Destizon s’agace à son tour

« J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux du château Boulart » affirme l’adjoint à l’Urbanisme qui sort de sa réserve pour « Mediabask ». Il était temps.

Patrick Destizon, nouvel adjoint à l’Urbanisme, est en train de perdre le sourire avec le propriétaire du château Boulart qui effectue des travaux sans permis tout en affirmant qu’il n’a pas d’autorisation à demander.

Surtout ne demandez pas à Christian Brocas s’il a le temps d’aller à la plage. Le sémillant président de l’association Biarritz Iraty est un homme très occupé en ce moment. En effet, dès qu’il aura fini d’étudier mon patrimoine, Brocas devra s’intéresser à celui de Patrick Destizon, l’adjoint à l’Urbanisme, qui semble penser beaucoup de mal de Pierre Delalonde et nous en raconte de bien belles à propos du château Boulart et de la villa Sion dans Mediabask. À l’en croire, la Ville aurait interpellé à plusieurs reprises le propriétaire du château Boulart sur des travaux réalisés sans permis de construire ni autorisation de la Direction régionale des affaires culturelles.

Le préfet saisi début août

Patrick Destizon, rappelons-le, n’avait pas souhaité répondre il y a deux semaines aux questions de Bisque, Bisque, Basque ! En lisant le reportage de notre excellent confrère, on comprend mieux pourquoi : « Aucun permis n’a été accordé par la Ville pour ces portails (NDLR : Les passages aménagés en direction de la villa Sion), pas plus que pour une partie des aménagements réalisés depuis 2016. Or, le propriétaire poursuit les travaux malgré les avertissements. Désemparée, la Ville a saisi l’Administration et la Justice au début du mois d’août. ». Un courrier a même été adressé au préfet, car « la municipalité considère que les travaux sur cette demeure du XIXe siècle se font de façon illégale ».

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20190814/le-chateau-boulart-se-fait-une-beaute-sans-permis

Les travaux ont duré tout l’hiver au château Boulart, ainsi que les riverains peuvent en attester.

Bisque, Bisque, Basque ! se réjouit de voir que la mairie se rallie enfin à son point de vue, mais est bien obligé de constater que la Ville aura mis du temps avant de se décider à agir. Tout l’hiver, d’importants travaux se sont déroulés au château Boulart, ce que n’importe quel promeneur pouvait constater. Mais, malgré les pétitions des riverains de l’allée du château, excédés par les nuisances sonores qu’ils subissaient et les risques que couraient leurs enfants avec les engins de chantier, personne n’a cru bon de réagir. Sauf que l’affaire est devenue un peu trop voyante ces derniers temps et ne pouvait plus être ignorée par la mairie.

Surtout dans un château où les Affaires culturelles et les Bâtiments de France ont leur mot à dire. Comme le raconte Goizeder Taberna dans « Mediabask » : « Les deux permis déposés en mairie dernièrement par le propriétaire n’ont pas abouti. La première demande a été adressée fin 2018, mais les travaux auraient commencé avant même un éventuel accord. La Ville a alors saisi le procureur de la République. La demande a vite été retirée et la procédure judiciaire classée sans suite. Un second permis a été déposé puis refusé, « car les travaux étaient réalisés sans l’accord ni de la Drac ni des Bâtiments de France », précise l’adjoint. Mais les coups de marteau ont continué. L’arrêté interruptif émis par la mairie n’a pas suffi pour les stopper. « J’ai fait tout ce que je pouvais pour faire cesser les travaux », se désole Patrick Destizon ».

La laborieuse défense de Delalonde

Fin juillet, l’ouverture barrée par de simples barrières ne semblait pas poser de problème au propriétaire du château Boulart.

Et comme Bisque, Bisque, Basque ! adore les contorsions sémantiques et autres grands moments d’équilibrisme intellectuel, comment ne pas se réjouir des réactions de Pierre Delalonde qui n’en est visiblement pas à une contradiction près ? Pour l’homme d’affaires biarrot, aucun permis de construire n’est nécessaire car « Nous sommes dans des travaux de recherches et de mise en valeur du patrimoine, de réparations ordinaires et de mise en conformité ». Mais alors pourquoi diable avoir déposé depuis 2016 sept permis de construire, ainsi que l’intéressé le reconnaît lui-même. Par amour de la paperasse ? Pour occuper des fonctionnaires désœuvrés ? Pour le plaisir de s’entendre dire non ?

Et c’est bien entendu dans le cadre des travaux de recherche et de mise en valeur du patrimoine que les deux grandes ouvertures donnant sur le jardin de la villa Sion ont été percées, ouvertures qui viennent d’être précipitamment fermées avec des végétaux, même si le propriétaire s’est bien gardé de détruire les piles en ciment qu’il avait fait ériger.

https://jeanyvesviollier.com/2019/08/02/faut-surtout-pas-se-gener-avec-la-villa-sion/

Mi août, Pierre Dealonde a revégétalisé les ouvertures, tout en conservant les piles en ciment prêtes à accueillir un portail. Officiellement pour raisons de sécurité.

Là aussi l’explication vaut son pesant de sacs de ciment. « C’est par précaution », pour que personne ne se blesse que des arbustes ont été plantés. Un souci de sécurité qui n’animait visiblement pas le châtelain en juillet quand BBB avait publié les photos.

Mais n’allez surtout pas vous imaginer, mauvais esprits que vous êtes, que le propriétaire du château Boulart s’apprêtait à commettre la moindre illégalité. Delalonde est catégorique : un document rédigé il y a cinquante ans lors de la cession à la Ville de la villa Sion et du parc aurait prévu un droit de passage. Dans ce cas-là pourquoi avoir laissé des ouvertures béantes à l’arrière du château pendant plusieurs jours avant de se décider soudainement à revégétaliser ces deux passages avec des arbustes voués à la destruction une fois les portails fabriqués ?

Après BBB et la Ville, ce sont donc les écologistes qui vont peut-être tomber sur le râble du châtelain pour « mauvais traitement à végétaux ». Et ce pauvre Brocas qui va avoir encore un peu plus de travail pour défendre son indéfendable copain Delalonde !

 

 

Faut surtout pas se gêner avec la villa Sion!

Alors que rien n’a été voté par la municipalité, le propriétaire a déjà fait percer deux sorties à l’arrière du château Boulart, créant un accès sur la villa Sion qui semble illégal.

La barrière métallique interdit l’accès aux ouvertures faites illégalement.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont l’œil et méritent d’être salués. Grâce à eux, une édifiante visite s’est déroulée hier matin dans les jardins de la villa Sion. Malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité, interdisant d’accueillir au château Boulart du public faute d’un dégagement suffisant, les travaux d’aménagement se sont poursuivis tout l’hiver comme si son propriétaire, Pierre Delalonde, avait la certitude d’avoir gain de cause.

https://jeanyvesviollier.com/2019/07/31/villa-sion-et-si-on-jouait-franc-jeu/

Mieux encore, depuis quelques jours deux grandes ouvertures sont en train d’être construites sur l’arrière du château dans la partie donnant sur la villa Sion. Les piles en ciment sont érigées et le portail ne saurait tarder. Alors que ce terrain appartient à la Ville et qu’aucun droit de passage n’a été consenti semble-t-il, puisqu’une telle décision doit faire l’objet d’un débat en plein conseil municipal.

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour faire bonne mesure, une deuxième ouverture XXL est en cours.

Détail cocasse, au moment où je faisais ostensiblement des photos de ces travaux depuis le jardin de la villa Sion, un ouvrier ou chef de chantier m’a interpellé vivement en m’affirmant que « j’étais sur une propriété privée et que je n’avais rien à faire ici ». Après lui avoir présenté ma carte de presse et décliné mon identité, je lui ai rappelé que la villa Sion appartenait à la ville, donc aux Biarrots et que j’avais parfaitement le droit de m’y trouver et de photographier quelque chose qui me paraissait tout à fait anormal. Ce qui a tout de suite calmé le jeu.

Mais il est vrai que le sieur Delalonde semble avoir tellement l’habitude d’aller vite en besogne qu’il doit déjà estimer que la villa Sion lui revient de droit, lui qui avait osé écrire dans La Semaine du Pays basque qu’il fallait rendre au château Boulart sa splendeur d’antan (et donc lui faire cadeau des servitudes du château).

Mais que fait Destizon ?

La vraie question qui se pose est donc de savoir si un citoyen lambda qui se permettrait de telles incartades avec la loi, comme construire à l’arrière de sa propriété un portail ouvrant sur un domaine public, sans que la moindre négociation officielle ait eu lieu, s’en sortirait sans le moindre dommage. Une question que Bisque, Bisque, Basque ! souhaitait poser au nouvel et frétillant adjoint à l’Urbanisme, Patrick Destizon. Mais, c’est ballot, il devait avoir plage ou pottok ce jour-là et s’est bien gardé de répondre. Ce qui ne va pas l’empêcher de se conformer à sa tâche en sanctionnant lourdement le contrevenant Delalonde pour sa désinvolture avec les règles courantes de l’Urbanisme. Et l’obliger à remettre son terrain en l’état en attendant que le conseil municipal ne statue sur l’autorisation de passage qu’il réclame. Une délibération, où bien évidemment la seule question qui importera sera de défendre l’intérêt des Biarrots et non les prés carrés de quelques-uns.

Nathalie Motsch : « Une cacophonie organisée de main de maître »

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque !, l’ancienne adjointe à l’Urbanisme a immédiatement réagi par mail :

 » Quel dommage que le tout jeune adjoint à l’Urbanisme ne vous ait pas répondu. J’aurais lu avec un intérêt certain ses explications sur ce dossier qui ne manque ni de fantaisie ni de clientélisme !

Étonnante les péripéties de cette procédure rocambolesque : on vend tout, on ne vend plus, le parc est trop grand, trop petit, gardons-le, ne le gardons plus, exit les arbres, à nouveau les arbres… 

Une cacophonie orchestrée de main de maître puisqu’à la fin cette propriété, offerte à la Ville, finit hachée à la moulinette des intérêts d’une société privée.

 Assez banal ceci dit, on n’est plus à un dossier près.

La villa Sion ne devait pas être vendue, je l’ai toujours dit, je m’y suis toujours opposée : la Ville en a besoin pour ses associations et le parc avait un joli défi à relever pour le quartier Bibi : un parc d’agrément pour les petits et les grands : avec des jeux pour enfants, un parcours de santé et des tas de balançoires …

Mais l’équipe actuelle fait dans le bétonnage pas dans la poésie ni dans l’intérêt général d’ailleurs.

Détonante division parcellaire : l’équipe municipale vend la maison au droit de son emprise au sol : 209 m2 et pas un centimètre carré de plus…

A la question que j’ai posée en conseil municipal : mais où se garera la voiture ou les voitures du futur propriétaire ? La réponse fusa avec condescendance : sur le domaine public voyons, entendre dans le parc. Lorsque j’étais adjointe à l’Urbanisme, je me souviens de ces règles impératives et drastiques qui s’imposaient dans tout dossier : l’obligation de prévoir le stationnement. 

Il y a eu plus d’un projet qui n’a pu avoir lieu faute de stationnement. Les propriétaires n’étaient pas satisfaits de découvrir que leur grande propriété ne pouvait pas être divisée en appartements faute de justifier de places de stationnement.

Mais je répondais systématiquement ce sont les règles et les règles s’imposent à tous, bien consciente que l’argument était mal digéré.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que ces règles, de surcroit de bon sens, ne s’imposaient pas à la collectivité pourtant garante d’une juste et stricte exemplarité …

Le parking de circonstance des véhicules des futurs propriétaires sera donc sur le domaine public, dans un parc en l’occurrence, dont on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des arbres…

Chaque Biarrot disposant des mêmes droits, j’en déduis une courtoise invitation à bénéficier d’un parking à très bas coût pour ne pas dire gratuit, en centre-ville, dans l’élégant parc de la Villa Sion.

Pour le dire autrement : c’est free et c’est facile.

Enfin, la découverte accablante de travaux dans la clôture du Château Boulard une ouverture XXL pour désenclaver définitivement, par le parc de Sion, ce bijou d’architecture, sonne enfin l’heure de vérité.

Tout cela pour ça …

Quand il suffisait simplement de dire que la société privée avait besoin pour son activité commerciale de stationnement et d’un accès, et qu’il ne lui est pas apparu de bonne gestion d’acheter une propriété au prix exorbitant du foncier biarrot. 

Que dès lors, il était plus pertinent de diviser en deux cette superbe propriété, qu’il appartiendrait à l’exécutif municipal de vendre au mieux une bâtisse bourrée de servitudes publiques et sans parking, et de laisser en accès motorisé son immense parc, pour une somme modique voire dérisoire, les servitudes de passage faisant rarement recette. »

 

 

 

Villa Sion : Et si on jouait franc-jeu ?

La municipalité veut faire une fleur à Pierre Delalonde pour mieux négocier les terrains qui lui appartiennent à Iraty. Est-ce inavouable ?

Ruser, biaiser, renarder, finasser, leurrer, bluffer, broder, contourner, feindre, falsifier, enjoliver, louvoyer, mentir par omission, tergiverser, tournicoter, prétexter, simuler, dissimuler, insinuer, arranger, contrefaire, duper, embobiner, enjôler, inventer, tromper, truquer, égarer, sont tellement devenus le pain quotidien depuis 2014 du duo Veunac-Lafite qu’il ne leur vient même plus à l’idée de dire la vérité aux Biarrots. Nous en avons encore un magnifique exemple avec la villa Sion, celle qu’Édouard Chazouillères a si joliment qualifié lors du dernier conseil municipal de « villa brouillon ».

L’intérêt des Biarrots ? Une vaste blague !

Si l’on a déménagé en catastrophe les associations qui se trouvaient et en particulier le club de billard, ce n’est pas comme l’a affirmé en septembre 2018 « La Faillite, nous voilà ! » pour faire de « la gestion intelligente du patrimoine biarrot ». La villa Sion était parfaitement adaptée pour accueillir des associations et suffisamment en bon état pour abriter le logement de fonction du directeur de cabinet du maire. Il n’y avait donc strictement aucune raison de la vendre. Sauf qu’un grand ami de la mairie, Pierre Delalonde, se retrouvait dans la panade après l’acquisition du château Boulard qu’il avait prévu de rénover pour faire de l’événementiel, jusqu’à ce que la commission de sécurité estime qu’il était impossible d’accueillir du public, faute d’un dégagement suffisant. Et, c’est bien connu, si l’équipe dirigeante se fiche éperdument des Biarrots, elle vole toujours au secours des amis.

D’où cette vente précipitée à un prix défiant toute concurrence jusqu’à ce que le conseil municipal rue un peu dans les brancards. Dans ce cas précis, un soupçon de franchise n’aurait pas nui, même si, visiblement, le mot reste inconnu de l’équipe dirigeante. Dramatiquement en retard dans le domaine du logement social (on ne peut pas rénover le Palais et se soucier du logement des jeunes Biarrots…) la Ville lorgne depuis longtemps sur les terrains d’Iraty qui appartiennent à… Pierre Delalonde. Plutôt que se lancer dans une procédure longue et coûteuse d’expropriation, il est intelligent d’essayer de négocier avec l’homme d’affaires qui a la réputation d’être redoutable quand il s’agit de ses intérêts. Mais pourquoi ne pas le dire publiquement au lieu de raconter en plein conseil des bobards que ne goberaient pas des enfants de dix ans ?

Les Domaines particulièrement imprévisibles

Une belle bâtisse dans un quartier privilégié, vendue au final à 2750 euros le mètre carré.

Et l’on en revient à l’estimation initiale des Domaines de 980 000 euros, comprenant la maison, la possibilité d’un grand parking pour de nombreuses voitures et un jardin public, peu fréquenté et entraînant des servitudes de passage plutôt mineures.  Soit 2400 euros du mètre carré pour les deux étages habitables, sachant que le dernier étage est aménageable facilement. Une fois de plus, prenant les Biarrots pour des imbéciles à qui on peut faire gober n’importe quoi, Veunac et Lafite ont délibérément confondu le « prix plancher » des Domaines, en dessous duquel une Ville n’a pas le droit de vendre, avec le prix réel, sachant que le prix moyen à Biarritz, selon le fichier des notaires, est de 5310 euros le mètre carré. Compte-tenu de l’emplacement et du bâtiment et même s’il faut prévoir 1000 euros de rénovation au mètre carré, on peut estimer le manque à gagner pour la Ville entre 500 et 700 000 euros. Une décontraction qui s’explique par le fait que, bien avant le conseil municipal, Pïerre Delalonde s’était vanté un peu partout qu’il allait avoir cette villa à prix d’ami. Finalement, suivant l’avis d’experts juridiques, la mairie revisite sa copie et décide de vendre la maison sur son assiette au sol, c’est-à-dire sans le moindre mètre carré de verdure et sans parking, ce qui est un peu curieux quand on oblige les établissements du centre-ville à avoir des parkings correspondant à la surface acquise. Et là, alors que le bien est beaucoup moins intéressant que dans sa version initiale, les Domaines augmentent le prix de vente de 130 000 euros, estimant qu’on ne peut pas vendre cette maison en dessous de 1,1 millions d’euros. Ce qui passe l’ensemble à 2750 euros le mètre carré habitable. Comprenne qui pourra.

Un droit de passage spécial copinage

Si la Ville veut faire une bonne affaire, il n’y a qu’un choix possible. En rouge, le jardin public qui reste en l’état. En bleu la villa Sion avec son prolongement naturel. L’accès commun reste le même. L’ensemble vaut alors beaucoup plus cher. Et si Pierre Delalonde ne l’achète pas, il se retrouve avec un problème par rapports à ses projets concernant le château Boulard.

Que s’est-il donc passé pour expliquer ce changement de stratégie, sachant que Pierre Delalonde, comme s’il était sûr du résultat final, n’a cessé de faire des travaux dans son château tout cet hiver, ainsi que peuvent en témoigner tous les riverains ? Pour être aimable avec l’actuel propriétaire des terrains d’Iraty, la mairie a une fois de plus inventé une solution qui dessert les intérêts des Biarrots. En vendant la maison privée du jardin qui le prolonge, la Ville peut alors octroyer un droit de passage à Pierre Delalonde qui n’a même plus besoin d’acheter la villa Sion. À la mairie, on murmure qu’on lui demanderait une redevance annuelle de 2 000 euros, ce qui est vraiment cadeau. Hervé Boissier et Nathalie Motsch se sont étonnés à juste titre de ce curieux découpage qui ne prévoit pas d’emplacement de parking pour les futurs acquéreurs de la villa Sion.

Mais dialoguer, débattre, se concerter, être soucieux de l’intérêt général, prévoir, étudier, réfléchir, conférer, discuter, anticiper, conjecturer, imaginer, escompter, cogiter, approfondir, méditer sont visiblement des vertus démocratiques totalement étrangères au duo Veunac-Lafite qui ne jure décidément que par les copains.  

Les élucubrations de Delalonde

Dans la Semaine du Pays basque du 17 mai, le propriétaire du château Boulard explique que la villa Sion lui revient de droit. Bisque, Bisque, Basque ! se fait un plaisir de lui répondre.

Quand on n’a pas de terrain, il suffit d’avoir des amis. C’est sans doute ce que s’est dit l’acquéreur du château Boulard.

Documents à l’appui, le grand ami du maire Pierre Delalonde qui, malgré ses promesses s’est bien gardé de répondre à Bisque, Bisque, Basque ! quand ce blog a évoqué les curieuses conditions de vente de la villa Sion, demande une tribune libre à La Semaine du Pays basque (17/5) pour donner son point de vue. Et là il évoque sans rire « l’ensemble architectural » construit en 1881, la villa et le parc cédés à la Ville pour un euro, avant de sortir l’arme suprême : ce grand philanthrope trouverait normal qu’on lui revende à ce prix-là, car il souhaite « présenter ce patrimoine biarrot à l’occasion du G7 ». Ému par tant de générosité mal comprise, Bisque, Bisque, Basque ! s’est donc fendu d’un courrier de soutien inconditionnel à l’homme d’affaires publié dans le numéro de La Semaine du 24 mai. Vous le trouverez ci-dessous.  

Les charmes de l’ancien Régime

Pierre Delalonde est totalement convaincant : la Ville doit s’empresser de donner au propriétaire du château Boulard la villa Sion et le parc pour un euro, afin qu’il puisse présenter cette merveille architecturale aux invités du G7.

Chaque vendredi matin, et c’est une raison pour laquelle je l’achète, La Semaine me fait penser à cette vieille publicité pour un grand magasin parisien : « On trouve tout à La Samaritaine ». Merci donc à Pierre Delalonde, ou plutôt à son porte-plume Alan Abeberry, pour les horizons insoupçonnés qu’ils m’ont ouverts grâce à leur tribune libre « Histoire de château » où ils s’expliquent sur le château Boulard, leur appartenant, et sur la villa Sion appartenant à la mairie.

Grâce à eux, en effet, ma vie va changer du tout au tout : je vis dans une ancienne maison basque, en compagnie de quatre autres copropriétaires. Mais je possède tous les documents prouvant qu’au moment de la construction du bâtiment, en 1929, un seul propriétaire occupait l’ensemble. Un tour au cadastre m’a aussi appris que cette maison à cette époque était cernée par 8 hectares de terres agricoles.

Suivant le raisonnement du « spécialiste de l’immobilier » Pierre Delalonde, je vais donc demander l’expulsion immédiate des quatre autres copropriétaires et aux services de la Ville de raser les maisons environnantes qui me gâchent le paysage.

Michel Veunac cherche à vendre la villa Sion 980 000 fois le prix que propose Pierre Delalonde : 1 euro.

La démonstration est limpide : en 1881, la villa Sion qui faisait face au Château Boulard servait de salle d’étude et de gymnase aux enfants des propriétaires. En 1975, la société « Château d’Arcadie » a cédé pour un franc symbolique la villa Sion et le parc à la Ville, avant de vendre en 2015 le château Boulard au sémillant Delalonde. Avec tellement peu de terrain autour que les services de sécurité ont retoqué le projet du promoteur d’accueillir du public en son château.

Il faut donc redonner à cet ensemble sa splendeur architecturale passée en rendant à Delalonde ce qui appartient à la Ville.

Des esprits chagrins, lors d’un mémorable conseil municipal, s’étaient plaints de la mise à prix très faible de la villa Sion à 980 000 euros. Les faits démontrent que le maire, Michel Veunac, défend ses administrés, puisqu’il a osé proposer la villa Sion et le parc pour 980 000 fois le prix estimé par le défenseur du patrimoine Delalonde qui se dit prêt à racheter le tout pour un euro. Étonnez-vous après que l’affaire ait capoté ! Et encore ce grand timide de Delalonde n’a pas osé demander pour l’instant la destruction aux explosifs des cinq où six maisons bâties à l’emplacement de l’ancienne cour du château.

L’argument avancé tient la route et va faire taire les plus sceptiques : la société du promoteur « désire présenter ce patrimoine biarrot à l’occasion du G7 ».  Et le garder ensuite !

Nous invitons donc tous les Biarrots nostalgiques de l’Ancien Régime et fort désireux de faire plaisir au « monarque Macron » et à ses pairs de se plonger dans leur grimoire et d’exiger de la Ville que leur bien soit remis en l’état tel qu’en 1881…

… Après tout, pourquoi Delalonde serait-il le seul à faire des efforts en acceptant la lourde charge de gérer le jardin public et la villa Sion tout en déboursant un euro ?

Lire aussi :

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/les-proches-avant-les-biarrots/

https://jeanyvesviollier.com/2018/10/03/retour-sur-un-sympathique-arrangement-entre-amis/

https://jeanyvesviollier.com/2019/04/16/veunac-ne-fait-meme-plus-semblant/

Retour sur un sympathique arrangement entre amis

Maintenant que le pot aux roses a été découvert autour de la villa Sion, c’est la panique à la mairie qui n’avait pas besoin de ce nouveau scandale à quinze jours du vote sur le Palais.

À 400 mètres de la villa Sion (notre photo), une maison de 120 mètres carrés, sans jardin s’est vendue 1 200 000 euros.

Cette riveraine s’amuse : « D’habitude, on ne voit jamais personne emprunter ce passage qui mène à la villa Sion, mais en ce moment, c’est le défilé permanent ». Une bonne partie de Biarritz a voulu constater de ses yeux ce qu’on pouvait acheter pour 980 000 euros quand on est un ami du maire. Effectivement, la délibération présentée par Guy Lafite, vendredi dernier en plein conseil municipal, suscite sarcasmes et indignation.  Une fois de plus les Biarrots ont l’impression de se faire plumer par des élus sans scrupules. Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter les coulisses de ce petit arrangement entre amis, où, Veunac et Lafite, qui n’ont décidément pas retenu les leçons de Bigueyrie,  se montrent peu regardants avec le patrimoine des Biarrots.

Personne ne veut présenter la délibération

Un très bon papier dans Sud Ouest du 1er octobre.

La cession de foncier fait partie des attributions de Guy Lafite, mais, allez savoir pourquoi, notre brillant énarque n’est pas chaud vendredi soir pour présenter les délibérations concernant la villa Sion et la villa Fal. Notre permanent donneur de leçons tente bien de convaincre l’adjointe à l’Urbanisme, Nathalie Motsch de se dévouer. Mais cette dernière, qui s’est déjà faite avoir une fois dans l’affaire des écuries de Bigueyrie, refuse de couvrir la pantalonnade qui se prépare. C’est donc Lafite en personne qui est obligé de monter au créneau et de faire semblant de présenter comme de « la gestion intelligente » un petit arrangement imaginé par Veunac.

D’où ces commentaires ahurissants en plein conseil pour déprécier le bien, cette façon d’insister sur l’estimation des Domaines, alors que notre grand argentier sait pertinemment que l’estimation ne représente qu’un prix plancher et qu’on peut vendre bien au-dessus, et cette volonté d’anticiper une polémique à venir en parlant des « spécialistes de l’estimation immobilière ». Pas besoin d’être un grand spécialiste de l’immobilier à Biarritz pour s’étonner qu’un tel bien soit vendu à 2400 euros le mètre carré !

Les Biarrots ne remercieront donc jamais assez les élus qui se sont opposés à cette mascarade et permis d’éviter un nouveau Bigueyrie.

Delalonde aux abonnés absents

Le château Boulart, ici vu de l’arrière, n’a pas de terrain permettant une évacuation rapide des visiteurs. Le terrain que l’on aperçoit sur la photo appartient à la villa Sion.

Pierre Delalonde, le propriétaire du château Boulart qui convoitait cette villa Sion qui lui simplifierait bien ses affaires, l’avait joué fort courtois avec Bisque, Bisque, basque ! Trop occupé selon ses dires à garder ses enfants dimanche dernier, il promet d’envoyer dès lundi quand il sera au bureau « des éléments qui raviront ma curiosité ».

Pas de chance, l’important propriétaire immobilier a dû perdre son portable lundi, car, malgré de nombreuses sollicitations, il ne se souvient visiblement plus de l’adresse de ce blog. À moins que le papier publié « Les proches avant les Biarrots », puis celui de Sud Ouest « Le spectre de Bigueyrie continue de planer » ne l’aient incité à une totale discrétion.

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/les-proches-avant-les-biarrots/

 Les ennuis du château Boulart avec la commission de sécurité

Lorsqu’il achète pour un peu plus de 3 millions le château Boulart, en octobre 2015, Pierre Delalonde, par ailleurs propriétaire de nombreux terrains à Iraty, a une idée bien précise en tête : réhabiliter cette merveille architecturale pour en faire un hôtel haut de gamme ou un bâtiment spécialisé dans l’événementiel.

Le droit de passage, évoqué par Guy Lafite est minime, puisqu’il conduit à un jardin public situé sur la gauche. En revanche le jardin de la villa Sion solutionnerait totalement les problèmes de sécurité du propriétaire du Château Boulart.

Malheureusement la commission de sécurité des bâtiments classés ne va pas l’entendre de cette oreille et rendre un verdict catastrophique pour l’acquéreur. Le château, beaucoup trop enclavé, n’est pas conçu pour accueillir du public faute d’espace suffisant pour évacuer les lieux et il n’y a pas la moindre solution pour le stationnement des voitures.

Pour le propriétaire du château, c’est la tuile ou plutôt l’ardoise qui s’allonge démesurément! Et c’est d’autant plus rageant qu’une solution est possible : sur l’arrière du château, existe une villa appartenant à la Ville, la villa Sion, dotée d’une entrée par la rue d’Espagne et d’un parc. Voilà qui simplifierait grandement le projet d’ouverture au public du château Boulart.

Plusieurs élus, sous couvert d’anonymat, racontent la même histoire. Pierre Delalonde s’ouvre de ses déconvenues à Michel Veunac. Or, Pierre Delalonde n’est pas n’importe qui pour la mairie. Il détient à Iraty des terrains qui pourraient constituer une solution pour créer du logement social puisque Biarritz est très en retard sur ses obligations légales. Michel Veunac, toujours selon les affirmations de plusieurs élus, se serait alors engagé à l’aider et à lui permettre d’avoir la villa Sion à bon prix. D’où cette délibération surréaliste du 28 septembre où Guy Lafite a travesti la vérité avec une constance qui mériterait presque l’admiration de tous s’il ne s’agissait de l’argent des Biarrots.

Tellement délabré que le directeur de cabinet y habite !

Ainsi le Premier adjoint va lourdement insister sur l’état de la bâtisse. En oubliant juste un détail : l’actuel directeur de cabinet de Michel Veunac, Guillaume Snollaerts, y a son logement de fonction et ne s’est jamais plaint de vivre dans un taudis. Il est évident que ce type de villa avec de nombreuses pièces et des salles avec une belle hauteur de plafond, villa qui plus est jadis donnée à la Ville, est tout à fait utile et susceptible, en étant entretenue, d’abriter nombre d’activités. Au lieu de cela, pour faire plaisir à un ami, on vire les associations en les recasant comme on peut, et on brade en espérant que personne ne se mêlera de cette curieuse transaction destinée à refiler dans la discrétion à Pierre Delalonde ce bien, sans que des mal avisés ne se mêlent de surenchérir.

Selon nos informations, plusieurs spécialistes de l’immobilier estiment que la villa Sion vaut « au bas mot 2 millions » et des demandes de visite d’investisseurs intéressés sont déjà parvenues à la mairie.

Les amis, elle est encore ratée votre petite magouille !

 

Mardi prochain dans Bisque Bisque Basque !

Peut-on faire confiance sur L’Hôtel du Palais au duo Veunac-Lafite après ce qu’ils ont montré, que ce soit lors de l’affaire des écuries de Bigueyrie ou de la villa Sion ? Bien sûr que non, puisqu’ils sacrifient allègrement les intérêts des Biarrots au profit de leurs stratégies personnelles ! Titre probable de l’article :

EMPÊCHEZ-LES DE NUIRE !

Quelques vérités bonnes à dire sur le Palais et le G7