Barucq tournicote et Arostéguy rigole

Pendant que Maïder Arostéguy repart avec sa liste du premier tour, Guillaume Barucq discute avec tout le monde et oublie le message des électeurs.

Guillaume Barucq a multiplié les appels du pied et semble désormais en grande difficulté pour présenter une liste cohérente et respectueuse des suffrages exprimés.

Le sport et la politique ont beaucoup de similitudes : quand Serge Blanco, unanimement reconnu comme le meilleur arrière du monde, jouait les phases qualificatives avec son cher Biarritz Olympique et perdait le match, il ne proposait pas ses services au Stade Toulousain pour jouer le dimanche suivant et restait à la maison pour suivre la fin de la compétition. Ce n’est pas faire injure à Éric Bonnamy ou Laurent Ortiz que d’affirmer que s’ils étaient les meilleurs élus du monde, quelqu’un s’en serait sans doute aperçu pendant cette mandature. Si rien ne change d’ici mardi, date limite de dépôt des listes de second tour, les voilà pourtant pressentis pour intégrer la liste recomposée de Guillaume Barucq, tandis que Patrick Destizon et Louis Vial, qui eux non plus n’ont pas grand-chose à voir avec l’aristocratie des adjoints en poste, tapent avec insistance à la porte du docteur à catogan. Les Biarrots sont sauvés !

À toutes les questions de Bisque, Bisque, Basque !  Guillaume Barucq se contente de répondre : « Pas de précipitation. Rien n’est encore acté. Soyez patient » avant de préciser dans un deuxième message : « Vous faites de la politique-fiction. Attendez mardi de découvrir notre liste de renouvellement+++ »

Pour aider les électeurs à s’y retrouver dans ce salmigondis si typiquement biarrot, nous allons donc partager avec vous les informations en notre possession, même si elles changent pratiquement d’heure en heure, et en profiter pour rappeler quelques principes républicains de respect du vote des électeurs.

Veunac essaie de fourguer son entreprise en faillite

Sévèrement fessé au soir du premier tour, Michel Veunac continue néanmoins à manoeuvrer. ( Photo Sud Ouest )

Et commençons par notre champion toutes catégories. Pas un maire sortant d’une ville de plus de vingt mille habitants ne s’est retrouvé cinquième avec 12,22% des voix, mais ce n’est pas ce genre de détail qui va arrêter notre maire-rien-qu’à-nous-que-le-monde-entier-nous-envie, qui essaie à tout prix de tirer encore quelques profits de son entreprise en faillite. La semaine dernière, une réunion houleuse a opposé l’actuel maire à ses colistiers, lui demandant quelle stratégie il compte adopter pour le second tour. Mimi-la-Malice s’est bien gardé de répondre, alors qu’il a fait le tour de toutes les listes pour tenter de négocier son soutien en échange de l’intégration de Claracq, Bonnamy et Ortiz et de l’obtention d’une SEM pour lui, histoire de prendre encore quelque menue monnaie.

Rapidement éconduit par Maïder Arostéguy qui le considère comme une machine à faire perdre des voix, ce qui démontre une lucidité certaine, notre brillant stratège a imaginé une alliance avec Saint-Cricq pour peser sur l’élection. Mais l’avocat biarrot qui a le sentiment de s’être bien fait rouler dans la farine en 2018 au moment du vote de l’Hôtel du Palais, s’est bien gardé de donner suite, décidant de maintenir sa liste pour le deuxième tour.

Veunac savait parfaitement qu’avec Nathalie Motsch, qu’il craint beaucoup, toute alliance était impossible. Sans aucune dignité, il a tout de même envoyé des émissaires qui ont affirmé à « Calamity Nathalie » que le maire sortant était prêt à la soutenir si elle renonçait à son recours contre lui au moment du vote de l’Hôtel du Palais. Tiens, tiens, on a peur ?

Barucq tombe dans le piège

Veunac s’étant fait claquer le museau presque partout, il ne restait plus qu’une porte à tenter d’entrebâiller. Mimi-la-Malice a alors entonné auprès de son adjoint à l’Environnement le grand couplet de « Biarritz ville centriste » qui n’est pas prête à tomber dans les bras d’une candidate de droite mais rêve d’un maire rassembleur comme Didier Borotra ou… lui-même. Une idée que partage visiblement Guillaume Barucq même s’il affirme que rien n’est fait. Lors d’une interview à France 3, le 26 mai, Docteur-surf laisse filtrer un peu sa stratégie : « Ma liste peut se maintenir en créant un grand rassemblement autour de l’écologie, de gauche à droite, avec une équipe de personnes complémentaires et compétentes. » Complexe de l’élève face au maître tacticien ? Visiblement Veunac préoccupe beaucoup Guillaume Barucq : « Va-t-il se maintenir ? Se retirer ? Et dans ce cas-là soutenir une liste ? J’attends de voir. J’ai été son adjoint pendant six ans : je l’ai aidé à gagner en 2014… ». Si ce n’est pas un appel du pied… Avant de laisser pointer le bout du catogan dans cette réflexion finale : « Je préfère un couple à deux qui fonctionne, qu’un ménage à trois qui dysfonctionne, ou à quatre, qui explose… »

Après l’avoir laissé poireauter une bonne semaine, Guillaume Barucq a rencontré Nathalie Motsch jeudi soir pour lui proposer une… sixième place sur sa liste, tandis que Lysiann Brao pourtant numéro deux de la liste EHVS et devancée de presque deux points par la liste Motsch se retrouve en quatrième position. De façon fort prévisible, Nathalie Motsch a refusé cet affront et a claqué la porte en décidant de maintenir sa liste.

Arostéguy, droite dans ses bottes

Peu de jours après le début du confinement, lors d’un échange téléphonique, Maïder Arostéguy avait confirmé son intention de repartir avec sa liste et de refuser les mains tendues de Michel Veunac et Jean-Benoît Saint-Cricq, estimant qu’ils incarnaient un passé et une façon de faire de la politique dont les Biarrots ne veulent plus. Deux mois plus tard, la candidate n’a pas dévié d’un pouce de la ligne tracée, déposant sa liste quatre jours avant la date limite et réaffirmant lors d’une conférence de presse vendredi sa conviction que les Biarrots n’en peuvent plus des « tripatouillages » permanents que leur a fait vivre Veunac. L’observateur local est bien obligé de reconnaître que la candidate LR a parfaitement saisi le message adressé par les Biarrots le 15 mars et manifeste beaucoup de sens politique. Et comme, pour être élu, il faut comme en sport avoir parfois un peu de chance, il semblerait que le dossier du BO, sujet sur lequel Maïder Arostéguy a parfois semblé mal à l’aise, ne refera pas surface avant le 28 juin, la DNACG, le gendarme financier du rugby, estimant qu’il faut laisser les clubs tranquilles avant de prendre des décisions.

Et si on respectait les électeurs biarrots ?

À mon sens, jamais dans l’histoire de Biarritz, résultat électoral n’a été aussi limpide que celui exprimé par les Biarrots le 15 mars dernier et Guillaume Barucq, en jouant le jeu des alliances improbables sauce Biarritz, commet une énorme erreur. Deux faits sont totalement incontestables. Michel Veunac a pris au premier tour une fessée comme jamais maire sortant n’en a pris. Ce n’est pas seulement sa personne que les Biarrots ont sanctionnée, mais aussi sa façon de faire de la politique.

Discuter, même si cela n’aboutit pas, avec les membres de cette liste, au vu du désastre que nous avons subi pendant six ans, constitue une faute majeure. Tous ceux qui ont soutenu Michel Veunac, tous les bénis oui-oui qui ont choisi de ne rien dire des abominations qui se passaient à la Ville pour sauver leur indemnité d’adjoints ou leurs délégations ne méritent pas d’être repêchés et ne peuvent figurer dans une liste Barucq qui affirme vouloir le renouvellement.

Le ticket-Barucq, Motsch, Morin séduisait les Biarrots. Pourquoi le refuser?

Par ailleurs, les Biarrots ont établi une hiérarchie avec leurs votes, Nathalie Motsch talonnant Guillaume Barucq et devançant la liste EHVS. Un vote très cohérent où tous les partisans de la fermeté républicaine face aux pressions de Jean-Baptiste Aldigé se sont retrouvés au coude-à-coude. Prendre en compte les votes des Biarrots, c’est présenter face à Maïder Arostéguy mardi, une liste où Guillaume Barucq est le numéro 1, suivi par Nathalie Motsch en deuxième position et Brice Morin en troisième position. Avec le soutien de Karim Guerdane, qui souhaitait voir cette liste de tous ses voeux et dont le talent politique doit être utilisé même s’il a fait un score modeste.

Tout le reste, c’est de la petite tambouille électorale, une tentation de « biarrotiser » l’élection avec des alliances improbables et des petits arrangements entre amis que les Biarrots ne supportent plus, c’est enclencher irréversiblement la machine à perdre. C’est bien connu, en sport comme en politique « la peur de gagner » fait commettre parfois des erreurs colossales. Barucq a encore trois jours pour se ressaisir et jouer sa balle de match. 

Tohu-bohu à la mairie

Jusqu’à la dernière minute, il nuira à sa ville ! Sans le moindre scrupule, Michel Veunac continue à prendre des décisions qui engagent l’avenir de Biarritz. Ainsi, avant la date du 28 juin il a prévu de tenir un ultime conseil municipal, où l’adjointe aux Sports Stéphanie Ricord présentera sa démission, car il l’a fait nommer entre temps Directrice des Ressources Humaines de la Ville. Une nomination qui est loin de faire l’unanimité en interne, où l’élue est peu appréciée et qui agace les candidats au poste de maire qui ont l’impression qu’on leur force la main. Dans la rubrique, « C’est un bonheur de travailler à la mairie », notons aussi la démission de la directrice de la communication qui a adressé à tous les chefs de service une lettre où elle détaille ce qu’elle a enduré. En attendant une nouvelle nomination, c’est l’inusable Claire Ripert qui va assurer l’intérim, tandis que la liste des employés tombés au front s’allonge sur le monument aux morts de la mairie.

Sylvie Claracq ou l’inexistence faite élue

La benjamine du conseil municipal, qui s’est distinguée pendant six ans par son absence d’idées, multiplie les bourdes depuis qu’elle est numéro deux de la liste Veunac. Décidément, qui se ressemble s’assemble…

Voix inconnue au téléphone, lundi 11 mai vers midi : « Mais pourquoi vous me persécutez ainsi ? » On m’avait prévenu que Sylvie Claracq adorait jouer les victimes, mais je ne m’attendais pas à une telle réaction, après avoir écrit que Michel Veunac se démenait beaucoup pour recaser la numéro deux de sa liste, ce que nombre de témoins confirmeront. « Vous ne vous rendez pas compte du tort que vous me faites, alors que je suis en couple, en écrivant que je suis proche du fils de Michel Veunac ». Me demandant un moment si je ne suis pas victime d’un canular, j’essaie d’argumenter : « Mais, Madame, vous êtes journaliste comme moi et vous connaissez le sens du mot proche. Il n’y a aucune ambiguïté. Mais si ça peut vous apaiser, je suis prêt à publier un droit de réponse de votre part ».

À ce moment-là, l’adjointe en colère sort l’argument massue pour tenter de m’intimider : « Je vais voir si je vous réponds, mais je vais saisir mon association (Sylvie Claracq est référente pour le département du réseau Élues locales.fr et je l’avais félicitée en 2018 pour cette nomination) et dénoncer votre sexisme ».

J’avoue en être resté sans voix, Bisque, Bisque, Basque ! se voulant observateur de la vie publique et se fichant éperdument du sexe, de la race, de l’orientation sexuelle de celui qui est élu, comme peuvent en témoigner les écrits de ce blog.

La jérémiade de trop arrive : « Mais pourquoi vous m’attaquez ainsi, alors que vous ne m’aviez jamais attaqué auparavant ? » Je suis sidéré : « Mais, Madame, parce que vous êtes devenue numéro deux de la liste Veunac après un mandat où on ne vous a jamais entendue, où vous n’avez jamais exprimé une idée, où vous avez toujours approuvé ce que faisait le maire. En un mot, vous n’avez strictement rien apporté à la vie municipale ».

L’adjointe à la Jeunesse et à la vie scolaire se récrie : « Mais ce n’est pas vrai. J’ai dit parfois en réunion de majorité à Michel Veunac que je n’étais pas d’accord ». Je sais que c’est faux : « Vous trouvez que votre parcours depuis six ans, justifie une place de numéro deux ? Vous avez une idée de ce qu’implique la direction d’une ville quand le maire est absent ? Vous pensez sérieusement avoir les compétences pour cela ? » Sylvie Claracq se cabre : « Mais tout le monde dit que j’ai fait de très bonnes choses à l’Atabal » Je ne peux m’empêcher d’éclater de rire : « Non, tout le monde ne dit pas cela et si vous pensez que cela suffit à justifier votre place, permettez-moi de sourire ».

Sylvie Claracq ferraille encore : « À part vous, tout le monde m’apprécie ». J’éclate de rire en pensant à ces employés de mairie, très agacés par les grands airs de la dame.

Démocratie façon Claracq

L’échange en restera là. Et puisque la journaliste Sylvie Claracq réclame des faits, Bisque, Bisque, Basque !  va se faire un plaisir de raconter le dernier exploit de l’élue, qui vient de mettre une sacrée pagaille dans toutes les équipes en campagne. Lors de la préparation de la rentrée scolaire post-déconfinement, l’adjointe à la vie scolaire, au mépris de toutes les règles démocratiques en vigueur dans ce pays, va décider que certains représentants des parents d’élèves élus, ne peuvent pas participer au débat… car ils sont membres d’une liste adverse !

Voici donc ce qu’écrit aux autres élus Sylvie Claracq : « Parmi ces parents je lis déjà sur trois noms le nom d’un candidat aux élections (Sic !). Il me semble qu’il est naturel pour un travail sain et une collaboration constructive que les parents délégués soient neutres sur ce dossier, ce sujet étant déjà suffisamment complexe. Je demanderais donc que à ce que les têtes de liste à l’élection n’invitent pas la campagne électorale dans cette crise sanitaire autant que faire se peut et n’avancent pas un colistier dans ce travail complexe afin de pouvoir travailler en confiance dans l’intérêt général ». Mais depuis quand en France est-il interdit d’être à la fois délégué élu des parents d’élèves et candidat sur une liste ?

Autrement dit, Sylvie Claracq est favorable à un échange démocratique mais uniquement avec ceux qui lui plaisent. On comprend mieux pourquoi Michel Veunac l’a choisie entre tous et toutes !

Frédéric Domège, sans doute par pure détestation des femmes et non par passion de la vie publique, estimant « qu’il y en a marre de l’amateurisme », va être le premier à dégainer, jugeant que les méthodes de Claracq ont cours en Corée du Nord mais pas en France.

Maïder Arostéguy, que l’on n’accusera pas de sexisme, va à son tour exprimer son indignation :

Nombre d’autres conseillers vont faire de même, dont Brigitte Pradier et la vigie républicaine de ce conseil municipal, Hervé Boissier : « Être adjointe, ce n’est pas seulement un titre et des indemnités, c’est aussi un job que l’on doit assurer, avec difficulté parfois, mais avec compétence et surtout pas en excluant ceux qui ne sont pas d’accord » Il est bien évident que ce phallocrate de Boissier n’aurait pas dit la même chose si le coupable avait été un homme.

Heureusement pour elle, Sylvie Claracq qui fêtait cette semaine son anniversaire et approche désormais sérieusement de la quarantaine, adore toujours jouer à la petite dernière que les grands protègent. Elle a donc reçu deux soutiens inattendus.

Guillaume Barucq, retrouvant ses réflexes « Tout le monde il est gentil », n’a visiblement pas été très offensé par l’attentat démocratique que voulait commettre Claracq et a volé à son secours :

 Et, surprise, pour quelqu’un qui avait érigé la citoyenneté en cheval de bataille, Nathalie Motsch a fait de même :

Même si ce « réflexe gentil » pour leur collègue est à l’honneur de Guillaume et Nathalie, on ne peut pas d’un côté râler quand Aldigé fausse le jeu démocratique en faisant pression sur les élus et d’un autre cautionner un déni de démocratie comme celui que voulait commettre Claracq. D’où un joli bazar dans les listes, quelques grincements de dents et même des engueulades mémorables !

Qu’on se rassure, tout sexisme mis à part, la vie politique de Sylvie Claracq va bientôt se terminer comme celle de Veunac, et ça c’est une excellente nouvelle pour la Ville.

Journal d’un buté de campagne (6)

Motsch, catégorique : « Ni Veunac, ni Arostéguy »

L’ex-adjointe à l’Urbanisme ne louvoie pas sur son positionnement au second tour tandis que la liste Veunac se fait copieusement arroser et que Saint-Cricq prépare un grand coup de balai.

C’est un petit jeu délicieux que nous vous conseillons vivement de pratiquer pendant les dernières semaines de cette campagne électorale. Allez assister à la réunion publique d’un des huit candidats et, la bouche en cœur, demandez-lui ce qui se passera s’il n’arrive pas en tête au soir du premier tour. Pudeur de rosière au moment de passer à l’acte, mouvement de menton martial, grand moment de solitude, vous aurez droit à toutes les postures humaines traduisant l’embarras, alors que les citoyens avant de voter devraient clairement savoir avec qui les candidats sont prêts à s’allier ou ne pas s’allier le 15 mars au soir : « J’ai besoin de réfléchir » … « Je ne peux pas envisager la défaite » …  « C’est une question dont je dois débattre avec mon équipe ». Et en plus, on nous prend pour des imbéciles !

Avec le beau tempérament qui la caractérise, Nathalie Motsch est la seule à se montrer on ne peut plus précise sur le sujet : « Depuis le conseil municipal du 12 février, nous sentons une dynamique en notre faveur et les gens nous disent qu’ils ont apprécié mes positions très claires que ce soit sur le Palais ou Aguilera. Mais, si je devais être battue, nous sommes tous d’accord dans mon équipe et n’aurons pas une seconde d’hésitation. Nous ne nous rallierons ni à Michel Veunac ni à Maider Arostéguy ». Voilà Michel Veunac, qui laisse entendre partout qu’il a passé un accord de deuxième tour avec Nathalie Motsch et qu’il en fera sa première adjointe, une fois de plus pris en flagrant délit de mensonge.

LA LISTE VEUNAC PREND L’EAU – Lorsqu’il a pris la pose pour les journalistes avec son équipe devant le parapet de la Côte des Basques, Michel Veunac a juste oublié un détail : vérifier la force et l’horaire de la marée. Résultat, pour la plus grande joie des journalistes présents, la liste a copieusement été douchée. Avec le sens de la phrase creuse qui le caractérise, Michel Veunac a voulu badiner sur le sujet au micro de France Bleu Pays basque : « Les éléments sont venus nous rafraîchir. C’est une bonne chose ! Je le vois comme quelque chose de bon aloi ! »  D’autres y verront plutôt le signe d’un prévisible naufrage.

RENOUVELLEMENT FAÇON VIEUXNAC – Avec six septuagénaires dans la liste dont les inusables Castaignède, Vial et Blanco et neuf sexagénaires dont Ghis Haye, on ne peut vraiment pas dire que le maire fasse dans le rajeunissement massif, même s’il s’est offert l’attaché parlementaire de Vincent Bru, François-Xavier Menou en invité surprise. Quant à la numéro deux de cette liste, Sylvie Claracq, qui s’est distinguée pendant six ans par son inféodation totale au maire, son mutisme et son absence d’idées, son amitié avec le fils de Michel Veunac n’est peut-être pas étrangère à cette inespérée promotion. Visiblement, si par malheur il est réélu, Notre-maire-que-le-monde-entier-nous envie est bien décidé à gouverner plus seul que jamais.

BARUCQ TRANSCENDENTAL – Même s’il affiche toujours les mêmes valeurs de dialogue et de concertation, le changement qui s’opère actuellement chez Guillaume Barucq frappe les observateurs. Mardi 18 février au Colisée, lors de la présentation de sa liste, le docteur surfeur se montre beaucoup plus incisif qu’à l’accoutumée : « Ce qui s’est passé lors du dernier conseil municipal est inacceptable. Tout le long de la mandature, à chaque conseil on se disait : ça va aller mieux. Et à chaque fois, c’était pire. Nous ne voulons plus de ce fonctionnement et notre liste, cohérente et compétente est faite pour gagner et non pour se rallier ». Un peu plus tard, Guillaume Barucq, qui se déclare très fier à juste titre de son action pour le sport-santé au Pays basque, estime que « cinq minutes de méditation pour tous les élus avant le conseil seraient sans doute une bonne solution ». Et si Veunac fait le poirier, c’est promis, la presse fait de même.

SAINT-CRICQ VEUT DU BALAI – L’avocat biarrot qui a réuni jeudi 20 février une petite chambrée à la Maison des associations pour la présentation de sa liste, concurrence du rugby oblige, a décidé comme première mesure de son programme, de doter les employés municipaux… d’un balai, parce que « les trottoirs sont dégueulasses, on n’en peut plus ». Peu convaincu par les outils actuels qui déplacent la saleté au lieu de l’enlever, Jean-Benoît Saint-Cricq est persuadé de la justesse de l’investissement. Et si au passage, il pouvait profiter de ces balais neufs pour permettre un grand ménage dans l’équipe municipale actuelle, Bisque, Bisque, Basque ! approuverait totalement.

LES ÉTOILES, C’EST TELLEMENT CHIC – Décidément, il est du dernier chic cette année d’avoir dans son comité de soutien ou sa liste un général dûment étoilé. Jean-Benoît Saint-Cricq n’échappe pas à la règle avec en dernière position de sa liste le général Francis Lenne, connu pour ses prises de position contre l’arme nucléaire. Peut-être va-t-il réussir à faire cesser les bombardements incessants à chaque conseil municipal ?

FAIS BISOU À BIZI – Bisque, Bisque, Basque ! est totalement fan des actions de Bizi et de la façon dont cette association sait mettre les rieurs de son côté. Et pour circuler lui-même en vélo dans la ville, il approuve totalement l’occupation momentanée du hall de la mairie par des vélos, seule piste cyclable non dangereuse de la ville. Une initiative qui a mis hors de ses gonds Michel Veunac comme en témoigne la photo prise ce jour-là, qu’un internaute farceur a légendé : « Ta piste cyclable, tu la veux sur la joue droite ou sur la joue gauche ? » Quel est le médecin qui va convaincre Michel Veunac de ne plus se mettre dans cet état et d’arrêter toutes affaires cessantes la politique ?

IL N’Y A PAS QUE LE CENTRE-VILLE – Toutes les listes déplorent la politique qui a été conduite pendant les deux derniers mandats où seul le petit périmètre sacré, allant du Palais au casino Bellevue en passant par le jardin public a été entretenu, mais presque tous les candidats ont choisi ce même périmètre pour leurs permanences. En s’installant 140 avenue du président Kennedy, la liste emmenée par Brice Morin, Lysiann Brao et Matthieu Accoh, affiche sa volonté de rester au contact de tous les Biarrots. Belle initiative.

LA BOULETTE DE FRANCE 3 – Alors que la rédaction de Sud Ouest Biarritz traite remarquablement bien cette campagne municipale avec un grand souci d’équité et des thématiques de fond qui permettent de mieux comprendre les programmes des candidats, la chaîne publique France 3 se montre visiblement beaucoup plus décontractée avec la démocratie. Elle a prévu d’organiser un débat mercredi prochain avec… cinq des huit candidats déclarés à Biarritz. Jean-Benoît Saint-Cricq, Karim Guerdane et Marine Batiste ont ainsi appris qu’ils n’étaient pas conviés. Une injustice qui a fait bondir l’avocat biarrot qui a immédiatement saisi le CSA. On espère que les candidats retenus uniront leurs protestations à celle des évincés pour ce fâcheux manquement à la démocratie.

LAPSUS RÉVÉLATEUR – Lors de la première rédaction de son communiqué, annonçant le report de son assemblée générale au… 1er avril, histoire de bien souligner le côté farce de l’opération de chantage menée par Aldigé, le Biarritz Olympique s’est livré à un lapsus très révélateur, en affirmant qu’il attendait, avant de procéder à la liquidation du club, le résultat de l’élection municipale et le nom du prochain « idylle » (au lieu d’édile). Le BO et la mairie, ça a toujours été une histoire d’amour compliquée.

L’HUMOUR D’AMIGORENA – Fustigé aussi bien par la Ligue professionnelle de rugby que par le magazine « Têtu » pour ses commentaires sur « Barucq et sa copine Amigorena », Jean-Baptiste Aldigé s’est livré à une esquisse de laborieuse repentance en affirmant que ses mots avaient dépassé sa pensée et qu’il n’est nullement homophobe. Sur sa page Facebook, François Amigorena s’est surtout étonné du manque de solidarité de certains élus qui n’ont pas cru bon de s’indigner face aux propos du président du BO. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il se montre autrement percutant qu’Aldigé.

Veunac fait du vieux avec du vieux

Malgré la présence de Jean-Baptiste Lemoyne, bien planqué derrière Veunac, la liste du maire sortant est consternante et montre à quel point le vide s’est fait autour de lui.

Avec cette ébauche de liste, digne de Pif-Gadget, Veunac nous prend vraiment pour des jambons.

«  La politique est l’art d’arriver par n’importe quel moyen  à une fin dont on ne se vante pas » disait Jules Romain. Pendant tout leur mandat, vous ne les avez jamais entendus, au mieux juste vus opiner du bonnet quand leur seigneur et maître  à écharpe tricolore énonçait une de ses platitudes dont il a le secret. Il est donc normal qu’ils se représentent pour obtenir une nouvelle chance au suffrage. Michel Veunac nous avait annoncé une liste où l’on allait voir ce qu’on allait voir. On voit et on est édifié. Pour faire nombre et arriver à trente-cinq, Michel Veunac, qui n’en est pour le moment qu’à une quinzaine de ralliés, a donc récupéré tous ceux qui n’ont jamais soufflé mot pendant six ans, tous ceux qui n’ont jamais exprimé une idée et se sont contentés d’encaisser leurs indemnités d’adjoints en marchant docilement au pas. En avant donc pour le grand renouvellement avec Jocelyne Castaignède, Sylvie Claracq, Patrick Destizon, Laurent Ortiz ou Louis Vial ! Et c’est avec ça qu’il compte gouverner ? Mais où sont les compétences ?

Pour donner un petit air de nouveauté à ce qui se fait de plus ranci dans la majorité municipale, Veunac a donc été obligé d’aller chercher parmi ses obligés comme Josette Cazaux, la présidente du musée historique ou Olivier Cami-Sarti, l’actuel directeur du centre équestre au terme d’un appel d’offres qui avait fait grincer bien des dents à l’époque. Là aussi, il n’y a vraiment pas de quoi être ébloui.

Reste enfin la présence du secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur et du Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne qui a accepté de figurer en troisième position sur la liste, ce qui n’est pas faire montre d’un grand caractère que d’accepter de servir de caution à un Michel Veunac. En effet, tous ceux qui ont un vrai tempérament de patron, vous diront que « la règle numéro un est de ne jamais accepter d’être numéro deux », surtout quand on se sent intellectuellement supérieur à celui qui vous devance. Il faut donc croire que ce n’est pas le cas et que notre néo-parachuté, inconnu du grand public, mais bien connu de ses pairs pour ses traîtrises successives ( Lire ci-dessous) a gobé la promesse de Veunac de lui laisser son poste en cours de mandat.

« La politique, c’est comme l’andouillette, ça doit sentir la merde mais pas trop ». se plaisait à dire Édouard Herriot.  Après l’annonce d’une liste aussi pitoyable, les opposants à Veunac peuvent rigoler et se frotter les mains.

JB Lemoyne, alias Mister Nobody

C’est l’un des plus diaphanes parmi les membres du gouvernement et il n’est guère étonnant que vous ne le connaissiez pas. Après une longue carrière dans l’Yonne, marqué par des incessants changements d’écurie, celui qui a commencé en flirtant avec la droite dure, éprouve soudainement un amour immodéré pour le Pays basque depuis qu’il vit avec la sénatrice Frédérique Espagnac. Un petit tour sur le web vous en apprend beaucoup sur la stature morale et la fidélité politique de l’intéressé. Et surprise, ce sont les journaux de droite comme « Les Échos » ou « Valeurs actuelles » qui se montrent les plus sévères :

 

Jean-Baptiste Lemoyne, le “traître” de Marrakech

Aussi ambitieux que discret, Jean-Baptiste Lemoyne a beaucoup trahi avant de devenir cet “obscur secrétaire d’Etat”.

Publié par Raphaël Stainville de « Valeurs actuelles » le 14 décembre 2018 (Extrait)

C’est comme s’ils s’étaient tous passé le mot. Aux Républicains, pas question de faire de la publicité à Jean-Baptiste Lemoyne. Au mieux, lorsqu’ils évoquent le signataire du pacte de Marrakech, dépêché au débotté par Emmanuel Macron pour le représenter au Maroc le 10 décembre, alors que le chef de l’État recevait à tour de bras à l’Elysée pour tenter d’apporter une réponse forte à la colère des gilets jaunes, les députés LR parlent de lui, lors de leurs questions au gouvernement, comme d’« un obscur secrétaire d’État » (Éric Ciotti), « ce je ne sais quel secrétaire d’État » (Constance Le Grip), comme pour mieux le renvoyer à son anonymat. Pas une seule fois, au sein de l’hémicycle, les parlementaires de droite ne s’aventurent à prononcer son nom. Ce serait faire trop d’honneur à celui que beaucoup considèrent encore comme un « traître professionnel ».

Un portrait de Jean-Baptiste Lemoyne ? « Vous perdez votre temps. Il ne mérite même pas qu’on s’intéresse à lui », prévient d’emblée l’un de nos interlocuteurs. Christian Jacob, le président du groupe LR au parlement, qui a peu goûté la réponse politicienne que le secrétaire d’État a faite à Claude Goasguen mardi dernier alors que le député demandait au premier ministre qu’un vrai débat sur l’immigration ait lieu et rappelait les conséquences que ne manqueraient pas d’avoir « ce pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières », est cependant sorti de son silence pour railler celui qui fut pendant quelques années, le secrétaire adjoint du groupe UMP à l’Assemblée nationale. « Il ajoute l’incompétence à la médiocrité », lâche Christian Jacob. 
Guillaume Larrivé, qui n’a pas oublié que l’ancien sénateur de l’Yonne a soutenu un ancien socialiste recyclé LREM aux dernières législatives dans l’Yonne pour tenter de le faire battre, n’est guère plus amène et se fait un malin plaisir de l’habiller pour l’hiver : « Il correspond parfaitement à ce que de Gaulle appelait “les politichiens” : ne pensant rien sur rien, il va à la gamelle. » Non sans un certain cynisme.
D’abord membre du parti Démocratie libérale, il fait ses premières armes dans le Ve arrondissement de Paris auprès de Jean Tibéri, avant de se mettre dans la roue de Jean-François Copé dont il a longtemps épousé la trajectoire. Son CV est impeccable à défaut d’être impressionnant. Classes prépas littéraires, Sciences PO Strasbourg, Essec. Un petit passé militant dans un syndicat classé plus à droite que l’UNI. Il intègre le cabinet de Copé en 2002 quand le maire de Meaux devient ministre de Jacques Chirac et le suit à l’Assemblée nationale, après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007. Jean-François Copé veut faire de l’Assemblée nationale un contre-pouvoir, le marchepied de ses ambitions élyséennes. Secrétaire général adjoint du groupe UMP, Jean-Baptiste Lemoyne joue volontiers les porte-flingues de son patron et fait la paire avec Jérôme Lavrilleux. Il s’affiche plus à droite que son patron et ne craint pas à l’occasion de jouer les anciens combattants dans les concerts de Jean-Pax Mefret. Il reprend à tue-tête ses chansons « nostAlgériques ». En 2012, après la défaite de Nicolas Sarkozy, il soutient Copé partisan d’une « droite décomplexée » contre François Fillon dans la campagne mortelle pour la présidence de l’UMP (…)

Puis il lâche Copé au profit de Fillon, avant de lâcher Fillon au profit de Macron et termine dans les bras de Veunac… Quand on vous parlait de dégringolade!

Foire d’empoigne au sein de la majorité

 

Les postes d’adjoints de Chazouillères et Amigorena – et les indemnités qui vont avec ! – ont été l’objet d’une guerre sans merci entre Veunac, Lafite et Barucq.

Entre Lafitourix et Barucoqhardix, le dialogue est suave et nuancé. (Dessin Uderzo)

Parce que vous vous imaginez, naïfs que vous êtes, qu’une réunion de majorité sert à évoquer des questions aussi triviales que le discutable plan de stationnement biarrot, la douloureuse rénovation de L’Hôtel du Palais ou la nécessaire transparence des dossiers municipaux ? Passez votre chemin, vous n’avez rien compris à la politique ! Seul sujet de la réunion de majorité du lundi 19 mars au soir, les postes d’adjoints laissés vacants par Chazouillères et Amigorena, les petits « plaçous » à occuper comme on dit en patois limousin, et bien entendu les « sous-sous » qui vont avec.

Lafite et Barucq sur leurs ergots

La bataille fait rage depuis un mois, particulièrement entre Barucq et Lafite, qui ont chacun un pion municipal à avancer en la personne de Sylvie Claracq et Éric Bonnamy. Onctueux à souhait, Veunac se sent donc obligé de calmer ses troupes, lundi soir. En effet, le cas François Amigorena soucie notre Super-Mimi, car il redoute que son turbulent adjoint ne démissionne pas. Il a bien envisagé un duo de tueurs yougoslaves pour le renverser quand il fait du vélo, une bombe à neutrons pour le disperser façon puzzle ou une capsule de cyanure à lui faire avaler la prochaine fois qu’il se trouvera à la mairie, mais il a peur que cette disparition fasse un peu voyante. Alors, Veunac se contente d’admonester ses troupes à propos du point 2.a du prochain conseil du 23 mars, concernant le maintien ou non d’Amigorena dans sa fonction d’adjoint au maire. « Nous devons être unanimes. Si quelqu’un ne veut pas voter cette décision, il doit nous le dire maintenant, les yeux dans les yeux. » Comme si la franchise était la caractéristique première du mandat inauguré en 2014 par Michel Veunac ! Bien évidemment, personne ne moufte, à l’exception de Brigitte Pradier qui, courageusement, annonce qu’elle s’abstiendra.

Vial et Claracq adoubés

Et l’on en arrive à ce qui intéresse tout le monde, à savoir les prébendes à distribuer. Comme dans tout remaniement ministériel, la prudence s’impose, car d’ici à vendredi, avec un indécis chronique comme Veunac, bien des tables peuvent être encore renversées. Si l’on se fie à ce qui a été annoncé lundi soir (« et qui ne doit en aucun cas fuiter à l’extérieur » dixit Veunac), Nathalie Motsch et Michel Poueyts se partageraient le Commerce, en remplacement d’Édouard Chazouillères. Motsch affirme être débordée entre l’urbanisme et l’AVAP et Poueyts, en tentant de caser son fils à « Plazza Berri », a montré son sens très personnel de l’équité, mais les commerçants devront faire avec. Une façon de dire qu’ils n’auront plus d’interlocuteurs jusqu’à 2020. En effet, les visées électorales du maire ont une toute autre importance que le commerce, et dans l’optique de l’élection municipale de 2020, il faut se faire des alliés. Comme adjoint, Veunac a donc décidé de nommer Louis Vial, le fidèle du premier jour du maire actuel, et Sylvie Claracq, protégée de Barucq. Ce sont donc eux qui empocheront chacun 1200 euros d’indemnités mensuelles.

Lot de consolation pour Bonnamy

Une décision qui a fait hurler Lafite. L’énarque estime que ses troupes sont mal traitées. Alors, magnanime, Veunac abandonne son poste de vice-président du STACBA, le syndicat des transports de l’Agglo, au profit d’Éric Bonnamy, qui, en plus de son mandat, cumule déjà les fonctions d’inspecteur aux Affaires maritimes et de moniteur de surf, mais ne se fera pas prier pour toucher un lot de consolation de 800 euros mensuels.

Et puis, comme les compétences manquent singulièrement dans cette majorité municipale, la benjamine Nathalie Sauzeau va se voir offrir une délégation au numérique non rémunérée. Même sanction pour Hervé Boissier à qui rien n’a été proposé, malgré le colossal travail accompli sur le sujet de la démocratie participative. Furieux, le conseiller municipal claquera d’ailleurs la porte de la réunion avant la fin. Dans la majorité de bric et de broc imaginée par Veunac, il y a effectivement ceux qui bossent et ceux qui touchent. Et ce ne sont pas les mêmes.

Le ridicule engagement de confidentialité de Veunac

Une bonne réunion de majorité ne saurait fonctionner sans une surprise finale et c’est Michel Veunac qui endosse le costume du clown blanc. Veunac se fait grave pour mieux capter l’attention de ses troupes : « Chaque fois que j’ouvre le journal, j’ai peur d’une catastrophe ! », oubliant que la catastrophe, c’est lui et que, s’il était limpide, transparent et respectueux des règles d’une démocratie municipale, il n’y aurait jamais d’article. Toute honte bue, il brandit alors une liasse de feuilles imprimées : « Je fais appel à votre honneur et je vous demande de signer cet engagement de confidentialité » Confondant majorité municipale et école maternelle, le-prince-qui-nous-gouverne poursuit : « Vous devez jurer sur l’honneur que vous n’établirez aucun contact personnel avec les médias locaux ni n’exprimerez de prise de position sur les réseaux sociaux »

Et les CONS-JURÉS d’obtempérer !

Michel Veunac sera ravi en lisant ce blog de voir à quel point il est craint et ce que la majorité pense du texte qui a été signé.

Quant aux Biarrots, de plus en plus convaincus qu’ils vivent en direct le pire mandat de toute l’histoire de la Ville, ils n’oublieront pas de sanctionner en 2020 tous ces coureurs de gamelle qui les ont précipités dans le mur. Quel gâchis, alors qu’il y a dans cette majorité d’authentiques talents qui ne peuvent s’exprimer !

Demain : Et si tout cela finissait au tribunal ?