Retour sur un sympathique arrangement entre amis

Maintenant que le pot aux roses a été découvert autour de la villa Sion, c’est la panique à la mairie qui n’avait pas besoin de ce nouveau scandale à quinze jours du vote sur le Palais.

À 400 mètres de la villa Sion (notre photo), une maison de 120 mètres carrés, sans jardin s’est vendue 1 200 000 euros.

Cette riveraine s’amuse : « D’habitude, on ne voit jamais personne emprunter ce passage qui mène à la villa Sion, mais en ce moment, c’est le défilé permanent ». Une bonne partie de Biarritz a voulu constater de ses yeux ce qu’on pouvait acheter pour 980 000 euros quand on est un ami du maire. Effectivement, la délibération présentée par Guy Lafite, vendredi dernier en plein conseil municipal, suscite sarcasmes et indignation.  Une fois de plus les Biarrots ont l’impression de se faire plumer par des élus sans scrupules. Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter les coulisses de ce petit arrangement entre amis, où, Veunac et Lafite, qui n’ont décidément pas retenu les leçons de Bigueyrie,  se montrent peu regardants avec le patrimoine des Biarrots.

Personne ne veut présenter la délibération

Un très bon papier dans Sud Ouest du 1er octobre.

La cession de foncier fait partie des attributions de Guy Lafite, mais, allez savoir pourquoi, notre brillant énarque n’est pas chaud vendredi soir pour présenter les délibérations concernant la villa Sion et la villa Fal. Notre permanent donneur de leçons tente bien de convaincre l’adjointe à l’Urbanisme, Nathalie Motsch de se dévouer. Mais cette dernière, qui s’est déjà faite avoir une fois dans l’affaire des écuries de Bigueyrie, refuse de couvrir la pantalonnade qui se prépare. C’est donc Lafite en personne qui est obligé de monter au créneau et de faire semblant de présenter comme de « la gestion intelligente » un petit arrangement imaginé par Veunac.

D’où ces commentaires ahurissants en plein conseil pour déprécier le bien, cette façon d’insister sur l’estimation des Domaines, alors que notre grand argentier sait pertinemment que l’estimation ne représente qu’un prix plancher et qu’on peut vendre bien au-dessus, et cette volonté d’anticiper une polémique à venir en parlant des « spécialistes de l’estimation immobilière ». Pas besoin d’être un grand spécialiste de l’immobilier à Biarritz pour s’étonner qu’un tel bien soit vendu à 2400 euros le mètre carré !

Les Biarrots ne remercieront donc jamais assez les élus qui se sont opposés à cette mascarade et permis d’éviter un nouveau Bigueyrie.

Delalonde aux abonnés absents

Le château Boulart, ici vu de l’arrière, n’a pas de terrain permettant une évacuation rapide des visiteurs. Le terrain que l’on aperçoit sur la photo appartient à la villa Sion.

Pierre Delalonde, le propriétaire du château Boulart qui convoitait cette villa Sion qui lui simplifierait bien ses affaires, l’avait joué fort courtois avec Bisque, Bisque, basque ! Trop occupé selon ses dires à garder ses enfants dimanche dernier, il promet d’envoyer dès lundi quand il sera au bureau « des éléments qui raviront ma curiosité ».

Pas de chance, l’important propriétaire immobilier a dû perdre son portable lundi, car, malgré de nombreuses sollicitations, il ne se souvient visiblement plus de l’adresse de ce blog. À moins que le papier publié « Les proches avant les Biarrots », puis celui de Sud Ouest « Le spectre de Bigueyrie continue de planer » ne l’aient incité à une totale discrétion.

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/les-proches-avant-les-biarrots/

 Les ennuis du château Boulart avec la commission de sécurité

Lorsqu’il achète pour un peu plus de 3 millions le château Boulart, en octobre 2015, Pierre Delalonde, par ailleurs propriétaire de nombreux terrains à Iraty, a une idée bien précise en tête : réhabiliter cette merveille architecturale pour en faire un hôtel haut de gamme ou un bâtiment spécialisé dans l’événementiel.

Le droit de passage, évoqué par Guy Lafite est minime, puisqu’il conduit à un jardin public situé sur la gauche. En revanche le jardin de la villa Sion solutionnerait totalement les problèmes de sécurité du propriétaire du Château Boulart.

Malheureusement la commission de sécurité des bâtiments classés ne va pas l’entendre de cette oreille et rendre un verdict catastrophique pour l’acquéreur. Le château, beaucoup trop enclavé, n’est pas conçu pour accueillir du public faute d’espace suffisant pour évacuer les lieux et il n’y a pas la moindre solution pour le stationnement des voitures.

Pour le propriétaire du château, c’est la tuile ou plutôt l’ardoise qui s’allonge démesurément! Et c’est d’autant plus rageant qu’une solution est possible : sur l’arrière du château, existe une villa appartenant à la Ville, la villa Sion, dotée d’une entrée par la rue d’Espagne et d’un parc. Voilà qui simplifierait grandement le projet d’ouverture au public du château Boulart.

Plusieurs élus, sous couvert d’anonymat, racontent la même histoire. Pierre Delalonde s’ouvre de ses déconvenues à Michel Veunac. Or, Pierre Delalonde n’est pas n’importe qui pour la mairie. Il détient à Iraty des terrains qui pourraient constituer une solution pour créer du logement social puisque Biarritz est très en retard sur ses obligations légales. Michel Veunac, toujours selon les affirmations de plusieurs élus, se serait alors engagé à l’aider et à lui permettre d’avoir la villa Sion à bon prix. D’où cette délibération surréaliste du 28 septembre où Guy Lafite a travesti la vérité avec une constance qui mériterait presque l’admiration de tous s’il ne s’agissait de l’argent des Biarrots.

Tellement délabré que le directeur de cabinet y habite !

Ainsi le Premier adjoint va lourdement insister sur l’état de la bâtisse. En oubliant juste un détail : l’actuel directeur de cabinet de Michel Veunac, Guillaume Snollaerts, y a son logement de fonction et ne s’est jamais plaint de vivre dans un taudis. Il est évident que ce type de villa avec de nombreuses pièces et des salles avec une belle hauteur de plafond, villa qui plus est jadis donnée à la Ville, est tout à fait utile et susceptible, en étant entretenue, d’abriter nombre d’activités. Au lieu de cela, pour faire plaisir à un ami, on vire les associations en les recasant comme on peut, et on brade en espérant que personne ne se mêlera de cette curieuse transaction destinée à refiler dans la discrétion à Pierre Delalonde ce bien, sans que des mal avisés ne se mêlent de surenchérir.

Selon nos informations, plusieurs spécialistes de l’immobilier estiment que la villa Sion vaut « au bas mot 2 millions » et des demandes de visite d’investisseurs intéressés sont déjà parvenues à la mairie.

Les amis, elle est encore ratée votre petite magouille !

 

Mardi prochain dans Bisque Bisque Basque !

Peut-on faire confiance sur L’Hôtel du Palais au duo Veunac-Lafite après ce qu’ils ont montré, que ce soit lors de l’affaire des écuries de Bigueyrie ou de la villa Sion ? Bien sûr que non, puisqu’ils sacrifient allègrement les intérêts des Biarrots au profit de leurs stratégies personnelles ! Titre probable de l’article :

EMPÊCHEZ-LES DE NUIRE !

Quelques vérités bonnes à dire sur le Palais et le G7

Les proches avant les Biarrots

Astucieuse, la jeune garde du conseil municipal a réussi à gagner du temps dans la vente de la villa Sion, alors que Veunac s’apprêtait une fois de plus à sacrifier les intérêts de la Ville au profit d’un proche.

Bernard Tourret, le directeur de l’urbanisme, mène la danse face à un Veunac sans cesse dépassé et hésitant.

Il n’y a décidément pas que le top 14 qui adore les impasses ! Comme s’ils se réservaient pour la joute majeure du 15 octobre où se décidera l’avenir de l’Hôtel du Palais, nombre de figures du conseil municipal, comme Jean-Benoît Saint-Cricq, Pierrette Echeverria, Frédéric Domège, Virginie Lannevère, Brigitte Pradier, Hervé Boissier ou Alain Robert, avaient séché ce « petit » conseil municipal du 28 septembre où devaient être traités l’avis sur la demande de déclaration d’intérêt général pour le confortement des falaises de la Côte des Basques, et le déclassement du domaine public en vue de mise en vente de la villa Sion et de la villa Fal.

Mais les « petits » conseils sont parfois très révélateurs et sans l’habileté et la vigilance d’une jeune garde qui a su pousser le maire et son premier adjoint dans les cordes, les Biarrots avaient toutes les chances d’être sérieusement lésés.

L’échauffement municipal a lieu avec le confortement de la Côte des Basques, nouvelle illustration de la méthode Veunac : on laisse pourrir, on atermoie et on ne lance la concertation que contraint et forcé avant de déclarer que le calendrier impose de décider, alors que rien n’est réglé. Une méthode que Veunac compte bien appliquer au Palais en faisant voter le conseil municipal, le 15 octobre prochain, l’exécution de travaux déjà programmés pour… le 20 octobre. Encore une vigoureuse illustration du sens très particulier de la démocratie de Mimi imperator !

C’est Éric Bonnamy qui aura les mots les plus touchants sur Marbella en exprimant sa lassitude de spécialiste de l’océan : « Je ne veux pas de l’argent de l’Europe, car cet argent est utilisé pour bétonner notre littoral. Je suis lassé d’entendre « Les experts ont dit que… ». Les experts, c’est nous ! ». Guillaume Barucq partage ce point de vue en rappelant que « le jour où on perd le spot de Marbella, on ne peut plus surfer nulle part à marée haute ».

Après une de ces phrases à l’emporte-pièce dont Veunac a le secret « L’émotion a sa place ici », on passe froidement au vote et la délibération est adoptée, malgré dix voix contre.

Un risible vaudeville où notre argent est en jeu

Et puis arrive une merveille de débat à fleurets mouchetés où personne ne dit ce qu’il pense et où tout le monde est à la manœuvre.

Biarrots, écoutez absolument cette partie consacrée à la vente de la villa Sion et de la villa Fal (entre 1h30 et 2h10) et vous aurez une idée précise de la façon dont nous sommes défendus par Veunac et Lafite.

https://www.youtube.com/watch?v=0H2Fq-4h8tE

Si vous décidez de vendre votre appartement, vous allez sans doute demander plusieurs évaluations et tenter de présenter votre bien sous le meilleur jour. Pas Lafite et Veunac ! Ils déprécient le bien en insistant lourdement sur son mauvais état, rappellent que les Domaines l’ont estimé à 980 000 euros et affirment que « l’idée est de vendre la villa Sion sur la base du prix indiqué » Sans chercher plus loin !

Heureusement, la jeune garde de la majorité et de l’opposition, persuadée que Veunac et Lafite veulent faire obtenir ce bien à un proche, va manœuvrer à la perfection dans ce qui ne serait qu’un risible vaudeville si notre argent n’était pas en jeu.

Maïder Arosteguy : « Pourquoi vendre, alors que des associations ont besoin de locaux ? »

Peio Claverie, très en colère : « Il n’y a pas d’associations à la rue à Biarritz ! »

Maïder Arosteguy : « Monsieur Claverie, vous semblez avoir un problème avec la réalité »

Nathalie Motsch, intervient à son tour : « Je voudrais qu’on s’interroge sur le foncier à Biarritz. Nous n’avons plus de foncier. Je trouve dommage qu’on se dessaisisse d’un bien qu’on nous a quasiment donné. Je ne suis pas à l’aise avec cette question car on veut vendre deux bâtiments emblématiques. Il n’y a pas d’urgence, gardons-les en réserve foncière. »

 Michel Veunac, jusque-là convaincu que cette délibération va passer sans problème, panique visiblement et passe son temps tourné vers Bernard Tourret, le chef du service urbanisme, pour lui demander conseil. À un moment, on peut même entendre distinctement : « Aide-moi, merde! »

Sa suffisance Guy Lafite croit alors bon d’intervenir avec hauteur pour mettre fin au débat. (1h54’) : « Je suis surpris qu’il y ait ici des très grands spécialistes de l’estimation immobilière » Comme s’il fallait être spécialiste pour constater que ce bien est manifestement sous-évalué ! Et l’ami-des-femmes-Lafite de conclure, suite à l’intervention de Nathalie Motsch : « Un patrimoine, ça se gère de façon active… quand on est intelligent ». Celle-là, il fallait l’oser !

Colère des élues, qu’elles soient de droite ou de gauche ! Fort courageusement, Ghislaine Haye, après s’être étonnée à juste titre d’un prix de vente à 2400 le m2, du jamais vu à Biarritz, va sermonner le premier adjoint : « Il faut arrêter les remarques sexistes » Et comme l’énarque prend son air de premier communiant, l’élue précise sa pensée « C’était directement pour Monsieur Lafite ».

C’est alors qu’Édouard Chazouillères profite du désarroi qui règne au sein de l’élite municipale pour pousser habilement les pions. Fort de ce qui s’est passé au moment de la vente des écuries de Bigueyrie « pourquoi ne pas généraliser la pratique d’une double estimation et faire appel à des agences immobilières de Biarritz » ?

Un agent immobilier : « Entre 1,5 et 2 millions d’euros »

Regardez sur la vidéo du conseil comme Michel Veunac fait tout pour échapper au piège tendu. Heureusement Chazouillères, avec une politesse de gendre idéal, insiste : « On a un conseil municipal dans quinze jours. On pourrait repousser la délibération à cette date ». Son voisin François Amigorena, vêtu du tee-shirt noir « Sauvons Marbella !» prend le relais : « Il serait de bonne gestion de proposer cette délibération un peu plus tard » tandis que Veunac botte en touche désespérément : « Le conseil municipal dans quinze jours, va être assez occupé… Franchement… ». Finalement, de guerre lasse, Veunac, très contrarié, va accepter qu’une ou deux agences fassent une estimation.

Pour faciliter la vie de la mairie, Bisque, Bisque Basque ! s’est donc rendu dès samedi matin devant la villa Sion en compagnie d’un agent immobilier qui connaît parfaitement le bâtiment puisqu’il le fréquentait dans le cadre de la vie associative. Son appréciation est claire : « Le bâtiment n’est pas en très mauvais état, même s’il faut faire des travaux, la servitude est minime. Pour moi, ce bien doit partir entre 1,5 et 2 millions d’euros ». L’agent immobilier ne cache pas qu’il va alerter de futurs acquéreurs en recherche de bien sur Biarritz car il pense que même à 2 millions d’euros, « la villa Sion peut constituer une très belle affaire ».

Pierre Delalonde, le chouchou de la mairie ?

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de l’acquéreur souhaité par la mairie pour ce bien. Selon une rumeur insistante qui parcourait aussi bien les rangs du conseil, vendredi soir, que les milieux éclairés de Biarritz, c’est le propriétaire du château Boulart, Pierre Delalonde, qui serait le candidat rêvé par la mairie. En interne, plusieurs personnes témoignent en off d’interventions de Michel Poueyts et de Michel Veunac en sa faveur. Propriétaire de nombreux terrains à Iraty, et accessoirement de la permanence que loue Max Brisson, Pierre Delalonde souhaite transformer le château Boulart en hôtel de luxe. Mais ce futur établissement est un peu inséré et manque de possibilités de stationnement.

Cette vue aérienne montre que le château Boulart est très enclavé. L’achat de la villa Sion permettrait de modifier sérieusement la donne.

En achetant à prix d’ami la villa Sion, ce méritant entrepreneur pourrait faire une très belle opération. Donner une double entrée à l’hôtel, régler le problème de stationnement des voitures, et transformer la villa Sion en créant des salles de réception au rez-de-chaussée. Interrogé par nos soins, Pierre Delalonde nous a expliqué qu’il n’était pas à son bureau, mais qu’il donnerait lundi à Bisque, Bisque, Basque! des éléments «  qui raviront notre curiosité ».

Impossible pour le moment de savoir si le nom de Pierre Delalonde abondamment murmuré vendredi soir est le bon, même s’il paraît assez logique. Nous en saurons un peu plus d’ici peu et ne tarderons pas à comprendre pourquoi Veunac et Lafite étaient prêts à laisser partir à si petit prix ce bien municipal, si des esprits chagrins au sein du conseil municipal n’avaient compliqué ce projet si bien ficelé ! 

Avec tant de rigueur et de transparence, avec ce sens de la vente et de l’intérêt des Biarrots qui force l’admiration, comment ne pas être tout à fait rassuré en sachant que Veunac et Lafite pilotent le dossier de l’Hôtel du Palais ? Fin septembre, les conseillers municipaux n’ont toujours pas eu le moindre chiffre mais il serait vraiment malvenu de ne pas faire une confiance illimitée à ce même tandem qui, à l’évidence, n’a pour seul souci que le bien de Biarritz.

Ce dernier conseil municipal en offre, une nouvelle fois, une preuve éclatante.

Villa Fal : un appel à projet fumeux

Sans le moindre doute, Michel Veunac va évoquer, le 15 octobre prochain, le « patrimoine des Biarrots » au moment d’évoquer le Palais. Un patrimoine qu’il dilapide pourtant allègrement quand ça l’arrange. Sur la villa Fal, Michel Veunac s’est noyé dans des explications tarabiscotées en expliquant qu’il a fait appel à projet mais qu’aucun ne le satisfaisait. La villa Fal, contrairement à la villa Sion est effectivement en très mauvais état, faute d’avoir été entretenue par la Ville. Il semble assez évident que pour financer le ruineux joujou des politiques locaux, à savoir le Palais, cette villa va être mise en vente sous peu.