Brisson continue la politique à la papa

Brisson Calmels

Comme le prouve cette photo de Sud Ouest, Max Brisson a beaucoup souffert aux côtés de Virginie Calmels « qui n’était pas en phase » ni avec la région, ni avec lui… Et c’est par pur dévouement qu’il est resté!

Cet homme est sidérant avec ses manœuvres d’un autre temps, sa façon de ne jamais honorer ses mandats et de jouer le coup suivant, qui rappellent la Quatrième République. Dimanche soir, après la victoire indiscutable du Front national aux élections régionales, même si le parti de Marine Le Pen n’a remporté aucune région, les hommes politiques de gauche ou de droite ont tous été d’accord pour dire qu’il fallait « faire de la politique autrement« . Et certains, comme Xavier Bertrand ont donné l’exemple en démissionnant de tous leurs mandats pour se consacrer à la présidence de la Région qu’ils viennent d’emporter. Mais pour d’autres, comme Max Brisson, notre dinosaure local, les jeux d’appareil et les postures l’emporteront toujours sur le fond. Si notre homme perd une élection, ce qui lui arrive plus souvent qu’à son tour, c’est toujours la faute des autres, comme il l’affirme sans vergogne dans Mediabask et La République des Pyrénées.

Tout le monde a vu Max Brisson, pendant des semaines, jouer des coudes pour être sur la photo aux côtés de Virginie Calmels, mais à en croire notre Richard Virenque biarrot, c’est à l’insu de son plein gré qu’il s’est dévoué à être présent sur cette liste qui souffrait d’un « déficit de notoriété » et d’une « priorité trop forte donnée aux besoins de renouvellement, de rajeunissement et de féminisation.« . Et en plus « le choix de Virginie Calmels n’était pas en phase avec une région dont la tradition est le radical-socialisme et la tempérance ». Mais qui a entendu Tartarin de chez Brisson dire cela pendant la campagne? Et quand on n’est pas en phase avec une liste, quand on affirme n’y avoir jamais cru, le plus simple n’est-il pas de tout simplement se retirer?

La Semaine du Pays basque, où la rubrique politique est toujours de grande qualité, entre l’impertinente Marquise et les interviews XXL d’hommes politiques locaux, ne dit pas autre chose. Pour Jean-Philippe Ségot, qui a accepté de voir publiée son analyse, Brisson et Lasserre sont les responsables de la défaite de la droite et du centre au Pays basque.

Voilà au moins qui est clair.

Régionales : Lasserre et Brisson, les fossoyeurs du centre et de la droite

Au soir du second tour des élections régionales, en comparant les choses et surtout les chiffres dans notre département, il semble clair que la même sauce concoctée par les mêmes sauciers, a tourné et offre un goût d’aigreur peu ragoûtant ! Des douze départements de la nouvelle grande région, le PS réalise chez nous son meilleur score !

Lasserre, ravagé, a beau dire « Il va falloir tirer les leçons de notre camp pour ces élections », et Brisson « Les têtes de listes centristes n’ont pas réalisé un bon score », il est déjà trop tard pour ce duo qui prétend continuer à bricoler en politique pour ses petits intérêts. Les deux compères ont bien commencé leur dégringolade… Et la principale leçon à tirer de tout cela, est que ces deux personnages font désormais bien partie de cette frange de politiciens dont les électeurs ne veulent plus ! Exactement, ce que disait avec une gravité toute gaullienne, et fort à propos, Bruno Le Maire sur les plateaux de télévision dimanche soir.

La véritable beigne que se ramassent le centre et la droite dans notre département n’est en rien étrangère à la politique départementale déplorable mise en œuvre par Lasserre et appliquée en petit télégraphiste zélé par Brisson, depuis neuf mois. En si peu de temps, le sabordage systématique de la politique sociale et associative (notamment dans le secteur culturel) installée avec volontarisme par le président Labazée et sa majorité d’alors, crée dans l’ensemble de notre département un réel traumatisme et une immense défiance à l’encontre de cette gouvernance.

On sait également, qu’en 2016, Lasserre et Brisson augmenteront par des subterfuges – qu’il conviendra de dénoncer alors méthodiquement – la pression fiscale, manquant ainsi à toutes leurs promesses.

De plus Lasserre, ancien président du Conseil des élus, a trahi beaucoup de ses amis centristes basques avec son petit manège visant à torpiller le projet de l’EPCI. Entouré d’esprits limités au sein même de son cabinet, d’une bande de piètres stratèges en politique – dont le talent est très loin de celui d’un Marc Amestoy – Lasserre n’a pas vu venir le désamour dont il est la victime et qu’il a tant de mal à supporter ces dernières semaines… On sait d’ailleurs qu’il renoncera probablement à se représenter au Sénat, à sa propre succession en 2017. Isolé, rejeté, il se replie déjà en terres béarnaises…

Brisson son complice, quant à lui, porte la responsabilité de l’échec de cette droite républicaine forte et pétrie de valeurs, qui existe depuis toujours au Pays Basque et qu’il a offerte comme une fille facile aux centristes, provoquant un réel écœurement dans son propre camp. La présence d’une Sylvie Durruty en troisième place sur la liste départementale n’a même pas réussi à éviter que la gauche (dans une triangulaire !) dépasse les 50 % des voix à Bayonne.

On imagine ce que les vrais gaullistes, à l’exemple du maire d’Anglet Claude Olive, doivent penser de cette bérézina. Il semble donc grand  temps de reprendre les choses en mains et le Pays Basque mérite une droite de courage et de talent qui traite d’égal à égal avec le centre et non plus en valet servile et soumis.

Après son échec à la mairie de Biarritz en 2014, Brisson n’a finalement tiré les leçons de rien. Dans quelques semaines, fin janvier, les élections départementales internes auront lieu chez Les Républicains. Puis le président du parti, Nicolas Sarkozy, nommera le secrétaire départemental, poste qu’occupe aujourd’hui Brisson et dont il s’est servi goulûment pour son intérêt personnel, même s’il s’est fait finalement et spectaculairement « couillonner » au dernier moment – après avoir pourtant fait toutes les concessions possibles – par les basses manœuvres de Lasserre (imposant Barthélémy Aguerre, le reléguant ainsi en place inéligible). Il n’est donc pas étonnant que le vent de la colère gronde chez beaucoup d’élus des Républicains, chez beaucoup de militants, qui désirent que Brisson ne soit pas reconduit dans ses fonctions et qui comptent désormais sur MAM – candidate à sa propre succession à la présidence du 64 – pour remettre, sitôt réélue, de l’ordre dans la maison départementale.

Chez les socialistes, on a dit dimanche soir que Virginie Calmels fut dans cette élection, « le pire porte-flambeau possible » pour la droite. Dans notre département, ceux qui ont justement porté les flambeaux de la droite et du centre n’ont rien à lui envier… Il est grand temps que la droite basque et béarnaise reparte du bon pied et reconstruise, avec fierté et dignité, sa famille pour espérer demain de nouvelles conquêtes. Et ce dans le cadre éventuel d’un accord avec le centre, mais cette fois, sans y perdre son âme et sa dignité.

Jean-Philippe Ségot, directeur de la rédaction de La Semaine du Pays basque

Juppé se tape la honte avec Calmels

Calmels Juppé

En 2017, si Alain Juppé est dans la course à la présidentielle, les électeurs de gauche n’oublieront pas l’indécent appel du pied au Front national lancé par sa protégée, Virginie Calmels.

Elle affirme venir de la vraie vie et se qualifie avec complaisance de « dame de faire ». Comme si le fait d’avoir dirigé Endemol, cette entreprise de téléréalité qui profite de la crédulité de jeunes innocents pour mettre des caméras dans les piscines et les salles de bain et faire de l’argent avec leurs batifolages, donnait à Virginie Calmels un quelconque brevet de légitimité!

Avec son ancien métier fait de strass et de paillettes, Virginie Calmels n’est pas franchement légitime pour se targuer d’une capacité supérieure à ses rivaux à comprendre les préoccupations actuelles des Français. Et, dimanche, elle a démontré, forte de son expérience dans une de ces entreprises où tout est bon pour piétiner le rival, qu’elle avait déjà pris tous les défauts des politiques… sans en avoir les qualités.

Car la politique, c’est aussi et surtout avoir des convictions et s’y tenir et ne pas multiplier les déclarations à géométrie variable en fonction d’un résultat électoral.

Distancée de trois points, au premier tour, par Alain Roussset, Virginie-la-vraie-vie, n’a pas hésité à lancer un indécent appel aux électeurs du Front national pour faire barrage à la gauche : « Notre victoire est possible. Je veux dire aux électeurs du Front national que le FN n’a ici aucune chance de gagner cette élection. S’ils votent FN au second tour, ils verront gagner Alain Rousset qui est au pouvoir depuis 18 ans.« .

Depuis cette déclaration intempestive de celle qui affirme vouloir « faire de la politique autrement« , son état-major tente de minimiser ses propos. Et l’on connait un certain Alain Juppé qui doit avoir envie de raser les murs et se sentir un peu à l’étroit dans ses bottes, lui, qui au niveau national soutient la ligne « ni retrait, ni fusion« .

Car, en 2017, les électeurs de gauche qui auraient pu être tentés par un vote pour le « sage » Alain Juppé, au cas où il aurait devancé Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, n’oublieront ce crachat fait à leurs convictions par Valérie Calmels.

Veunac, très gonflé

Et comme, décidément, le ridicule ne tue pas, Michel Veunac perd une belle occasion de se taire dans Sud Ouest (8/12) en se disant « consterné » par les résultats du Front National, allant même jusqu’à un de ces magnifiques mouvements de menton dont il est coutumier : « Je me pose la question. Comment en est-on arrivé là?« . Puisque notre cher maire de Biarritz souffre d’amnésie, nous allons lui rafraîchir la mémoire.

https://jeanyvesviollier.com/2014/03/21/biarritz-les-faux-nez-de-la-liste-fn/

Qui en 2014, pour être élu aux élection municipales face à l’ignoble Brisson, le rival avec qui on se tape sur le ventre désormais, a alimenté en douce la liste du Front National qui manquait de candidates femmes, ainsi que l’a confirmé Frank Perrin, représentant du Front national à l’époque? Qui a laissé quatre grandes timides biarrotes, dont les maris étaient très proches de la liste Veunac, se présenter sous leurs noms de jeunes filles, pour qu’on ne puisse pas les reconnaître, ce qui est légal mais pour le moins moralement discutable?

Et ce sont les mêmes, ensuite, qui osent se plaindre de la montée du Front national!

Alors oui, ce n’est pas simple d’être de gauche actuellement et je pense à ces électeurs sincères qui vont devoir glisser dans l’urne un bulletin marqué Christian Estrosi ou Xavier Bertrand. Mais, en ce qui concerne notre région, entre un vieux cheval de retour comme Alain Rousset et une insupportable arriviste sans foi ni loi comme Virginie Calmels, le choix sera vite fait.

J’ai voté Dartigolles au premier tour. Ce sera  Rousset au deuxième.

 

La vraie vie, selon Virginie…

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Qui va dire à Virginie Calmels qu’une élection régionale, ce n’est pas une émission de télé-réalité et que les téléspectateurs ne votent pas par SMS?

Partie à la conquête d’une région dont on ne sait pas encore précisément le nom, même si Sud-Ouest-Atlantique semble tenir la corde, Virginie Calmels, l’adjointe d’Alain Juppé, profite de chaque meeting, de chaque interview pour se gausser de ses rivaux politiques. À l’en croire, elle et elle seule peut se prévaloir d’une « expertise »  de « femme de terrain ancrée dans la réalité« , contrairement au technocrate Rousset ou au « petit prof » Dartigolles.

L’ancrage dans la réalité variant considérablement d’une personne à l’autre – Marie-Antoinette, quand elle soignait ses moutons au hameau de la Reine à Versailles, était persuadée d’être une véritable fermière et Liliane Bettencourt convaincue qu’Éric Woerth venait à Neuilly pour ses beaux yeux!- il convient donc de s’intéresser à ce brevet de réalisme que s’auto-décerne avec aplomb la blonde quadragénaire, et de regarder d’un peu plus près la vraie vie de Virginie.

La télé-irréalité mène à tout…

Grande modeste, la candidate politique vous avoue qu’avant quarante ans, elle avait déjà organisé trois plans de licenciement,  mais précise que « certains des licenciés lui ont offert des fleurs« , histoire de faire pleurer dans les chaumières. C’est sans doute un pur hasard, si elle oublie très souvent de citer le nom des entreprises qui ont jalonné son parcours. Effectivement Canal+ où elle a sévi comme directrice financière et Endemol comme directrice générale, ne sont peut-être pas tout à fait représentatives du terroir français. Pour mémoire, Endemol, c’est l’entreprise qui, pour faire du fric, filmait Loana, batifolant avec Jean-Édouard dans la piscine d’un loft truffé de caméras, histoire d’apprendre la vraie vie aux adolescents. Le parcours de Virginie Calmels, comme tous les parcours, mérite le respect, mais on ne peut pas vraiment dire que ce curriculum vitae d’une ex-mondaine parisienne l’autorise à se targuer d’une compétence qui saute aux yeux pour diriger une Région.

120 000 euros d’argent de poche

Mais ces approximations pour le moins amusantes, ne vont pas freiner les ardeurs de notre fonceuse, qui semble bien capable de ligoter Alain Juppé sur son fauteuil, s’il ose la contredire. Contrairement à d’autres qui se sont retrouvés en huitième position sur la liste des Pyrénées-Atlantiques, Virginie ne fait pas de politique par nécessité et affirme posséder « un certain détachement à l’égard du matériel« .

Le Canard enchaîné  de cette semaine, sous le titre « Jupette le feu« , a l’excellente idée de rendre très concret le détachement, limite apostolat absolu, de Virginie.

La pauvrette, en 2014, a dû se contenter de ses maigres indemnités d’adjointe d’Alain Juppé, cumulées à quelques modestes conseils d’administration. On est à la limite du conflit d’intérêt, mais il faut bien pouvoir mettre un peu de graisse sur la chaîne de son vélo :

– 45 735 euros de jetons de présence chez Eurodisney (Toujours la vraie vie!).

– 30 000 euros d’Iliad.

– 45 000 euros de Technicolor.

Comment ça, vous ne touchez pas annuellement, en dehors de votre salaire, pour 120 235 euros de jetons de présence ? Alors, c’est que vous n’êtes pas dans la vraie vie, et qu’il serait vraiment aberrant pour vous de voter pour quelqu’un qui est si loin de vos propres réalités quotidiennes et si peu à même de vous représenter…

Les ânes Brisson VeunacÉnorme!

Avec un comité de soutien comme « Le 64 avec Virginie Calmels », la candidate aux Régionales n’a plus besoin d’adversaires. Voilà une copie du tweet qui a circulé, provoquant l’hilarité et la consternation des militants Républicains, avant d’être promptement retiré. Il est vrai que les ânes ont l’air de se porter comme un charme et que l’éleveur ne semble pas avoir de problème pour nourrir ses bêtes…

Pauvre Virginie, sacré Bruno!

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Sympathique mais pas très charismatique, Virginie Calmels, cramponnée à son pupitre, a paru bien tendre en comparaison de Bruno Le Maire : taper à bras raccourcis sur les socialistes, ne suffit pas à faire un programme.

Si « L’exactitude est la politesse des rois« , Virginie Calmels et Bruno Le Maire, venus en meeting, le 20 octobre à Anglet, et arrivés avec 45 minutes de retard, montrent qu’ils ont encore des progrès à faire, avant d’être à la hauteur du titre suprême qu’ils convoitent chacun de leur côté. Dans la salle des fêtes, bondée comme jamais, et où une bonne partie de l’assistance a dû rester debout,  l’ex-ministre de l’Agriculture se met immédiatement le public dans la poche en expliquant son manque de ponctualité par un nouvel excès de vitesse, en racontant ses stages réguliers pour retrouver des points de permis ou en révélant les moqueries d’un moniteur lui disant « Avant, vous aviez les motards devant et maintenant, vous les avez derrière!« . Sans doute un peu grisé par les applaudissements, Bruno Le Maire ira même jusqu’à se contredire, quelques instants plus tard, en affirmant qu’il était installé avant le meeting, dans le bureau de Claude Olive, en vacances cette semaine, et que le lieu lui a paru tellement confortable qu’il allait briguer la mairie d’Anglet et renoncer à un mandat national, « ce qui fera sans doute plaisir à certains« .

Mais le public des ex-UMP, devenus républicains (… Je ne m’y ferai jamais à ce détournement d’un des plus beaux mots de la langue française au profit d’un parti!) est bon enfant et décidé à applaudir à tout rompre le moindre propos proféré par la candidate aux régionales ou par le candidat aux primaires de la droite.

Virginie Calmels ouvre le bal des discours. Si l’on se réjouit de voir arriver de nouvelles têtes en politique, si l’on ne veut surtout pas être taxé d’antiféminisme primaire, disons-le clairement, le discours de Virginie, sympathique, énergique, mais tellement primaire, relève pour le moment du cours élémentaire deuxième année et d’une mention « appliquée, mais peu douée. Peut mieux faire »… Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne réussira pas un jour.

Petites roueries pour public conquis

Calmels Le Maire

Ce n’était pas très difficile, mais Bruno Le Maire, par son talent oratoire, par son sens de l’anecdorte, s’est mis toute la salle dans la poche.

Pas encore de programme officiel, puisque la liste n’est définitive que depuis le matin, mais quelques roueries pour récolter des applaudissements enthousiastes. Des remerciements interminables à toutes les personnalités locales présentes, des attaques en piqué sur le gouvernement socialiste « On en a marre de travailler dur et de subir le matraquage fiscal des classes moyennes« , une évocation systématique de son parcours dans l’entreprise -comme si la fréquentation d’Endémol ou de Canal + permettait d’affirmer qu’on est dans la vraie vie!- et une affirmation catégorique : « Il nous faut des élus neufs, volontaires, courageux » Suivez mon regard!

Virginie Calmels se moque ensuite d’Alain Rousset « Jamais invité sur les plateaux télé« , contrairement à elle, (voilà un critère probant quand on sait à quelle vitesse la télé brûle ce qu’elle a adoré!), avant de balancer des promesses tous azimuts en direction des chômeurs, des jeunes, des femmes, du patrimoine (« en commençant par la rénovation de nos églises »), des agriculteurs et des artisans. N’en jetez plus!

« Aliénor » en rosit de plaisir

Tandis que Virginie Calmels se rassoit, on se dit que les organisateurs n’ont peut-être pas eu une bonne idée de réunir dans le même meeting Virginie Calmels et Bruno Le Maire. Un peu comme une maman, trop aimante, qui, pour fêter la victoire de son fils, capitaine de l’équipe minime de rugby d’Ustarritz, demanderait à Sébastien Chabal de venir passer une tête dans les vestiaires. À qui va-ton s’intéresser?

Ce que l’on pressent, arrive. Tandis que Calmels est laborieusement restée scotchée derrière son pupitre, Le Maire s’empare du micro, déambule dans l’allée centrale, joue la complicité avec la foule, multiplie les anecdotes de proximité qui font chavirer de bonheur la salle. Et ça, du talent oratoire, il en a, l’ancien élève de Normal Sup! Et contrairement à Nicolas Sarkozy, qui aux dernières nouvelles n’est toujours pas venu à bout de « La Princesse de Clèves« , il n’écorche pas la langue française.

Se sachant en famille, Bruno Le Maire ne recule devant aucun effet de manche pour galvaniser la foule et l’inciter à distribuer des tracts pour « cette dernière bataille territoriale avant la grande bataille nationale ». Après un couplet sur le cumul des mandats qui déchaînera la foule, Le Maire assène « Voter pour le FN, c’est mettre un bulletin de vote pour le PS ». Avant d’oser comparer Virginie Calmels, qui en frétille de plaisir sur sa chaise, à Aliénor d’Aquitaine et de souhaiter que la candidate aux Régionales devienne « reine d’Aquitaine, reine de Poitou-Charentes et reine du Limousin ».

Une reine qui,  après avoir bien insisté sur le besoin d’élus neufs, aura tout de même un mot pour « ceux qui, comme Max Brisson, ont accepté le jeu du renouvellement et ce n’est pas toujours facile« . Debout contre un mur, même pas convié à s’asseoir avec le gratin politique régional, Max Brisson a péniblement opiné, mais pour le « volontaire écarté d’office » la pilule a visiblement du mal à passer.

Et pendant ce temps, j’ai même vu des républicains de Biarritz, venus pour la réunion, rire sous cape…

Non, n’insistez pas, je ne vous donnerai pas les noms!