Merci pour ce (très bon) moment…

Insultez, brandissez votre avocat, ça me motive!

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Dans l’encyclopédie en ligne Wikipédia, toutes les modifications sont répertoriées. C’est donc un petit malin, modestement appelé Alcazarus7, qui a cru bon de compléter ma fiche, le 27 août dernier, pour m’offrir un moment d’intense rigolade…

J’ai toujours beaucoup plus aimé le rugby qu’il ne m’aimait. À part une combativité supérieure à la moyenne, je n’avais comme talonneur pas beaucoup d’atouts à faire valoir. Dans ce rugby de papa que nous pratiquions, les chaussures volaient souvent bas, car nous étions récompensés lorsque nous blessions un adversaire, puisque les remplacements étaient interdits à l’époque.  Paradoxe, je ne jouais jamais aussi bien que sur terrain adverse, lorsque le public me sifflait copieusement et décuplait ma motivation. Je ne pratique malheureusement plus le rugby, mais je suis resté le même…

… Fête de l’Humanité, le 13 septembre dernier. Une lectrice, qui a aimé « Un délicieux canard laquais » m’aborde. «  Elle est curieuse votre fiche Wikipédia. C’est de l’humour? « .  N’ayant pas d’ordinateur à portée, je ne sais quoi lui répondre, ne consultant pas, tous les matins après m’être rasé, cette encyclopédie gratuite ouverte à tous, où un fanatique du Canard enchaîné s’était amusé, comme si on n’était pas déjà assez fiché par la police, à recenser tous les journalistes du palmipède. Une fiche que j’avais corrigée, car elle contenait de grossières erreurs, et complétée à mon départ de l’hebdomadaire.

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Le soir venu, j’ai pu découvrir que le  » journaliste français  » que je suis,  » anime un blog poubelle, Bisque, bisque, basque! où il vomit mensonges éhontés et insinuations tendancieuses afin de tenter de compenser ses frustrations et de satisfaire son égo boursouflé. » J’avoue que j’ai bien ri et immédiatement pensé à ces matamores de vestiaire, qui promettaient de tout culbuter avant le match mais ne renversaient jamais personne sur le terrain. Imaginer que quelqu’un perde son temps disponible dans le dédale qu’est Wikipédia pour balancer des petits commentaires fielleux en douce, m’amuse et me renvoie, encore et toujours au rugby!

Il m’est arrivé de coller sciemment un marron à un adversaire qui ne m’avait strictement rien fait, car je savais que nous étions en train de perdre et que la provocation et l’espoir de pourrir le match en faisant déjouer l’équipe adverse, restait notre unique arme. Ce marron en trop était un aveu de faiblesse.

M’insulter, me menacer de saisir un avocat est donc une façon de rendre hommage à ce que j’écris, une façon d’avouer qu’on n’a plus les moyens de se battre sur le terrain des faits et des idées et qu’il faut donc en arriver à des pratiques déloyales pour faire cesser le feu. Je reçois des messages remarquables de lecteurs qui ne sont pas d’accord avec moi et je les publie systématiquement, car c’est ce qui rend vivant un blog. Je reçois aussi des messages pitoyables, sans le moindre argument, comme celui-ci « Comme d’habitude, votre partialité est à l’image de votre incompétence journalistique. Outre un style catastrophique vous ajoutez une haine anti Veunac et un amour Brissonniste pathétique…Je vous plains » et je rappelle à mes détracteurs qu’ils ne sont nullement obligés de lire  » Bisque, bisque, Basque! » si ce blog leur fait mal aux yeux… ou ailleurs !

Mes proches, surpris que je n’aie pas pris encore le temps de modifier cette fiche Wikipédia, sont partis à la chasse aux infos. L’historique de l’encyclopédie permet en effet de voir que la fiche a été ravalée, le 27 août dernier, par un très modeste Alcazarus7, dont on ne retrouve nulle trace sur les réseaux sociaux. Décidément curieux, ils ont plongé dans les entrailles du blog et constaté que le 26 août, Bisque, bisque, Basque! racontait l’histoire d’un  » petit adjoint, gros bluffeur  » chargé du tourisme et prêt à rançonner d’une place de parking un hôtelier voisin. J’ai tout de suite arrêté ces détectives en herbe : une  » personnalité politique  » autoproclamée sur facebook aussi considérable que celle-là, ne s’amuserait pas à des petits jeux de ce genre, surtout en étant patron d’une boîte informatique, septième adjoint de la Ville, et du genre modeste. Cet homme respectable ne s’affublerait pas d’un pseudo aussi grotesque qu’Alcazarus7, même s’il est vrai que ses colistiers ont toujours manifesté une grande fascination pour les ordures ménagères puisqu’ils m’avaient déjà traité de déchet.

En fait, je me fiche d’ailleurs totalement de savoir qui est le coupable, ayant vraiment trop à faire avec mon ego boursouflé. Comme dirait Valérie Trierweiler, « Merci pour ce moment« , merci de me donner envie, plus que jamais, de continuer ce blog, et… même pas mal!

 

Pour compléter votre lecture :

https://jeanyvesviollier.com/2014/08/26/petit-adjoint-gros-bluffeur/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Viollier