Arostéguy fait de l’accrobranche

Ils sont nombreux à avoir beaucoup à perdre en cas de défection de Fillon.

(Photo La Semaine du Pays basque)

Mercredi, François Fillon est décidé à renoncer avant sa conférence de presse où il annonce… qu’il continue ! C’est la conjuration de médiocres qui l’entoure, déterminée à se partager le futur gâteau même s’il est un peu faisandé, qui le pousse à se ridiculiser encore un peu plus et à discréditer notre vie politique. Baroin se verrait bien Premier ministre, et les Morano ou Pecresse ne dédaigneraient pas un petit maroquin. Et pendant ce temps, Juppé, qui serait sans doute plébiscité par la majorité des Français, attend qu’on lui fasse signe.

Même problématique au niveau local, où ce sont souvent ceux qui ont beaucoup à perdre qui crient à l’assassinat politique, en espérant que quelques gogos vont les suivre, tout en sachant parfaitement au fond d’eux-mêmes que Fillon est absolument indéfendable. En quittant L’UDI, il y a quelques mois, pour les Républicains, Maïder Arostéguy, a montré une capacité certaine à la voltige. En écoutant sa copine Corine Martineau, et en pariant, quasiment seule avec Claude Olive, sur François Fillon, notre sémillante conseillère départementale a gagné le gros lot de la loterie électorale : une investiture pour les législatives. On comprend qu’il soit difficile de renoncer à ses rêves, mais doit-on tout accepter sous prétexte d’ambition personnelle ?

Le communiqué de presse de Maïder Arostéguy diffusé hier est soit d’une mauvaise foi abyssale, soit d’une naïveté confondante. Au point que Bisque, Bisque, Basque !  s’est amusé à l’annoter. L’accrobranche c’est très bien, à condition toutefois de ne pas se prendre une grosse gamelle électorale à force de défendre l’indéfendable.

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