Pyromanie et citoyenneté

Les accusations un peu à la légère de Saint-Cricq sont compréhensibles après ce qu’il vient de vivre. Remercions-le donc de nous donner l’occasion de parler citoyenneté.

Sud Ouest du 12 février, dans lequel Saint-Cricq accuse les réseaux sociaux.

Sous le coup de l’émotion, on peut dire de grosses bêtises…

Une fois n’est pas coutume, Bisque, Bisque, Basque ! n’a pas un mot à changer au twitt de Michel Veunac à propos des deux tentatives d’incendie subies par Jean-Benoît Saint-Cricq : « Cette violence intolérable et lâche, que rien ne peut justifier, n’a pas sa place dans notre démocratie ».  Bisque, Bisque, Basque ! a parfois la plume acide à l’égard des politiques locaux, mais ses critiques ne visent que les hommes publics qui savent à quoi ils s’exposent en se présentant à une élection et non les maris ou pères de famille. On va donc le dire et le redire : il faut être un abruti parfait pour vouloir mettre le feu à la maison d’un élu.

Sous le coup de l’émotion, on peut dire de grosses bêtises…

C’est au journaliste qui vient d’interviewer le boxeur descendant du ring, le survivant d’un accident d’automobile, ou l’élu victime d’une tentative d’incendie de nuancer les propos entendus et de faire la part de l’émotion. Depuis que j’exerce ce métier, je pense qu’il devrait y avoir un Ordre des journalistes comme il existe un Ordre des médecins, pour intervenir en cas de faute déontologique. Si cet Ordre avait existé, je l’aurais saisi dans la minute qui a suivi la lecture de l’article de Carole Suhas dans Sud Ouest. Dans son communiqué Jean-Benoît Saint-Cricq, fustige les « faiseurs d’opinion, la prose véhémente et les sites de désinformation ». Il vise probablement ce blog et quelques sites locaux qui déplorent son surprenant revirement politique. Mais est-ce le rôle de Sud Ouest de me désigner nommément comme inspirateur possible de ces actes criminels, ce que n’a pas fait Saint-Cricq dans son communiqué, sans prendre la peine de m’interroger ? J’en doute.

Sous le coup de l’émotion, on peut dire de grosses bêtises…

Après les « acides » années soixante-dix et quatre-vingts où la presse était économiquement puissante et n’avait pas peur de grand-chose, les élus ont traversé une grande période de quiétude. L’économie des journaux, alors que les ventes au numéro s’effondrent, dépend désormais beaucoup des pouvoirs en place grâce à de la publicité institutionnelle et des partenariats. Plus ou moins consciemment, des pactes de non-agression se sont conclus. Ce qui n’empêche pas des journalistes, malgré une structure étouffante, de bien faire leur boulot. C’est le cas à Biarritz, malgré cet article malencontreux. La nature ayant horreur du vide, des citoyens qui jusque-là avaient l’habitude de discuter entre eux, ont pris leur plume, consacré leur temps leur énergie et leur argent à raconter dans des blogs ou des pages Facebook ce qu’ils ne trouvent plus dans les médias traditionnels. Les communiqués officiels, les conférences de presse, c’est bien, mais ça n’est que la partie visible de l’iceberg politique. Bisque, Bisque, Basque ! avec ses moyens limités, ses convictions et ses détestations qu’on peut discuter, s’efforce de raconter la partie invisible, les coulisses politiques, les alliances improbables, les raisons d’une vente d’un terrain annoncé non constructible ou d’une villa promise à un copain. Apparemment (et je n’en tire aucune gloire, puisque ce blog est gratuit et ne représente pas un modèle économique), vous êtes un certain nombre à apprécier ce travail puisque dix-mille visiteurs viennent faire un tour pour chaque papier politique publié.

Sous le coup de l’émotion, on peut dire de grosses bêtises…

Bisque, Bisque, Basque ! fait partie de ce qu’on appelle « les réseaux sociaux », un endroit où comme en politique on peut côtoyer le meilleur ou le pire. Mais ce n’est sans doute pas un hasard si un peu partout dans les Pyrénées-Atlantiques, que ce soit à Pau, Oloron ou Ciboure, fleurissent des blogs de très bonne facture où des citoyens exaspérés dénoncent ce qu’ils apprennent. L’heureux temps où, d’une élection à l’autre, les élus faisaient à peu près ce qu’ils voulaient est fort heureusement révolu. Grâce aux réseaux sociaux, un maillage du territoire s’organise, des informations remontent, reprises ensuite par la presse traditionnelle. Allez savoir pourquoi, les Veunac, Lafite, Claverie ou Saint-Cricq parlent « d’incitation à la haine » des réseaux sociaux quand je n’y vois pour ma part que l’expression d’une citoyenneté militante et une passion pour la vie publique, fort rassurante pour notre démocratie.

Sous le coup de l’émotion, on peut aussi… conserver un peu de malice

Jean-Benoît Saint-Cricq a été mon avocat. L’homme est cultivé, intelligent, travailleur et doté d’une vraie fibre sociale qui en aurait probablement fait un bon maire de Biarritz. Si la même mésaventure que Jean-Benoît Saint-Cricq m’arrivait, je dirais sans doute beaucoup de bêtises sous le coup de l’émotion. Je ne lui en veux donc nullement de sa façon de braquer les projecteurs en ma direction même si l’accusation est incongrue. J’espère seulement que les policiers trouveront le coupable. Souhaitons pour l’avocat que le fautif ne sera pas un ivrogne, un voisin en colère ou un client mécontent. Depuis juin 2018, suite à quelques infos en ma possession, je suis fasciné par la façon dont le maire a embobiné l’homme public qu’est Jean-Benoît et a réussi à « retourner » le brillant opposant qu’il était en lui faisant voter par deux fois l’acrobatique montage de l’Hôtel du Palais. De toute ma carrière de journaliste, je n’ai jamais vu une opposition venir au secours du maire le jour où il est en minorité dans sa majorité. En octobre, Saint-Cricq a été hué par les Biarrots, et, au vu des commentaires reçus et entendus à Bisque, Bisque, Basque ! on peut imaginer, même si les gens ne sont pas toujours très courageux, qu’il a dû subir quelques publiques explications de texte pas très agréables à vivre, lui qui était il y a peu encore un des « héros » de la Ville.

Alors, oui, Jean-Benoît Saint Cricq peut-être en colère contre lui-même d’avoir disposé de tant d’atouts dans ses mains et de les avoir si mal joués, se faisant au final berner par un maire qui l’a mené en bateau. Mais de là à dire « On a voulu me punir parce que j’ai trouvé que le rapport d’orientation budgétaire de Guy Lafite était correct », c’est se prêter une importance qui ne correspond plus tout à fait à la réalité. Et le propos semble plus relever du calcul politique que de l’émotion.

N’en déplaise à tous les pourfendeurs de réseaux sociaux, c’est tout à fait mon droit de citoyen-blogueur d’estimer que l’homme public Saint-Cricq est désormais totalement démonétisé politiquement, qu’il n’y a plus grand monde pour le prendre au sérieux, ni écouter ce qu’il a à dire. Jean-Benoît Saint-Cricq, espérant sans doute un improbable « Retenez-moi ! » des Biarrots, annonce à Sud Ouest qu’il « réfléchit » à son implication future dans la vie politique.  À sa place, mon choix serait vite fait. Vendredi soir, lors du conseil municipal, un des spectateurs a résumé la situation : « Saint-Cricq ? Ce n’est plus qu’une barbe et des lunettes ! ».

Le communiqué à la presse de Jean-Benoît Saint-Cricq

 

Les approximations délibérées de Gave et Aldigé

Bisque, Bisque, Basque ! a pu se procurer le contrat de partenariat qui lie le BO à Sud Ouest. Et s’apercevoir de la mauvaise foi évidente de l’équipe dirigeante.

Est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de décider de la couleur de la moquette de l’ambassade de Russie sous prétexte qu’elle est basée à Paris ? Impossible de deviner si la moiteur de Hong Kong ou le grand air de Vancouver y sont pour quelque chose, mais le nouveau tandem dirigeant le Biarritz Olympique, Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé, semble avoir une idée un peu particulière du mode de travail des journalistes français comme le prouvent l’éviction de la tribune de presse, jeudi dernier, de notre confrère Pierre Mailharin et le communiqué surréaliste publié hier « Lettre ouverte à bon entendeur », donnant à croire que le quotidien régional doit 33 000 euros au BO.

http://www.bo-pb.com/bopb/actualites/5b8d5f659a72b900555a5032

Pour en revenir à la Russie, tout Français normalement constitué sait qu’une ambassade constitue un territoire extraterritorial dont on ne doit pas (officiellement) s’occuper. Pour en revenir au rugby, les supporters, toujours prêts à accuser les journalistes de tous les maux, ne savent peut-être pas que la composition d’une tribune de presse relève de la compétence de l’UJSF (Union des Journalistes De Sport en France) et non du bon vouloir d’un président décidé à faire le ménage chez les plumitifs au moindre mot de travers.

https://www.ujsf.fr/

Bisque, Bisque, Basque ! condamne donc fermement cette voie de fait qui constitue une grande première dans le rugby français, particulièrement consternante dans une région réputée pour son hospitalité. Les syndicats de journalistes, mais aussi la Ligue Nationale de Rugby et le ministère des Sports ont été saisis de cet abus de pouvoir, et, même si la démission de la ministre Laura Flessel va probablement retarder les choses, on espère vivement que Monsieur Jean-Baptiste « Il n’est ici question que de rugby, n’est-ce pas ? » et son ami Louis-Vincent seront lourdement sanctionnés, à une époque où un mot de travers peut envoyer au frais pour trois mois en tribune le moindre entraîneur.

Échange de marchandises… et d’amabilités !

Le contrat est limpide : Le BO envoie une facture à Sud Ouest, tandis que Sud Ouest envoie une facture équivalente au Biarritz Olympique. Personne ne doit donc rien à personne.

Le rugby est un sport d’excès et on peut comprendre une réaction mal contrôlée, même si elle reste inexcusable. Parce qu’il est plus vicieux, le communiqué publié hier par le BO est totalement indéfendable et tous les journalistes doivent voler au secours de Sud Ouest. Dans toutes les rédactions de France, à l’exception notable du Canard enchaîné, la rédaction travaille aux côtés d’un service de publicité chargé de vendre des espaces du journal et de négocier des accords et des partenariats. Pour avoir travaillé pendant vingt ans à L’Équipe, je peux certifier que les cloisons sont étanches entre les deux services, chacun étant suffisamment occupé de son côté pour ne pas savoir ce que fait l’autre. Insinuer que les écrits de Pierre Mailharin ou Laurent Zègre peuvent être influencés d’une façon ou d’une autre par une tension entre les états-majors du club de rugby et du quotidien régional est donc une calomnie profondément insultante pour nos deux confrères.

Et laisser entendre que Sud Ouest doit 33 000 euros au Biarritz Olympique est tout aussi approximatif.

Les « échanges marchandises » sont une pratique courante dans les journaux. À L’Équipe par exemple, le comité d’entreprise et donc tous les salariés, bénéficiaient de l’usage d’un magnifique voilier Beneteau ancré au port de Deauville en contrepartie d’un certain nombre de pages de publicités gratuites qui paraissaient dans le quotidien sportif. Mais jamais le journaliste chargé de la rubrique Bateaux ne s’est senti obligé de dire du bien de Beneteau. Cet accord qui en général satisfait les deux parties n’a donc aucune incidence sur le contenu rédactionnel à venir. Contrairement à ce qu’affirment Gave et Aldigé, Sud Ouest ne doit donc strictement rien au BO, comme le prouve le contrat. En échange de publicités en faveur du quotidien régional dans le Stade, le journal annonce les matches et offre aussi de l’espace et de la visibilité au BO dans ses colonnes. C’est du donnant-donnant.

Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé le savent pertinemment, mais salir le travail parfaitement respectable de deux journalistes professionnels et tisonner les haines entre les supporters et les journalistes, pour faire oublier ses propres manquements, c’est tellement tentant…

Manque absolu d’élégance

Staline faisait disparaître sur les photos les membres du comité central qui avaient cessé de plaire. Gave et Aldigé font de même avec les présidents du BO. Après Serge Blanco de 2008 à 2016, puis Nicolas Brusque de 2016 à 2018, arrivent subitement… Louis-Vincent Gave et Jean-Baptiste Aldigé. Mais où sont passés Benjamin Gufflet et Benoît Raynaud ? Et là, contrairement à la tribune de presse, le duo ne pourra évoquer « le manque de place » puisque par définition, la place est illimitée sur Internet.

Parfois, la presse se fout de nous…

Info ou intox ? On peut se poser la question en lisant certains échos de notre quotidien régional favori…  Et s’étonner du silence absolu sur les écuries de Parme de La Semaine du Pays basque.

Cinq jours ! C’est le temps qu’il aura fallu à Sud Ouest pour prendre contact avec moi, alors que dès le mardi 27 novembre, je les avais alertés au moment de la première publication sur ce blog d’un article sur les écuries de la Bigueyrie, en leur disant que tous les éléments recueillis étaient à disposition. Un adjoint du maire et un élu d’opposition décident de s’opposer à la vente dès le lendemain, mais Sud Ouest ne publie son premier papier que le samedi 1er décembre, sans m’interroger et en s’appuyant uniquement sur les réactions du maire. Comme si ce dernier allait tout dire ! Vous avez déjà vu un braqueur pas encore attrapé par la police, confier aux journalistes les détails de son dernier casse ?

Sud Ouest a ensuite honorablement traité l’affaire, mais cette religion du communiqué, ce souci de ménager les notables en place, est perçu par les lecteurs et agace. Il en va de même avec certains échos de la page basque du samedi qui tendent à la désinformation absolue ou à « l’opération brouillarta ». Dire que Michel Veunac aurait dû accepter l’offre d’Anglet à 400 000 € pour les écuries de Parme, même sur le ton de la plaisanterie, c’est accréditer l’idée auprès du grand public que le maire de Biarritz en trouvant un acquéreur à 545 000 € ne se montrait pas si mauvais vendeur, ce qui est pour le moins discutable.

Mais si Sud Ouest a traité, même avec retard, même avec beaucoup de prudence, cette affaire, si Mediabask  a fait honorablement le job, d’autres ont carrément zappé. Est-ce le rôle d’un support de presse de ne pas parler d’une information quand elle gêne ?

« Si La Semaine du Pays basque avait eu huit pages de plus, c’est certain on aurait traité l’affaire » m’a affirmé en souriant le directeur de la publication, qui s’est montré au téléphone passionné par cette enquête mais s’est bien gardé de faire quoi que ce soit sur le sujet. Évidemment quand on a été inconditionnel de Brisson, avant de trouver subitement en 2014 Veunac « humaniste et moderne », il est plus sage de botter en touche et d’éviter les sujets qui fâchent.

Les journaux se plaignent d’une désaffection de leurs lecteurs, mais est-ce si étonnant avec une façon aussi surréaliste de traiter l’information ?

Dormez, braves gens…

Voici un autre exemple d’information qui relève du brouillarta délibéré. Diriez-vous, si vous gagnez 3 000 € par mois et dépensez 6 000 €, que votre situation financière est excellente ? Certes L’Hôtel du Palais a connu un bel été, ce qui réjouira tous les contribuables biarrots. Certes Sud Ouest a traité la saga Hôtel du Palais avec vigilance, mais quand on sait que d’ici quatre ans, il va falloir pour conserver la norme palace effectuer entre 50 et 70 millions d’euros de travaux, somme dont ne dispose pas la Socomix, est-il raisonnable de diffuser sans la moindre nuance des messages aussi optimistes ?

Alexandre de La Cerda bien plus fort que Jésus !

Les royalistes du Pays basque ne reculent devant aucun sacrifice pour commémorer la disparition du roi Louis XVI. Ils se risquent même à déguster l’improbable « Chäteau Miller La Cerda ».

Petit rappel pour ceux qui ont redoublé leur première année de catéchisme : il y a quelques décennies, Jésus, un grand échalas maigre et barbu toujours flanqué de ses douze copains, adorait, de loin en loin, réaliser un petit tour de magie comme multiplier les pains ou marcher sur l’eau, histoire de faire marrer les filles et d’entretenir sa légende. Mais, selon la Bible, l’enfant de Marie, qui était un peu lymphatique, s’est contenté d’une trentaine de miracles, soit à peu près un par année d’existence. Tandis qu’au Pays basque, nous avons bien mieux avec un Alexandre de la Cerda qui, en toute discrétion, accomplit des miracles quotidiennement.

Heureusement, son comité de canonisation qui prie pour lui et intercède en sa faveur au Vatican pour lui décrocher la fameuse auréole, veille. Sans la vigilance de ces hommes pieux, Bisque, Bisque, Basque !, le blog qui adore mettre en avant la vertu et la moralité, aurait raté un article fort bien troussé de Sud Ouest signé Thomas Villepreux (18/1).

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Une tête à gagner l’auréole sans confession…

On y apprend qu’une trentaine de nostalgiques, adeptes du raccourci saisissant, fêtent chaque 21 janvier, dans un restaurant de Bayonne la mémoire du roi guillotiné Louis XVI, persuadés que la France irait bien mieux si une tête couronnée nous dirigeait. Monseigneur Aillet, convié à jouer avec ces grands enfants au « Premier qui rira sera décapité », n’a pu se rendre disponible et la vénérable assemblée a dû se contenter cette année d’un baril de prêtre ordinaire en la cathédrale de Bayonne, avant de festoyer.

Miller La Cerda, appellation d’origine incontrôlée

la-cerda-03-et-les-royalistesEt qui est le grand ordonnateur de la cérémonie, chargé d’établir le repas avec le maître queux et d’apporter son vin ? Notre faiseur de miracles quotidiens, Alexandre de La Cerda. En octobre 2016, l’homme qui se déclare sur les étiquettes de son dit-vin nectar « Château Miller La Cerda », propriétaire récoltant à Saint-Martial en Gironde, avait avoué à Bisque Bisque Basque !  avoir vendu toutes ses vignes en 2009.

(https://jeanyvesviollier.com/2016/10/31/le-chateau-mille-leurres-dalexandre-de-la-cerda/)

la-cerda-04-et-les-royalistesMais après tout, pourquoi être plus royaliste que le roi ? Si un amateur comme Jésus a réussi à multiplier les pains, il est bien logique que le très pieux Alexandre réussisse à multiplier le vin, et à le vendre quotidiennement, même si l’appellation reste d’origine un peu incontrôlée. Et question appellation, notre chroniqueur local en connaît un rayon, lui dont le patronyme officiel, si on l’en croit, est Von Miller de Roberty La Cerda Castro Cabrera Y Leuse (Sud Ouest, 5/4/2010). Un miracle généalogique de plus ?

Ne pas confondre « se goberger » et « buller »

Piéton 11 aoûtUn très grand merci à Sud Ouest du 11 août pour cet éclat de rire matinal à la lecture du piéton. La rédaction, qui doit avoir sur son bureau un téléphone rouge directement relié à la mairie, précise en effet que « les privilégiés du 15 août » ne se gobergeront pas aux frais de la princesse Veunac, n’en déplaise à « ceux qui ironisent », mais se contenteront, plus modestement, « de quelques bulles » de champagne en compagnie de la délicieuse Nathalie Kosciusko-Morizet.

Bisque, bisque, Basque !, qui n’a pas les moyens de s’offrir un téléphone rouge et doit se contenter d’une boule de cristal, ne s’est donc pas trompé en écrivant que  « les élites se prélasseront à l’Hôtel du Palais pour assister au spectacle, avec comme seul risque de prendre dans la figure un bouchon de champagne trop violemment manipulé. »

Puisque Michel Veunac est convaincu qu’il n’y a aucun risque le 15 août au soir, pourquoi ne donnerait-il pas l’exemple en s’installant sur la grande plage au milieu de la foule au lieu de se planquer dans son bunker, coupe de champagne à la main ?