On dit merci qui ? Merci Michel !

Le calamiteux mandat de Veunac a au moins un mérite : faire émerger des élus à fort tempérament qui démontrent leurs qualités.

Bel exploit ! L’artiste Veunac réussit à faire salle comble le 15 octobre.

Est-ce parce qu’elle ambitionne de devenir un jour reine de la Ville que l’adjointe à l’Urbanisme Nathalie Motsch a choisi Le Regina comme cadre de sa conférence de presse, trois jours après celle de Michel Veunac ? En ce lundi matin orageux, les journalistes ne seront pas déçus du voyage, car Calamity Nathalie, comme la surnomment les (rares) fidèles de Veunac est décidée à défourailler à tout va : « Je ne serai pas complice de ce qui est le plus grand scandale jamais connu par Biarritz ». L’anodine mère de famille qui plaçait soigneusement ses pas dans ceux de Didier Borotra lors de la dernière mandature, se révèle soudain bretteuse féroce et politique redoutable. Lors du dernier conseil municipal, son éloquence avait scotché tout le monde. Face aux journalistes, Nathalie Motsch poursuit dans la même veine : « Ce dossier du Palais devrait être à livre ouvert. Le secret des affaires ne marche pas sur un bien public. Ce n’est pas parce que ce montage a été voté en conseil municipal qu’il est vertueux », avant de défendre ardemment un autre opposant au projet : « J’ai été très choquée des attaques contre François Amigorena. Il n’y a qu’un responsable Guy Lafite (…) porteur du projet avec la simplicité et l’humilité qui le caractérisent. »  Et Calamity Nathalie, après ce commentaire au second degré sur l’énarque qu’elle ne porte guère dans son cœur, d’expédier au Premier adjoint une ultime balle entre les deux yeux. « Nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes ».

Pour son premier examen devant les journalistes, Nathalie Motsch n’a pas hésité à dresser un tableau inquiétant du montage financier choisi pour Le Palais.

Cohérente avec elle-même, l’adjointe annonce qu’elle saisit à son tour le tribunal administratif de Pau, qui va ouvrir sous peu une annexe spéciale pour Biarritz, pour excès de pouvoir et défaut d’information des élus. Aidée de son conseil, Jean-Charles Vignot, Nathalie Motsch s’attaque à la délibération du 15 octobre en premier lieu et y rattache celle du 30 juillet. « Car les deux votes ont un lien évident. C’est une opération globale dans laquelle la transparence et la communication des pièces ont été tronquées.« 

https://www.sudouest.fr/2018/10/29/video-biarritz-un-nouveau-recours-dans-le-dossier-de-l-hotel-du-palais-5522161-4037.php

https://mediabask.naiz.eus/fr/info_mbsk/20181030/ladjointe-a-lurbanisme-attaque-en-justice-le-montage-de-lhotel-du-palais

Amigorena ne lâche rien

On le disait talentueux mais dilettante. Il vient de subir une incroyable condamnation à trois ans d’inéligibilité pour un carnet à souches non restitué, quand Juppé pour des emplois fictifs ne prenait qu’un an. Beaucoup à sa place se seraient désintéressés de la politique. Mais François Amigorena se révèle tous les jours à l’épreuve du feu. Quand il s’élève contre le dossier du Palais, on ne peut l’accuser d’arrières pensées politiques, contrairement à Lafite ou Veunac, puisqu’il ne participera pas à la compétition de 2020. Comme libéré de cette suspicion qui pesait sur ses actions, l’homme se montre aussi combatif que réfléchi et prend tous les jours plus d’épaisseur. Quand il annonce que les banques ne veulent plus financer la réhabilitation du Palais, les invectives à son encontre pleuvent presque autant que les démentis paniqués de Veunac. Au final, un prêt qui aura bien été modifié et des menaces de procès en diffamation de Veunac, qui le font immédiatement réagir sur Twitter et Facebook. « M. le maire, JE VOUS DEMANDE de m’assigner en diffamation au plus vite. Cela me permettra de produire devant un juge les preuves irréfutables en ma possession ». Beau tempérament de la part de l’élu. Si seulement Veunac et Lafite étaient capables de manifester la même conviction et le même sens des responsabilités

Barucq ne croit plus aux Bisounours

Le « Nous nous sommes tant aimés » de 2014 n’a guère duré longtemps. (Photo Sud Ouest)

Avec un Veunac réussissant à faire fonctionner sa majorité, le docteur Barucq aurait pu être un de ces « alibis écolos » comme on en voit dans tous les conseils municipaux. Un petit tour de vélo électrique et puis s’en va! Mais il est loin le temps où le docteur-surfeur croyait sincèrement qu’avec le dialogue on peut arriver à tout. Cherchant à réconcilier les irréconciliables, Guillaume Barucq a pu prêter à sourire parfois. Mais l’homme est intelligent et apprend vite. « Je croyais tout savoir de l’humain par mon activité de médecin, mais je me rends compte que la politique est un monde vraiment à part », sourit-il. Clair dans ses positions, ne cédant pas aux multiples pressions que lui a fait Veunac, n’hésitant pas à prendre l’initiative, Barucq ne peut que se féliciter de l’indigence du tandem Veunac-Lafite qui va lui permettre de devenir un candidat tout à fait plausible et intéressant dans la perspective de 2020.

Arosteguy a honoré son mandat

Le dessinateur de La Semaine du Pays Basque, Olivier Ruiz semble croire à un duel de dames pour 2020.

Le grand mérite du hold-up démocratique voulu par Veunac et Lafite à propos du Palais est d’avoir passé au révélateur tous les tempéraments. On épargnera aux lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! la liste des rois de la brosse à reluire qui se reconnaîtront sans peine (N’est-ce pas P.C. ou P.D. ?) D’habitude, en fin de mandat, la presse analyse le comportement de l’opposition et passe très vite sur la majorité, habituée qu’elle est à voter systématiquement comme son maire. Il n’y a qu’à Biarritz qu’on voit cinq élus de l’opposition, au mépris du mandat qui leur a été confié par les électeurs, venir au secours d’un maire au moment où sa propre majorité ne lui fait plus confiance. À l’inverse d’un Max Brisson aux déclarations sinusoïdales et souvent calquées sur la stratégie politique du moment, Maïder Arosteguy a exercé un mandat d’opposante très clair et respectueux de ses électeurs, malgré son arrivée au conseil départemental. Vigilante, elle a toujours été sans ambiguïté dans ses déclarations et ne s’en est jamais laissé conter quand les machos de service, Veunac, Lafite ou Claverie tentaient de la déstabiliser à coup de réflexions misogynes. On dit que Maïder Arosteguy et Nathalie Motsch ne s’apprécient guère, ce qui n’a rien de surprenant à l’idée d’un possible « duel de dames » en 2020. Un duel qui aurait tout de même une autre allure que l’éternel retour de ceux qui ruinent la Ville depuis tant d’années.

Tant de talents qui s’affirment !

Plus discret mais tout aussi respectable dans l’exercice de son mandat, on aimerait entendre davantage Richard Tardits qui, on le perçoit nettement, n’apprécie guère ce rôle d’opposant qui lui a échu même s’il fait le job avec application. Constructif et très clair dans ses positions, il mérite le respect des électeurs. En privé, Richard est toujours passionnant à écouter. Lui aussi, s’il se retrouvait dans la majorité en 2020 amènerait sans doute beaucoup de créativité à la Ville. Et même s’il a exclu d’être tête de liste en 2020, il en va bien évidemment de même d’Édouard Chazouillères.

Et que dire de ces fantassins qui ont montré un courage sans faille sous la mitraille ? Françoise Mimiague, Brigitte Pradier, Anne Pinatel, mais aussi Virginie Lannevère et Hervé Boissier ont prouvé qu’ils étaient de véritables élus, soucieux des Biarrots et pas décidés à accepter n’importe quelle sornette, même si elle est présentée par le premier magistrat de la Ville ou son adjoint.

Tandis que Veunac s’indigne devant les journalistes quand on affirme qu’il n’est pas compétent, il ne reste plus aux électeurs qu’à essayer de se consoler en imaginant un avenir meilleur, même si la situation financière de la Ville ne va guère être facile en 2020. Ce mandat est un désastre absolu, beaucoup de Biarrots l’ont compris, mais au moins il aura eu le mérite de nous faire découvrir de nouveaux talents, sans doute à même de gérer la Ville avec plus d’écoute et de respect de la démocratie dans un avenir proche. Alors pour conclure sur les tristes pantalonnades que nous vivons à Biarritz, comment ne pas être tenté en pensant à Veunac, à la façon obscène avec laquelle il a conduit le dossier du Palais, de reprendre le gimmick d’un site coquin et très fréquenté. « On dit merci qui ? »

Dans un tout autre style, ne ratez pas l’explication très technique mais passionnante de Jacques-André Schneck sur la juridiction des sociétés d’économie mixte. Comme l’écrit l’ancien spécialiste des travaux publics, « À tous les administrateurs de la Socomix : Désolé, mais on en a envoyé en prison pour bien moins que cela !« 

https://www.facebook.com/jacquesandre.schneck

 

Des élus menteurs comme des arracheurs de parcmètres

Contrairement à ce qui avait été affirmé en plein conseil municipal, les agents de Streeteo Biarritz touchent bien une prime d’objectif.

Le 8 mai était ensoleillé : Streeteo s’est offert une razzia avec les malheureux touristes qui ont cru, en toute bonne foi, que le stationnement était gratuit un jour férié.

Encore un gros mensonge de la Ville, un de plus diront les Biarrots qui suivent l’actualité municipale. Michel Veunac et ses deux complices Guy Lafite et Peio Claverie nous avaient juré que le contrat passé en douce avec Streeteo n’avait pour but que d’augmenter « le taux de respect » des citoyens pour le stationnement payant. La belle blague ! En effet, un document qui a circulé sur les réseaux sociaux (consultable sur www.indeed.fr) et en particulier sur l’excellente page Facebook « Biarritz notre ville » démontre que nos élus sont prêts à mentir sans vergogne pour faire passer en force ce nouveau plan de stationnement.

Compte-tenu des turbulences autour de Streeteo, les candidats verbalisateurs ne se bousculent pas pour venir se frictionner avec les locaux et les touristes tout l’été. Streeteo doit donc déployer tous ses atours pour convaincre les naïfs qu’ils se préparent à exercer le plus beau métier du monde. Vous admirerez la description du poste, nécessitant « le sens du service et de la relation client ». Qu’en pensent les verbalisés du 8 mai, qui, ignorant de bonne foi que les jours fériés sont désormais payants à Biarritz, se sont vus décerner de jolis FPS à 30 euros ? Si l’objectif de la mairie est de dégoûter les touristes de venir s’agglutiner à Biarritz les jours où il fait beau, alors félicitons-la, car elle est en train de réussir au-delà de toute espérance.

D’autant plus que c’est à la fin de cette annonce que réside l’information qui nous prouve que nous sommes dirigés par de fieffés menteurs.  Dans les conditions financières annoncées, Streeteo se sent obligé de préciser qu’outre la rémunération de 1610 euros mensuels, le justicier verbalisateur, pour peu qu’il fasse cracher la mitraillette à procès-verbaux, se verra doté d’une « prime mensuelle sur objectifs de 250 euros »

Interrogé sur ce sujet, un cadre de Streeteo Paris tente de botter en touche : « Non, ce n’est pas une prime de rendement, car pour l’octroyer nous prenons en compte différents paramètres comme la ponctualité ou la bonne présentation. Mais bien entendu, le nombre de FPS délivrés par l’agent entre aussi en jeu » Nous y voilà ! Michel Veunac, aveuglé par une société qui lui a fait miroiter une cagnotte considérable à encaisser, a signé un contrat qui coûte quatre fois plus cher que le recrutement de policiers municipaux dédiés au stationnement, et, non content de mettre à mal le commerce de sa ville, accepte froidement que les citoyens de Biarritz soient désormais rançonnés par des agents qui dans quelques mois, quand la controverse sur Streeteo se sera éloignée, ne toucheront leurs primes d’objectifs que s’ils se montrent de zélés verbalisateurs. Mais quelle honte !

Sur le même sujet, vous pouvez aussi écouter l’intervention de François Amigorena sur Sud Radio :

https://soundcloud.com/user-693170616/interview-francois-amigorena-sud-radio-stationnement-biarritz-12-mai-2018

 

Constitution d’un comité de salut public : la très bonne idée

Certains lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! s’étonnent que des candidats comme Jacques-André Schneck se déclarent dès 2018 pour les municipales de 2020, ou que des adjoints comme François Amigorena ou Édouard Chazouillères affichent publiquement leurs désaccords avec la politique municipale. Ces citoyens très intéressés par la vie publique ne semblent pas prendre conscience de la gravité de la situation et des dégâts qu’est en train de faire un Michel Veunac à la tête de la Ville. Ce dernier s’apprête en effet à endetter Biarritz, via la Socomix, à hauteur de 70 millions (chiffre officiel annoncé qui finira évidemment autour des 100 millions d’euros) pour rénover l’Hôtel du Palais. Or la Socomix est une coquille vide et c’est bien entendu la Ville qui devra honorer les engagements pris, en cas de désastre comme des attentats qui chasseraient quelques temps les touristes de France. Qu’ils soient de l’opposition ou de la majorité, ou même extérieurs à l’équipe municipale, tous se rejoignent pour dire qu’il faut absolument empêcher cela.

D’où l’idée de plusieurs grandes figures de la vie politique locale comme Saint-Cricq, Tardits, Amigorena, Chazouillères ou Schneck, de se rassembler en une sorte de « comité de salut public », toutes tendances politiques confondues, pour dénoncer en commun les errances de l’équipe dirigeante actuelle.

Rien n’est encore fait, mais voilà un projet respectueux des intérêts des Biarrots et qui honore la politique. Un projet d’une autre dignité que celui des élus de la majorité qui critiquent Veunac en douce mais le laissent faire en espérant qu’il va se planter et qu’ils pourront se présenter contre lui en 2020.

« Sud Ouest » ne doit pas connaitre Saint-Cricq

S’il y a dans l’opposition municipale un leader tenace et compétent, c’est bien l’avocat biarrot. Mais – hasard ? -, le quotidien régional n’a même pas le réflexe de le citer.

Pour une fois majorité et opposition sont parfaitement d’accord pour annoncer que le prochain conseil municipal, vendredi 17 novembre à 18 heures, sera copieux. Entre L’Hôtel du Palais et l’aménagement d’Aguilera, le menu s’annonce bourratif et les douceurs de fin de repas risquent de se faire attendre. Et côté condiments, on risque d’assister à une belle course à l’échalotte entre d’un côté les élus de la majorité qui s’efforceront de faire entendre leurs voix malgré le marmiton en chef Veunac, grand spécialiste de la cuisine à l’étouffé, et de l’autre les élus de l’opposition qui tenteront de prendre la place qu’occupait Max Brisson, même si ce dernier n’a guère montré d’enthousiasme et d’alacrité dans ce rôle de premier opposant.

Mais visiblement, notre quotidien régional favori ne doit pas assister aux mêmes conseils municipaux que Bisque, Bisque, Basque ! affirmant, le 9 novembre dernier, « L’opposition se cherche un leader », après avoir interrogé les seuls élus Républicains, Maïder Arostéguy et Frédéric Domège.

Si les deux élus déplorent unanimement la valse-hésitation permanente de Veunac : « C’est difficile de s’investir pour ou contre un dossier quand il y a si peu de projets qui sortent », le propos reste fort policé et l’on sent bien que personne ne tient à montrer ses cartes dans la perspective de 2020, ou pire de 2021 car il est question de repousser d’un an la date de l’élection municipale (Une bonne nouvelle pour le portefeuille personnel de Veunac, mais certainement pas pour les Biarrots !).

L’opposition très suave de Maïder Arosteguy

Fraîchement élue en 2008, Maïder Arostéguy, après avoir successivement lâché Saint-Cricq puis Destizon, s’était distinguée par une opposition… très suave à Didier Borotra, n’hésitant pas à voter avec la majorité municipale en faveur de la Cité de l’Océan. Depuis, notre sémillante conseillère a fait prospérer sa petite entreprise. Un petit tour à l’UDI, avant de bien vite se rabattre sur Les Républicains, à ses yeux beaucoup plus porteurs. Si Fillon avait moins aimé l’argent, le coup aurait pu être parfait et Maïder se retrouver députée au lieu de se contenter d’un mandat de conseillère départementale. Ce département, où il est prudent politiquement de n’indisposer personne, ce qui explique des interventions toujours très nuancées, voire timorées lors des conseils municipaux. Si Maïder Arostéguy a des idées novatrices pour l’avenir de Biarritz, le moins que l’on puisse dire est qu’elle les cache bien.

 Frédéric Domège, le bon copain

Fin connaisseur de la ville, ayant participé à la gestion de Biarritz sous Borotra, Frédéric Domège, et c’est une de ses grandes qualités, a gardé de solides amitiés dans tous les camps. « Veunac échange sans doute beaucoup plus avec moi qu’avec ses troupes » s’amuse-t-il. Et le malicieux Frédéric n’est pas loin de la vérité. Mais l’ancien joueur du PUC qu’il est doit savoir que le temps du match au moins, il faut savoir détester ses adversaires même si on boit une bière avec eux après le coup de sifflet final. Pertinent dans ses interventions que ce soit sur le tram ou la circulation, indispensable dans une équipe par le liant qu’il met, Domège ne s’est jamais attaqué frontalement à Veunac et à sa façon de gérer la Ville, persuadé sans doute qu’il pourrait être de la prochaine recomposition municipale et se retrouver à nouveau du bon côté de la barrière.

Richard Tardits l’intermittent

Sa très belle campagne de terrain en 2014 est désormais bien loin. Richard Tardits a toujours dit qu’une cure d’opposition ne le tentait guère et il participe aux séances du conseil municipal avec l’enthousiasme d’un buveur repenti prenant son Baclofène. Dommage, car avec un maire aussi inexistant que Veunac, avec un Max Brisson à l’opposition plutôt fluctuante et imprévisible, il pouvait profiter du boulevard politique qui s’offrait à lui et montrer aux Biarrots qu’il avait plein d’idées (ce qui est une évidence pour ceux qui le connaissent !) Au lieu de cela, il prend son mal en patience, intervenant peu et ne proposant guère. On en connaît un certain nombre au sein de la majorité, les Amigorena, Barucq ou Chazouillères, obligés de ronger leurs freins en silence et de couvrir les boulettes du patron, qui adoreraient être à sa place pour montrer qu’ils ont du talent !

Le patron, c’est Saint-Cricq

Reste le grand oublié de Sud Ouest. L’homme a pourtant été le premier à s’opposer à la Cité de l’Océan quand tout le monde croyait, dans le sillage de Borotra, qu’allait sortir de terre une machine à cash. Le même a fait gagner de l’argent, beaucoup d’argent aux contribuables biarrots grâce à ses recours en justice. Depuis plusieurs mandats, il dénonce l’utilisation faite par la Ville de L’Hôtel du Palais et là aussi les faits lui donnent raison. Il est des signaux qui ne trompent pas. Vous remarquerez, quand il prend la parole, comme le silence se fait dans les rangs de l’opposition comme de la majorité. Et Veunac a beau lever les yeux au ciel ou simuler une de ses fausses colères qu’il affectionne, le verbe est ciselé, les faits énoncés vérifiés et le bon sens de sortie. Car en plus de son talent d’orateur, Jean-Benoît Saint-Cricq est un gros bosseur qui a une haute idée de son mandat et n’arrive jamais les mains dans les poches. Fin juriste, il cherche, fouille et met immanquablement la majorité municipale face à ses contradictions.

La cure d’opposition a l’immense avantage de permettre de repérer les talents et les caractères : Saint-Cricq a tout connu, les micros coupés avec Borotra, les ricanements satisfaits des imbéciles qui ne savent plus comment se dépêtrer de La Cité de l’Océan ou même les invectives à son encontre, mais il n’a jamais flanché ni tenté de pactiser avec la majorité. Sur tous les dossiers majeurs de la Ville, il a toujours eu raison avant tout le monde et ne s’est jamais trompé.

Mais son talent est tellement évident qu’il a dû échapper à Sud Ouest !

On ne réveille pas une opposition qui dort

Fidèle à son habitude, l’opposition s’est montrée particulièrement prudente dans l’affaire Sophie Borotra. Surtout pas de vagues, ce qui s’impose pour la Cité de l’océan.

S’opposer, ou ne pas insulter l’avenir et finir sur les genoux de Veunac ?

Heureusement que Michel Veunac compte quelques sympathiques trublions dans sa propre majorité, car sans eux son actuel mandat finirait par ressembler à un séjour en camp de vacances. En dehors de Jean-Benoît Saint-Cricq, qui à chaque conseil se montre mordant et incisif, c’est peu dire qu’entre les absences réitérées des uns, la détestation visible du job d’opposant des autres et le souci de tous de ne pas insulter l’avenir, l’opposition biarrote n’a guère brillé de mille feux depuis 2014.

Max Brisson s’indigne de cette affirmation : « C’est vrai que nous avons flotté au début, mais lors de l’élection des délégués à l’EPCI nous avons su nous rassembler pour présenter la candidature commune de Jean-Benoît ». Le fait ne souffre d’aucune discussion, surtout face au pitoyable spectacle offert par la majorité. Mais, pour l’observateur passionné de la vie politique locale, le malaise persiste sur le fonctionnement de l’opposition. Entre les alliances de circonstance au moment des départementales et des régionales, les déclarations de Michel Veunac affirmant qu’il veut se débarrasser de certains indésirables de sa majorité et ouvrir sur sa droite en 2020, on a vraiment l’impression d’être dans ce détestable entre-soi que la population reproche aux politiques. Surtout s’attaquer à mots couverts et à fleurets mouchetés, fermer les yeux sur certaines petites dérives qui pourraient aussi survenir dans son propre camp le jour où l’on redeviendra la majorité et se garder de toute parole qui pourrait compromettre son plan de carrière politique et revenir en boomerang en 2020. L’affaire Sophie Borotra en est un saisissant exemple.

Un très grand sentiment de solitude

Pendant deux mois, après la lecture de l’article de Sud Ouest du 7 février 2015, j’ai attendu. Quelques échanges téléphoniques passés les jours suivant m’avaient permis d’en savoir un peu plus et de vérifier que le quotidien régional disait vrai. Chaque matin j’ai espéré, espéré, en me disant : « Mais il y en a bien un qui va se réveiller et faire le job! » Peine perdue. C’est le 7 avril 2015 exactement, quand j’en ai eu marre de jouer à sœur Anne qui ne voit rien venir que je me suis décidé à contacter Maître Malherbe et à rédiger une plainte destinée au procureur. Ce n’est pas une décision simple à prendre. Je suis retraité désormais avec des moyens limités et je n’ai plus la machine de guerre du Canard enchaîné derrière moi. Et face à une ville comme Biarritz, je deviens un lanceur d’alerte qui risque d’y laisser des plumes financières, comme le prouve la demande de dommages et intérêts de Didier Borotra, formulée à mon encontre et heureusement rejetée par le tribunal. Même pas peur, même pas mal! Ton opération intimidation est ratée, Didier.

Après le dépôt de plainte, de nombreux mois se sont écoulés. J’ai pensé un moment que le procureur allait classer sans suite. Dans une petite ville comme Biarritz, il est difficile de ne pas se rencontrer et j’ai croisé à de nombreuses reprises des élus, en particulier de l’opposition. Je leur ai raconté ma démarche. Ils ont hoché la tête silencieusement et ne m’ont pas offert le moindre soutien. Ou m’ont dit, comme Richard Tardits, que j’apprécie beaucoup par ailleurs, « Mais c’est de l’histoire ancienne ! » Qu’on m’explique à quoi sert une opposition qui ne s’oppose pas et qui ne s’estime pas gardienne des deniers publics ?

Une Justice et un avocat qui ont du cran

En octobre, divine surprise, avec la convocation devant le tribunal de Didier et Sophie Borotra ainsi que de Madame Pautrizel. La Justice a fait son travail. Maître Malherbe me conseille de me porter partie civile, ce que je ne souhaite pas car j’estime que je vais au-delà de mon rôle de journaliste. Chevaleresque, il me propose même de défendre gratuitement le parti l’association ou l’élu qui reprendra le flambeau et se portera partie civile à ma place. Je le remercie chaleureusement, persuadé qu’avec mes amitiés politiques et un dossier aussi édifiant que celui-ci, je vais trouver sans peine un preux chevalier, défenseur des contribuables lésés. Un mois de démarches usantes où tout le monde me promène à qui mieux mieux avant d’esquiver. Cette fois je rédige une lettre destinée à tous les élus de l’opposition où je leur demande de prendre mon relais.

 lettre-a-lopposition

 

Pas un mot, pas un coup de téléphone, pas un mail, comme si cette demande provenait d’un empêcheur de pantoufler en rond. Max Brisson nuance : « C’est faux ! Nous nous sommes réunis pour convenir de la conduite à tenir après votre lettre et Jean-Benoît Saint-Cricq a été chargé de poser une question en notre nom à tous ».

« L’un de vous aurait peut-être pu m’écrire ou me téléphoner pour m’informer ? » Silence.

Max Brisson affirme que l’opposition va suivre le dossier. « Si la famille Borotra est condamnée, nous demanderons le remboursement des sommes perçues ». Sachant que le jugement sera rendu le 28 mars et qu’il ne fait guère de doute que Didier Borotra fera appel s’il est condamné, comme il l’a fait pour l’affaire des PV, voilà qui nous reporte sans doute à 2019. Et à ce moment-là, on nous expliquera qu’on ne peut pas agir à cause de la proximité des élections municipales, car ce serait pris pour une manœuvre politique ?

Le Mémorex est un très bon médicament pour stimuler la mémoire. Je ne saurais trop conseiller aux Biarrots une cure suivie jusqu’en 2020, date des prochaines élections municipales, pour qu’ils n’oublient pas l’attitude de leurs élus qui quelques semaines avant la date fatidique ne manqueront pas de soudain s’intéresser à eux et de leur distribuer des tracts leur promettant monts et merveilles.

anticor

Anticor ou Anti-courage fuyons ?

Je n’avais pas le moindre doute, l’association « Anticor », contre la corruption et pour l’éthique en politique, allait se ranger à mes côtés dans ce dossier. Mi-octobre, je contacte le siège national qui me demande de me tourner vers le référent régional, Monsieur Alain Lacassagne. Je lui envoie un mail détaillé et il me répond qu’il est actuellement débordé, ce que je comprends très bien. Ne voyant rien venir dans les deux mois suivants, je découvre que mon interlocuteur qui est si fier dans les dîners en ville de son appartenance à Anticor, est architecte, résident bayonnais, centriste impliqué en politique et… travaille avec la ville de Biarritz sur l’aménagement de logements sociaux.

Furieux de son silence et ayant l’impression de m’être bien fait promener, je me tourne à nouveau vers le siège de l’association, demandant à avoir un nouvel interlocuteur. « Monsieur Lacassagne est quelqu’un de très bien, qui sait faire la part des choses entre son métier et son appartenance à notre association ». C’est évident ! Et quand je demande si l’association est prête à se porter partie civile dans l’affaire Sophie-Didier Borotra : « Oh, ça ne se fait pas comme ça ! Notre conseil d’administration se réunit tous les trois mois et décide à ce moment-là ».  « Donc, vous vous réunirez en mars 2017 pour un procès qui va avoir lieu le 31 janvier 2017 ? » « Absolument ! ». Voilà de l’efficacité citoyenne !

 Lire à ce sujet, le témoignage d’Agnès Gouinguenet :

https://blogs.mediapart.fr/agnes-gouinguenet/blog/120416/pourquoi-jai-demissionne-danticor

L’homme qui hésite plus vite que son ombre

Les conseils municipaux se suivent et se ressemblent. Michel Veunac est toujours aussi dépassé.

Tous ceux qui considèrent que l’actuelle majorité municipale n’est qu’un agrégat de petits intérêts personnels et contradictoires, en ont eu l’éclatante démonstration, à l’occasion de ce qui aurait dû être le dernier conseil municipal de l’année, avec, pour cerise sur le gâteau, l’élection des quatre derniers représentants de Biarritz à l’EPCI (7 autres conseillers communautaires ont été élus en 2014). Michel Veunac, le maire qui préfère toujours remettre au lendemain les décisions à prendre le jour même, a sidéré son opposition en annonçant qu’un conseil municipal se tiendrait le 28 décembre prochain à 11heures. Motif officiel : Le transfert de charges de l’EPIC Office de Tourisme Biarritz, en attendant la promulgation des décrets de la loi NOTRe, nécessite « par précaution » la tenue d’un nouveau conseil. Et ce conseil sera aussi mis à profit pour élire les représentants de l’EPCI.

Zizanies dans la majorité

minute-de-silence

La minute de silence en hommage aux Berlinois a permis à la majorité d’être pour une fois d’accord.

Jean-Benoît Saint-Cricq a alors beau jeu de se moquer : « La loi NOTRe a bon dos. La vraie raison de ce report, c’est votre incapacité à présenter une liste cohérente à l’EPCI. Contrairement à l’opposition, votre majorité n’a pas réussi à accorder ses violons. Je ne vois pas pourquoi le vote est différé ce soir. Nous ne sommes pas des marionnettes. »

Qu’on se le dise, la fréquentation de la mairie dans la semaine qui vient va donc être particulièrement dangereuse, les invectives, menaces et horions entre gentils élus devant être le pain quotidien de cette majorité qui n’arrive pas à s’entendre sur ses représentants, mais cherche à nous faire croire qu’elle est capable de gouverner la Ville au mieux des intérêts des Biarrots. Car pour ceux qui se rêvent à l’EPCI, il ne s’agit pas d’idéologie ou de convictions à défendre, juste d’egos martyrisés et dans ce cas-là pas de quartier, comme dirait Peio Claverie ! Et une fois de plus, le pauvre Lucky Luke qui nous gouverne est bien incapable de se faire respecter de ses troupes.

http://ville.biarritz.fr/mairie-pratique/le-conseil-municipal/videos-deliberations/

Nouvelle preuve en a été donnée lorsque Jean-Benoît Saint-Cricq, aussi pétillant que le champagne qui nous attend pour la fin de l’année, a osé la question qui fâche à propos de la convocation devant le tribunal correctionnel de Didier Borotra, de Sophie Borotra et de Françoise Pautrizel (2h15’ sur la vidéo) à propos de la mission confiée à la fille de l’ex-maire à la Cité de l’Océan. Et l’on admirera la vitesse avec laquelle Michel Veunac esquive et botte en touche. « L’instruction est en cours. Le jugement attendu en janvier. Je ne m’exprimerai pas sur ce dossier »

Lucky Luke, on vous dit !

Motsch la galérienne

Et comme on ne rit jamais assez en cette période de fêtes de fin d’année, vous pouvez aussi vous offrir un grand moment comique (1h15’ sur la vidéo) en écoutant le débat de très bonne facture, avec de solides interventions de Max Brisson, Jean-Benoît Saint-Cricq, Guillaume Barucq ou Richard Tardits sur le logement social et en regardant Nathalie Motsch, l’adjointe à l’urbanisme qui voulait supprimer le logement social à Biarritz, ramer comme une malheureuse pour faire oublier sa bévue et tenter de retrouver un peu de crédibilité. Pour celle qui se veut candidate aux législatives, le chemin du Palais-Bourbon reste tout de même assez éloigné.

C’était le restau du cœur et des copains

soso-12

 « Au rendez-vous des bons copains de Rabagny, y’a pas souvent de lapins » aurait dit l’ami Brassens. Toutes les espérances ont été dépassées vendredi 9 décembre et le Txik Txak de l’adorable Soso Puleoto était plein à craquer pour l’occasion. Pour venir rendre hommage à Robert Rabagny, des Biarrots, mais aussi des Bayonnais, des Luziens et même des Toulousains, des Parisiens et un couple de Niçois présents dans la région. Côté rugby Pascal Ondarts, Philippe Bidabé ou Philippe Guillard. Côté politique, Jean-Jacques Lasserre, Max Brisson, Maïder Arostéguy, Corine Martineau, François Amigorena, Richard Tardits ou Jeannine Blanco sont venus, malgré leurs emplois du temps acrobatiques, rendre un hommage mérité à celui qui a su si bien enchanter Biarritz. Et côté amis de Robert,aucun ne manquait à l’appel.

150 exemplaires de Monsieur Biarritz Bonheur ont été vendus et les files d’attente pour les dédicaces ont parfois été longues, Robert, incorrigible bavard jamais pressé d’empoigner le stylo, ayant toujours une bonne anecdote à raconter à chacun.

Finalement, seuls manquaient à l’appel Michel Veunac, Peio Claverie et Nicolas Brusque. Ils auraient bien aimé être présents, mais ils étaient en réunion pour tenter de dénicher un nouvel ambassadeur aussi emblématique que Robert pour Biarritz et le BO. C’est logique, on coupe d’abord la tête qui dépasse, puis, après avoir réfléchi, on se demande comment remplacer l’irremplaçable.

(Reportage photos Any MENDIBURU)

soso-02

soso-03

 

 

soso-07

Robert cause et Patricia gratte.

soso-04

soso-06

 

soso-01

Richard Tardits joue très fin

Quelle bonne nouvelle de savoir Richard Tardits remobilisé. Nouvel adhérent de l’UDI, il se positionne clairement pour 2020.

Seuls ceux qui ne s’intéressent pas au Super Bowl s’imaginent que le joueur qui va réussir à tromper la vigilance des bloqueurs et à désintégrer le quaterback adverse, est un pur bourrin qui préfèrera toujours traverser les murs plutôt que de passer par la porte. Si Richard Tardits a été le recordman de sacks de l’université de Georgia, avec 29 réalisations, avant d’intégrer l’équipe professionnelle des New England Patriots, c’est parce qu’il sait surgir quand on ne l’attend pas, et qu’il reste doté, encore actuellement, d’un fort joli contre-pied.

Alors que de semaine en semaine, nous constatons un manque cruel de talents à la tête de la Ville, la décision qu’il vient de prendre va faire causer le landernau politique. En rejoignant les rangs de l’UDI, Richard Tardits, fait preuve du sang-froid et de la lucidité qui le caractérisaient quand il était joueur.

Auteur d’une très belle campagne électorale en 2014, avec l’appui du très subtil directeur de campagne Antoine Doury, obtenant 10,68% des voix en se présentant sans étiquette, ce qui est une sacrée performance dans ces conditions, Richard a compris que dans une ville comme Biarritz où nombre d’électeurs ne connaissent pas les candidats, il est indispensable, pour avoir une chance d’exister politiquement, de s’adosser à un parti.

Homme modéré et consensuel, mais surtout remarquable boîte à idées pour la ville de son cœur, même s’il est un peu trop libéral à mon goût, Richard Tardits va probablement se sentir très à l’aise dans un parti centriste. Et en plus, il va bénéficier de l’appui de Philippe Morel, militant comme on n’en fait plus, qui a toujours fait passer l’intérêt de son parti avant le sien et qui a eu le cran de demander et d’obtenir sa réintégration à l’UDI après avoir été exclu en septembre 2015 pour avoir soutenu aux Régionales Barthélémy Aguerre. On a connu plus rancunier !

Richard refuse de commenter sa récente adhésion pour l’instant, mais on peut se demander si le passage de Maïder Arostéguy de l’UDI aux rangs des Républicains est tout à fait étranger à cette décision. (Maïder a promis qu’elle commenterait cette évolution un peu surprenante, en septembre, pour les lecteurs de « Bisque, bisque, basque ! »). Même s’il s’est montré beaucoup moins présent dans les bagarres de conseil qu’un Jean-Benoît Saint-Cricq, car il est le premier à reconnaître qu’il ne se sent « pas fait pour l’opposition » (lire à ce sujet https://jeanyvesviollier.com/2016/06/30/le-conseil-de-classe-des-elus-biarrots/), voilà une très bonne nouvelle pour Biarritz et la promesse d’une future campagne électorale animée et intéressante. Car il est clair qu’ils sont nombreux à penser très fortement à 2020.

Futur maire ? Futur premier adjoint ? Il est beaucoup trop tôt pour le dire, car dans cette ville morcelée, celui qui remporte l’écharpe tricolore a toujours bricolé une alliance improbable du genre Michel Veunac et Peio Claverie. Mais il ne fait nul doute que Richard Tardits ferait un magnifique ambassadeur de Biarritz et qu’avec des Saint-Cricq, Barucq, Arostéguy ou Amigorena candidats, les citoyens pourraient enfin rêver à des jours moins noirs que ceux qu’ils connaissent actuellement

Car après deux années où l’on a pu mesurer « l’étendue » du talent de l’actuel duo dirigeant, le cauchemar pour les Biarrots serait d’imaginer que la prochaine échéance se limiterait à un duel Veunac-Lafite… Et pourquoi pas Destizon comme troisième larron, pendant qu’on y est ?

Veunac bashing

Le bashing, la curée en français, consiste à s’acharner sur une personnalité publique, tout en racontant des histoires vraies, ce qui est la base du journalisme. Au « Canard enchaîné », on appelait cette décision journalistique, toujours prise en concertation avec le rédacteur en chef, « attendrir la bête ». Quand Michel Veunac, me déniant toute qualité de journaliste, refuse de répondre aux questions simplissimes que je pose au service de presse, comme le coût des fêtes d’Halloween ou la raison de la présence de sa voiture sur le trottoir, j’estime qu’il trahit ses devoirs d’élu et de transparence vis-à-vis des électeurs et je prends un malin plaisir, ne craignant strictement aucune mesure de rétorsion ou perte d’espaces publicitaires pour Bisque, bisque, Basque !, à taper sur lui comme le sourd que je suis. Je regrette d’ailleurs que les confrères en activité ne me soutiennent pas dans ce combat pour l’information.

Mais tout ce que j’écris sur Michel Veunac ne relève pas d’une animosité particulière. Je reste persuadé que l’homme est sympa, même si le maire est totalement dépassé par sa fonction et aligne les mauvaises décisions comme perles dans un collier. Lors du papier publié sur le conseil de classe des élus, où Bisque, bisque, Basque ! s’est permis de singer les appréciations scolaires et de noter le travail des élus, il ne s’est pas trouvé un élu, un seul élu, pour estimer que le Premier magistrat de la Ville avait du talent, ce qui est très révélateur… Et il n’y a pas le moindre bashing dans ce fait !