directeur de campagne. Sur sa page personnelle, il colle à l’actualité de façon presque compulsive. Sa dernière intervention remonte au… 17 octobre 2014, avec la publication d’une affiche sur les États Généraux du Surf à Biarritz. Aucun risque, comme cela, d’écrire quoi que ce soit qui déplaise à propos des futures élections départementales. Heureusement pour notre Mozart de la Finance, l’autre moitié de son binôme, la très socialiste Ghislaine Haye, est particulièrement présente sur les réseaux sociaux, puisqu’elle a à son actif deux comptes Facebook. Certes, le premier n’est pas de la plus extrême fraîcheur, puisqu’il vous explique comment voter… à la primaire socialiste.

Farcebook 009 Ghis Haye

farcebook 005 Ghis haye la dervicheAprès tout, cette élection ne date que de 2011 et il n’est jamais trop tard pour apprendre. D’autant plus que Ghislaine a plus d’un tour dans son sac à malices et qu’elle a compris, dans sa deuxième page Facebook, comment faire tourner la tête des électeurs. Pas question de saouler le malheureux décidé à voter à gauche avec un quelconque programme. Il lui suffira d’étudier de près l’art des danses sacrées des Derviches pour connaitre la griserie de voter socialiste.

 Farcebook 010 AmigorenaFrançois Amigorena, qui n’est pas dépourvu d’humour et maîtrise parfaitement les réseaux sociaux, n’a pas manqué de reprendre à son compte le message de Twitter sur les pirates du web. Aura-t-il le cran de se présenter aux électeurs avec  un anneau à l’oreille et un bandeau sur l’œil, lui qui estime dans Sud Ouest que les roueries qu’il vient de commettre à l’égard de son ancien mentor le qualifient tout à fait pour devenir le futur maire de Biarritz ?

 Max Brisson, prouve pour sa part qu’en matière d’habileté politique, il n’a décidément de leçons à recevoir de personne. Il ne manque pas de se targuer du soutien de Nathalie Kosciusco-Morizet, tout en affirmant officiellement, histoire de ne pas avoir à ajouter ce meeting à ses frais de campagne, que NKM n’est venue à Biarritz que pour parler de la refonte de l’UMP.

farcebook 001 Brisson incompris

Son remplaçant masculin, Philippe Nalpas, ne semble pas très concerné par cette future élection départementale qui, comme dirait Chirac, « lui en touche une sans faire bouger l’autre ». Visiblement Philippe mise sur sa belle gueule pour faire se pâmer ses électrices, comme le prouvent les changements à répétition de sa photo de profil. Dernièrement, il la jouait solide comme un roc, après s’être affiché avec la cravate dénouée et le regard extatique d’un joueur de poker au bout du bout de la nuit.

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« Beau gosse » s’exclame Lydie, tandis que Caroline note « Quelle mine ! » Si avec ça, Max n’est pas élu, c’est à ne plus rien y comprendre !

Farcebook Domege 01Il aura fallu un écho de Sud Ouest sur son frère pour que Frédéric Domège sorte de sa réserve et évoque sur sa page Facebook la future élection. Jusque-là, l’électeur curieux, désireux de voir ce que nous mijotait l’ami Frédéric, en tandem avec Marie-Pierre Mayer, apparemment peu présente sur Facebook, devait se contenter de posts répétitifs sur le sport. C’est sympa le sport, mais est-ce que ça suffit à constituer un programme électoral ?

Même si elle n’est pas directement candidate, il faut absolument lire le Facebook de Corine Martineau. C’est toujours drôle, enlevé et original. En plus, en plongeant un peu dans les archives, on y retrouve de magnifiques couplets anti-Brisson, avant de passer au panégyrique, depuis que le président départemental de l’UMP se pâme pour la dame. Parfois Corine accueille aussi l’émission « Bonnes adresses du passé », en donnant de la visibilité à un post vengeur de Vincent Dubecq contre les candidatures dissidentes.

Farcebook 003 Martineau Dubecq

Farcebook 015 DarrigadeBénédicte Darrigade, pour sa part, est visiblement inquiète. Elle n’avait pas réalisé que les Biarrots pratiquent assez peu le front de mer lorsqu’il pleut à répétition. Heureuse d’avoir établi sa permanence, avenue du général de Gaulle, elle vient de publier en catastrophe un plan pour le cas où les vieux Biarrots se perdraient. Force est de constater que pour l’instant, il n’a nullement été besoin de faire appel à la police municipale pour canaliser la foule des visiteurs. Le remplaçant masculin de Louis Vial, Édouard Chazouillères avait démontré son humour, en publiant les Lettres de la Marquise de Vérité sur sa page personnelle. Malheureusement pour lui, un de ses suiveurs, qui essaie désespérément de retrouver à Biarritz un peu de la gloire qu’il avait connue en se faisant souffleter par William Leymergie, va une fois de plus lui compliquer la vie avec les journalistes. L’homme à la tête de Viaud, à qui le persil dans les oreilles irait si bien, est décidément à la subtilité ce que DSK est à la chasteté. Notre giflé a trouvé un endroit auquel nous n’aurions pas pensé, ni Jean-Philippe Ségot ni moi, pour ranger nos plumes.… Il ne doit pas connaître l’adage qui veut que c’est avec les vieilles plumes qu’on fait les meilleurs articles.

Farcebook 001 Viaud