Faut surtout pas se gêner avec la villa Sion!

Alors que rien n’a été voté par la municipalité, le propriétaire a déjà fait percer deux sorties à l’arrière du château Boulart, créant un accès sur la villa Sion qui semble illégal.

La barrière métallique interdit l’accès aux ouvertures faites illégalement.

Les lecteurs de Bisque, Bisque, Basque ! ont l’œil et méritent d’être salués. Grâce à eux, une édifiante visite s’est déroulée hier matin dans les jardins de la villa Sion. Malgré l’avis défavorable de la commission de sécurité, interdisant d’accueillir au château Boulart du public faute d’un dégagement suffisant, les travaux d’aménagement se sont poursuivis tout l’hiver comme si son propriétaire, Pierre Delalonde, avait la certitude d’avoir gain de cause.

https://jeanyvesviollier.com/2019/07/31/villa-sion-et-si-on-jouait-franc-jeu/

Mieux encore, depuis quelques jours deux grandes ouvertures sont en train d’être construites sur l’arrière du château dans la partie donnant sur la villa Sion. Les piles en ciment sont érigées et le portail ne saurait tarder. Alors que ce terrain appartient à la Ville et qu’aucun droit de passage n’a été consenti semble-t-il, puisqu’une telle décision doit faire l’objet d’un débat en plein conseil municipal.

« Vous n’avez rien à faire ici ! »

Et pour faire bonne mesure, une deuxième ouverture XXL est en cours.

Détail cocasse, au moment où je faisais ostensiblement des photos de ces travaux depuis le jardin de la villa Sion, un ouvrier ou chef de chantier m’a interpellé vivement en m’affirmant que « j’étais sur une propriété privée et que je n’avais rien à faire ici ». Après lui avoir présenté ma carte de presse et décliné mon identité, je lui ai rappelé que la villa Sion appartenait à la ville, donc aux Biarrots et que j’avais parfaitement le droit de m’y trouver et de photographier quelque chose qui me paraissait tout à fait anormal. Ce qui a tout de suite calmé le jeu.

Mais il est vrai que le sieur Delalonde semble avoir tellement l’habitude d’aller vite en besogne qu’il doit déjà estimer que la villa Sion lui revient de droit, lui qui avait osé écrire dans La Semaine du Pays basque qu’il fallait rendre au château Boulart sa splendeur d’antan (et donc lui faire cadeau des servitudes du château).

Mais que fait Destizon ?

La vraie question qui se pose est donc de savoir si un citoyen lambda qui se permettrait de telles incartades avec la loi, comme construire à l’arrière de sa propriété un portail ouvrant sur un domaine public, sans que la moindre négociation officielle ait eu lieu, s’en sortirait sans le moindre dommage. Une question que Bisque, Bisque, Basque ! souhaitait poser au nouvel et frétillant adjoint à l’Urbanisme, Patrick Destizon. Mais, c’est ballot, il devait avoir plage ou pottok ce jour-là et s’est bien gardé de répondre. Ce qui ne va pas l’empêcher de se conformer à sa tâche en sanctionnant lourdement le contrevenant Delalonde pour sa désinvolture avec les règles courantes de l’Urbanisme. Et l’obliger à remettre son terrain en l’état en attendant que le conseil municipal ne statue sur l’autorisation de passage qu’il réclame. Une délibération, où bien évidemment la seule question qui importera sera de défendre l’intérêt des Biarrots et non les prés carrés de quelques-uns.

Nathalie Motsch : « Une cacophonie organisée de main de maître »

Interrogée par Bisque, Bisque, Basque !, l’ancienne adjointe à l’Urbanisme a immédiatement réagi par mail :

 » Quel dommage que le tout jeune adjoint à l’Urbanisme ne vous ait pas répondu. J’aurais lu avec un intérêt certain ses explications sur ce dossier qui ne manque ni de fantaisie ni de clientélisme !

Étonnante les péripéties de cette procédure rocambolesque : on vend tout, on ne vend plus, le parc est trop grand, trop petit, gardons-le, ne le gardons plus, exit les arbres, à nouveau les arbres… 

Une cacophonie orchestrée de main de maître puisqu’à la fin cette propriété, offerte à la Ville, finit hachée à la moulinette des intérêts d’une société privée.

 Assez banal ceci dit, on n’est plus à un dossier près.

La villa Sion ne devait pas être vendue, je l’ai toujours dit, je m’y suis toujours opposée : la Ville en a besoin pour ses associations et le parc avait un joli défi à relever pour le quartier Bibi : un parc d’agrément pour les petits et les grands : avec des jeux pour enfants, un parcours de santé et des tas de balançoires …

Mais l’équipe actuelle fait dans le bétonnage pas dans la poésie ni dans l’intérêt général d’ailleurs.

Détonante division parcellaire : l’équipe municipale vend la maison au droit de son emprise au sol : 209 m2 et pas un centimètre carré de plus…

A la question que j’ai posée en conseil municipal : mais où se garera la voiture ou les voitures du futur propriétaire ? La réponse fusa avec condescendance : sur le domaine public voyons, entendre dans le parc. Lorsque j’étais adjointe à l’Urbanisme, je me souviens de ces règles impératives et drastiques qui s’imposaient dans tout dossier : l’obligation de prévoir le stationnement. 

Il y a eu plus d’un projet qui n’a pu avoir lieu faute de stationnement. Les propriétaires n’étaient pas satisfaits de découvrir que leur grande propriété ne pouvait pas être divisée en appartements faute de justifier de places de stationnement.

Mais je répondais systématiquement ce sont les règles et les règles s’imposent à tous, bien consciente que l’argument était mal digéré.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir que ces règles, de surcroit de bon sens, ne s’imposaient pas à la collectivité pourtant garante d’une juste et stricte exemplarité …

Le parking de circonstance des véhicules des futurs propriétaires sera donc sur le domaine public, dans un parc en l’occurrence, dont on ne sait pas encore ce qu’il adviendra des arbres…

Chaque Biarrot disposant des mêmes droits, j’en déduis une courtoise invitation à bénéficier d’un parking à très bas coût pour ne pas dire gratuit, en centre-ville, dans l’élégant parc de la Villa Sion.

Pour le dire autrement : c’est free et c’est facile.

Enfin, la découverte accablante de travaux dans la clôture du Château Boulard une ouverture XXL pour désenclaver définitivement, par le parc de Sion, ce bijou d’architecture, sonne enfin l’heure de vérité.

Tout cela pour ça …

Quand il suffisait simplement de dire que la société privée avait besoin pour son activité commerciale de stationnement et d’un accès, et qu’il ne lui est pas apparu de bonne gestion d’acheter une propriété au prix exorbitant du foncier biarrot. 

Que dès lors, il était plus pertinent de diviser en deux cette superbe propriété, qu’il appartiendrait à l’exécutif municipal de vendre au mieux une bâtisse bourrée de servitudes publiques et sans parking, et de laisser en accès motorisé son immense parc, pour une somme modique voire dérisoire, les servitudes de passage faisant rarement recette. »

 

 

 

Villa Sion : Et si on jouait franc-jeu ?

La municipalité veut faire une fleur à Pierre Delalonde pour mieux négocier les terrains qui lui appartiennent à Iraty. Est-ce inavouable ?

Ruser, biaiser, renarder, finasser, leurrer, bluffer, broder, contourner, feindre, falsifier, enjoliver, louvoyer, mentir par omission, tergiverser, tournicoter, prétexter, simuler, dissimuler, insinuer, arranger, contrefaire, duper, embobiner, enjôler, inventer, tromper, truquer, égarer, sont tellement devenus le pain quotidien depuis 2014 du duo Veunac-Lafite qu’il ne leur vient même plus à l’idée de dire la vérité aux Biarrots. Nous en avons encore un magnifique exemple avec la villa Sion, celle qu’Édouard Chazouillères a si joliment qualifié lors du dernier conseil municipal de « villa brouillon ».

L’intérêt des Biarrots ? Une vaste blague !

Si l’on a déménagé en catastrophe les associations qui se trouvaient et en particulier le club de billard, ce n’est pas comme l’a affirmé en septembre 2018 « La Faillite, nous voilà ! » pour faire de « la gestion intelligente du patrimoine biarrot ». La villa Sion était parfaitement adaptée pour accueillir des associations et suffisamment en bon état pour abriter le logement de fonction du directeur de cabinet du maire. Il n’y avait donc strictement aucune raison de la vendre. Sauf qu’un grand ami de la mairie, Pierre Delalonde, se retrouvait dans la panade après l’acquisition du château Boulard qu’il avait prévu de rénover pour faire de l’événementiel, jusqu’à ce que la commission de sécurité estime qu’il était impossible d’accueillir du public, faute d’un dégagement suffisant. Et, c’est bien connu, si l’équipe dirigeante se fiche éperdument des Biarrots, elle vole toujours au secours des amis.

D’où cette vente précipitée à un prix défiant toute concurrence jusqu’à ce que le conseil municipal rue un peu dans les brancards. Dans ce cas précis, un soupçon de franchise n’aurait pas nui, même si, visiblement, le mot reste inconnu de l’équipe dirigeante. Dramatiquement en retard dans le domaine du logement social (on ne peut pas rénover le Palais et se soucier du logement des jeunes Biarrots…) la Ville lorgne depuis longtemps sur les terrains d’Iraty qui appartiennent à… Pierre Delalonde. Plutôt que se lancer dans une procédure longue et coûteuse d’expropriation, il est intelligent d’essayer de négocier avec l’homme d’affaires qui a la réputation d’être redoutable quand il s’agit de ses intérêts. Mais pourquoi ne pas le dire publiquement au lieu de raconter en plein conseil des bobards que ne goberaient pas des enfants de dix ans ?

Les Domaines particulièrement imprévisibles

Une belle bâtisse dans un quartier privilégié, vendue au final à 2750 euros le mètre carré.

Et l’on en revient à l’estimation initiale des Domaines de 980 000 euros, comprenant la maison, la possibilité d’un grand parking pour de nombreuses voitures et un jardin public, peu fréquenté et entraînant des servitudes de passage plutôt mineures.  Soit 2400 euros du mètre carré pour les deux étages habitables, sachant que le dernier étage est aménageable facilement. Une fois de plus, prenant les Biarrots pour des imbéciles à qui on peut faire gober n’importe quoi, Veunac et Lafite ont délibérément confondu le « prix plancher » des Domaines, en dessous duquel une Ville n’a pas le droit de vendre, avec le prix réel, sachant que le prix moyen à Biarritz, selon le fichier des notaires, est de 5310 euros le mètre carré. Compte-tenu de l’emplacement et du bâtiment et même s’il faut prévoir 1000 euros de rénovation au mètre carré, on peut estimer le manque à gagner pour la Ville entre 500 et 700 000 euros. Une décontraction qui s’explique par le fait que, bien avant le conseil municipal, Pïerre Delalonde s’était vanté un peu partout qu’il allait avoir cette villa à prix d’ami. Finalement, suivant l’avis d’experts juridiques, la mairie revisite sa copie et décide de vendre la maison sur son assiette au sol, c’est-à-dire sans le moindre mètre carré de verdure et sans parking, ce qui est un peu curieux quand on oblige les établissements du centre-ville à avoir des parkings correspondant à la surface acquise. Et là, alors que le bien est beaucoup moins intéressant que dans sa version initiale, les Domaines augmentent le prix de vente de 130 000 euros, estimant qu’on ne peut pas vendre cette maison en dessous de 1,1 millions d’euros. Ce qui passe l’ensemble à 2750 euros le mètre carré habitable. Comprenne qui pourra.

Un droit de passage spécial copinage

Si la Ville veut faire une bonne affaire, il n’y a qu’un choix possible. En rouge, le jardin public qui reste en l’état. En bleu la villa Sion avec son prolongement naturel. L’accès commun reste le même. L’ensemble vaut alors beaucoup plus cher. Et si Pierre Delalonde ne l’achète pas, il se retrouve avec un problème par rapports à ses projets concernant le château Boulard.

Que s’est-il donc passé pour expliquer ce changement de stratégie, sachant que Pierre Delalonde, comme s’il était sûr du résultat final, n’a cessé de faire des travaux dans son château tout cet hiver, ainsi que peuvent en témoigner tous les riverains ? Pour être aimable avec l’actuel propriétaire des terrains d’Iraty, la mairie a une fois de plus inventé une solution qui dessert les intérêts des Biarrots. En vendant la maison privée du jardin qui le prolonge, la Ville peut alors octroyer un droit de passage à Pierre Delalonde qui n’a même plus besoin d’acheter la villa Sion. À la mairie, on murmure qu’on lui demanderait une redevance annuelle de 2 000 euros, ce qui est vraiment cadeau. Hervé Boissier et Nathalie Motsch se sont étonnés à juste titre de ce curieux découpage qui ne prévoit pas d’emplacement de parking pour les futurs acquéreurs de la villa Sion.

Mais dialoguer, débattre, se concerter, être soucieux de l’intérêt général, prévoir, étudier, réfléchir, conférer, discuter, anticiper, conjecturer, imaginer, escompter, cogiter, approfondir, méditer sont visiblement des vertus démocratiques totalement étrangères au duo Veunac-Lafite qui ne jure décidément que par les copains.  

Retour sur un sympathique arrangement entre amis

Maintenant que le pot aux roses a été découvert autour de la villa Sion, c’est la panique à la mairie qui n’avait pas besoin de ce nouveau scandale à quinze jours du vote sur le Palais.

À 400 mètres de la villa Sion (notre photo), une maison de 120 mètres carrés, sans jardin s’est vendue 1 200 000 euros.

Cette riveraine s’amuse : « D’habitude, on ne voit jamais personne emprunter ce passage qui mène à la villa Sion, mais en ce moment, c’est le défilé permanent ». Une bonne partie de Biarritz a voulu constater de ses yeux ce qu’on pouvait acheter pour 980 000 euros quand on est un ami du maire. Effectivement, la délibération présentée par Guy Lafite, vendredi dernier en plein conseil municipal, suscite sarcasmes et indignation.  Une fois de plus les Biarrots ont l’impression de se faire plumer par des élus sans scrupules. Bisque, Bisque, Basque ! va donc se faire un plaisir de vous raconter les coulisses de ce petit arrangement entre amis, où, Veunac et Lafite, qui n’ont décidément pas retenu les leçons de Bigueyrie,  se montrent peu regardants avec le patrimoine des Biarrots.

Personne ne veut présenter la délibération

Un très bon papier dans Sud Ouest du 1er octobre.

La cession de foncier fait partie des attributions de Guy Lafite, mais, allez savoir pourquoi, notre brillant énarque n’est pas chaud vendredi soir pour présenter les délibérations concernant la villa Sion et la villa Fal. Notre permanent donneur de leçons tente bien de convaincre l’adjointe à l’Urbanisme, Nathalie Motsch de se dévouer. Mais cette dernière, qui s’est déjà faite avoir une fois dans l’affaire des écuries de Bigueyrie, refuse de couvrir la pantalonnade qui se prépare. C’est donc Lafite en personne qui est obligé de monter au créneau et de faire semblant de présenter comme de « la gestion intelligente » un petit arrangement imaginé par Veunac.

D’où ces commentaires ahurissants en plein conseil pour déprécier le bien, cette façon d’insister sur l’estimation des Domaines, alors que notre grand argentier sait pertinemment que l’estimation ne représente qu’un prix plancher et qu’on peut vendre bien au-dessus, et cette volonté d’anticiper une polémique à venir en parlant des « spécialistes de l’estimation immobilière ». Pas besoin d’être un grand spécialiste de l’immobilier à Biarritz pour s’étonner qu’un tel bien soit vendu à 2400 euros le mètre carré !

Les Biarrots ne remercieront donc jamais assez les élus qui se sont opposés à cette mascarade et permis d’éviter un nouveau Bigueyrie.

Delalonde aux abonnés absents

Le château Boulart, ici vu de l’arrière, n’a pas de terrain permettant une évacuation rapide des visiteurs. Le terrain que l’on aperçoit sur la photo appartient à la villa Sion.

Pierre Delalonde, le propriétaire du château Boulart qui convoitait cette villa Sion qui lui simplifierait bien ses affaires, l’avait joué fort courtois avec Bisque, Bisque, basque ! Trop occupé selon ses dires à garder ses enfants dimanche dernier, il promet d’envoyer dès lundi quand il sera au bureau « des éléments qui raviront ma curiosité ».

Pas de chance, l’important propriétaire immobilier a dû perdre son portable lundi, car, malgré de nombreuses sollicitations, il ne se souvient visiblement plus de l’adresse de ce blog. À moins que le papier publié « Les proches avant les Biarrots », puis celui de Sud Ouest « Le spectre de Bigueyrie continue de planer » ne l’aient incité à une totale discrétion.

https://jeanyvesviollier.com/2018/09/30/les-proches-avant-les-biarrots/

 Les ennuis du château Boulart avec la commission de sécurité

Lorsqu’il achète pour un peu plus de 3 millions le château Boulart, en octobre 2015, Pierre Delalonde, par ailleurs propriétaire de nombreux terrains à Iraty, a une idée bien précise en tête : réhabiliter cette merveille architecturale pour en faire un hôtel haut de gamme ou un bâtiment spécialisé dans l’événementiel.

Le droit de passage, évoqué par Guy Lafite est minime, puisqu’il conduit à un jardin public situé sur la gauche. En revanche le jardin de la villa Sion solutionnerait totalement les problèmes de sécurité du propriétaire du Château Boulart.

Malheureusement la commission de sécurité des bâtiments classés ne va pas l’entendre de cette oreille et rendre un verdict catastrophique pour l’acquéreur. Le château, beaucoup trop enclavé, n’est pas conçu pour accueillir du public faute d’espace suffisant pour évacuer les lieux et il n’y a pas la moindre solution pour le stationnement des voitures.

Pour le propriétaire du château, c’est la tuile ou plutôt l’ardoise qui s’allonge démesurément! Et c’est d’autant plus rageant qu’une solution est possible : sur l’arrière du château, existe une villa appartenant à la Ville, la villa Sion, dotée d’une entrée par la rue d’Espagne et d’un parc. Voilà qui simplifierait grandement le projet d’ouverture au public du château Boulart.

Plusieurs élus, sous couvert d’anonymat, racontent la même histoire. Pierre Delalonde s’ouvre de ses déconvenues à Michel Veunac. Or, Pierre Delalonde n’est pas n’importe qui pour la mairie. Il détient à Iraty des terrains qui pourraient constituer une solution pour créer du logement social puisque Biarritz est très en retard sur ses obligations légales. Michel Veunac, toujours selon les affirmations de plusieurs élus, se serait alors engagé à l’aider et à lui permettre d’avoir la villa Sion à bon prix. D’où cette délibération surréaliste du 28 septembre où Guy Lafite a travesti la vérité avec une constance qui mériterait presque l’admiration de tous s’il ne s’agissait de l’argent des Biarrots.

Tellement délabré que le directeur de cabinet y habite !

Ainsi le Premier adjoint va lourdement insister sur l’état de la bâtisse. En oubliant juste un détail : l’actuel directeur de cabinet de Michel Veunac, Guillaume Snollaerts, y a son logement de fonction et ne s’est jamais plaint de vivre dans un taudis. Il est évident que ce type de villa avec de nombreuses pièces et des salles avec une belle hauteur de plafond, villa qui plus est jadis donnée à la Ville, est tout à fait utile et susceptible, en étant entretenue, d’abriter nombre d’activités. Au lieu de cela, pour faire plaisir à un ami, on vire les associations en les recasant comme on peut, et on brade en espérant que personne ne se mêlera de cette curieuse transaction destinée à refiler dans la discrétion à Pierre Delalonde ce bien, sans que des mal avisés ne se mêlent de surenchérir.

Selon nos informations, plusieurs spécialistes de l’immobilier estiment que la villa Sion vaut « au bas mot 2 millions » et des demandes de visite d’investisseurs intéressés sont déjà parvenues à la mairie.

Les amis, elle est encore ratée votre petite magouille !

 

Mardi prochain dans Bisque Bisque Basque !

Peut-on faire confiance sur L’Hôtel du Palais au duo Veunac-Lafite après ce qu’ils ont montré, que ce soit lors de l’affaire des écuries de Bigueyrie ou de la villa Sion ? Bien sûr que non, puisqu’ils sacrifient allègrement les intérêts des Biarrots au profit de leurs stratégies personnelles ! Titre probable de l’article :

EMPÊCHEZ-LES DE NUIRE !

Quelques vérités bonnes à dire sur le Palais et le G7

Les proches avant les Biarrots

Astucieuse, la jeune garde du conseil municipal a réussi à gagner du temps dans la vente de la villa Sion, alors que Veunac s’apprêtait une fois de plus à sacrifier les intérêts de la Ville au profit d’un proche.

Bernard Tourret, le directeur de l’urbanisme, mène la danse face à un Veunac sans cesse dépassé et hésitant.

Il n’y a décidément pas que le top 14 qui adore les impasses ! Comme s’ils se réservaient pour la joute majeure du 15 octobre où se décidera l’avenir de l’Hôtel du Palais, nombre de figures du conseil municipal, comme Jean-Benoît Saint-Cricq, Pierrette Echeverria, Frédéric Domège, Virginie Lannevère, Brigitte Pradier, Hervé Boissier ou Alain Robert, avaient séché ce « petit » conseil municipal du 28 septembre où devaient être traités l’avis sur la demande de déclaration d’intérêt général pour le confortement des falaises de la Côte des Basques, et le déclassement du domaine public en vue de mise en vente de la villa Sion et de la villa Fal.

Mais les « petits » conseils sont parfois très révélateurs et sans l’habileté et la vigilance d’une jeune garde qui a su pousser le maire et son premier adjoint dans les cordes, les Biarrots avaient toutes les chances d’être sérieusement lésés.

L’échauffement municipal a lieu avec le confortement de la Côte des Basques, nouvelle illustration de la méthode Veunac : on laisse pourrir, on atermoie et on ne lance la concertation que contraint et forcé avant de déclarer que le calendrier impose de décider, alors que rien n’est réglé. Une méthode que Veunac compte bien appliquer au Palais en faisant voter le conseil municipal, le 15 octobre prochain, l’exécution de travaux déjà programmés pour… le 20 octobre. Encore une vigoureuse illustration du sens très particulier de la démocratie de Mimi imperator !

C’est Éric Bonnamy qui aura les mots les plus touchants sur Marbella en exprimant sa lassitude de spécialiste de l’océan : « Je ne veux pas de l’argent de l’Europe, car cet argent est utilisé pour bétonner notre littoral. Je suis lassé d’entendre « Les experts ont dit que… ». Les experts, c’est nous ! ». Guillaume Barucq partage ce point de vue en rappelant que « le jour où on perd le spot de Marbella, on ne peut plus surfer nulle part à marée haute ».

Après une de ces phrases à l’emporte-pièce dont Veunac a le secret « L’émotion a sa place ici », on passe froidement au vote et la délibération est adoptée, malgré dix voix contre.

Un risible vaudeville où notre argent est en jeu

Et puis arrive une merveille de débat à fleurets mouchetés où personne ne dit ce qu’il pense et où tout le monde est à la manœuvre.

Biarrots, écoutez absolument cette partie consacrée à la vente de la villa Sion et de la villa Fal (entre 1h30 et 2h10) et vous aurez une idée précise de la façon dont nous sommes défendus par Veunac et Lafite.

https://www.youtube.com/watch?v=0H2Fq-4h8tE

Si vous décidez de vendre votre appartement, vous allez sans doute demander plusieurs évaluations et tenter de présenter votre bien sous le meilleur jour. Pas Lafite et Veunac ! Ils déprécient le bien en insistant lourdement sur son mauvais état, rappellent que les Domaines l’ont estimé à 980 000 euros et affirment que « l’idée est de vendre la villa Sion sur la base du prix indiqué » Sans chercher plus loin !

Heureusement, la jeune garde de la majorité et de l’opposition, persuadée que Veunac et Lafite veulent faire obtenir ce bien à un proche, va manœuvrer à la perfection dans ce qui ne serait qu’un risible vaudeville si notre argent n’était pas en jeu.

Maïder Arosteguy : « Pourquoi vendre, alors que des associations ont besoin de locaux ? »

Peio Claverie, très en colère : « Il n’y a pas d’associations à la rue à Biarritz ! »

Maïder Arosteguy : « Monsieur Claverie, vous semblez avoir un problème avec la réalité »

Nathalie Motsch, intervient à son tour : « Je voudrais qu’on s’interroge sur le foncier à Biarritz. Nous n’avons plus de foncier. Je trouve dommage qu’on se dessaisisse d’un bien qu’on nous a quasiment donné. Je ne suis pas à l’aise avec cette question car on veut vendre deux bâtiments emblématiques. Il n’y a pas d’urgence, gardons-les en réserve foncière. »

 Michel Veunac, jusque-là convaincu que cette délibération va passer sans problème, panique visiblement et passe son temps tourné vers Bernard Tourret, le chef du service urbanisme, pour lui demander conseil. À un moment, on peut même entendre distinctement : « Aide-moi, merde! »

Sa suffisance Guy Lafite croit alors bon d’intervenir avec hauteur pour mettre fin au débat. (1h54’) : « Je suis surpris qu’il y ait ici des très grands spécialistes de l’estimation immobilière » Comme s’il fallait être spécialiste pour constater que ce bien est manifestement sous-évalué ! Et l’ami-des-femmes-Lafite de conclure, suite à l’intervention de Nathalie Motsch : « Un patrimoine, ça se gère de façon active… quand on est intelligent ». Celle-là, il fallait l’oser !

Colère des élues, qu’elles soient de droite ou de gauche ! Fort courageusement, Ghislaine Haye, après s’être étonnée à juste titre d’un prix de vente à 2400 le m2, du jamais vu à Biarritz, va sermonner le premier adjoint : « Il faut arrêter les remarques sexistes » Et comme l’énarque prend son air de premier communiant, l’élue précise sa pensée « C’était directement pour Monsieur Lafite ».

C’est alors qu’Édouard Chazouillères profite du désarroi qui règne au sein de l’élite municipale pour pousser habilement les pions. Fort de ce qui s’est passé au moment de la vente des écuries de Bigueyrie « pourquoi ne pas généraliser la pratique d’une double estimation et faire appel à des agences immobilières de Biarritz » ?

Un agent immobilier : « Entre 1,5 et 2 millions d’euros »

Regardez sur la vidéo du conseil comme Michel Veunac fait tout pour échapper au piège tendu. Heureusement Chazouillères, avec une politesse de gendre idéal, insiste : « On a un conseil municipal dans quinze jours. On pourrait repousser la délibération à cette date ». Son voisin François Amigorena, vêtu du tee-shirt noir « Sauvons Marbella !» prend le relais : « Il serait de bonne gestion de proposer cette délibération un peu plus tard » tandis que Veunac botte en touche désespérément : « Le conseil municipal dans quinze jours, va être assez occupé… Franchement… ». Finalement, de guerre lasse, Veunac, très contrarié, va accepter qu’une ou deux agences fassent une estimation.

Pour faciliter la vie de la mairie, Bisque, Bisque Basque ! s’est donc rendu dès samedi matin devant la villa Sion en compagnie d’un agent immobilier qui connaît parfaitement le bâtiment puisqu’il le fréquentait dans le cadre de la vie associative. Son appréciation est claire : « Le bâtiment n’est pas en très mauvais état, même s’il faut faire des travaux, la servitude est minime. Pour moi, ce bien doit partir entre 1,5 et 2 millions d’euros ». L’agent immobilier ne cache pas qu’il va alerter de futurs acquéreurs en recherche de bien sur Biarritz car il pense que même à 2 millions d’euros, « la villa Sion peut constituer une très belle affaire ».

Pierre Delalonde, le chouchou de la mairie ?

Voilà qui ne va pas arranger les affaires de l’acquéreur souhaité par la mairie pour ce bien. Selon une rumeur insistante qui parcourait aussi bien les rangs du conseil, vendredi soir, que les milieux éclairés de Biarritz, c’est le propriétaire du château Boulart, Pierre Delalonde, qui serait le candidat rêvé par la mairie. En interne, plusieurs personnes témoignent en off d’interventions de Michel Poueyts et de Michel Veunac en sa faveur. Propriétaire de nombreux terrains à Iraty, et accessoirement de la permanence que loue Max Brisson, Pierre Delalonde souhaite transformer le château Boulart en hôtel de luxe. Mais ce futur établissement est un peu inséré et manque de possibilités de stationnement.

Cette vue aérienne montre que le château Boulart est très enclavé. L’achat de la villa Sion permettrait de modifier sérieusement la donne.

En achetant à prix d’ami la villa Sion, ce méritant entrepreneur pourrait faire une très belle opération. Donner une double entrée à l’hôtel, régler le problème de stationnement des voitures, et transformer la villa Sion en créant des salles de réception au rez-de-chaussée. Interrogé par nos soins, Pierre Delalonde nous a expliqué qu’il n’était pas à son bureau, mais qu’il donnerait lundi à Bisque, Bisque, Basque! des éléments «  qui raviront notre curiosité ».

Impossible pour le moment de savoir si le nom de Pierre Delalonde abondamment murmuré vendredi soir est le bon, même s’il paraît assez logique. Nous en saurons un peu plus d’ici peu et ne tarderons pas à comprendre pourquoi Veunac et Lafite étaient prêts à laisser partir à si petit prix ce bien municipal, si des esprits chagrins au sein du conseil municipal n’avaient compliqué ce projet si bien ficelé ! 

Avec tant de rigueur et de transparence, avec ce sens de la vente et de l’intérêt des Biarrots qui force l’admiration, comment ne pas être tout à fait rassuré en sachant que Veunac et Lafite pilotent le dossier de l’Hôtel du Palais ? Fin septembre, les conseillers municipaux n’ont toujours pas eu le moindre chiffre mais il serait vraiment malvenu de ne pas faire une confiance illimitée à ce même tandem qui, à l’évidence, n’a pour seul souci que le bien de Biarritz.

Ce dernier conseil municipal en offre, une nouvelle fois, une preuve éclatante.

Villa Fal : un appel à projet fumeux

Sans le moindre doute, Michel Veunac va évoquer, le 15 octobre prochain, le « patrimoine des Biarrots » au moment d’évoquer le Palais. Un patrimoine qu’il dilapide pourtant allègrement quand ça l’arrange. Sur la villa Fal, Michel Veunac s’est noyé dans des explications tarabiscotées en expliquant qu’il a fait appel à projet mais qu’aucun ne le satisfaisait. La villa Fal, contrairement à la villa Sion est effectivement en très mauvais état, faute d’avoir été entretenue par la Ville. Il semble assez évident que pour financer le ruineux joujou des politiques locaux, à savoir le Palais, cette villa va être mise en vente sous peu.