RamDam 64-40 est décidément tout terrain

La réunion publique de l’association citoyenne a été l’occasion d’échanges passionnants et d’une parole très apaisée entre élus et citoyens.

Et dire que ce nouveau-né prometteur a tout juste vingt-deux mois ! À RamDam, ce n’est pas parce qu’on marche à peine qu’on a peur de la difficulté : faire une réunion publique un jour de pluie basque, dans un lieu bayonnais peu connu du grand public (beaucoup se sont perdus du côté de l’université !) et pendant les vacances scolaires, c’est faire le pari d’une salle vide. Merveilleuse surprise, plus de soixante-dix personnes avaient pris place jeudi soir dans l’amphithéâtre du conseil permanent de la Communauté d’Agglo pour mettre, comme convenu, leur grain de sel dans les futures élections municipales. RamDam 64-40 militant pour que les élus s’engagent et non pour qu’ils dégagent, de nombreux candidats ont honoré ce rendez-vous citoyen, comme Jean-Claude Iriart et Sophie Bussière, Colette Capdevielle, François-Xavier Menou, Nathalie Motsch, Jacques-André Schneck ou Corine Martineau ainsi que de nombreux candidats des Landes.

Est-ce la proximité de l’échéance électorale qui rend tout le monde soudain attentif et à l’écoute des autres ? Tous les élus jouent le jeu en évitant de dérouler leur programme et en faisant des propositions particulièrement intéressantes, destinées à alimenter la future « lettre d’engagement » et la proposition de MDI (Minimum Démocratique Indispensable) que RamDam 64-40 souhaite faire parvenir mi-décembre aux têtes de liste des agglomérations des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Et les « simples citoyens » ne se gênent pas pour faire eux aussi des propositions ébouriffantes.

Première énorme surprise, alors que l’idée d’un contrôle citoyen faisait encore hurler les politiques il y a dix ans, les élus sont désormais unanimes pour estimer que l’action des politiques doit être supervisée par les citoyens. C’est le choix de la méthode qui suscite le débat. Jacques-André Schneck, candidat à Biarritz souhaite nommer un déontologue, tandis que Nathalie Motsch, elle aussi candidate à Biarritz, s’engage à organiser au bout de deux ans de mandat une enquête de satisfaction et promet une « gouvernance partagée » avec un organisme indépendant disposant d’un droit de veto sur les futurs projets municipaux. D’autres parlent de « conseil des sages » ou de citoyens tirés au sort pour superviser l’action municipale.

Le président Michel Gellato, par ailleurs rédacteur du journal satirique « Le panier à salades », n’a pas manqué de mettre son grain de sel dans le débat.

Le respect de l’opposition fait aussi l’unanimité, alors que les exemples palois ou biarrots choisis par RamDam 64-40 montrent qu’on en est fort loin. Jean-Claude Iriart affirme qu’un membre de l’opposition sera systématiquement présent dans toutes les commissions importantes de la Ville, tandis qu’un autre participant suggère que le principal opposant de la majorité municipale soit automatiquement nommé à la tête de la commission des Finances pour qu’un contrôle effectif des dépenses soit effectué.

Les idées fusent de tous côtés et le président Gellato, en s’efforçant de tout noter, est à la peine tant les propositions abondent,. Le cumul des mandats, le manque de transparence, le favoritisme sont évoqués. Colette Capdevielle approuve sans réserve, « même si cela coûte cher », la publicité systématique des débats pour les grandes métropoles et la possibilité que tous puissent les suivre sur Internet. François Amigorena fait rire tout le monde en racontant comment il a dû batailler en 2014 pour convaincre Michel Veunac de laisser filmer les conseils municipaux. Qui aurait mesuré l’étendue du désastre sans cet indispensable outil de la démocratie ?

Les lenteurs de la Justice, la possibilité d’accéder aux documents administratifs grâce à la CADA, mais aussi les prises illégales d’intérêt sont passées en revue.

Un des participants, saisi d’enthousiasme, propose même que RamDam 64-40  dépose des projets de lois au Parlement pour aider à la représentation des citoyens face aux élus. RamDam va en parler à Richard Ferrand mais a conscience d’avoir encore un peu de travail devant lui.

Seul regret de cette soirée véritablement enthousiasmante, alors que Mediabask et La Semaine du Pays basque étaient présents, Sud Ouest a boudé RamDam 64-40 et n’a même pas daigné répondre ni à mes mails ni à mes coups de téléphone.

Mais dans ce dur métier de journaliste, on ne peut pas tout faire : compter les palombes et s’intéresser aux actions citoyennes.

Le débat a été animé par Dominique Lapierre, farouche surveillant des dérives landaises.

L’ex-députée Colette Capdevielle considère que toutes les villes d’importance doivent permettre l’accès aux conseils municipaux par la vidéo.

 

Plus que jamais le moment de se faire entendre

RamDam 64-40 organise la plus importante réunion publique de sa (courte) existence le 24 octobre à Bayonne.

Tous ou presque sont en train de devenir fous dans la perspective des élections municipales, mais les vieilles canailles de RamDam 64-40 ne vont pas pour autant baisser pavillon ! Au contraire, en ces périodes d’élection, les candidats ont les oreilles qui s’allongent et ils deviennent soudain aptes à écouter. Il convient donc d’en profiter, même si nous éprouvons quelque compassion pour ces têtes de liste potentielles, déclarées ou semi-déclarées, qui sont tellement nombreuses dans des villes comme Biarritz, qu’il n’est pas sûr qu’il va rester assez de citoyens disponibles pour remplir leurs listes.

Créée il y a bientôt deux ans, RamDam 64-40, l’association citoyenne pour la moralisation de la vie publique, n’a jamais milité pour que les politiques dégagent, mais au contraire pour qu’ils s’engagent.

L’entrée de la Communauté d’Agglo du Pays Basque.

Lors de sa prochaine réunion publique, qui se déroulera le jeudi 24 octobre, de 18 heures à 20 heures, dans la salle du conseil permanent de la Communauté d’Agglo du Pays basque (CAPB) à Bayonne, l’association propose donc aux citoyens de mettre leur grain de sel dans les futures élections municipales. L’occasion aussi pour vous de découvrir le « cœur du réacteur » de la communauté d’Agglo et l’endroit où sont prises les décisions majeures concernant le Pays basque. Ce qui ne nous empêchera pas non plus de parler de nos amis landais.

La salle du conseil permanent.

Avec vous, nous souhaitons élaborer un Minimum Démocratique Indispensable (MDI) destiné aux futurs élus. Comme pour les remises des harpes et klaxons, le débat sera illustré par des exemples de tout ce qu’il ne faut pas faire quand on est maire. Et nous ne manquerons pas d’anecdotes pour le moins surprenantes en matière de conflits d’intérêt, de favoritisme ou de non-respect de l’opposition !

À la suite de cette réunion publique, une lettre d’engagement, comprenant une trentaine de points et reprenant vos propositions, sera adressée mi-décembre aux candidats des principales agglomérations des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Chaque candidat sera libre de ne pas s’engager sur tel ou tel point et les réponses seront publiées dès qu’elles nous parviendront sur notre page Facebook.

Quand on vous disait qu’on va bien rire dans les semaines qui viennent !

Vous souhaitez venir ? Vous êtes les bienvenus ! Et si vous pouvez nous adresser un mail à ramdam6440@gmail.com pour confirmer votre présence, c’est encore mieux.

 

 

Une épastrouillante affluence

Plus de 80 personnes étaient présentes à la réunion publique de RamDam 64-40 où Virginie Lannevère et Jean-Pierre Laflaquière ont été chaleureusement applaudis.

Difficile, en dehors d’un exposé sur la reproduction des crabes verts les soirs de pleine lune au rocher de la vierge, de faire plus dissuasif qu’un débat sur les Sociétés d’économie mixte, les sociétés publiques locales et les délégations de service public ! Mais il faut croire que la démarche de RamDam 64-40 consistant à créer un lieu où les citoyens et les élus peuvent se parler sans animosité ni tabou intéresse, puisque 80 personnes étaient présentes, une veille de fête de la Musique et alors que se déroulait dans une salle voisine de la maison des associations de Biarritz un autre débat tout aussi intéressant animé par le comité anti G7. De quoi être totalement épastrouillés, comme le disaient les titis parisiens au XIXe siècle lorsqu’ils voulaient exprimer leur étonnement.

Il convient de préciser aussi que dans ce débat animé par le redoutable « inspecteur de la vie publique » Guy Aubertin, RamDam 64-40, recevait deux personnalités marquantes du monde politique local, Virginie Lannevère, conseillère municipale démissionnaire, administratrice de la SEM Cité de l’Océan puis de la Socomix, et Jean-Pierre Laflaquière, ancien préfet, adjoint au maire d’Anglet et membre du Conseil d’Agglomération du Pays Basque.

Lannevère : « Un risque invraisemblable »

Virginie Lannevère déteste les caméras et les projecteurs et n’aurait jamais imaginé sortir de l’anonymat. Spécialiste du risque financier pour les palaces, elle pensait mettre bénévolement ses compétences au service de la Ville, elle qui compte de nombreux conseils d’administration à son actif.

« Mon exposé sera bien sûr un peu à charge » annonce d’entrée Madame Lannevère qui rappelle que le rôle d’un administrateur est de travailler dans l’intérêt de l’entreprise. Quand le public et le privé se mélangent comme dans les sociétés d’économie mixte, tout devient beaucoup plus complexe car les administrateurs sont souvent aussi des élus qui votent ce qu’on leur demande de voter et arrivent au conseil d’administration sans même avoir ouvert les documents adressés.

C’est ce fonctionnement autocratique avec un maire seul décisionnaire et des élus au pas, qui a conduit Virginie Lannevère, en compagnie d’autres administrateurs comme François Amigorena ou Anne Pinatel, à exprimer publiquement son désaccord. Création de sous-commissions d’où étaient exclus ceux qui n’étaient pas d’accord avec Veunac et Lafite, rétention de l’information avec des dossiers qui arrivaient la veille pour que les administrateurs n’aient pas le temps de les étudier, menaces multiples, Virginie Lannevère raconte avec beaucoup de calme et d’émotion contenue son quotidien d’élue bénévole : « À un moment, je me suis retrouvée à plus consacrer de temps au Palais qu’à mon propre travail »

Sous les applaudissements nourris du public qui salue son courage, Virginie Lannevère, qui souhaite évidemment un avenir radieux pour le Palais, confie son pessimisme : « Les 64 millions empruntés représentent un risque invraisemblable et supposent une rentabilité jamais atteinte par les leaders du marché hôtelier. Les travaux de rénovation et d’investissement dépassent les capacités de la ville et donc, en cas de défaut, l’acteur privé minoritaire (Decaux) absorbera la SEM. »  Comme les élus l’ont dit à l’époque, on se retrouve en présence d’un hold-up organisé par Veunac et Lafite.

Laflaquière : « Peu de brebis galeuses »

Plus orthodoxe et consensuel, Jean-Pierre Laflaquière estime que « malgré quelques brebis galeuses, presque tous les élus effectuent leur mandat avec passion et intégrité », ce que RamDam 64-40 qui suit de près la vie publique locale lui accorde volontiers. Il concède que l’Agglo connaît quelques problèmes de croissance compte-tenu de sa taille, mais affirme que les 170 marchés publics passés en son nom (presque un tous les deux jours !) sont suivis avec beaucoup d’attention, la défense des intérêts des contribuables étant la priorité absolue.

Élu connu pour sa rigueur et son intégrité, Jean-Pierre Laflaquière maîtrise parfaitement son sujet et sait se montrer convaincant, même s’il se trouve un peu plus déstabilisé quand je l’interroge sur « les brebis galeuses » et lui demande pourquoi les élus d’Anglet ont fermé les yeux pendant plusieurs années sur le fait que le premier adjoint Jacques Veunac, ancien médecin de son état, ait bénéficié d’un logement de vacances du promoteur Alday, ce qui fait un peu désordre quand on s’occupe d’urbanisme. « Le problème a été réglé en interne » affirme l’élu. C’est exactement ce que déplore RamDam 64-40, cet entre-soi si prisé des politiques pour régler les affaires un peu troubles, ce qui n’ôte rien aux qualités de Jean-Pierre Laflaquière qui a eu le courage de venir s’expliquer face au public.

Les nombreux élus présents dans la salle se sont contentés de sourire en coin. Maïder Arosteguy, Guillaume Barucq, Nathalie Motsch, candidats potentiels ou déclarés pour 2020, mais aussi François Amigorena, Anne Pinatel, Richard Tardits, Édouard Chazouillères, Françoise Mimiague, Brigitte Pradier avaient fait le déplacement (Mes excuses si certains m’ont échappé).

Seul absent de marque, pour le plus grand regret de Virginie Lannevère, Guy Lafite qui avait annoncé un peu partout qu’il viendrait porter la contradiction à l’ancienne élue, mais qui a été visiblement retenu, comme pronostiqué, par une activité pottok.

Ce qui donne beaucoup de regret à RamDam de ne pas avoir finalement organisé cette conférence sur les crabes verts au lieu de parler de SEM, SPL ou DSP. Car il se serait certainement trouvé un scientifique dans la salle pour expliquer que les vieux crabes deviennent très peureux avec l’âge.

Un jeudi en fanfare

La prochaine réunion publique de RamDam 64-40 promet : Virginie Lannevère a bien l’intention de dire tout ce qu’elle a sur le cœur. On va en apprendre des belles sur La Cité de l’Océan et L’Hôtel du Palais.

RamDam 64-40 ne se compose pas que de saltimbanques impertinents qui distribuent klaxons et harpes aux politiques nécessiteux. L’association compte aussi quelques géomètres rigoureux et passionnés de vie publique qui souhaitent évoquer avec vous les sujets que les élus préfèrent souvent garder pour eux.

Qui pouvait-on trouver de mieux, le 20 juin prochain, que Virginie Lannevère, ancienne conseillère municipale de Biarritz et ancienne administratrice des sociétés d’économie mixte, Cité de l’Océan et Hôtel du Palais pour nous expliquer le fonctionnement de ces entités souvent un peu mystérieuses pour le grand public ? Un débat qui devrait être passionnant puisque notre grand argentier Guy Lafite a d’ores et déjà annoncé qu’il viendrait lui apporter la contradiction. Les mauvaises langues de RamDam ont parié que « La Faillite nous voilà ! » va annoncer sous peu qu’il a pottok ou piscine et se désister. L’avenir le dira.

Jean-Pierre Laflaquière, membre de la CAPB, nous racontera de son côté la façon dont se passent les marchés publics et comment l’Agglo veille sur les intérêts des citoyens.

Enfin l’animateur du débat, Guy Aubertin, évoquera les SPL, les Sociétés Publiques Locales, avec des exemples concrets comme Fort Socoa ou les halles de Pau qui ont recruté, sans que François Bayrou ne le sache, Sophie Borotra.

Comme toujours, l’entrée sera libre et gratuite et la bonne humeur de rigueur. Et vous comprenez désormais pourquoi votre présence est absolument indispensable en cette veille de la fête de la Musique, où un peu de grosse caisse permettra de réveiller les consciences citoyennes.

 

Des vœux mais surtout un aveu

Pendant que les vieilles canailles de RamDam 64-40 distribuaient klaxons et harpes, le maire de Biarritz sortait quelques énormités au casino Bellevue. Une moitié seulement des conseillers municipaux s’était déplacée.

C’est l’histoire du chirurgien qui s’apprête à vous amputer d’un bras et d’une jambe, mais qui vous annonce en salle d’opération qu’à votre réveil votre vie sera comme avant. Ceux qui n’étaient pas venus au casino Bellevue pour les fish and chips ou les verrines de homard (Michel Veunac, rappelons-le est vice-président de l’Agglo en charge de l’attractivité touristique du Pays basque et n’offre donc que des produits typiquement basques comme les sacs Hermès ou les spécialités culinaires anglaises), pour ceux donc qui avaient décidé de venir s’ennuyer aux voeux du maire, une surprise de taille les attendait.

Bien obligé d’évoquer le G7 à l’orée de cette année 2019, Michel Veunac, avec la désinvolture du chirurgien prêt à tronçonner un bras qui n’est pas le sien, n’y est pas allé par quatre chemins pour annoncer aux Biarrots la saignée qui les attendait.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Le docteur Diafoirus, doté de son écharpe tricolore, est formel : Biarritz ne sera pas « bunkérisée » pendant le G7, vous devrez juste en tant que Biarrots être enregistrés, fichés, répertoriés, avoir l’haleine fraîche et les cheveux bien peignés et présenter des coffres de voitures vides et des sacs à main rangés au cordeau, et – Merci monsieur le maire ! – « jusqu’au 18 août les activités se dérouleront normalement ». Autrement dit les commerçants et tous ceux qui vivent du tourisme à Biarritz vont perdre quinze jours de chiffre d’affaires en haute saison et risquent de devoir mettre la clé sous la porte. Mais visiblement, Veunac s’en fiche, puisque sa photo dans le journal en compagnie des grands de ce monde est assurée. Et que les Biarrots en soient de leurs poches avec les travaux précipités de L’Hôtel du Palais ou la non indemnisation de l’État l’indiffère totalement puisque, lui, va conserver ses indemnités ô combien méritées de maire soucieux de l’intérêt de tous.

Fort malicieusement, Sud Ouest du 17 janvier qui évoque les précédents G7 rappelle que les commerçant lésés au Canada sont indemnisés tandis que rien n’est prévu à cet effet dans notre beau pays, même pas les mouchoirs pour pleurer. Les contribuables biarrots pour leur part ignorent toujours quelle sera la part de l’État et celle de la Ville dans l’addition finale du G7 qui, généralement, tourne autour de 30 millions d’euros. Vous comprenez mieux pourquoi on ne peut guère offrir plus de vingt euros par mois à ces gueux de gilets jaunes, alors que la France est la cinquième puissance économique mondiale.

Bisque, Bisque, Basque ! qui est pour la paix dans le monde et qui sait à quel point Michel Veunac exerce son mandat par pure passion citoyenne et avec un désintérêt total pour les questions matérielles propose donc à notre Premier magistrat de faire don de ses indemnités à la caisse des commerçants pour minimiser le préjudice qu’il leur fait subir. Les pertes ne seront pas totalement compensées, mais le geste sera apprécié.

Sud Ouest, 16 janvier 2019

Enfin dernier détail qui ne trompe pas sur l’ambiance fin de règne qui présidait à ces vœux 2019, seuls 19 conseillers municipaux sur 33, ceux qui tremblent pour leurs indemnités et n’arrivent pas à imaginer après 2020 une existence sans mandat, avaient réussi à trouver le fort difficile chemin d’accès au casino Bellevue.

Une joyeuse remise de klaxons et de harpes

Béatrice Chevé décernant la harpe d’or à Virginie Lannevère.

Cinq conseillers municipaux sont même allés plus loin et ont boycotté les verrines de homard préférant se marrer à la maison des associations plutôt que s’ennuyer ferme au casino Bellevue. Avec les vieilles canailles de RamDam 64-40, accompagnés de jeunes impertinents et impertinentes chargés de les raccompagner le soir jusqu’à la maison de retraite, les quatre-vingts spectateurs présents ont pu vérifier que l’imagination des politiques pouvait être sans limite. D’où ces vigoureux coups de klaxons. Heureusement d’autres élus, par leur implication, leur transparence, leur volonté de respecter le mandat confié par les électeurs ont démontré que notre pays peut aussi espérer des jours meilleurs. Par un hasard curieux, les récipiendaires de harpes étaient presque tous présents quand les bénéficiaires de klaxons se sont montrés plus discrets. La soirée s’est donc terminée avec beaucoup d’émotion et d’applaudissements nourris pour féliciter Hervé Boissier et Virginie Lannevère à Biarritz, Peio Etcheverry-Ainchart et Pierre-Laurent Vanderplancke à Saint-Jean-de-Luz qui repartent avec un magnifique objet d’art et se sont promis de prendre des cours de harpe.

Les spectateurs ont apprécié la soirée. le chien aussi.

 

Le palmarès des klaxons et harpes 2018

Proclamation des Klaxons pour les Landes

5.- Christian PLANTIER

4.- ÉRIC GUILLOTEAU

3.- Lionel CAUSSE klaxon de bronze

2.- Élisabeth BONJEAN klaxon d’argent

1.- Xavier GAUDIO et Patrick LACLEDÈRE klaxon d’or

 

Proclamation des Klaxons pour les Pyrénées-Atlantiques

8.- Ghis HAYE

7.- Odile DE CORAL

6.- François BAYROU

5.- Jacques VEUNAC

 4.-Guy POULOU et Jean-Jacques GOUAILLARDET

3.- Hervé LUCBEREILH klaxon de bronze

2.- Jean-Louis FOURNIER et Anita LACARRA klaxon d’argent

1.- Guy LAFITE klaxon d’or

Michel VEUNAC, Grand prix spécial du jury

 

Proclamation des harpes

3.- Hervé BOISSIER harpe de bronze

2.- Peio Etcheverry-AINCHART et Pierre-Laurent VANDERPLANCKE harpes d’argent

1.- Virginie LANNEVÈRE harpe d’or

Ce n’est qu’un début, le RamDam continue

À l’occasion de sa première réunion publique, l’association RamDam 64-40 a connu une grosse affluence. La moralisation de la vie publique devient l’affaire de tous.

Les pronostiqueurs les plus téméraires estimaient que la « petite » association RamDam 64-40 pourrait rouler des mécaniques si elle réussissait un mardi de septembre à 18 heures, horaire pas très facile à l’évidence, à remplir l’équivalent de trois cabines téléphoniques. Grosse surprise donc, à la maison des Associations de Biarritz, où il a fallu rajouter des chaises, puisque quatre-vingts personnes avaient fait le déplacement. Démonstration que la moralisation de la vie publique n’est pas seulement le dada de quelques illuminés, mais préoccupe de plus en plus les citoyens.

Biarritz, Ciboure, Urrugne, Ascain, mais aussi Lahonce, Villefranque, Ondres, Dax, Pau ou Oloron ont déjà été l’objet en 2017 des attentions de l’association RamDam 64-40 qui se propose de mailler de plus en plus le territoire des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Nombre de citoyens ou représentants d’association sont venus raconter les difficultés qu’ils rencontraient pour obtenir des informations et contrôler des élus en dehors des périodes électorales.

MIchel Gellato, à gauche, et Dominique Lapierre au micro. ( Photo Daniel Velez )

Un propos repris par Dominique Lapierre et Michel Gellato, respectivement président et trésorier de RamDam, qui s’étonnent que les débats de la communauté de communes du Pays basque ne soient pas accessibles par Internet, alors qu’ils sont filmés et qui déplorent que trois ans de marchés publics demeurent invisibles.

Le président de la communauté d’agglomérations Jean-René Etchegaray s’est engagé à rencontrer les représentants de RamDam 64-40 et se fera un plaisir de répondre dans quelques jours aux nombreuses questions évoquées par la salle.

( Photo Daniel Velez )

Les politiques ne sont pas « tous pourris », contrairement à ce que répètent à l’envi certains partis extrémistes, mais le « nouveau monde » promis par Macron est encore fort loin et les citoyens doivent faire preuve de la plus extrême vigilance à l’égard de leurs élus. Ainsi que de compétence car on les noie volontairement sous un jargon technocratique pour qu’ils ne s’approchent pas de la vérité.

En attendant en décembre 2018, la remise des klaxons d’or, d’argent et de béton, récompensant les élus les plus désinvoltes (et il y en a !), ainsi que les harpes pour les élus qui auront manifesté un véritable sens de l’intérêt général, vingt-sept des participants de cette réunion ont manifesté le désir de devenir sympathisants ou adhérents de RamDam 64-40, ce qui démontre à quel point des pratiques qui ont été tolérées pendant des années ne sont plus acceptables en 2018.

Devenir sympathisant ou adhérent de RamDAM 64-40

Plusieurs élus ou personnalités impliquées dans la vie publique sont venus assister à cette première réunion publique, comme François-Xavier Menou, suppléant de Vincent Bru, Mathieu Accoh pour la France Insoumise, Hervé Boissier et François Amigorena, conseillers municipaux de Biarritz, ou Philippe Morel, membre-fondateur de RamDam qui vient de reprendre du service comme secrétaire départemental de l’UDI. Gentleman Philippe, pour lequel nous éprouvons tous beaucoup d’affection à RamDam, a d’ailleurs profité de cette réunion publique pour annoncer qu’il quittait le bureau pour rester simple membre, car il y a à ses yeux incompatibilité entre un engagement militant et un engagement à RamDam.

Effectivement, nous ne souhaitons pas à RamDam avoir des citoyens engagés en politique comme membres actifs, cat tôt ou tard surgiraient des conflits d’intérêt. C’est pour cette raison que nous avons créé deux niveaux d’adhésion.

Celui qui le souhaite et partage notre combat peut devenir sympathisant moyennant 20 euros annuels. Les sympathisants participeront à la désignation des klaxons et des harpes RamDam et recevront tous les deux mois une lettre d’informations détaillant nos actions.

En ce qui concerne les adhérents, nous espérons devenir une sorte de centre de formation permanent de « vigies républicaines » qui surveillent une partie du territoire local et alertent en cas d’anomalies. Pour que l’équilibre des sensibilités politiques soit respecté au sein de l’association et pour que les membres actifs soient véritablement… actifs et ne se mettent pas en péril dans le cadre de leurs activités professionnelles, toutes les adhésions sont soumises à un entretien et un vote des membres du bureau.

Si vous voulez devenir sympathisant ou adhérer, il vous suffit de nous adresser un mail à : ramdam6440@gmail.com

 

 

 

Un nouveau monde pire que l’ancien 

Que ce soit au niveau national comme au niveau local, la moralisation de la vie politique tarde à se mettre en place. D’où cette première réunion publique de l’association RamDam 64-40.

RamDam 64-40 est une association qui rêve de s’auto-dissoudre. Mais entre la nomination de Richard Ferrand à la tête de l’Assemblée nationale, l’audition devant le Sénat d’un Alexandre Benalla qui s’est consciencieusement payé la tête de ses interlocuteurs, ou les problèmes récurrents de PLU (Plan Local d’Urbanisme) dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques, les signaux envoyés par l’Élysée et par les élus ne vont pas du tout dans le sens d’une plus grande moralisation de la vie publique.

À chaque génération, son opération marketing pour enfumer l’électeur. Giscard nous a fait le coup de l’accordéon en compagnie d’Yvette Horner pour nous démontrer à quel point il était près du peuple. Tonton Mitterrand, après s’être auto-proclamé « force tranquille » nous l’a joué « farce tranquille » en faisant espionner les actrices qui le faisaient rêver et en organisant aux frais de la République sa double vie. Chirac, pour nous convaincre de sa ruralité, n’a pas hésité à mettre la main au cul des vaches, tandis que son successeur, l’agité de chez agité Nicolas Sarkozy, la jouait « Casse-toi, pauvre con ! ». On a presque soupiré de soulagement en voyant arriver après lui, Droopy, alias la fraise des bois, l’homme qui s’évade en scooter de l’Élysée, fait tomber la pluie à chacun de ses discours et se prend une merde de pigeon sur le costume présidentiel, le jour où un million de personnes défilent à Paris.  Mais le maître incontesté de l’enfumage politique, le roi de la promesse qui n’engage que les imbéciles qui y croient, c’est bien le petit banquier sorti de nulle part qui a blousé tous ses chevronnés rivaux en 2017 en racontant une histoire à faire ronronner de bonheur toutes les midinettes qui estiment que voter est un devoir civique.

Emmanuel Macron avait promis une moralisation de la vie publique, mais les promesses de 2017 qui lui ont permis de devenir le chouchou des Français sont bien loin.

La nomination de Richard Ferrand est une honte

Dans tout établissement digne de ce nom, que ce soit à l’Élysée ou à l’Assemblée Nationale, il faut un surveillant général pour gronder les trublions ou distribuer les heures de colle. Richard Ferrand, qui avait débuté une carrière d’une rare discrétion au PS, est devenu ce « surgé » redouté de tous les marcheurs en changeant de camp avant tout le monde et en devenant président du groupe parlementaire LREM à l’Assemblée après avoir été éphémère Ministre de la Cohésion des Territoires. Jusqu’à ce que ses agissements à la tête des Mutuelles de Bretagne ne le rattrapent.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Ferrand

L’homme a été blanchi provisoirement par la Justice, mais quand on a fait travailler son fils comme assistant parlementaire ou quand on aide sa maîtresse à s’enrichir sur les dos des Mutualistes de Bretagne peut-on accéder au poste de quatrième personnage de l’État et devenir président de l’Assemblée nationale ? Pas gêné, Emmanuel Macron vient de répondre que oui. Décidément, le « nouveau monde » annoncé par le président ressemble furieusement à l’ancien.

Sans vergogne le nouveau président Ferrand commence d’ailleurs sa fonction avec classe, en proférant une imbécilité sexiste devant les journalistes « Vous me pardonnerez de ne pas être une dame », allusion à sa rivalité pour le poste avec Barbara Pompili et en annonçant qu’il ne renoncera pas à la fonction s’il est mis en examen. On rêve !

Seule la vigilance citoyenne…

RamDam 64-40 ne se bat pas seulement pour les comportements illégaux en politique, mais aussi pour les comportements immoraux, estimant que les politiques doivent être plus exemplaires que les autres. L’association des citoyens décidés à se faire entendre s’intéresse aussi bien aux élus nationaux mis en examen et promus qu’aux élus locaux qui font des acrobaties avec le PLU ou inventent pour leur majorité une « charte de confidentialité » totalement farfelue.

Comme vous pouvez le constater, les sujets de discussions ne manqueront donc pas, mardi soir, à la maison des associations de Biarritz avec un débat organisé autour des communautés d’agglomération.

Visiblement, RamDam 64-40 n’est pas près de s’auto-dissoudre. Et visiblement sans la vigilance des citoyens et donc sans votre présence à cette réunion publique, les comportements des élus locaux n’évolueront guère. Allez, bougez-vous, on vous attend !

L’entrée est libre, mais si pouvez nous envoyer un mail à ramdam6440@gmail.com pour confirmer votre présence, c’est parfait.