Sueur sur la ville

LES PASSES CROISÉES DE MANZANA ET PATXARAN (1)

Salut Manzana,

Depuis que Gaiztoa, notre méchant qui voulait criminaliser la Côte basque a disparu de la circulation *, on a peu l’occasion de se croiser et tu te doutes bien que je ne tiens pas à être vu à Biarritz en dehors des heures de service (À Bayonne, on dit que notre prime de risque dans la police est liée au fait de devoir traverser de temps en temps votre ville !). Mais comme tu aimes le rugby, j’ai pensé que ce serait sympa de s’envoyer un petit mot pendant la saison, histoire d’échanger quelques moqueries et autres raffuts bien sentis.

Avec la victoire de l’Aviron sur Béziers (27-23), ce sont les habitants du petit-Bayonne qui sont soulagés. Tu connais Berbizier, le nouvel entraîneur. Il s’était empressé de dire dans Sud Ouest qu’il avait changé. Tu parles ! Après la victoire en match amical contre le Racing, voulant se montrer grand seigneur, il avait annoncé aux joueurs qu’il leur autoriserait UNE bière s’ils gagnaient tous leurs matches jusqu’à Noël… La gueule des joueurs du cru ! Et pourquoi pas un radis en guise de repas ?

Tu as sans doute suivi le pitoyable déplacement à Perpignan où on a pris 66 grains. Le Berbizier, il hurlait tellement dans le vestiaire que les Catalans qui n’étaient pas au match se sont réveillés en sursaut, croyant avoir au-dessus de leur tête la patrouille de France franchissant le mur du son. Et au retour, il était tellement en colère que l’Aviron a dû l’expédier d’urgence le lendemain matin chez un stomatologue pour lui desserrer les mâchoires.

Évidemment, sa vengeance a été terrible. Toute la semaine, les malheureux habitants du Petit-Bayonne ont été réveillés à quatre heures du matin par le bruit des crampons métalliques des joueurs martelant le pavé à l’occasion de footings endiablés. Envisager de transformer Iguinitz en lévrier, il faut s’appeler Berbizier pour cela !

C’est donc pas très rassuré que je me suis rendu à Jean-Dauger, hier soir, en compagnie de mon épouse. Pantxika adore les hommes plus larges que hauts et presque aussi beaux que moi. Mais je suis toujours un peu inquiet quand elle est là, car elle se met dans un tel état lorsque l’Aviron l’emporte que je crains toujours qu’elle ne me fasse un orgasme en pleine tribune.

Aucune inquiétude à ce sujet, hier au soir, car mon épouse, comme toute la tribune Afflelou était à peu près aussi joyeuse qu’une nonne de Domezain un jour de carême. 13 à 3 pour Béziers à la mi-temps et une défense tellement calamiteuse que ma grand-mère, si elle avait joué au centre, aurait fait mieux. Pottoka avait beau s’escrimer pour que le public applaudisse, le cauchemar de la saison dernière était encore présent dans tous les esprits. Heureusement, face à une équipe sans grand génie, la câlinothérapie vocale façon Berbize pratiquée dans les vestiaires allait porter ses fruits et deux essais de Van Lill et Oulai, plus quelques claques distribuées aux Biterrois en fin de partie, histoire de leur apprendre à vivre, allaient permettre aux Bayonnais de l’emporter de quatre points.

À un poil de pottok près, on rentrait encore une fois à la maison la queue basse !

Et comme nous avons quelques aventures en commun derrière nous*, l’ami Manzana, je vais t’avouer un secret. Je t’ai déjà raconté que mon arrière-grand-père écoutait Radio Londres pendant la guerre dans le saloir à jambons. Jeudi soir, en tirant les rideaux pour ne pas être vus et surtout en coupant le son pour ne pas être entendu des voisins, j’ai regardé à la télé Carcassonne-Biarritz où vous avez perdu 16 à 3. Je ne voudrais pas être moqueur, mais votre président, Nicolas Brusque, je crois bien que vous devriez vous cotiser pour lui offrir des cours de communication. Sous prétexte que Biarritz a battu 24-15 Mont-de-Marsan lors de la première journée, le voilà en train de pérorer dans Sud Ouest (18/8) en annonçant que son club a l’étoffe pour remonter en Top 14. Et le pauvre de s’embarquer dans une explication confuse pour justifier l’éviction de Darricarrère, l’ancien entraîneur, et le choix de Gonzalo Quesada qu’il a fallu courtiser pendant des mois. Fallait voir sa tête pendant la deuxième mi-temps à Carcassonne, où le BO, malgré le vent, n’a pas réussi à marquer un point à une équipe étrillée par Massy… On aurait dit Arletty : « Top 14 ? Top 14 ? Est-ce que j’ai une gueule de Top 14 ? »

Mais on va en savoir un peu plus la semaine prochaine puisque ça va être votre tour de vous payer les Biterrois, tandis qu’on se prépare à un dimanche chagrin avec le déplacement à Colomiers.

J’espère que tu me raconteras.

Patxaran

 

* Lire « Les aventures de Manzana et Patxaran », tomes 1, 2 et 3, éditions Atlantica, de Pierre George et Jean-Yves Viollier

Manzana et Patxaran sans le GIGN

page 45 Opération jambonReprenant la grande tradition des étapes pyrénéennes, Manzana et Patxaran n’hésitent pas à dévaler à vélo le col d’Ispéguy, à la poursuite de l’infâme Gaiztoa et de l’escroc à la petite semaine Hubert Vindemess. Mais contrairement aux coureurs du Tour de France, ils n’auront pas besoin au cours de cette « Opération jambon » du secours du GIGN et vont très bien se débrouiller seuls. Il est vrai aussi, que lorsqu’on compte au nombre de ses amis Géronimo, Pottoka et l’ancien rugbyman Soso Puleoto, on n’a vraiment pas grand-chose à craindre !

Et dès samedi prochain, les deux policiers entament leur tournée basque et se feront un plaisir de vous offrir un dessin personnalisé et une dédicace de ce tome 3 de leurs aventures.

 

Les prochaines signatures :Scan amis Patxaran

 Samedi 28 mai, librairie Darrigade à Biarritz de 10h30 à 12h30

 Samedi 4 juin, centre Leclerc Anglet de 14h à 17 h.

 Samedi 11 juin, librairie Louis XIV à Saint-Jean-de-luz de 11h à 13h

 Dimanche 12 juin, maison de la presse à Ascain, de 10h à 12 h.

 

Encore eux !

Couv_Manzana3 (2)« Opération jambon« , tel est le nom de code de cette nouvelle aventure. L’infâme Gaiztoa, après avoir raté son trafic de drogue à grande échelle, après avoir échoué à bétonner la Côte basque, va tout faire pour gagner un maximum d’argent en écoulant un jambon chimique et grossièrement imité. Ceux qui le goûtent tombent malades et ils sont suffisamment nombreux pour qu’un début de panique ébranle le Pays basque français.

Voilà donc nos deux policiers Patxaran et Manzana à nouveau mobilisés, prêts à tout pour défendre ce joyau de la gastronomie basque. Au cours de cette enquête, qui les conduira à Biarritz, Bayonne, Anglet, mais aussi aux Aldudes, à Baigorri et à Pasaia, ils pourront compter sur l’aide décisive de Géronimo, de Pottoka, et aussi de l’ancien pilier du BO Soso Puleoto.

Ce troisième tome des aventures de Manzana et Patxaran sera en vente dès la semaine prochaine… Et les dessins sont toujours de Pierre George.

 

p023

Comme c’est curieux, Pasaia, avec ses drapeaux basques à toutes les fenêtres, semble beaucoup plus plaire à Patxaran qu’à Manzana…

p056

Non, vous ne rêvez pas : Patxaran a accepté d’enfiler le maillot rouge et blanc des anciens du BO pour jouer aux côtés de Soso Puleoto.

MAM et les seconds couteaux…

Ma Toute douce,

MAM cible

(Dessin de Pierre George)

Depuis que notre Chère Michèle Alliot-Marie est de nouveau candidate aux législatives dans la sixième, en 2017, les spéculations vont bon train sur ceux qui pourraient se présenter face à elle. Mais avant de vous en dire plus sur les deux gamins qui désirent lui faire la peau, il me faut répondre à votre interrogation figurant dans votre dernière missive. Vous m’écriviez : « J’ai rencontré MAM à Paris, Chère Marie, et elle ne semble pas avoir encore pris sa décision de se présenter aux législatives comme vous le prétendez ! »

Comme vous avez mis le doute dans mon esprit, j’ai demandé à mon chauffeur de me conduire par une belle journée ensoleillée de la semaine passée, chez mon vieil ami ZZ, qui habite bien au-delà de la Croix Blanche de Senpere, et qui sait bien des choses sur le monde politique local.

Arrivée à la porte de sa bergerie, notre Zuhur Zaharra m’a dit :

– Content de vous voir, je suis ! Ah bai, je sais pourquoi vous montez jusqu’ici nire txikia.  Vous racontez, je vais…

Et mon vieux Basque, esprit brillant, m’a expliqué que ce que vous a dit MAM est en fait dans sa stratégie :

– Té, la vieille est une maline. Un pottok, comme elle, j’avais dans le temps ! Tu croyais le tenir, et hop, le voilà par un buisson qui le camp, me foutait ! La Michèle, à son entourage, a dit depuis des semaines qu’il fallait se tenir prêt pour la bataille. Et les voilà tous qui en ordre, se sont mis. Et là, l’amatxi de la sixième, te leur dit de sa voix autoritaire qu’elle a : « Mais enfin mes amis ! Mais enfin ! Qu’est-ce que c’est que cette histoire de ma candidature que vous osâtes répandre ! Mais je n’ai jamais rien dit de semblable, me semble t-il. Où êtes vous donc allé chercher ces fadaises ? » Et devant leurs figures étonnées, l’amatxi  a aussitôt lâché : « Eh bien voilà ! C’est malin, maintenant je vais me trouver dans l’obligation de tenir VOS engagements et de me présenter. Ah croyez-vous que c’est malin ! Vous rendez-vous compte dans quelle situation vous me mites ?« 

Voilà l’explication de notre cher vieux Basque, qui s’y connaît bien en matière de coup de chamelle, comme c’est normal dans le Zaharra ! Excusez-ma petite plaisanterie…

Et comme nous parlions de MAM, il est allé plus en avant dans son raisonnement :

– Maintenant, se méfier, la Michèle elle doit ! Mais avantage elle a ! Car avec la loi nouvelle, sur le non cumul des ardi gasna de la République, les grands maires de la Côte n’iront pas contre elle. Ni le Kotte, ni le Peyuco, ni le Mixel. Vous verrez, Dame Marquise, qu’elle aura en face d’elle que des seconds couteaux. Gagner elle pourra ! Mais… Mais…

– Oui cher Zuhur Zaharra ?

– Attention, elle devra faire ! Car pour gagner chez nous, un bon suppléant, avoir elle devra ! Qu’elle ne nous sorte pas encore un politique ! Ici, on aime qu’à côté du gros, un petit, il y ait, té ! Un bon gars de l’intérieur, connu, reconnu, qui a réussi dans la société. Un de chez nous ! De l’intérieur de la sixième, il lui faudra trouver ! Moi, je vous le dis !« 

Ah, et quand le petit-fils de Zuhur Zaharra, Patxi, qui avait assisté à notre entretien, a eu la gentillesse de me raccompagner jusqu’à mon automobile, il m’a résumé en un langage de jeune le fond du problème, avec un sens politique bien proche de celui de son aitaxi :

– L’aitaxi a raison, vous savez Marquise. La mère Alliot-Marie, il faut qu’à 70 berges, elle nous propose un duo un peu plus sexe, quoi ! Il faut tenir compte de la nouvelle mentalité des électeurs, aujourd’hui ! Il faut que cette candidature soit fun ! Comme dirait l’aitaxi « Ecrire une belle fin d’histoire pour sa carrière« .

Voilà donc, ce que je peux vous dire au sujet de vos inquiétudes. Non seulement MAM ira aux législatives, puisqu’elle veut être la première femme dans l’histoire à présider l’Assemblée Nationale, mais elle a aussi grand intérêt à se débusquer le candidat rare qui aura une autre figure que le petit Lu d’Arnaga qu’elle avait choisi en 2012…

À propos du Vincent-un-bru-de-sa-personne, on ne sait s’il va se décider à partir contre MAM avec ses petits muscles de centriste, mais il y aura bien du monde à l’UDI pour se porter candidat et le paon de Cambo va devoir se battre, comme dans Radin-des-Bois qu’il aime tant. Mais il me faut surtout vous parler du couple qui a le vent en poupe ces temps-ci et qui est déjà dans les starting-blocks… Un couple de quadra constitué d’un homme et d’une femme. Et ce n’est pas un pléonasme, car aujourd’hui  les couples, vous le savez, – même si ça traumatise nos amis de Béguios qui jouent de la harpe à Monseigneur – cela peut très bien être deux personnes du même sexe ! Alors du côté de la sixième circonscription à l’UDI, voilà qu’un Luzien, Stéphane Alvarez, président de la Croix Rouge, conseiller municipal de notre bon Peyuco, assureur de son métier, partirait avec une biarrote, Camille Darrasse, notre fameuse hôtesse de l’air, fille de l’adjointe du Parrain de la Côte, Nicole Darrasse.

De quoi provoquer ces commentaires d’Henri Levrero, le Tonton-Flingueur de MAM :

– Manquait plus que ça ! L’assureur peut se prendre une assurance sur la vie avec moi et une bonne ! Avec sa tronche de premier de la classe, je vais te le renvoyer au fond des bancs près du poêle, se réchauffer les fesses. Quand à l’hôtesse de l’air, l’assureur va pouvoir lui chanter du Dutronc,  avant que je lui scotche les lèvres avec du chatterton rouge : « Fini le pilotage, Mais vive le pelotage. » et la gamine lui répondra : « Fini le décollage, mais vive le collage. »

Il faut dire que le bel Alavarez, surnommé par ses collègues au conseil municipal Brett Sinclair, a quelques chances de faire un joli tour de piste, comme me le confiait ce maire d’un village de la Côte : « Il est sympa, gentil et tendre. C’est un mec bien qui fait un gros boulot avec la Croix-Rouge. Et ça se sait, y compris dans les villages de l’intérieur. Lui, aurait fait bon suppléant pour MAM, car on sait qui c’est… Mieux que le Bru qui fut une erreur autant politique que poétique ! Il sait y faire avec les vieilles, un peu comme Bru, mais en beaucoup moins ringard, tasse de thé et petit doigt en l’air en moins !« 

Certes le Brett Sinclair luzien est un peu passé dans tous les partis politiques de droite et du centre, et court après un poste, mais après tout est-ce un drame ? Et au moins, il sait ce qu’est la misère des pauvres gens lui, contrairement à Ostia qui préfère le coup que la Croix. Rouge, s’entend… Ostia de ostia ! :

– Maman, t’as donné mes vieilles cravates aux pauvres ?

– Eh non, Papa, ils en veulent pas !

– Mais on peut essayer de leur refiler le vieil imper à la Chips qu’il avait oublié chez nous et avec lequel tu avais couvert la Noiraude cet hiver… je vais le passer à laver dans la Vedette et il fera tout propre. Et avec le tissu, ils pourront habiller aux moins douze sans-dents !

Quant à la Camille, on l’a dit très dynamique, volontaire et engagée très tôt dans le militantisme politique chez les centristes… de quoi rajeunir les cadres et ringardiser le Pascal Sevran des mamies de Cambo qui devra, s’il se présente, abandonner ses vestes de chez Thiery & Sipetit pour s’offrir des pantalons de chez G-Star, et de courir chaque matin et chaque soir dans les allées d’Arnaga pour, comme le dit le petit neveu de mon jardinier, « se mouler un peu le cul » !

Je vous laisse, Ma toute Douce, et à la semaine prochaine. Comptez sur moi.

Marie, votre Marie, Marquise de Vérité

Visiblement la liberté réussit à La Marquise de Vérité, qui n’a jamais été aussi percutante que depuis son départ de La Semaine. Comme dirait De Gaulle, c’est désormais « La Marquise outragée, La Marquise brisée, La Marquise martyrisée, mais La Marquise libérée ». Manifestez votre esprit citoyen, luttez contre les censeurs à l’eau bénite et les esprits chagrins qui ont délogé la Marquise de Vérité de La Semaine du Pays basque, en écrivant à herculepoirot@hotmail.fr. Comme plusieurs milliers d’entre vous, vous recevrez ainsi chaque semaine, par mail, les lettres de la Marquise.

Les revoilà !

C'est de la bombe couvertureLe ministère de l’Intérieur est formel : malgré l’antipathie qu’ils éprouvent l’un pour l’autre, Patxaran, le rugueux inspecteur de police bayonnais et Manzana, le Biarrot réservé, doivent à nouveau faire enquête commune, car les belles villas, à Bayonne comme à Biarritz, commencent à sauter à la vitesse à laquelle un festayre confirmé engloutit les verres de vin. Et comme d’habitude avec nos deux lascars, ça déménage ! Des recoins cachés de la Rhune au château d’Ilbarritz, de Saint-Jean-de-Luz aux arènes de Bayonne, les policiers vont traquer les petits malins qui aimeraient tellement bétonner le Pays basque…

En vente dans toutes les librairies à partir du mardi 25 novembre 2014.- 52 pages, 15 €

Et comme dans le premier tome des « Aventures de Manzana et Patxaran« , Pierre George s’est régalé à dessiner Bayonne, Biarritz et le Pays basque!

C'est de la bombe BiarritzC'est de la bombe Bayonne