35 ans, le bel âge

Avec l’Hawaïen Kai Lenny invité d’honneur, la Biarritz Quiksilver Maïder Arostéguy 2019 s’annonce particulièrement alléchante. Au point de durer un jour de plus.

Robert Rabagny ne désarme pas et, avec son équipe de fidèles, prépare une nouvelle édition de la « Maïder Arostéguy » qui devrait enchanter les locaux comme les vacanciers.

Assister à une conférence de presse de Robert Rabagny, c’est comme se lancer dans une bringue effrénée avec des vieux copains. On sait qu’on commencera par un apéro prolongé à Biarritz qu’on se couchera à pas d’heure à Saint-Jean-de-Luz, mais entre temps un dégagement par Bordeaux, Toulouse ou Pampelone relève tout à fait du possible. L’homme, même s’il affirme « songer à passer la main » est toujours aussi passionné, toujours aussi chien fou. La conversation part dans tous les sens, les journalistes qui s’efforcent de prendre des notes passent à une vitesse vertigineuse d’Hawaï à Biarritz avant de relever le stylo comme un surfeur novice face à la vague de Nazaré, mais la sincérité, la sensibilité à fleur de peau et la passion de Robert Rabagny sont telles qu’on ne peut être que séduit.

Alors que le surf fête son entrée aux Jeux Olympiques de 2024, le maître mot pour Robert Rabagny est de « rassembler ». À l’occasion de cette trente-cinquième édition, la compétition biarrote doit réunir « Le Pays basque Nord et le Pays basque Sud » et valoriser le « patrimoine » exceptionnel de Biarritz avec une compétition qui se déroule en pleine ville.

Preuve d’un succès jamais démenti, la compétition se déroulera du 19 au 22 avril sur quatre jours au lieu des trois habituels avec 250 surfeurs et surfeuses venus de toute l’Europe. Placée sous le patronage de Kelly Slater qui ne pourra être présent car il dispute encore le Tour Pro, elle accueillera Kai Lenny, l’homme qui a pour terrain de jeu les vagues de Jaws à Hawaï.

Et comme Robert adore réunir les sportifs, l’équipe de passionnés qui travaille pour lui a réussi à convaincre les rugbymen Thierry Dusautoir et Vincent Clerc, et peut-être le cycliste Miguel Indurain d’assister au dîner de gala qui aura lieu au Maria Cristina à Saint-Sébastien. La cérémonie de clôture, le dimanche 21 avril, se déroulant comme d’habitude au casino de Biarritz.

Sacrée fête en perspective sur le promenoir de la grande plage de Biarritz dont on ne peut que se réjouir à l’avance. Avec Monsieur « Biarritz bonheur » Rabagny, c’est comme autrefois avec les Galeries Lafayette : il se passe toujours quelque chose !

La vertu à géométrie variable de Midi Olympique

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À juste titre, Midi Olympique évoque « Les billets de la honte ». Mais la bible des fervents de l’ovale pourrait aussi parler des publicités plus que discutables émises par les clubs les jours de doublons.

Midi Olympique reprend dans son édition datée du 20 janvier, l’information révélée par Le Canard enchaîné sur un trafic de billets à la Fédération Française de Rugby, une information qui n’a guère étonné tous ceux qui ont essayé de se procurer quelques sésames, lors des matches du Tournoi : éditorial de Jacques Verdier sur  » Les valeurs du rugby « , papier de commentaire sur  » La boîte de Pandore est ouverte « , interview de René Hourquet, l’ancien trésorier. Comme d’habitude rien ne manque et la bible des amoureux de l’ovale a journalistiquement très bien traité ce sujet sur l’argent de la Fédération.

Pour être totalement crédible, on aimerait simplement que le journal soit aussi rigoureux en ce qui concerne ses propres rentrées d’argent et n’accepte pas des publicités, où des présidents peu scrupuleux cherchent à nous faire prendre des doublures pour des internationaux.

Quand Jacky Lorenzetti, en Une de notre hebdomadaire favori, annonce un Racing Métro-Toulouse avec Swarzewski, Machenaud, Médard, Dusautoir ou Huget à l’affiche, il prend visiblement les spectateurs pour des imbéciles. Et qu’on ne vienne pas invoquer des sélections surprise pour le Tournoi ou des délais de fabrication des affiches!

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Si ce n’est pas de la publicité mensongère, ça y ressemble fortement!

Même volonté de tromperie sur la marchandise de la part de Thomas Savare, en page 33 du Midol, à l’occasion du match Stade Français-Castres, avec une photo de Pascal Papé, qui n’est pas à proprement parler un perdreau de l’année ou un sélectionné inattendu de Philippe Saint-André.

Le rugby est un sport où il est vivement recommandé d’être coquin sur le terrain. En revanche, les petites tricheries de « gros pardessus » sur la billetterie, les mensonges délibérés sur la participation des joueurs les jours de doublons et toutes les petites arnaques qui entourent ce sport deviennent insupportables.

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Et, allez, pourquoi se gêner? Pascal Papé contre Castres, c’est à peu près aussi crédible que Thomas Savare au CAC 40…

Face à tant de désinvolture, Midi Olympique  s’honorerait d’adresser un  carton jaune à ses annonceurs en leur demandant un peu plus de fair-play. Car même s’il est particulièrement délectable, et de Bayonne évidemment !, les amoureux de l’ovale ont horreur d’être pris pour des jambons…