Encore eux !

Couv_Manzana3 (2)« Opération jambon« , tel est le nom de code de cette nouvelle aventure. L’infâme Gaiztoa, après avoir raté son trafic de drogue à grande échelle, après avoir échoué à bétonner la Côte basque, va tout faire pour gagner un maximum d’argent en écoulant un jambon chimique et grossièrement imité. Ceux qui le goûtent tombent malades et ils sont suffisamment nombreux pour qu’un début de panique ébranle le Pays basque français.

Voilà donc nos deux policiers Patxaran et Manzana à nouveau mobilisés, prêts à tout pour défendre ce joyau de la gastronomie basque. Au cours de cette enquête, qui les conduira à Biarritz, Bayonne, Anglet, mais aussi aux Aldudes, à Baigorri et à Pasaia, ils pourront compter sur l’aide décisive de Géronimo, de Pottoka, et aussi de l’ancien pilier du BO Soso Puleoto.

Ce troisième tome des aventures de Manzana et Patxaran sera en vente dès la semaine prochaine… Et les dessins sont toujours de Pierre George.

 

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Comme c’est curieux, Pasaia, avec ses drapeaux basques à toutes les fenêtres, semble beaucoup plus plaire à Patxaran qu’à Manzana…

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Non, vous ne rêvez pas : Patxaran a accepté d’enfiler le maillot rouge et blanc des anciens du BO pour jouer aux côtés de Soso Puleoto.

Géronimo bat tous les records

Géronimo retouché

Géronimo, vu par le dessinateur de presse, natif d’Arcangues, Dominique Mutio.

Vous êtes plus de trente-mille, depuis vendredi soir, à avoir lu l’article racontant comment, lors du match BO-Lyon, l’ancienne mascotte du BO a passé la soirée au stade surveillé par deux agents de la sécurité.

Samedi soir, le record toutes catégories, depuis que ce blog existe, a été battu avec 17 006 lectures de l’article « Ce Bo n’a ni cœur, ni mémoire, ni imagination« . Et contrairement aux chiffres de ventes annoncés dans la presse écrite, parfois très approximatifs, un ordinateur a le mérite d’être imperturbable dans son décompte.

Et surtout, ce qui a fait chaud au cœur de tous les nostalgiques de l’indien, entre les SMS, les réactions sur twitter, les commentaires sur ce blog ou les appels directs à l’intéressé, on dénombre plus de sept cents manifestations de sympathie.

Géronimo BO LYon 005Toutes ces réactions montrent à quel point tous ceux qui aiment le rugby et qui aiment Biarritz sont scandalisés par la mauvaise manière faite à un des personnages les plus emblématiques de Biarritz.

On murmure, que lors du prochain derby opposant l’Aviron à Biarritz, Géronimo recevra de la part de Pottoka et du public bayonnais l’hommage que sa Ville aurait dû lui rendre. Et sans policiers à ses trousses, cette fois!

Décidément, que ce soit au classement ou à la chaleur humaine, Bayonne devance nettement Biarritz ces temps-ci.

C’est vraiment la con…fusion!

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Gérottoka ou Pottonimo, le nom de la future mascotte?

En définitive, c’est toujours la même histoire. Un jour, un homme se retrouve élu, nommé président d’entreprise ou dirigeant de club, et il se gonfle tellement de son importance, il devient si vite convaincu de sa supériorité sur tous ses semblables, qu’il se persuade qu’il doit agir en secret au lieu d’exposer ses difficultés à ceux qui l’ont fait roi.

C’est l’histoire de Max Brisson qui se retrouve par le jeu des alliances politiques en train de dealer avec Michel Veunac tout en faisant croire qu’il reste opposant, une posture qui ne trompe personne. C’est l’histoire de Manu Mérin et Serge Blanco qui se sont retrouvés « par hasard » à Paris avec Serge Kampf et qui ont démenti véhémentement tout projet de fusion entre leurs clubs, avant de confirmer piteusement.

Et il n’y a guère besoin d’être un assidu des pages jaunes de Midi Olympique pour comprendre ce qui se passe actuellement entre l’Aviron et le BO. Comme le raconte le rugbynistère.fr (http://www.lerugbynistere.fr/news/top-14-pro-d2-l-ancien-president-bayonne-philippe-neys-devoile-dessous-fusion-annoncee-1305151216.php), les deux clubs sont financièrement aux abois: « Ce qui pousserait tout ce beau monde à agir, ce sont bien des comptes dans le rouge et la perspective d’une sanction de la part la DNACG. Afflelou parti, et avec lui sa lettre de garantie qui lui permettait d’échapper à d’éventuelles sanctions, Bayonne serre les fesses. Selon l’ancien Président de l’Aviron Philippe Neys, Manuel Mérin se serait donc tourné vers le mécène de Biarritz Serge Kampf après avoir tout fait pour « sauver sa tête à la présidence » en rachetant les actions d’Alain Afflelou et de Philippe Ruggieri, ancien président du directoire de l’Aviron Bayonnais. Sauf que le mécène ne semble plus décidé à éponger les dettes de son club, plus mal embarqué que son voisin. « Je pense que c’est encore plus grave pour le BO car l’avenir était plus près de la Fédérale que de la Pro D2. » Quand on sait que l’Aviron présente « un déficit de 2,2 millions d’euros au terme de la saison 2013-2014 », on comprend que les deux clubs souhaitent unir leur force après avoir repoussé la fusion pendant des années.« 

Le non respect des joueurs

Dans un rugby qui  nécessite des investissements de plus en plus importants, il n’est pas surprenant, pour des « petites » villes comme Bayonne ou Biarritz, de se retrouver en déficit ou d’envisager de se rapprocher. En revanche, ce qui est imbécile, c’est de ne rien dire, de manœuvrer en douce, en pensant que les salariés et joueurs du club, comme les cocus de la chanson, seront les derniers à comprendre. Visiblement, Blanco et Mérin étaient persuadés que leur petit complot n’allait pas être éventé avant le dernier match de l’Aviron face à la Rochelle. Résultat, les joueurs bayonnais partent pour un match décisif face à l’Union Bègles-Bordeaux dans les pires conditions possibles et ceux du BO ont bien raison de faire grève en refusant de se soumettre à des tests physiques de fin de saison, au vu du peu de considération que leur manifeste leur employeur. Et comme c’est bizarre, Serge Blanco, fidèle à une tactique qu’il avait déjà utilisée l’an passé au moment de la mise en cause de Géronimo, est aux abonnés absents et ne répond plus aux appels téléphoniques.

Le mépris des spectateurs

Les supporters, eux aussi, ont toutes les raisons d’être mécontents. On se souvient de leur existence, lorsqu’il faut soutenir leurs couleurs, mais on ne daigne pas leur donner les informations essentielles sur leur club favori. À combien s’élève le déficit actuel des deux clubs? Y a-t-il des arriérés d’URSSAF impayés? Le BO court-il un vrai risque de se retrouver en fédérale après une sanction financière? On voit clairement que pour  Blanco et Mérin, la rétention d’information est une façon d’asseoir leur autorité. Il semble pourtant évident que les supporters préfèreraient dans leur majorité que les deux clubs restent des entités séparées, quitte à s’affronter dans le cadre d’un derby de Pro D2. La connaissance de la situation financière réelle des deux clubs aiderait chacun à se faire son opinion sur une éventuelle fusion. Cette transparence a un nom : cela s’appelle la démocratie, mais c’est visiblement le cadet des soucis des deux présidents actuellement.

L’intérêt des clubs ou l’intérêt des présidents?

Et comme en politique, on est bien obligé de se poser la question de savoir à qui profite la manœuvre actuelle? Même s’il dément encore, avec à peu près autant de conviction qu’il niait un rapprochement possible avec l’Aviron, il est évident que Serge Blanco rêve de la présidence de la FFR. Alors que l’aura de son principal rival, Bernard Laporte, ne cesse de croître, Serge Blanco doit faire des cauchemars en se demandant comment il peut être élu, si son club de cœur est relégué en fédérale. Manu Mérin, de son côté, a démontré son envie de demeurer président, en rachetant les actions d’Alain Afflelou et en trouvant 21 actionnaires représentant 1,7 million d’euros pour garder la majorité. Il a réussi ainsi à sauver, au moins provisoirement, son poste. mais est-ce qu’un tel « émiettage » financier sert véritablement le club? On peut en douter. Ces deux ambitions humaines sont parfaitement respectables, mais méritent-elles d’entraîner les deux clubs dans une fusion que peu de gens souhaitent?

Croire qu’un déficit rajouté à un autre déficit peuvent faire la richesse, c’est de l’optimisme indéfectible ou de la con…fusion mentale?

Atlantica l’avait prévu…

Patxaran et Manzana_page_002La maison d’éditions Atlantica est décidément visionnaire! Depuis des mois, elle a deviné qu’un rapprochement allait s’opérer entre Bayonne et Biarritz. Dans « Les aventures de Manzana et Patxaran« , en vente dans toutes les librairies de la région à partir du 10 décembre, le meilleur flic de Biarritz, le placide Manzana, est obligé de s’allier au plus célèbre poulet de Bayonne, l’impétueux Patxaran. Une situation qui ne les amuse ni l’un ni l’autre. L’affaire est pourtant d’importance, car une bande de malfrats a kidnappé au même moment Géronimo, la mascotte du Biarritz Olympique et Pottoka le poney fou de l’Aviron bayonnais. Et maintenant, ils cherchent à faire chanter les maires des deux villes, Borotracas et Gredinet! Alors que ce soit à Jean Dauger ou à Aguilera, à la patinoire d’Anglet, à l’hôtel du Palais ou à la coopérative maritime de Ciboure, devant le musée Bonnat ou dans les parkings déserts de la Cité de l’Océan, voilà nos deux flics obligés de se planquer, de chercher, et surtout de se supporter!

Parole de policier, il ne devrait pas être autorisé par la loi, d’imposer la présence d’un Bayonnais à un Biarrot et réciproquement…

◊ Bande dessinée de Pierre George, scénario de Jean-Yves Viollier, aux éditions Atlantica. En vente à partir du 10 décembre. 15

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